Un programme global de réinstallation des réfugié·e·s est nécessaire de toute urgence. Tous les gouvernements devraient veiller à ce que les Afghan·e·s menacé·e·s de persécution aient la possibilité de demander l’asile, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans un nouveau document « questions-réponses ».
Afghanistan : le Secrétaire général de L’ONU convoquera le 13 septembre une réunion humanitaire de haut niveau pour répondre aux besoins croissants du pays
Le ministre slovène des affaires étrangères Anze Logar (à gauche) et le haut représentant européen de l’Union pour les affaires étrangères Josep Borrell (à droite), lors d’une réunion informelle des ministres des affaires étrangères de l’UE, à Kranj (Slovénie), le 2 septembre 2021. JURE MAKOVEC / AFP
Les Vingt-Sept restent prudents sur le concept d’une défense européenne, embryonnaire jusqu’ici, et qui apparaîtrait, pour certains, comme une possible mise en concurrence de l’OTAN.
ILLUSTRATIONS YANN LE BEC POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Le site Internet « Tu ne marcheras pas seule » publie les témoignages de jeunes femmes qui ne veulent plus porter le voile et aspirent à s’émanciper de leur milieu conservateur. Quatre d’entre elles racontent.
EXCLUSIF – Obligée de fuir l’Afghanistan par crainte d’être tuée par les talibans, cette militante féministe et plus jeune maire d’Afghanistan demande à la communauté internationale de dialoguer avec les talibans pour faire pression sur eux et les obliger à garantir le respect des droits de l’homme.
Un camp de réfugiés de fortune à la base militaire américaine de Ramstein, en Allemagne, le 1er septembre 2021. AP – Markus Schreiber
Depuis la chute de Kaboul à la mi-août les américains et leurs alliés ont évacué selon le pentagone plus de 123.000 Afghans. Beaucoup de pays de l’UE ont participé à ces évacuations, la France à hauteur de 2.600 personnes, de 4.800 pour l’Italie, 5.200 pour l’Allemagne parmi les principaux. Avec le retour des talibans au pouvoir l’ONU s’attend à ce qu’un demi-million d’Afghans quittent leur pays ; c’est l’estimation haute de l’organisation mais quel que soit leur nombre seront-ils accueillis ?
Manifestation de soutien organisée par des réfugiés afghans déjà présents en Grèce, le 28 août 2021 à Athènes. Crédit : AP
La prise de Kaboul par les Taliban a coïncidé à quelques jours près avec la finalisation, en Grèce, de l’extension d’un mur de 40 kilomètres le long de sa frontière terrestre avec la Turquie, doublé d’un système de surveillance électronique.
Les talibans sont entrés à Kaboul le 15 août et ils répriment déjà violemment toute activité ayant rapport à la musique. Les stations de radio et de télévision du pays ont cessé d’en diffuser, les magasins vendant des instruments ont été détruits. Des musiciens afghans témoignent.
Des manifestants pro-life au Texas, en mai 2021. (SERGIO FLORES / AFP)
L’entrée en vigueur de la loi était suspendue à une décision in extremis de la Cour suprême des Etats-Unis, qui a finalement refusé de bloquer en urgence le texte. L’IVG est désormais interdite après six semaines de grossesse.
Elle est arrivée à Tokyo samedi dernier après un périple de plusieurs jours pour fuir l’Afghanistan et le chaos de Kaboul. L’athlète de 22 ans concourra dans la nuit de mercredi 1er septembre à jeudi en para-taekwondo, catégorie -49kg.
Pressés de quitter l’Afghanistan, les États-Unis ont fini par négocier avec les Taliban et marginaliser leurs alliés locaux. Pour beaucoup, considérer les Taliban comme un interlocuteur fiable ou dénigrer l’armée nationale afghane ressemble à un storytelling bien opportun à l’heure d’un départ précipité.
Entre Moscou et les talibans, un échange de bons intérêts
Des chefs talibans, à Moscou, le 9 juillet. (Dimitar Dilkoff/AFP)
Le Kremlin a assisté de loin à la débâcle du retrait américain après vingt ans de présence en Afghanistan, et tient sa ligne diplomatique habituelle : parler à toutes les parties et reconnaître la réalité du terrain.
Retrait d’Afghanistan : « La leçon, c’est qu’on ne combat pas le terrorisme en voulant recréer un État à partir de zéro », pour le politologue Olivier Roy
Evacuation d’Afghan à Kaboul (MICHAEL REYNOLDS / MAXPPP)
Olivier Roy estime que le retrait des troupes américaines d’Afghanistan montre qu' »on ne combat pas le terrorisme international en voulant recréer à partir de zéro un État moderne ».
Cette militante a choisi de rester en Afghanistan pour aider les femmes
Elle vit cachée depuis la conquête du pays par les talibans. Mais cette militante a choisi de rester en Afghanistan pour s’assurer que les femmes aient accès à l’éducation… Pashtana Durrani raconte.
Nous avons enquêté sur les crimes contre l’humanité qui pourraient avoir été commis dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, en Chine. Parmi ces potentiels crimes figurent les disparitions forcées de personnes.
