La Gazette Juillet 2019

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Cette gazette est la nôtre, nous les militants de la LDH, le poing levé et l’indignation continue,

L’obsession de la liberté de la justice et de la solidarité est notre ADN.

N’hésitez pas à nous envoyer vos coups de gueule pour notre tribune militante.

Pour ce cinquième numéro, nous laissons ce mois-ci la parole à Romuald qui vous parlera de la convergence des crises, économique, démocratique, écologique, on retrouvera les gilets jaunes et le RIC.

Au moment des congés et de la canicule la tribune remet la politique au centre du débat, voilà de quoi nous rafraîchir.

Notre prochain rendez-vous sera en septembre en attendant,

Bonne lecture !

L’équipe de rédaction

Avec l’aimable autorisation d’Allan Barte

SOMMAIRE
Tribune militante
Zoom sur les groupes de travail
Les communiqués de presse locaux
Les communiqués de presse nationaux

TRIBUNE MILITANTE

Alarme citoyenne ! Urgence écologique, démocratique et sociale :

Gilets Jaunes, un tournant ?

Romuald Guilbert

Photo Colin Schmitt @pexels

La LDH, depuis sa création voilà plus de 120 ans, défend le respect des droits de tous pour plus d’égalité, de liberté et de démocratie, et revendique pour cela une citoyenneté active et sociale.

Depuis plusieurs années, la LDH a fait le constat, comme d’autres, de crises superposées, à la fois sociale, économique, écologique et politique ; celle de la représentation politique et démocratique étant au carrefour de toutes les autres, car décisive.

Ces crises ne sont pas que des mots désincarnés ; derrière, ce sont des droits qui sont bafoués, des libertés qui sont rognées, des vies humaines qui sont broyées : de trop nombreux concitoyens vivent depuis trop longtemps une désespérance économique et sociale et, de ce fait, ont renoncé à exercer leurs droits civiques et politiques par dégoût, fatigue, sentiment d’impuissance… Cette alerte sociale de la progression de la pauvreté et de la précarité, commune depuis des années à beaucoup d’autres associations et syndicats, n’a toujours pas reçu l’écho politique nécessaire à sa résolution. De même, l’accueil des réfugiés ou des migrants fuyant la misère ou la guerre n’a pas vu de réponse à la hauteur des enjeux humanitaires et politiques. Ainsi, la litanie des problèmes concrets, ne trouvant pas de solutions dans le respect des droits inaliénables de chacun, accentue et approfondit la crise sociale et son pendant politique.

En 2008, la crise financière mondiale due aux spéculations sur les « subprimes » est restée une alerte sans lendemain sur les dangers des déséquilibres financiers nés de la répartition inégale des richesses. On a su mondialement sauver les banques et les capitaux privés en trouvant l’argent et en creusant les dettes publiques, mais au détriment des besoins et des droits des citoyens en instaurant, notamment en Europe, des politiques d’austérité et de nivellement des services publics pourtant nécessaires à l’égalité de traitement des citoyens. L’adage « les profits privatisés, les pertes socialisées » s’est encore une fois vu confirmé, voire validé. Peu de leçons ont été tirées, tout peut donc se répéter. Ainsi, les inégalités économiques se font de plus en plus criantes et, de fait, par son impuissance à les corriger, se creuse encore la défiance envers le politique.

Aujourd’hui, alors que les scientifiques du GIEC1 nous alertent depuis des années sur les risques majeurs du réchauffement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre, d’autres scientifiques (de l’IPBES2) réunis à Paris récemment sonnent l’alarme sur les dangers imminents d’une sorte de collapse écologique des espèces vivantes et de l’équilibre de l’écosystème planétaire : un million d’espèces menacées, soit un quart des espèces recensées !!!… De surcroît, depuis sa création, le GIEC n’a cessé de revoir à la hausse un réchauffement climatique toujours hors de contrôle malgré les promesses des gouvernements signataires lors des différentes COP3, ce qui risque d’accentuer les problèmes et d’en amener d’autres plus graves encore. L’inertie politique et son discrédit atteignent alors des sommets… d’incompréhension citoyenne.

