En Inde, des femmes forcées de se faire enlever l’utérus pour rester productives dans les champs de canne à sucre


Quel est ce mal mystérieux qui frappe les coupeuses de canne à sucre dans la région de Beed, en Inde ? Pourquoi un tiers d’entre elles subissent-elles, parfois très jeunes, une ablation de l’utérus qui provoque une ménopause précoce ? « Envoyé spécial » a suivi quelques-unes de ces femmes, de leur village jusqu’aux gigantesques plantations qui les emploient. Extrait d’une enquête à voir le 19 mai 2022.

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« On est oubliées » : les femmes antillaises, victimes invisibles du chlordécone

Exposée au chlordécone durant son travail dans une bananeraie, Marie-Anne Georges a eu deux cancers. – © Romuald Gadegbeku/Reporterre


Contrairement aux hommes, les femmes victimes du chlordécone ne bénéficient pas d’une reconnaissance comme maladie professionnelle. Pourtant, aux Antilles, elles aussi ont été exposées à ce pesticide sur les plantations de bananes.

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Olympe de Gouges : femme de lettres et citoyenne engagée de la Révolution

L’écrit politique le plus célèbre d’Olympe de Gouges est la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (septembre 1791), véritable manifeste du féminisme adressé à Marie-Antoinette. Prenant pour modèle la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, elle affirme que « la femme naît et demeure égale à l’homme en droits » (art. 1er).
© Photo RMN-Grand Palais – T. Le Mage


Pionnière des luttes pour l’émancipation des femmes, Olympe de Gouges fut également une opiniâtre figure politique de la Révolution. A travers ses pièces de théâtre, lettres publiques ou affiches placardées sur les murs de la capitale, elle promouvra tout au long de cette période des valeurs humanistes, s’opposant aux exactions des révolutionnaires et prenant le parti des déshérités. Entretien avec Olivier Blanc, historien et biographe d’Olympe de Gouges.

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Etats-Unis : Karine Jean-Pierre devient la première femme noire et la première lesbienne porte-parole de la Maison Blanche

Karine Jean-Pierre s’adresse à des journalistes à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 14 février 2022. (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)


Elle remplacera Jen Psaki, dont elle était jusqu’ici l’adjointe, à partir du 13 mai, selon un communiqué de la Maison Blanche.

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Toulouse : comment une petite entreprise a offert un jour de « congé menstruel » à ses salariées


Depuis le 8 mars 2022, les salariées de l’entreprise Louis peuvent bénéficier d’un jour de congé menstruel par mois.

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Ketanji Brown Jackson : première femme afro-américaine à la Cour suprême des Etats-Unis

Alors encore candidate à la Cour suprême, la juge Ketanji Brown Jackson, prête serment pour son audition de confirmation devant la commission judiciaire du Sénat, le 21 mars 2022, au Capitole à Washington.   ©AP Photo/Jacquelyn Martin


Joe Biden l’avait promis, il l’a fait. Il a choisi une femme noire pour siéger à la Cour suprême des Etats-Unis et son choix vient d’être validé par le Sénat. La nomination de la juge Ketanji Brown Jackson, favorite dès l’annonce du départ de son prédécesseur, est une première historique.

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Golriz Ghahraman : « Je vois les réfugiés comme un témoignage de la force et de la bonté de l’esprit humain »

Golriz Ghahraman a fui l’Iran avec sa famille à l’âge de neuf ans. Elle a prêté serment en tant que députée en Nouvelle-Zélande en 2011.  © Avec l’aimable autorisation de Golriz Ghahraman


Première réfugiée à avoir été élue députée en Nouvelle-Zélande, Golriz Ghahraman explique comment son expérience de réfugiée lui a permis de s’orienter dans la vie politique.

Actuellement âgée de 41 ans, Golriz Ghahraman est arrivée en Nouvelle-Zélande avec sa famille en 1990, après avoir fui l’Iran. Avant d’entrer dans l’histoire en 2011 en tant que toute première réfugiée à devenir députée en Nouvelle-Zélande, elle a travaillé comme avocate défenseuse des droits humains pour les Nations Unies. En 2020, elle a publié son autobiographie, Know Your Place, qui décrit les réalités associées au fait de repartir à zéro dans un nouveau pays et qui explique ce qu’il faut faire pour créer un sentiment d’appartenance. À l’approche de la Journée internationale de la femme, le HCR s’est entretenu avec Golriz pour discuter de l’impact de son statut de femme réfugiée sur sa vie politique.