« J’ai 24 ans, je suis célibataire et j’entends dire que les talibans font la traque des Afghanes célibataires » : une étudiante de Bamiyan, au centre de l’Afghanistan
Des talibans devant un salon de beauté, dont les affiches représentant des femmes ont été taguées, le 18 août, à Kaboul. WAKIL KOHSAR / AFP
Depuis la prise du pouvoir par les talibans, la jeune Afghane qui habite cette ville de 60 000 habitants s’inquiète des menaces qui pèsent sur son avenir, en tant que femme et membre de la minorité chiite hazara.
« Pour les talibans, mieux vaut une femme morte qu’une femme qui parle d’amour »
Une femme en Burqa à Kaboul, le 23 août 2021. (HOSHANG HASHIMI / AFP
Najiba Sharif, ancienne vice-ministre de la Condition des femmes en Afghanistan, dénonce la « mascarade » du discours rassurant des talibans envers les femmes. Assaillie d’appels à l’aide depuis son pays, elle évoque ses amies vivant recluses ou dans la clandestinité.
Afghanistan: des visages de femmes recouverts de peinture sur les devantures des salons de beauté
À Kaboul, capitale de l’Afghanistan, des gérants de salons de beauté ont recouvert de peinture les grandes photos de visages de femmes sur leurs devantures.
Dans une volonté de rassurer les Afghanes et la communauté internationale sur les droits des femmes, les Talibans se lancent dans une campagne médiatique d’ampleur.
Abubakar Adam et sa femme, parents de sept enfants kidnappés à l’école islamique de Salihu Tanko par des bandits, s’expriment lors d’un entretien avec Reuters dans leur maison de Tegina, dans l’État du Niger, au Nigeria, le 11 août 2021. REUTERS/Afolabi Sotunde
TEGINA, Nigeria, 24 août (Reuters) – Après que des hommes armés ont arraché sept des 11 enfants d’Abubakar Adam dans le nord-ouest du Nigeria, il a vendu sa voiture et une parcelle de terrain et a nettoyé ses économies pour lever une rançon pour les libérer.
Il a envoyé ses 3 millions de nairas (7 300 $) dans la brousse, ainsi que les paiements d’autres familles de sa ville de Tegina. Les ravisseurs ont pris l’argent, ont saisi l’un des hommes qui le livraient et ont renvoyé une nouvelle demande pour plus d’argent et six motos.
« Nous sommes à l’agonie », a déclaré à Reuters le réparateur de pneus de 40 ans, attendant toujours le moindre signe de ce qui est arrivé à ses enfants trois mois après l’enlèvement en masse. « Honnêtement, je n’ai plus rien.
Les ravisseurs ont emmené plus de 1 000 étudiants depuis décembre au milieu d’une vague d’enlèvements dans le nord-ouest appauvri. Environ 300 des enfants n’ont toujours pas été rendus, selon un décompte des rapports de Reuters.
Le président Muhammadu Buhari a dit aux États de ne rien payer aux ravisseurs, affirmant que cela ne ferait qu’encourager davantage d’enlèvements. en savoir plus Les agences de sécurité disent qu’elles ciblent les bandits avec des actions militaires et d’autres méthodes.
Pendant ce temps, des centaines de parents sont confrontés au même dilemme : faire tout leur possible pour collecter eux-mêmes les rançons, ou risquer de ne plus jamais revoir leurs enfants.
« Nous supplions le gouvernement de nous aider », a déclaré Aminu Salisu, dont le fils de huit ans a été emmené lors du même raid de jour contre l’école islamique Salihu Tanko de Tegina en mai, aux côtés de plus de 130 élèves. Lire la suite
Salisu a vidé ses propres économies et a tout vendu dans sa boutique pour augmenter sa contribution. Le propriétaire de l’école a vendu la moitié du terrain. Ensemble, avec l’aide d’amis, de parents et d’étrangers, les habitants de Tegina ont déclaré avoir collecté 30 millions de nairas.
Mais cela ne suffisait toujours pas aux bandits.Graphiques Reuters
Les ravisseurs ont collecté plus de 18 millions de dollars de rançon de juin 2011 à mars 2020 au Nigeria, selon une estimation des analystes basés à Lagos SBM Intelligence.
Ce flot d’argent a apporté un flot de nouveaux ravisseurs, a déclaré Bulama Bukarti, analyste à l’Unité des politiques sur l’extrémisme du Tony Blair Institute for Global Change. Il a estimé qu’il y avait actuellement environ 30 000 bandits opérant dans le nord-ouest.
« C’est l’industrie la plus florissante et la plus lucrative du Nigeria », a-t-il déclaré à Reuters. L’enlèvement est devenu un choix de carrière tentant pour les jeunes hommes à une époque de marasme économique, d’inflation à deux chiffres et de chômage à 33 %.
« A partir de décembre, nous avons vu la boîte de Pandore s’ouvrir. Ils ont vu que c’était possible. Ils ont vu que rien n’était arrivé aux assaillants », a déclaré Bukarti.