Qu’en est-il alors de cette crise de la représentation politique au cœur de cette pluralité de crises ? Nous passerons sur les affres de certains hommes politiques ainsi que sur les promesses non-tenues de certains autres, qui font le lit de l’extrême-droite et la désespérance des citoyens, l’important étant ici de comprendre ce qui se trame derrière cette perte de confiance envers les élus et le système de représentation lui-même, l’abstention et la montée de l’extrême-droite en étant deux des aspects les plus visibles.

Ainsi, croire que nos concitoyens sont assez bêtes pour se jeter corps et âme dans les bras de l’extrême droite sans raison aucune serait déshonorer notre propre idée de la citoyenneté. Ce qui révolte en partie nos concitoyens, c’est l’impuissance des politiques à résoudre les problèmes ; verdict sans doute injuste, mais non sans raisons. Pour certains d’entre eux, l’idée d’un pouvoir fort serait la solution au problème de l’impuissance, et on ne peut leur en tenir rigueur : cette illusion logique est vieille comme le monde. Nonobstant, l’impuissance démocratique actuelle reste entière… De même pour le procès qui lui en est fait.

La démocratie dans sa forme représentative n’est pas une donnée immuable figée dans le marbre : de nombreuses constitutions ont jalonné l’histoire de notre République, nous le savons bien. Et cette histoire vient de loin : la démocratie directe, certes imparfaite, est née à Athènes, puis s’est renouvelée sous une forme représentative lors notamment de la révolution française et de la mise à bas de la féodalité. Cette représentation politique, elle aussi imparfaite, mais nécessaire du fait des conditions réelles de sa réalisation, est née consensuellement, et presque inconsciemment, en héritage du système féodal et du fonctionnement du Tiers état. Dans l’histoire, d’autres systèmes ont émergé, comme en Suisse, où les référendums sont réguliers et ne portent pas sur des sujets mineurs.

Aujourd’hui, les conditions ont changé… Printemps arabes, tendance au dégagisme partout dans le monde : le désir de participation de nos concitoyens au niveau mondial est le signe d’une volonté de reprendre en main son destin, de lutter contre les dérives et d’endiguer l’impuissance politique notamment face aux problèmes non résolus ou aux catastrophes annoncées. Ce dégagisme mondial, même par la mise en place de gouvernements nationalistes ou d’extrême droite, est l’expression de cette volonté et défiance populaires, n’en doutons-pas. La crise de confiance des citoyens dans la représentation démocratique est le signe que ce système est à bout de souffle et a trouvé ses limites, et qu’il faut donc réinventer ses formes et ses contours pour que ce système politique puisse se dépasser et survivre à autant de défis.

Et puis, en France, les Gilets jaunes sont apparus. D’abord pour refuser une nouvelle taxe dite écologique, ensuite et très vite, pour revendiquer plus de justice fiscale, sociale et politique, avec une revendication emblématique : le RIC4. C’est bien ce que les Gilets jaunes ont voulu porter avec le RIC : une résolution des problèmes posés par les dérives de la représentation pour enfin agir et ne plus subir, même si naïvement il n’y avait pas de conscience de l’hétérogénéité des intérêts des groupes sociaux… Et pourtant les sondages leur ont donné raison : ce qu’il était naïf de croire était vrai ! En effet, d’après l’ensemble des sondages, autour de 80 % des français sont favorables aux principales revendications des Gilets jaunes : RIC, retour de l’ISF, justice fiscale (« que les gros payent gros et que les petits payent petit »), justice sociale (augmentation des salaires entre autres) et demande de plus de démocratie, de participation sont presque unanimement approuvées par la population, mais ne trouvent pas de représentants pour les porter. Nous sommes dans la situation d’une chambre introuvable au sens où une volonté populaire ne trouve personne pour l’exprimer par les urnes. Paradoxe qui finit par signer la mort de la représentation elle-même du fait qu’elle ne permet plus l’expression véritable du démos.