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« On va chercher à en tirer profit » : les femmes plus vulnérables que les hommes sur la route de l’exil

Dans les centres de détention de Libye, les femmes risquent à tout moment d’être vendues à des réseaux criminels. Crédit : AP Photo/Yousef Murad


Quelques jours après l’offensive russe sur l’Ukraine, des centaines milliers de personnes ont quitté le pays, direction les frontières polonaises, roumaines ou hongroises. En grande majorité, des femmes et des enfants, partis de chez eux avec seulement quelques affaires. Galina, rencontrée par InfoMigrants, a fui Kiev pour Zahony, en Hongrie, avec son fils de 8 ans, Pasha. Mais sur le chemin, les épreuves qui l’attendent sont nombreuses. Ekrame Boubtane, économiste et spécialiste des migrations internationales, détaille pour InfoMigrants les menaces spécifiques auxquelles sont confrontées les exilées, notamment la prostitution ou le chantage sexuel.

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« Syrie, des femmes dans la guerre », sur France 5 : une résonance tragique avec l’Ukraine

Dans la bataille contre la dictature et l’obscurantisme, les Syriennes ont été au premier rang, elles en ont payé le prix fort. Image extraite du documentaire « Syrie, des femmes dans la guerre », de Kamal Redouani. CAPA TV


DIMANCHE 6 MARS À 20 H 55 sur FRANCE 5 – DOCUMENTAIRE

La lutte contre l’endométriose ne doit pas être un paravent électoral

Manifestation pour une meilleure reconnaissance de l’endométriose, le 24 mars 2018 à Paris. (Photo by ALAIN JOCARD / AFP)


« Annoncée en grande pompe par le Président de la République mi-janvier, la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose annoncée par Olivier Véran fait pschitt. »

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Covid : les femmes, grandes perdantes des protocoles sanitaires de janvier ?

Une étude de l’Ined a montré que seules 25 % des femmes ont pu télétravailler dans une pièce dédiée à leur travail. (Le Télégramme/Vincent Michel)


Les nouveaux protocoles sanitaires à l’école sollicitent davantage les familles. Mais au sein du foyer, ce sont souvent les femmes qui récupèrent ces contraintes.

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Rojava : le rôle déterminant des femmes dans la révolution

Depuis 2012, une révolution a lieu. « Nous vous écrivons depuis la Révolution », paru chez Syllepse, internationalistes, mères, journalistes, militantes, principalement françaises, nous invitent à découvrir le projet et la réalité des femmes du Rojava et du nord-est syrien, qui travaillent minutieusement à la création de leurs structures autonomes : autodéfense armée et civile, éducation, coopératives, démocratie de base. Au Poste avec Corinne Morel Darleux et Sara, deux des autrices.

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POUR UNE RECONNAISSANCE EFFECTIVE DES MOTIFS D’ASILE PROPRES AUX FEMMES, AUX FILLES ET AUX PERSONNES LGBTIQA+



Les violences sexuelles et sexistes (notamment les violences domestiques, l’exploitation sexuelle, le mariage forcé, les mutilations génitales, la traite, les législations discriminatoires, la répudiation, la privation de leurs enfants) poussent de nombreuses femmes, filles et personnes LGBTIQA+ à fuir leur pays et à demander l’asile en Europe.

SIGNEZ LA PÉTITION FÉMINISTE EUROPÉENNE

Les femmes « travaillent gratuitement » à partir de mercredi à 9h22 et jusqu’à la fin de l’année du fait des inégalités salariales, selon un collectif féministe


Une professionnelle de santé à l’hôpital Gaston-Bourret, en Nouvelle-Calédonie, le 23 septembre 2021. (DELPHINE MAYEUR / HANS LUCAS / AFP)


« L’inégalité salariale se creuse » en France, déplore dans un communiqué l’économiste Rebecca Amsellem, fondatrice du collectif Les glorieuses.

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Une femme dans la nuit afghane.



L’actualité est cruelle, il faut un drame pour parler de ceux qui font la fierté de l’humanité. L’Afghanistan nous offre le spectacle pitoyable d’un président afghan archi corrompu qui fuit dès qu’il en a la chance en abandonnant son peuple. Quant à Biden, déjà lui, il était le seul représentant en 1975 à ne pas vouloir accueillir de réfugiés vietnamiens sur le sol américain. Heureusement à l’époque aucun de ses collègues n’a écouté celui qui symbolise aujourd’hui la déroute américaine. Visiblement l’incompétence perdure au fil du temps.


