Après le succès de la mobilisation du 10 octobre, avec plus de 2 000 manifestant-es entre Nantes et Notre-Dame-des-Landes, la bataille se poursuit sur le front juridique.
Le 2 avril 2026, un premier recours au fond a été déposé devant le tribunal administratif de Nantes contre l’arrêté qualifiant de projet d’intérêt général (PIG) la construction d’un Centre de rétention administrative (CRA) sur le territoire de la commune de Nantes.
Le 1er octobre 2026, cinq autres recours ont été déposés devant le tribunal administratif Nantes :
· Un recours au fond et un recours en référé-suspension contre l’arrêté délivrant l’autorisation environnementale ;
· Un recours au fond et un recours en référé-suspension contre l’arrêté délivrant le permis de construire ;
· Un recours en référé suspension contre l’arrêté portant qualification d’intérêt général le projet le projet de construction du CRA à Nantes.
Ainsi, pour chacun des trois arrêtés préfectoraux, deux procédures ont été engagées en parallèle : un recours au fond et un recours en référé-suspension.
La procédure dite au fond permet de solliciter l’annulation de la décision contestée, et nécessite généralement plusieurs mois, voire années, avant que le juge statue.
Le référé-suspension permet de solliciter la suspension de l’exécution de la décision, dans un délai très restreint, sans attendre l’issue de la procédure au fond.
Le juge des référés examine si les deux conditions, à savoir, « l’urgence à statuer » et « le doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté attaqué », sont réunies.
Si tel est le cas, il ordonne la suspension de l’exécution de la décision jusqu’à ce que le tribunal statue au fond, ou jusqu’à ce que l’administration prenne une nouvelle décision.
Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, la requête en référé-suspension est rejetée. Ce rejet ne met toutefois pas fin à la procédure au fond, qui poursuit son cours indépendamment.
Le choix d’engager ces recours de manière coordonnée répond à une volonté aussi juridique que politique : mettre en lumière l’ensemble des irrégularités du projet de CRA et des passages en force de l’État.
L’audience relative aux trois requêtes en référé-suspension est prévue le lundi 19 octobre 2026 à 14h30, devant le ou la juge des référés du tribunal administratif de Nantes.
Notre section est membre de COLERE Nantes (Coordination opposée à l’enfermement et à la répression des étranger.e.s). La LDH participe aux différentes actions en justice menées contre le projet de construction à Nantes d’un Centre de Rétention Administrative (CRA). Elle conteste son classement en Projet d’Intérêt Général, l’arrêté du permis de construire, la décision d’autorisation environnementale.
Nous relayons cet appel à mobilisation :
SAMEDI 10 OCTOBRE : DES SEMIS CONTRE LE CRA !
Manifestation contre le chantier de CRA à Nantes et contre l’utilisation de terres de la zad pour « compenser » la construction d’un Centre de Rétention Administrative ! Ni ici ni ailleurs !
🧩 Déroulé de la journée et infos pratiques 🧩
Manif contre le chantier du CRA à Nantes + action agricoles contre les compensations pour le Cra sur la zad + table-rondes et fête
✏️Pour une mise à jour des infos la veille, le matin du 10 et en cours de journée, il est recommandé de s’abonner à ce canal télégram : https://t.me/zad_nddl_info
// 10h30 Mobilisation et manifestation autour du champ de Manoeuvre à Nantes, là où se situe le chantier en cours du CRA (avec la Coalition Colère Nantes, les soulèvements de la terre, NDDL Poursuivre Ensemble, des habitant.es et paysan.nes de la zad…)
Rendez-vous à 10h30 au niveau de l’arrêt de bus Saint-Joseph-de-Porterie sur la ligne C6, entre l’allée de l’embellie et la promenade du couchant.
Prévoyez d’être à l’heure pour la manif. Il y a de nombreux parkings à Saint-Joseph de porterie et près du champ de manoeuvre. Il est possible d’y accéder facilement du centre-ville par différentes lignes de bus C6, 95, 75 entre autres.