Plus de deux siècles après l’édition Du contrat social, les Gilets jaunes nous dévoilent donc par leurs critiques radicales de notre système politique et par leurs revendications pour plus de justice et de démocratie, notamment celle du RIC, que, contre les tenants de la représentation politique, Jean-Jacques Rousseau avait bel et bien raison : « Le souverain, qui n’est qu’un être collectif, ne peut être représenté que par lui-même ; le pouvoir peut bien se transmettre, mais non pas la volonté. »5, car la volonté générale est doublement irreprésentable : en tant que volonté et en tant qu’elle est générale. « La Loi n’étant que la déclaration de la volonté générale, il est clair que dans la puissance législative le Peuple ne peut être représenté ; mais il peut et doit l’être dans la puissance exécutive, qui n’est que la force appliquée à la Loi. »6. Donc, Rousseau reconnaît la nécessité d’avoir des exécutants de la loi, mais non point des représentants pour faire la loi : « Toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi. »7. Le gouvernement est donc dépositaire du pouvoir public qu’il doit mettre au service de la volonté souveraine, tandis que l’acte par lequel le souverain oriente ces forces appartient irréductiblement au peuple lui-même, car toute tentative de représentation de la volonté générale voit son expression trahie pour servir seulement des intérêts particuliers8. Ce qui donne raison aux Gilets jaunes.

En effet, si on prend le résultat des dernières élections, le parti au pouvoir (LREM) a réuni autour de son programme environ 22 % des voix exprimées, ce qui équivaut seulement à 11 % des inscrits avec un taux d’abstentions proche de 50 %. Et si on tient compte de ceux qui ne sont pas inscrits (3 millions, mais aussi 6,5 millions de mal inscrits – source France-Info9), dont beaucoup de jeunes – et surtout les jeunes de moins de 18 ans qu’on oublie pour cause de minorité et qui représentent en France tout de même près de 20 % de la population -, au final, on en arrive donc à un taux d’environ 10,5 % de la population adulte totale, et d’environ 8,4 % de la population totale10Drôle de « majorité » politique !…

C’est donc bien une petite minorité politique qui impose ses choix et volontés au reste de la population sans aucunement tenir compte des oppositions et des corps intermédiaires de la société civile (associations, syndicats, corps politiques constitués11 et autres autorités administratives12…), alors que tous ces contre-pouvoirs ou institutions adjoints au pouvoir ont principalement pour fonction de modérer les effets du système représentatif pour que la minorité appelée majorité13 n’exerce pas un pouvoir sans partage, tyrannique, et ainsi compenser les défauts d’une représentation trop monolithique ou unilatérale dans l’exercice du pouvoir14. Il faut ici constater que tous ces moyens ne permettent plus cette compensation ou modération, et que la Constitution de la Ve République et les réformes mineures apportées depuis quelques années ne font que renforcer le pouvoir dans cette dérive inscrite dans le système représentatif lui-même.

De plus, la minorité devenue majorité par le biais des structures et règles du système électoral apparaît alors, par les effets de la Ve République, comme une simple courroie de transmission du président élu directement par le peuple et de son gouvernement nommé par lui, et l’on voit le pouvoir législatif perdre de sa légitimité et céder aux exigences du pouvoir exécutif alors incarné en un seul homme. C’est donc la confusion des pouvoirs où c’est le gouvernement en accord avec le président qui fait les propositions de loi. Cette non-séparation des pouvoirs de fait est ce que Montesquieu dénonçait comme corrupteur, amenant des abus de pouvoir et laissant place à l’arbitraire15. Il rejoint ici Rousseau en notant que cela induit un détournement du pouvoir au service d’intérêts particuliers. De plus, aujourd’hui, la dépendance du parquet (qui engage les poursuites) envers le pouvoir exécutif, et même si les juges semblent apparemment plus indépendants, amène au même résultat ; ce que nous avons pu constater dans la répression judiciaire envers les Gilets jaunes. La séparation des pouvoirs, garantie de démocratie, n’est alors plus qu’une fiction, un jeu de dupes.

