Appel à mobilisation pour : l’arrêt des expulsions, des coupures d’énergie, un logement décent pour tou.te.s, non au logement cher !, plus personne à la rue !

Cmmuniqué commun à plusieurs organisations nantaises – Nantes le 25 Mars 2019.

 

Appel à mobilisation pour : l’arrêt des expulsions, des coupures d’énergie, un logement décent pour tou.te.s, non au logement cher !, plus personne à la rue !

 

Comme chaque année, le 1er Avril sonne la fin de la trêve hivernale. Des dizaines de milliers de familles, de locataires, vont craindre chaque matin la visite de l’huissier, de la police, et d’être jeté à la rue. L’expulsion de son habitat, est une violence sociale faite aux personnes qui la subissent. C’est une pratique indigne et inacceptable dans une société porteuse de valeurs humanistes et solidaires.


En Loire Atlantique, sur la période 2007-2017, ce sont, en valeurs cumulées, 15 934 ménages assignés au tribunal, conduisant à 8 964 commandement à quitter les lieux (chiffres préfecture).

La prévention des expulsions ne fonctionne pas, ou très mal, car les chiffres des  ménages assignés et expulsés, sont en hausse constante. Les sans abris et mal logés sont de plus en plus nombreux (les chiffres du DALO, 115,
SIAO le prouvent), et la fermeture des hébergements hivernaux laissera plus de personnes à la rue.


En 1966, les ménages consacraient en moyenne 12,1% de leurs revenus pour se loger, en 2016, 22,6%. Pour le quart le moins riche de la population, le logement représente en moyenne 31,3% de leurs revenus, et 40,7% lorsqu’ils sont logés dans le privé. 1 210 000 personnes locataires se retrouvent en situation d’impayés de loyers ou de charges en 2018.

La hausse constante des loyers et des abonnements pour l’énergie met les ménages les plus modestes en difficulté financière.

La métropole nantaise, classée maintenant en « zone tendue» pour le logement abordable, n’échappe pas à ces problématiques. Attirant de plus en plus de nouveaux habitants, le prix du logement est en forte hausse (par un déficit croissant de l’offre), chassant les plus modestes toujours un peu plus loin des centres urbains.

 

Cette situation est le résultat de politiques publiques qui ont privilégié la marchandisation du logement, le renchérissement des prix immobilier, le soutien à l’investissement immobilier privé, des politiques d’urbanisme centrées sur la gentrification et la valorisation immobilière.

De plus le gouvernement met en péril le logement social en réduisant les APL, en instaurant la RLS, en imposant la vente des HLM, en supprimant les aides à la pierre, en dénaturant le Livret A, en ouvrant son financement aux marchés. La Loi ELAN marque une nouvelle étape de la marchandisation du logement social. La construction, l’isolation thermique et l’entretien des HLM sont en baisse.

 

Ainsi, l’État, pourtant garant du droit au logement, viole les droits des mal logés, des sans-logis, et les lois les protégeant : Loi DALO, droit à l’hébergement sans distinctions, réquisition des logements vacants, relogement des habitants de logements insalubres ou en surpeuplement, prévention des expulsions, loi Égalité Citoyenneté, …


C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement unitaire le 30 Mars à Nantes (Square Daviais) à partir de 11h00, avec pique nique solidaire, pour exiger ensemble :

  • L’arrêt des expulsions sans relogement, et en demandant aux maires de prendre des arrêtés « antiexpulsions » ;
  • L’encadrement des loyers à la baisse, la baisse des charges, une hausse des APL, afin que le budget logement des ménages ne dépasse pas 20% de leurs revenus. C’est un gain de pouvoir d’achat !
  • L’arrêt des coupures d’énergie, et la baisse de la TVA, des taxes sur l’énergie
  • Le renforcement des aides à la pierre pour la construction massive de logements très sociaux ;
  • Le renforcement du droit au maintien dans les lieux des locataires, le respect strict de la loi DALO ;
  • L’abrogation de la loi ELAN qui menace, entre autres, le droit des locataires ;
  • La création d’un service public du logement qui permettra le logement de qualité, bon marché, et qui devra mettre fin aux dérives du secteur privé par un encadrement strict des locations. L’habitat doit être d’usage et non pas spéculatif !
  • Le relogement des sans-abris et mal logés par la réquisition de logements vacants (2,9 Millions selon Insee), et le maintien des hébergements d’hiver (qui ferment en fin trêve) ;
  • La Taxation des profits spéculatifs immobiliers et fonciers ;
  • La résorption des bidonvilles et habitats indignes .

