Non à la censure de l’Histoire !

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais – le 7 juillet 2016

Pour faire suite à l’interdiction par le Secrétariat d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire de la Chanson de Craonne lors d’une commémoration de la Grande Guerre en Picardie , nous reproduisons le communiqué de la section LDH Picardie et nous associons à sa demande d’excuses.

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Contre le rejet de l’autre, pour l’égalité des droits

Communiqué de la Section Nantes et pays nantais de la LDH, le 31 mai 2016

Fin avril, la nouvelle majorité du Conseil régional supprimait la subvention au Centre LGBT (lesbien, gay, bi et transidentitaire) de Nantes et au cinéma Katorza qui organisent le festival annuel Cinépride.

Dans la nuit de dimanche à  lundi, alors que le festival débute ce mardi soir, le local du Centre LGBT a, une nouvelle fois, été dégradé. L’acte paraît dépasser une imbécillité et marquer l’intention de prendre à partie le Centre : la porte en verre a été détruite et une autre vitre derrière endommagée.

Agresser le local du Centre LGBT au motif qu’il est leur local, c’est à travers celui-ci s’en prendre aux personnes en raison de leur orientation ou identité sexuelle. Cela s’appelle de l’homophobie. C’est intolérable.

La section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme dénonce cet acte, exprime sa solidarité avec le Centre LGBT et attend que le ou les auteurs s’expliquent devant la justice.

La LDH appelle les citoyennes et les citoyens à agir face au rejet de l’autre, pour l’égalité des droits.

La liberté d’expression des idées est inaliénable

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Communiqué de presse du Comité régional Pays de la Loire de la Ligue des droits de l’Homme dont est membre la section Nantes et pays nantais – Le 4 mai 2016

La nouvelle majorité du Conseil régional a décidé de supprimer cette année la subvention accordée au centre LGBT (lesbien, gay, bi et trans) de Nantes et au cinéma Katorza pour la 13ème  édition du festival annuel Cinépride. Le Conseil régional justifie sa décision par le fait que le centre LGBT a organisé, le 27 novembre 2015, une réunion publique sur la GPA (Gestation pour autrui). Ainsi, tout se passe comme si le Conseil régional voulait décider des sujets de débats qui ont le droit d’exister et mettre à l’index l’expression libre de citoyen(ne)s. C’est en faisant pression sur les composantes de la société civile qu’il compte y parvenir. Les responsables du Conseil régional et de sa commission chargée de la culture semblent vouloir s’ériger en censeur des idées dont on peut débattre. Déjà, le Conseil régional avait supprimé sa subvention au festival de musique métal du Hellfest au motif que les organisateurs avaient refusé de déprogrammer un artiste. Pourtant la liberté de création implique naturellement à travers l’œuvre artistique une interprétation encore plus large de la liberté d’expression.

Faire vivre la liberté d’expression des idées, c’est permettre à tous les débats d’avoir lieu avec pour seule limite l’ordre public et les propos sous le coup de la loi comme le racisme par exemple. Si la pratique de la GPA est interdite en France, le débat sur celle-ci n’est aucunement interdit, ne peut pas et ne doit pas l’être. Dans une démocratie, aucun Etat, aucune collectivité territoriale ne peut s’arroger le droit de fixer le contenu des débats et de la culture.

Le Comité régional Pays de la Loire de la Ligue des droits de l’Homme s’inquiète de cette situation préjudiciable à l’exercice des libertés et demande au Conseil régional de revenir sur sa décision. Elle appelle à la vigilance sur la liberté de parole et d’expression.

Chronique Jet FM de février

Notre chronique mensuelle le 16 février sur Jet FM. Nos deux militantes ont rappelé les fondements de l’éxistence et des actions de la Ligue des droits de l’Homme et ont fait le point sur l’actualité de la Ligue avec notamment l’accueil des migrants, le combat contre le projet de modification constitutionnelles sur l’état d’urgence et la déchéance de la nationalité.
http://urlz.fr/3bny