// Puis départ vers la zad en grand convoi de tracteurs et vélos et concert roulant du grand Armando Balconi (prévoyez un sandwich pour la route et de l’eau !)
// alternativement co-voiturage possibles à 13h30 au niveau du point de covoiturage du Cardo
** Seconde partie – Vigneux-De-Bretagne > Zad de Notre-Dame-Des-Landes
// 14h La Paquelais (Vigneux de Bretagne) manif en direction de la zad puis semis anti-CRA pour maintenir en culture les parcelles visées par les projets de compensation pour la construction du CRA.
(avec le GAB 44, la Confédération Paysanne 44, des paysan·nes autonomes, des habitant·es de la zad, COLERE)
// 17h Discussions sur les luttes depuis les situations d’exil et les solidarités aux frontières ou dans les villes et campagnes avec le Collectif Sans-Papiers de Nantes, le Réseau Éducation Sans Frontière 44, un marin engagé sur différents navires de sauvetage en méditerranée, Help For Dunkerque asso de soutien aux exilé.e.s de la jungle de Grande-Synthe.
Seconde table-ronde sur les suites des résistances aux CRA et plus généralement aux dispositifs de discrimination, d’enfermement et d’expulsion, avec des membres de la coordination colère à Nantes et de la coordo Anti Cra à l’échelle nationale.
// 19h Apéro-festif en soutien à la lutte contre le CRA
// Soirée Pizza – avec la Pat’mobile de Rennes et son four en soutien à la Boulange Aux Frontières de Calais et Dunkerque
// Concerts Rêl Soli (solo – soul hip hop – Nantes], Adam l’Ancien, Mossah, Pablo l’Architecte Sonore & Sam (rap engagé – Nantes) Puis DJ sets avec Naow Naow (musiques de rondes et de ronds points – zad nddl) suivie de Pauline Gompertz (Bass Break electro – Nantes)
Il y aura possibilité de camper sur la zad, entre l’ambazada et la PistH. N’oublier pas votre lampe frontale et de l’argent liquide et de l’eau !
>> Pour se garer c’est possible sur le parking P1, dans un champ en face du Bois-Rignoux proche du départ de la manif ou dans le bourg de la Paquelais. C’est aussi possible au niveau de la fin de la manif : le long du chemin de Fosses Noires (P3)(compter 1h à pied pour rejoindre La Paquelais par les chemins) ou sur le champs de Lama Faché (P2). 🚌 Une navette sera mise en place entre 13 et 14h, pour les chauffeur·euse qui aprés avoir déposé leur passager·es à La Paquelais voudrait garer leur voiture au parking Lama Faché 🚶🏽♂️➡️Proposition de départ groupé à pied par les chemins – 13h devant le jardin des Rouge et Noire – avec les Sentiers de Camille) CF la carte (cliquer dessus) https://zadforever.blog/2026/08/13/des-semis-contre-le-cra-%c2%b7-10-octobre-26-%c2%b7-la-paquelais/
Depuis le 7 septembre, la Préfecture de Loire-Atlantique à abattu des centaines d’arbres sur le site du projet de Centre de Rétention Administrative à Nantes alors que nous sortons de l’été le plus chaud jamais connu.
L’État passe outre les avis défavorables de la Commission locale de l’eau (CLE), de la Ville de Nantes, du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) ainsi que des deux consultations publiques qu’il a lui-même ouvertes !
Et alors même que des recours juridiques sont en cours !
La coordination COLERE Nantes, dont notre association est partie prenante, appelle à manifester nombreux et nombreuses contre la construction de ce projet raciste, indigne, inutile, coûteux et destructeur.
Prochain rendez-vous samedi 19 septembre à 15h au Champ de Manœuvre, à Nantes, sur le site du projet.
