France : RSF proteste contre la venue de Xi Jinping, un des plus grands prédateurs de la liberté de la presse


Le président de la République française Emmanuel Macron reçoit ce 6 mai le président de la République populaire de Chine Xi Jinping. Plus de 100 journalistes sont emprisonnés dans les geôles du régime de Pékin, l’un des régimes les plus répressifs pour le journalisme. Reporters sans frontières (RSF), lors d’une opération spéciale dans les rues de Paris, a rappelé ses demandes : la liberté de la presse ne doit pas être la grande absente de cette visite d’État. 

Alors que Pékin considère les défenseurs de la liberté de la presse comme des ennemis de l’État, l’Élysée déroule le tapis rouge pour le principal prédateur de la liberté de la presse. Ce lundi 6 mai, alors que XI Jinping est en visite officielle auprès du président de la République française Emmanuel Macron, RSF a manifesté son inquiétude en faisant circuler dans Paris un camion marqué des noms de journalistes détenus dans les geôles du régime chinois. 


Xi Jinping à Paris : les enjeux pour la France et l’Europe

Le président chinois est en France pour le soixantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin. Peut-on le convaincre de prendre ses distances vis-à-vis de Vladimir Poutine ? Quels bénéfices espérer sur le plan bilatéral ?

François Chimits, conseiller scientifique du CEPII, livrait ses réflexions au microphone de France Culture le 29 avril dernier

Visite de Xi Jinping

Communiqué commun signé par la FIDH, la LDH et ICT

À l’occasion de la prochaine visite en France du Président chinois Xi Jinping, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et ses organisations membres International Campaign for Tibet (ICT) et la LDH (Ligue des droits de l’Homme) appellent le Président Macron à placer la question des droits humains – notamment au Tibet – au cœur de ses échanges avec son interlocuteur chinois.

Les 6 et 7 mai prochains, le président chinois Xi Jinping effectuera une visite officielle en France, marquant ainsi son premier déplacement en Europe depuis 2019. Cette visite qui fait suite à la visite du Président Macron en Chine en avril 2023, s’inscrit dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de l’établissement des relations franco-chinoises.

« Nous comprenons que l’agenda entre les deux présidents sera dense compte tenu des nombreuses crises internationales comme en Ukraine et au proche-orient mais cela ne doit pas se faire au détriment des échanges sur les droits humains, qui sont dans une situation déplorable dans tout le pays ainsi qu’à Hong Kong, au Xinjiang (région Ouïgoure) et au Tibet où un conflit latent perdure depuis plus de soixante ans et constitue une menace pour la sécurité régionale et internationale » indique Vincent Metten, directeur des Affaires européennes pour International Campaign for Tibet.

« Il est important de re-paramétrer les relations entre la France et la Chine afin de mettre les droits humains au cœur de la politique extérieure française. Le Président Macron doit dénoncer avec force, en privé mais aussi publiquement, la répression sur place mais aussi en France, ce qu’on dénomme la répression transnationale, qui touche les activistes et défenseur-es des droits de l’Homme chinois, les Hongkongais, les Ouïgours ou les Tibétains » insiste Patrick Baudouin, le président de la LDH.

En amont de la visite du président chinois, la LDH, la FIDH et International Campaign for Tibet ont adressé un courrier en janvier 2024 au ministre des Affaires étrangères français soulignant que cette visite représente une opportunité pour placer le respect des droits humains au centre des relations franco-chinoises.

Pour Maryse Artiguelong, vice-présidente de la FIDH , « le conflit en Ukraine souligne la menace que représentent les régimes autoritaires comme la Russie ou la République populaire de Chine pour la sécurité et l’ordre international. Leurs politiques étrangères agressives et leurs politiques intérieures répressives sont indissociables : quiconque ne s’oppose pas aux violations des droits humains par la Chine risque un jour de faire face à sa politique étrangère agressive. »

Une manifestation pour le respect des droits humains en Chine se tiendra dimanche 5 mai à 15h Place de la République à Paris.

Paris, le 2 mai 2024

Chine: un article censuré rapporte des faits de torture dans un centre de détention au Xinjiang


L’article aura tenu quelques heures en ligne. « La mort du suspect Sun Renze » publié le 14 janvier par le magazine Caixin, est aujourd’hui introuvable sur l’internet chinois. Ce récit rare rapporte la face sombre de certains commissariats en Chine et des tortures pratiquées pendant les interrogatoires. Six ans après le décès de la victime, huit policiers ont été reconnus coupables de coups et blessures ayant entraîné la mort.

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En Chine, un épais mystère autour des disparitions de ministres



Le ministre chinois de la Défense, Li Shangfu, n’a plus été vu en public depuis plus de deux semaines. La disparition de ce proche de Xi Jinping intervient deux mois après celle du ministre des Affaires étrangères, et d’influents généraux de l’armée chinoise. Pour les uns, c’est une nouvelle affaire de corruption, tandis que d’autres y voient un signe d’intenses batailles politiques.

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RAPPORT ANNUEL d’Amnesty International

2022, UN TOURNANT DANS L’HISTOIRE DE L’ORDRE MONDIAL


Après dix ans d’érosion des droits fondamentaux, 2022 a marqué un tournant avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Ce conflit, d’une ampleur inédite, a révélé les défaillances des institutions internationales, inaptes à prévenir un tel conflit, mais aussi à répondre aux autres crises mondiales et défis majeurs qui se posent à l’échelle planétaire. Face à ce sombre constat, la question se pose : quel monde voulons-nous pour demain ?