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Les femmes et les filles au cœur de la lutte pour la justice climatique

Par Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive d’ONU Femmes

L’égalité des sexes et la justice climatique sont inextricablement liées. Lors de chaque crise climatique, ce sont souvent les femmes et les filles qui souffrent des effets les plus graves de la dégradation de l’environnement et des catastrophes naturelles – qui se traduisent par une pauvreté accrue et l’escalade de la violence liée au genre. Pourtant, bien qu’elles contribuent à la création et à la mise en œuvre des solutions, elles sont trop souvent absentes de la direction formelle des actions en matière de climat, des initiatives innovantes et des emplois clés. La pandémie de Covid-19 n’a fait qu’exacerber nombre de ces inégalités.

Pour que les actions en faveur du climat et de l’environnement répondent aux besoins des femmes, il faut commencer par leur garantir un égal accès aux ressources productives, et en particulier aux financements, aux terres, à l’eau et à des énergies propres. Il convient également de soutenir le renforcement de leurs compétences, de leur plaidoyer et de leur accès aux technologies, et de produire des données désagrégées pour éclairer la planification et l’action.

Lors du Forum Génération Égalité à Paris, l’occasion a été offerte de donner aux femmes et aux filles la place qui est la leur, aux avant-postes de la lutte pour la justice climatique et du virage décisif vers une économie plus verte. Les Coalitions d’action féministe pour la justice climatique du Forum ont mis au point un programme concret qui comprend le financement de solutions climatiques pour les femmes et les filles, un soutien à leurs efforts – en particulier aux niveaux local et rural – pour répondre aux crises climatiques, et l’augmentation du nombre de femmes occupant les postes de direction et les emplois touchant aux domaines climatique et environnemental. Elles appellent les organisations du monde entier à se joindre à elles pour prendre des engagements en matière de climat.

Par le biais de leur travail, les coalitions aspirent à un monde où toutes les femmes bénéficient d’un accès équitable aux financements, aux technologies et aux connaissances se rapportant à la problématique du climat, et où leurs voix et leurs solutions, en particulier à l’échelle locale et au sein des populations autochtones, sont respectées et amplifiées.

Espérons des actions concrètes qui feront progresser l’égalité des sexes et la lutte contre le changement climatique, pour un monde plus équitable et plus durable.

Act for Equal 2

La tenue des sportives, une vieille injonction…

LE HUFFPOST

Trop long, trop court, trop échancré, ou encore trop moulant… La tenue des femmes dans le sport n’aura jamais autant fait parler. Et pour cause. À l’heure où les questions de liberté du corps et de l’apparence agitent régulièrement notre société, les sportives sont de plus en plus nombreuses à se mobiliser contre les assignations à la “féminité” et la sexualisation de leur corps.

Le 25 juillet, les gymnastes allemandes ont voulu montrer que chaque femme avait “le droit de choisir ce qu’elle voulait porter”. Les sportives sont arrivées au dernier tour de qualifications en arborant une combinaison rouge et blanche, recouvrant les jambes et bras, et ont laissé de côté leur traditionnel justaucorps.

Une prise de position qui a fait écho à un précédent, juste avant les JO. Quelques jours plus tôt, l’équipe de beach-handball norvégienne écopait en effet d’une amende de 1500 euros pour avoir revêtu un short plutôt qu’un bikini “ajusté et échancré” (comme inscrit dans le règlement) au cours d’un match. Dans la foulée, de nombreuses équipes et personnalités, à commencer par l’entraîneuse de France de beach-handball, ont souligné et ouvertement critiqué la rigidité des règles de la Fédération en matière des tenues des sportives.

Un mouvement plus large

Le point commun entre ces deux histoires? Outre la médiatisation qui a suivi ces gestes forts, c’est la volonté de montrer la nécessité d’être à l’aise dans sa tenue pour pratiquer son sport.

Ces revendications de sportives s’inscrivent en réalité dans un “contexte plus large”, celui du “mouvement féministe” de ces dernières années, parfois appelé “3e vague féministe”, commente Florys Castan-Vicente, enseignante-chercheuse à l’université Lyon 1.