Signataires : DAL44, inter-collectifs « personne à la rue », Union-Solidaires44, Unef44, Attac44, IndecosaCGT44, AFOC44, UDCGT44, F.Insoumise44, PCF44, LDH, G.BERNARD-C.MunicipalCOUËRON, Maison Accueil de Jour REZÉ, Collectif Sans Papiers Nantes (CSPN), CSF44, Collectif soutien migrants (CASE44), Bienveilleurs44, l’Autre Cantine, Carillon44, … liste en cours……

 

Voir également le communiqué commun du 22/03/19

Cycle Ciné-échange  » Parlons de Résistances  » – St Herblain

Communiqué de la section – Nantes le 5/03/19

Notre association est partenaire.du Cycle ciné-échange organisé par la Ville de St Herblain  « Parlons de résistances » du 12 mars au 21 mai 2019 . Nous assurerons une présence à chacune des séance, venez vous joindre aux ligueuses et ligueurs qui seront présents.

Le premier rendez- vous de ce festival est

Mardi 12 Mars avec le film « La Révolution silencieuse  » à 20h30
cinéma Lutetia ( 18 rue des calvaires à Saint Herblain  à 20h30 )

dont le synopsis est le suivant :
Allemagne de l’est, 1956. Kurt, Theo et Lena ont 18 ans et s’apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l’armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d’État. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.

Les prochaines dates sont les suivantes ;
L’envers de l’Histoire  – jeudi 25/04 20h30
Libre – mardi 21/05 20h30
Le vent dans les roseaux – 24/04 14h15 – film animation pour enfants

Appel à rassemblement par l’intercollectif « Personne à la rue » le 6/02/19 – 17h – 19h devant la préfecture

Communiqué que le collectif « Personne à la rue » – Nantes le 2/03/2019

« D’ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues »
Déclaration d’Emmanuel Macron le 27 juillet 2017 à Orléans
Et pourtant, …La situation humanitaire continue de se dégrader dans la métropole.
L’ÉTAT n’assume pas ses responsabilités

l’Hébergement d’Urgence (115) et les structures d’accueil sont saturées

L’inter collectif « PERSONNE A LA RUE ! »
regroupant associations, collectifs, l’intersyndicale44
appelle à un RASSEMBLEMENT avec collecte solidaire*
* : produits alimentaires non périssables (riz, conserves de poisson, de légumes…) + couvertures, duvets…

Le mercredi 6 mars de 17 à 19h devant la préfecture

Pour dénoncer la situation et exiger des pouvoirs publics Etat, Conseil départemental et Communes qu’ils/elles remplissent leurs obligations et rendent effectif pour toutes les personnes présentes dans le département le droit à :
– l’hébergement inconditionnel
– la subsistance par une alimentation suffisante
– l’accès aux soins
– l’accès à l’éducation et la formation pour tous les enfants.

Venez nous rejoindre !

Débat « Protéger le droit de contester pour construire la démocratie » – Jeudi 28/02/19 – 20h – Salle de l’Egalité

Communiqué de presse

Le 18 février 2019

La section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme (LdH) invite à débattre le jeudi 28 février sur le thème « Protéger le droit de contester pour construire la démocratie ».

Manifester publiquement est une des nombreuses formes d’expression de la citoyenneté, de la démocratie et de son apprentissage. Pouvoir contester collectivement ce que l’on estime injuste, est une liberté publique fondamentale.

Le gouvernement entraîne les forces de l’ordre dans une logique répressive, il veut faire adopter une loi qui remet en cause le droit de manifester. Ainsi, le droit fondamental d’être un opposant aux politiques mises en œuvre est dangereusement mis en question.