Saint-Nazaire, Nantes, Châteaubriant, le 9 septembre 2026
Communiqué de presse commun
Extrême droite, l’obsession de la xénophobie
Le responsable départemental du Rassemblement National (RN) en Loire-Atlantique, vient de déposer un recours devant le Tribunal administratif de Nantes pour faire annuler une délibération du Conseil départemental accordant, en 2025, une subvention de 50 000 € à l’association SOS Méditerranée accusée « de promouvoir l’immigration clandestine ».
Il avait déjà attaqué une délibération semblable de la ville de Saint-Nazaire par le passé.
En s’opposant au financement public de cette association, le RN montre son obsession face à l’action d’ONG humanitaires qui sauvent des vies humaines. Il expose ainsi, une nouvelle fois, sa véritable nature : un parti marqué, depuis ses origines et toujours aujourd’hui, par la xénophobie et le racisme.
Faut-il rappeler que plus de 35 300 morts et disparus en mer Méditerranée ont été officiellement recensés depuis 2014 ?
Pour le RN et les responsables de l’extrême droite, les personnes qui se noient en tentant désespérément de venir en Europe sont sans doute « un détail de l’histoire ».
Face à la haine et à la calomnie déversées par le RN, nos organisations tiennent à saluer, l’action humanitaire essentielle et le travail courageux accompli par SOS Méditerranée qui, en dix ans d’opérations en mer, a secouru 43 194 personnes…
Face aux menaces de l’extrême droite, le Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien, le Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites, le Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant confirment leurs mobilisation et détermination à combattre le RN, parti issu de mouvements politiques et idéologiques antisémites et racistes.
Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien constitué à ce jour des syndicats et associations suivants :
Amnesty International, Association environnementale dongeoise (AEDZRP), Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne (ATTAC), Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Collectif des Brévinois Attentifs et Solidaires (CBAS), Fédération des amicales laïques 44 (FAL 44), Fédération syndicale unitaire (FSU), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Oxfam France, Union syndicale Solidaires, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA)
Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites avec à ce jour :
Alternatiba Nantes, Association France Palestine Solidarité, Attac 44, Ciné Femmes, Collectif de soutien aux exilés 44, Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération Française Démocratique du Travail 44, Confédération Générale du Travail 44, Fédération Syndicale Unitaire 44, GIGNV, Greenpeace, Le Cinématographe, Ligue de l’enseignement-Fédération des Amicales Laïques 44, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement-pdl naturellement, Pacte du Pouvoir de Vivre Nantais, Syndicat des Avocats de France, Union syndicale Solidaires 44 et des citoyens et citoyennes
Pour dénoncer les dysfonctionnements administratifs aux conséquences dramatiques pour les personnes exilées, nous appelons avec d’autres associations, dans le cadre de la mobilisation nationale « Bouge ta préf », à un rassemblement devant la préfecture de Nantes ce mercredi 10 juin de 15h à 18h.
En espérant vous y retrouver nombreuses et nombreux
UN TITRE DE SÉJOUR DANS LE DÉLAI LÉGAL !
À Nantes
rendez-vous le 10 juin 2026, 15 – 18 heures
devant la préfecture, Quai Ceineray
Attendre des mois, un an, parfois plus encore, la réponse à sa demande de titre de séjour ou son simple renouvellement, pour une naturalisation, un regroupement familial, alors que la loi impose à l’administration un délai précis pour prendre sa décision. Se retrouver bloqué·e devant son smartphone, impuissant·e face à un système dématérialisé défectueux, sans interlocuteur joignable. Les retards systémiques s’accumulent, sabotant arbitrairement les conditions de vie de personnes étrangères.
Dans toute la France, les collectifs Bouge ta pref ! se rassemblent ce 10 juin pour dénoncer le scandale de ces blocages administratifs inadmissibles.
Comme chaque année depuis plusieurs années, les associations nantaises GASPROM-ASTI, LDH, MRAP et RESF (CEECS) proposent une formation en partenariat avec le réseau des avocat.es en droit des étrangers de Nantes.