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Hong Kong: les trois organisateurs d’une veillée pour Tiananmen reconnus coupables d’«obstruction»


Un tribunal de Hong Kong a déclaré coupable, samedi 4 mars, trois anciens organisateurs d’une veillée en mémoire de Tiananmen d’avoir refusé de transmettre des informations à la police nationale. 

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Inédit en Chine

De mémoire d’observateurs, c’est du jamais-vu depuis l’occupation de la place Tiananmen en juin 1989. Ce week-end, dans plusieurs villes de Chine, des centaines de personnes sont descendues spontanément dans les rues et ont participé à des manifestations collectives, malgré les risques encourus

Malgré la censure, des dizaines de vidéos ont été postées montrant l’ampleur des mobilisations.

Des manifestants tiennent des feuilles de papier blanc en signe de protestation contre les restrictions liées au coronavirus, à Pékin, le 28 novembre 2022.
Des manifestants tiennent des feuilles de papier blanc en signe de protestation contre les restrictions liées au coronavirus, à Pékin, le 28 novembre 2022. THOMAS PETER / REUTERS

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La carte des hooligans en France


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« Crimes contre l’humanité » et « preuves crédibles » de tortures : le rapport de l’ONU sur le Xinjiang confirme la persécution des Ouïgours

Manifestation en soutien aux Ouïgours à Paris, le 12 janvier 2020. (SEVGI/SIPA)


Dans un document très attendu, publié mercredi soir, les Nations unies dressent un réquisitoire contre la répression menée par Pékin contre la minorité musulmane dans cette région du nord-ouest de la Chine et appelle la communauté internationale à agir.

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Chine : l’impossible commémoration de la répression de Tiananmen


Depuis la répression sanglante sur la place Tiananmen à Pékin il y a 33 ans, la Chine s’attèle à effacer tout souvenir du drame. Hong Kong faisait exception à la règle jusqu’en 2020. Samedi 4 juin, les Hongkongais qui souhaitaient commémorer l’anniversaire de l’événement, ont dû agir subtilement. Les autorités veillent au grain et ont interdit tout rassemblement.

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Guerre en Ukraine : RSF dénonce la reprise de la propagande russe par les médias d’État chinois

PHOTO : CCTV4 (Traduction du bandeau d’information : « Comment les États-Unis attisent pas à pas la crise ukrainienne »)


Reporters sans frontières (RSF) dénonce la reprise de la propagande russe par les médias d’État chinois et appelle le public à ne se fier qu’aux informations factuelles publiées par des médias indépendants reconnus.

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LA CHINE ACCUEILLE LES JO… ET ENFERME DES MUSULMANS DANS DES CAMPS

Notre action devant l’Assemblée nationale pour dénoncer le traitement des minorités musulmanes dans le Xinjiang, Paris le 26 janvier


Le 4 février 2022 marque le début des Jeux olympiques d’hiver de Pékin. Un événement sportif très médiatisé que la Chine utilise pour redorer son image. Nous ne le permettrons pas. Tant que le gouvernement continuera à bafouer la liberté d’expression et à se rendre responsable de violations terribles des droits humains, notamment d’atrocités envers les Ouïghours et autres minorités musulmanes, nous continuerons à les dénoncer.

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Chine : un commentateur politique détenu pour “subversion”


Reporters sans frontières (RSF) appelle à la libération de Guo Feixiong, un défenseur historique de la liberté de la presse en Chine, qui la semaine dernière a été formellement accusé « d’incitation à la subversion du pouvoir de l’État » après plus d’un mois de détention.

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L’Assemblée nationale adopte une résolution dénonçant le « génocide » des Ouïgours par la Chine

Séance de questions au gouvernement, le 11 janvier 2022. (ISA HARSIN/SIPA / ISA HARSIN/SIPA)


Le texte a été adopté à la quasi-unanimité avec 169 votes pour, un contre et cinq abstentions.

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L’ONU se dit « troublée » par un rapport qui évoque un « génocide » des Ouïgours


Un rassemblement en soutien aux Ouïgours, le 25 juillet 2020 à Paris. (Jérôme Leblois/Hans Lucas/Hans Lucas via AFP)


Après plusieurs mois d’enquête, un groupe d’avocats et d’experts des droits humains estime que la façon dont la Chine traite les Ouïgours relève du génocide.

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Ouïgours : « Pour contraindre un Etat à cesser ses crimes génocidaires, il faut d’abord reconnaître leur caractère génocidaire »

Ouïgours : « Pour contraindre un Etat à cesser ses crimes génocidaires, il faut d’abord reconnaître leur caractère génocidaire »

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Emma Reilly, une lanceuse d’alerte seule contre les Nations unies

Cette ancienne « agente des droits de l’homme » à l’ONU reproche à sa hiérarchie d’avoir cédé aux pressions de la Chine en livrant par avance les noms d’opposants appelés à s’exprimer devant les instances internationales.

Voilà deux ans qu’on ne lui confie plus aucune mission. Depuis début septembre, cette Irlandaise de 42 ans n’a plus accès à ses courriels professionnels. C’est le prix à payer pour avoir dénoncé les passe-droits que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH) a accordés à la Chine sous la pression.

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