Les « corps intermédiaires » ne sont pas entendus. On ne tient pas compte des dialogues civils et sociaux.

Parce que la démocratie ne se réduit pas aux élections, parce que les débats contradictoires alimentent la démocratie dans une société complexe, la LdH dont le combat pour la garantie des libertés et des droits fondamentaux pour toutes et tous est permanent, vous invite à venir en parler…

Pratique : jeudi 28 février – 20h – Salle de l’Égalité, 6 boulevard Léon Jouhaux – Nantes – Tram L1 arrêt Égalité

GrandCelinien (G. A.) [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)]

Les Sorinières – Lettre ouverte à Madame la Maire

 

 

 

Nantes le 28 juin 2018

 

Madame la Maire des Sorinières

Vous avez appelé les habitants des Sorinières à se rassembler le jeudi 21 juin dernier devant la mairie pour exprimer leur mécontentement à la préfète sur les occupations de terrains par des caravanes de «gens du voyage » dans votre commune et réclamer l’aide de la police nationale afin de les évacuer.

Vous avez dit : « Plusieurs communes de Nantes Métropole ne respectent pas leurs obligations en matière d’aire d’accueil des gens, ce qui n’est pas notre cas… ». Pour autant, vous n’aviez nul besoin de solliciter vos administrés pour demander à ce que des solutions soient trouvées pour permettre un accueil des gens du voyage dans des conditions respectant la légalité. En effet, vous pouvez faire valoir votre point de vue dans le cadre des instances politiques locales auxquelles vous participez : la commune des Sorinières fait parte intégrante de Nantes Métropole qui a la responsabilité de la mise en œuvre de la politique d’accueil et d’habitat des gens du voyage sur son territoire, dans le cadre du Schéma Départemental pour l’accueil et l’habitat des gens du voyage (SDAHGV) dont la préfecture assure le pilotage.

En l’occurrence, le recours à un rassemblement organisé par vos soins, présenté comme moyen de pression, a surtout été l’occasion pour ceux qui ont répondu à votre appel d’exprimer leur rejet de la présence de « ces gens du voyage » dont on sait qu’ils sont régulièrement l’objet de racisme et victimes de discrimination. Votre responsabilité est de favoriser le vivre ensemble et l’égalité de tous devant la loi et non de flatter les tendances à penser que « ces gens-là » bénéficient de privilèges, ce qui est loin d’être le cas.

Ce rassemblement participe d’une tendance populiste à favoriser le rejet de l’autre au détriment d’une solution raisonnée et négociée des problèmes. Il est, à notre connaissance, une première de ce type organisé sur Nantes Métropole, voire sur le département et constitue pour nous un exemple à ne pas suivre.

Nous vous exhortons, Madame la Maire à renoncer à ce type de moyen de vous faire entendre, peu digne des valeurs que vous défendez.

Vous comprendrez qu’au regard de la portée de cette question, nous rendions publique cette lettre.

La présidente de la section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme

Stop au discours qui veut opposer les résidents de notre pays

Communiqué de la section Nantes et pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme, le 22 juin 2018

La loi de notre pays dit que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence » (art. L345-2-2 du code de l’action sociale et des familles). Au delà de la loi, il est un principe de droit : toute personne humaine a droit à un toit.

Or, dans un communiqué (Ouest France – Loire-Atlantique – 22 juin), le Rassemblement National (RN), nouveau nom du Front National, veut faire croire que le « financement [des hébergements] des migrants […] met en péril nos finances ». C’est faux comme le démontre encore une fois une étude publiée le 20 juin sur l’effet positif des migrations sur l’économie. Le discours du RN est destiné à diviser les résidents de notre pays. Ce discours mène à la haine de l’Autre.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) affirme qu’il appartient à l’État de rendre effectif pour toutes les personnes présentes dans notre pays le droit à un hébergement d’urgence digne, à l’alimentation, à la santé et à l’éducation.

La LDH appelle les citoyennes et les citoyens à agir pour l’égalité d’accès aux droits pour toutes et tous.