Véritables moments d’échange de pratiques, ces formations sont également des temps de rencontres et de renforcement des réseaux inter-partenaires.
Les thèmes de cette année seront
Le pacte UE sur la migration et l’asile
Les conséquences de la loi Darmanin de 2024
Cette formation se déroulera sous forme de quatre séances plénières laissant une large place aux débats.
Cher-es ami-es, Nous relayons ci-dessous et grâce à ce lien le dernier communiqué du collectif COLERE (Coordination Opposée à L’enfermement et à la Répression des Etranger.es) dont notre association est partie prenante. Soyons nombreuses et nombreux à exprimer à nouveau notre refus de la construction d’un Centre de Rétention Administrative à Nantes, projet raciste, indigne, inutile et coûteux, qui de plus va avoir un important impact environnemental et détruire l’habitat d’espèces protégées.
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Nouvelle consultation publique : le CRA, c’est toujours non !
La préfecture de Loire-Atlantique lance une seconde consultation publique du 23 avril au 23 juillet 2026 sur le projet de Centre de Rétention Administrative (CRA). La première lui était nécessaire pour qualifier le projet d’intérêt général. La seconde pour obtenir l’autorisation environnementale. Une nouvelle fois, COLERE Nantes appelle à exprimer massivement notre opposition au CRA à travers cette simulation démocratique.
C’ÉTAIT NON POUR LA PREMIÈRE…
Du 10 décembre au 5 janvier s’est déjà tenue une première « consultation publique » ouverte par la Préfecture de Nantes à travers la mise à disposition d’un registre dématérialisé. Notre coordination avait appelé à participer, sans illusions, à cette consultation.
Nous avions dénombré 1020 contributions, dont 961 défavorables au CRA et seulement 18 favorables.
Ce résultat sans appel n’a pas empêché l’État, sans aucune surprise, de qualifier le projet d’intérêt général dans son arrêté du 4 février 2026.
…CA SERA NON POUR LA SECONDE !
La préfecture a désormais besoin d’une autorisation environnementale au titre de la loi sur l’eau avec dérogation de porter atteinte aux espèces et habitats protégés.
A nouveau, cette consultation ne répond pas à une exigence démocratique réelle de l’Etat mais à une étape nécessaire pour mener à bien son projet de construction d’un CRA.
A nouveau, nous appelons à exprimer massivement notre opposition à ce projet raciste, indigne, inutile et coûteux.
A nouveau, ne laissons pas la Préfecture utiliser cette consultation comme faire-valoir démocratique.
Le mépris de la préfecture pour les résultats de ses propres consultations sont autant de fissure dans le vernis de sa politique que d’appuis pour notre mobilisation.
Le registre fermera automatiquement le jeudi 23 juillet 2026 à 17h00.
Nos argumentaires sont disponibles sur notre site colere-nantes.fr !
LA MOBILISATION PREND DE L’AMPLEUR
Samedi 4 avril, la mobilisation à franchi un nouveau cap avec un record de participation à la 3ème édition de notre festival anti-CRA. Des centaines de personnes d’horizons divers ont assisté aux conférences, témoignages, expositions, à la manif et aux concerts dans une ambiance aussi festive que déterminée. Samedi 19 avril la façade de Leon GROSSE, maitre d’œuvre du projet de CRA était repeinte.
Parallèlement, neuf organisations membres de COLERE ont formé un recours contentieux à l’encontre de l’arrêté préfectoral qualifiant le projet d’intérêt général (PIG). D’autres recours juridiques seront lancés dans les mois à venir en lien avec les riverains du projet et leur association, l’ARALB.
Plus déterminé.es et nombreux.euses que jamais : CRA, ni ici, ni ailleurs !
Notre association est partie prenante de la coordination COLERE (Coordination Opposée à L’enfermement et à la Répression des Etranger.es) qui milite contre la construction d’un Centre de Rétention Administrative à Nantes. Le festival anti-CRA (dont c’est déjà la 3ème édition!) est un temps fort de cette lutte.