En décembre, des hommes armés ont enlevé 344 garçons de l’école secondaire publique des sciences de l’État de Katsina, dans le nord-ouest, lors d’un raid nocturne. Les ravisseurs ont libéré les garçons une semaine plus tard, mais cela a déclenché une série d’enlèvements similaires dans toute la région. Lire la suite
Les bandits ont pris une page du groupe militant islamiste Boko Haram, qui a capturé plus de 200 écolières de la ville de Chibok, dans le nord-est du pays, en 2014. Ce groupe avait des objectifs idéologiques et a forcé certaines filles à épouser des combattants.
Les ravisseurs armés du nord-ouest sont motivés par l’argent, selon les experts. Lire la suite
« UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT »
Les enlèvements ont accru la pression sur le président Buhari, qui a promis de lutter contre l’insécurité lors de son investiture en 2019.
Ils ont également testé les services de sécurité. L’armée – aux prises avec les ravisseurs dans le nord-ouest, les insurgés islamistes dans le nord-est, les séparatistes dans le sud-est et la piraterie dans le delta – est déployée dans au moins 30 des 36 États du Nigeria. Lire la suite
Le ministre de l’Information Lai Mohammed, dans une interview à Reuters, a défendu la stratégie de ne pas payer de rançon.
Au lieu de cela, a-t-il dit, le gouvernement a détruit plusieurs camps de bandits et essayé d’autres approches pour lutter contre le banditisme.
Il a refusé de donner des détails, citant la nécessité du secret autour des opérations en cours, mais a déclaré que tous les niveaux de gouvernement s’efforçaient de libérer les enfants.
« Nous gagnons la guerre contre l’insurrection et nous gagnons la guerre contre le banditisme », a déclaré Mohammed.
Le gouvernement de l’État du Niger, qui comprend Tegina, a refusé de commenter. Les responsables travaillant avec le gouverneur ont déclaré qu’ils devaient garder leurs efforts secrets.
Pendant ce temps, les défis ne cessent de s’accumuler.
L’Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED), une ONG, a suivi une augmentation de 28 % de la violence à l’échelle nationale au Nigéria au cours des six premiers mois de 2021, par rapport aux six mois précédents.
Le nombre de décès dus à la violence signalés dans tout le pays a augmenté de 61% à 5 197, a-t-il déclaré.
Tout cela explique, a déclaré Bukarti de l’Extremism Policy Unit, pourquoi Adam et d’autres parents sont prêts à vendre tout ce qu’ils ont pour payer eux-mêmes des rançons.
« Ils ne peuvent en aucun cas se le permettre. Mais c’est une question de vie ou de mort. Et ils savent que les agences de sécurité ne peuvent pas libérer leurs proches. »
Reportage par la salle de rédaction de Maiduguri et Abraham Achirga à Tegina et Libby George à Lagos; Reportage supplémentaire de David Lewis et Camille Eboh à Abuja ; Montage par Andrew Heavens
Traduction automatique
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L’actualité est cruelle, il faut un drame pour parler de ceux qui font la fierté de l’humanité. L’Afghanistan nous offre le spectacle pitoyable d’un président afghan archi corrompu qui fuit dès qu’il en a la chance en abandonnant son peuple. Quant à Biden, déjà lui, il était le seul représentant en 1975 à ne pas vouloir accueillir de réfugiés vietnamiens sur le sol américain. Heureusement à l’époque aucun de ses collègues n’a écouté celui qui symbolise aujourd’hui la déroute américaine. Visiblement l’incompétence perdure au fil du temps.
Un long conflit mettant des milliers d’Afghans sur les routes, une économie en croissance mais très inégalitaire, un système éducatif plus ouvert… Avec le retour au pouvoir des talibans, l’Afghanistan clôt un chapitre de deux décennies au cours desquelles le visage du pays s’est transformé.
Amina Tibati a été victime de violences sexuelles. Elle tient la photo de sa sœur de 36 ans,enceinte, tuée à coups de machette en 2017. PASCALE SERRA / LA MAISON DE LA MÉMOIRE
Alors que viol est devenu une véritable arme de guerre, des ONG viennent en aide aux victimes de ces agressions qui se multiplient lors des crises politiques et sécuritaires.
C’est dans cette vallée, située au nord-est de Kaboul, que le fils du commandant Massoud, Ahmad Massoud, et l’ex vice-président afghan, Amrullah Saleh entendent organiser la résistance. Ce territoire, que les talibans n’ont jamais réussi à conquérir, était déjà le fief du commandant Massoud.
Les talibans ont pris le pouvoir en Afghanistan mi-août 2021. Cette organisation est synonyme de recul des droits pour les femmes. À Kaboul, les Afghanes témoignent de leurs inquiétudes mais aussi, de leur courage.
« Quand les Talibans sont allés à Mazâr-e Charîf, ils ont dit aux gens qui avaient des jeunes filles : ‘vous voudriez nous les donner ?’ Puis ils les ont pris par la force », raconte une étudiante afghane de 23 ans. (WAKIL KOHSAR / AFP)
Depuis la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, dimanche 15 août, de jeunes afghanes contactées par franceinfo restent cloîtrées chez elle, craignant d’être bientôt capturées et livrées aux combattants fondamentalistes.