Et de préciser: “Les questions de liberté du corps et de l’apparence sont très présentes sous différentes formes: reconnaissance des difficultés liées aux règles, contestation du port du soutien-gorge, remise en cause de l’épilation, revendication de la liberté d’allaiter dans les lieux publics, de la fluidité du genre…”

L’historienne va plus loin en prenant l’exemple du fameux crop top à l’école, objet de nombreuses polémiques en politique. “De plus en plus, des revendications se font jour pour affirmer que ce n’est pas aux filles de rater les cours pour rentrer se changer (leur éducation apparaîtrait alors moins importante que celle des garçons qu’elles “perturberaient”) mais que le problème viendrait de la manière dont les garçons sont éduqués.”

Des tenues hyper féminisées dès les années 20

Aujourd’hui, certaines sportives évoquent un ras-le-bol de cette hyperféminité qui entoure leurs sports, notamment au travers des vêtements. Elles ne demandent qu’une chose: mettre un stop aux décennies de discriminations qui affectent, depuis longtemps, les disciplines féminines. Car les injonctions qui concernent le corps et la tenue des sportives remontent à loin.

“La question se pose dès les premières championnes, dans les années 1920. Elles sont alors fréquemment accusées d’être laides pendant l’effort, peu féminines, ce qui est considéré comme contraire à leur rôle de femme” c’est-à-dire “plaire aux hommes, selon leurs détracteurs”, analyse Florys Castan-Vicente.

Ainsi, à l’époque, la femme, assignée à la séduction, ne devait pas avoir une musculature trop développée ni pratiquer des sports dits “trop violents”, au risque de perdre sa fonction maternelle et de fragiliser ses capacités respiratoires. Au tennis par exemple, elles devaient porter les mêmes vêtements que ceux utilisés pour prendre le thé dans les salons victoriens.

“Dans les sports d’origine aristocratique, comme le tennis, les injonctions vestimentaires sont encore plus fortes que dans d’autres disciplines”, observe la sociologue Béatrice Barbusse, auteure du livre Du sexisme dans le sport.

L’apparence plutôt que la performance

S’attarder sur l’apparence des femmes athlètes plutôt que sur leur performance n’est donc pas nouveau et se perpétue encore de nos jours. Aujourd’hui encore, les sportives sont souvent évoquées dans les médias sous l’angle de leur plastique, plus que sous celui de leurs résultats.

En 2008, une étude soulignait cette vision sexiste du sport féminin. Réalisée à partir des images filmées lors des matchs de beach-volley des Jeux olympiques de 2004, elle révélait que plus de 37% des plans étaient centrés sur la poitrine ou les fesses des joueuses. “Une telle analyse confirme que le sexe et la sexualité ont été utilisés non seulement pour promouvoir les athlètes, mais aussi pour vendre le sport aux téléspectateurs du monde entier”…

Autre problème de taille et persistant: celui du faible taux de femmes dans les instances décisionnaires. Sans parler du fait que les questions financières pèsent plus lourd que les questions éthiques. “Certains éléments bougent très peu: le nombre de femmes en position de décision dans les instances, ainsi que dans les domaines économique et marketing. Donc, la question des tenues peut se poser en réunion, mais celle qui se pose ensuite, elle est financière, c’est celle des sponsors. Donc la décision sur les tenues des athlètes ne pèsera pas lourd”, expliquait récemment l’enseignante-chercheuse Sandy Montañola.

Ce qui a récemment changé, ce sont les prises de paroles des premières concernées par ces discriminations qui se sont multipliées. “C’est une revendication fréquente de la part des sportives d’être considérées comme des athlètes réalisant des performances et non pour leur apparence physique”, explique Florys Castan-Vicente, qui a consacré une thèse aux liens entre les débuts des activités physiques des femmes et la première vague féministe en France.

D’autres tabous, liés aux corps de femmes, ont également été mis en lumière par les sportives elles-mêmes. Elles abordent certaines incommodités ou difficultés qui peuvent accompagner leur quotidien de sportives. “En 2016, la nageuse Fu Yuanhui brise le tabou des règles dans le sport. En 2018, Serena Williams crée l’événement avec sa tenue moulante conçue pour l’aider à surmonter des problèmes physiologiques liés aux suites de son accouchement. Cette année, Ona Carbonell demande à pouvoir allaiter ”.

Autant de prises de paroles et d’actes dont il faut espérer qu’ils mettent le sexisme dont souffrent les sportives au bas du podium.