Il aura lieu le samedi 4 avril de 14h à 2h, à la manufacture des tabacs l’après-midi et aux ateliers de Bitche pour la soirée.
Au programme : tables rondes, discussions, ateliers, concerts…
Ce sera l’occasion de s’informer, d’échanger, de se rassembler et de se donner de la force pour lutter contre ce projet.
Cher-es ami-es, Nous relayons ci-dessous les dernières informations du collectif COLERE (Coordination Opposée à L’enfermement et à la Répression des Etranger.es) dont nous sommes partie prenante.
FESTIVAL ANTI-CRA : samedi4 avril, c’est la 3ème édition du festival anti-CRA nantais !
Ouverture des portes à 14h à la Manufacture des tabacs. Avec Anzoumane Sissoko (CSP 75) Karine Parrot (juriste/gisti), Pauline Migevant (journaliste/Politis), Clara Lecadet (anthropologue/CNRS) et le CSP 44. Sur place également, une expo-photo de l’intérieur des CRA, les dessins d’Ana Pich, une librairie par les Bien-Aimé.e.s, des stands et des crêpes !
A 18h30 départ en déambulation vers les ateliers de Bitche avec la batucada Yemayaba ! On y retrouvera la cantine des Soulèvements de la terre qui nous régalera avant de laisser place à la fête avec les concerts de Uzi Freyja et Caos.808. Ainhoa, clôturera enfin cette grande journée avec un DJ Set enflammé. De quoi s’armer contre le CRA et faire le plein d’énergie ! (entrée libre).
NOUVEAU LRA, LA HONTE : vous trouverez sur notre site ainsi qu’en PDF ici, le dernier communiqué de notre coordination dénonçant l’ouverture d’un Local de rétention administrative dans la cours du commissariat de Waldeck-Rousseau.
PETITION : notre pétition contre la construction du CRA est toujours en ligne, une manière parmi d’autres de faire connaitre notre combat. Partagez là autour de vous !
Nous appelons, à l’occasion de la Journée internationale des migrant.es, à une
MANİFESTATİON
Né-es ici ou venu-es d’ailleurs :
pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité
Jeudi 18 décembre – 17h30
Miroir d’eau – Nantes
et à soutenir la journée d’actions du Collectif Sans Papier 44 qui a repris l’appel de La Marche des Solidarités « Une journée sans nous » avec : 10h : rassemblement Miroir d’eau ; 12h : repas, bar & BBQ ; 14h : football Bouffay ; 17h30 : Manifestation Miroir d’eau ; 19h : Soirée festive CLAJ, auberge des bains-douches, 20 rue Dupleix.
Signataires locaux de l’appel « Né-es ici ou venu-es d’ailleurs » : Amnesty International, Attac, Confédération Générale du Travail (CGT), Collectif Soutien Exilés, Confédération Syndicale des familles (CSF), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), La Cimade, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Mouvement de la Paix, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MNLE-pdl naturellement), Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes (RAAR), Réseau Éducation Sans Frontière (RESF), Syndicat de la Médecine Générale (SMG), Syndicat des Avocats de France (SAF), Union syndicale Solidaires ;
Né-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité
Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, obligations de quitter le territoire français (OQTF) systématiques et généralisées, placements en rétention, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser.
La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.
Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement, sous prétexte de dématérialisation, mais en réalité en raison d’une politique discriminatoire et xénophobe.
Le nombre d’Obligations de quitter le territoire français (OQTF) a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Or, la plupart de ces OQTF sont inexécutables. Celles mises en œuvre brisent des vies, des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers des enfers qu’elles et ils ont fuis. Il s’agit, de fait, d’un outil de pression et de répression visant à mettre les personnes exilé·es dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique, et de leur signifier qu’elles seraient indésirables en France.
Cette politique fait le jeu de l’extrême droite, alimente le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-es, avec ou sans papiers, faisant du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme. Tout ceci permet aux médias détenus notamment par le groupe Bolloré de déverser chaque jour leur haine et leurs affirmations mensongères suscitant la peur et la division, pour se placer en protecteurs contre des dangers fictifs.
Ce n’est pas la France que nous souhaitons !
Nous souhaitons une France de liberté et d’égalité ! Les droits à l’éducation, aux protections sociales, à la santé, au travail, au logement, aux loisirs, à la culture… doivent être les mêmes pour toutes et tous afin de permettre à chacune et chacun de construire librement son quotidien et son avenir.
Nous souhaitons une France accueillante, inclusive et solidaire ! Les personnes étrangères ne sont ni une menace ni une variable d’ajustement économique et électoraliste mais une richesse pour notre société. La diversité qu’ils et elles incarnent et leur contribution à la vie collective sont des atouts précieux.
Nous souhaitons que les personnes étrangères vivant en France, qui y ont des attaches familiales ou privées, y travaillent, étudient, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, pour contribuer, en toute légalité et en toute égalité, à la vie culturelle, sociale et économique de notre pays.
Les organisations du collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à une large mobilisation de la société civile, dans toute sa diversité, pour dénoncer cette nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France et pour défendre un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.
Premiers signataires nationaux : Attac, CGT, La Cimade, Femmes Egalité, FSU, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Oxfam France, Mrap, Union syndicale Solidaires, SOS Racisme, Unef.
Autres signataires : Accueil Réfugiés Bruz (35), Accueil Solidaire Grenoble, Action catholique ouvrière (ACO), Aides, Amnesty International France, Les Amoureux au ban public, Arcolan Pau Béarn, L’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (L’Acort), Association Douba, Association des Marocains en France (AMF), Association d’accueil des demandeurs d’asile Mulhouse (AADA – Mulhouse), Association nationale des villes et territoires accueillants (Anvita), Association Solidarité mamans (papas) solos, Association Unjourlapaix à Embrun, ATD Quart Monde, ATPAC Maison Solidaire, CCSBE La Place Santé, Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cetedim), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CFDT Moselle, Collectif Accès au droit, Collectif accueil migrants Barbezieux, Collectif Chabatz d’entrar Limoges, Collectif Migrants 83, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif saint-lois d’aide aux migrants (CSLAM), Comede (Comité pour la santé des exilé.e.s), Comité Nîmois des Soulèvements de la Terre, Comité de suivi du symposium sur les Sénégalais de l’extérieur (CSSSE), CRDE – Solidarité Migrants Pau Béarn (Collectif pour le respect des droits des étrangers), La Croisée des chemins, Cuisine sans frontières, Diaconat protestant de Grenoble, Dom’Asile, Une Ecole, un Toit, des Papiers – Pays dacquois (ETP-Pays dacquois ), Elena-France, Emmaüs France, Fédération Etorkinekin Diakité, Femmes de la Terre, Femmes Solidaires 93, France Amérique Latine (FAL), Groupe accueil et solidarité (Gas),Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), J’en suis j’y reste – centre LGBTQIAF de Lille (JSRS), Ligue de l’Enseignement de l’Isère, Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie (LFID), Madera, Maison de l’hospitalité Martigues, Médecins du Monde, Min’de Rien, Mouvement français pour le Planning familial,Mouvement de la Paix, #NousToutes,Observatoire des camps de réfugiés, Organisation de Solidarité Trans (OST) Pau Béarn, People’s Health Movement France (PHM France), Polaris 14, Port d’attache Granville, La Pourtère, Les P’tits Papiers, RCI- Solidarité exilés, Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes (Raar), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Louis Guilloux, Solidarité migrants Annecy, Rosmerta, SOS Refoulement Dijon, Sous le même ciel, Soutien Asile Nord 21, Soutien Migrants Redon, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la Médecine Générale (SMG), Toutes et tous migrants, Toutes Pour Une, Union générale des Egyptiens de France, UniR Universités & Réfugié.e.s, Utopia 56, Watizat (Paris).