De surcroît, cette minorité politique autour de 10 % s’oppose à près de 70-80 % de la population qui sont d’accord d’après les sondages (qui ont une marge d’erreur autour de 5%) sur le retour de l’ISF (75 %-85 %), le RIC (65 %-75 %) et bien d’autres revendications des Gilets jaunes qui vont dans le sens de plus de justice sociale et fiscale et de plus de démocratie. C’est donc bien un hold-up démocratique auquel nous assistons avec l’instrumentalisation électorale de l’opposition majoritaire à l’extrême-droite, seule majorité d’opinion qui est reconnue par ce pouvoir pour mieux la détourner, car certaines mesures, notamment contre les migrants ou la répression des mouvements sociaux, penchent plutôt vers la mise en place d’idées que l’extrême droite revendique depuis longtemps. C’est bien ce que le mouvement des Gilets jaunes a permis de révéler aux yeux de tous : notre démocratie n’a plus que l’apparence institutionnelle de la démocratie, et n’a plus que sa légalité constitutionnelle comme seule justification d’être telle qu’elle est.

Aujourd’hui, cela fait plus de six mois que les Gilets jaunes manifestent notamment tous les samedis pour exiger de pouvoir vivre et exister normalement, décemment et dignement à la fois comme êtres humains et citoyens à part entière, alors qu’ils subissent depuis le début une répression policière, judiciaire et politico-juridique (loi « anti-casseurs ») sans précédent dans une démocratie moderne…

Si jamais le mouvement des Gilets jaunes devait s’éteindre comme tant d’autres mouvements du peuple en action16 sans que des conséquences importantes en soient tirées, cela marquerait l’incapacité de la démocratie à se renouveler, se développer et donc à assumer le sens plein de ce qui la définit et la fonde. Et en montrant ainsi son incohérence et son inconsistance face aux exigences de la population, ce discrédit ne pourrait qu’ouvrir un boulevard non seulement aux idées anti-démocratiques de l’extrême droite en les légitimant de fait, mais aussi à la prise de pouvoir de celle-ci sans que l’on puisse lui opposer sa minorité (car toujours le cas dans un système représentatif) ou son manque de légitimité, car son opposé, le modèle démocratique aurait été invalidé comme idéaliste et donc irréalisable, et donc forcément impuissant.

Dès lors, de cette incapacité démocratique à imposer des changements pour le bien et l’intérêt de tous, et donc du maintien de fait des orientations politiques, ultra-libérales et mondiales qui amènent l’humanité dans le mur, se fera jour la perspective d’une fusion des crises à la fois sociale, économique, écologique et politique (avec son cortège de répressions et d’atteintes aux droits et aux libertés) dans un effondrement global où toutes auront leur mot à dire et où ce mot sera alors synonyme de la fin de la civilisation actuelle et de la possible extinction de l’espèce humaine ou presque, avec des millions, voire des milliards de victimes, et où la question des droits et des libertés deviendrait subsidiaire vis-à-vis du problème de la survie des survivants, un grand âge de la régression humaine avec son lot de fléaux sans aucun doute… De la guerre, peut-être aussi ; et de la guerre de tous contre tous, certainement.

Alertant sur les dangers inhérents à cette crise globale aux facettes multiples, notamment des profits que peut en tirer l’extrême droite, la LDH a maintes fois appelé à la mobilisation des citoyen-ne-s pour qu’ils puissent agir, peser et empêcher son approfondissement.

Maintenant, il s’agit de sonner l’alarme citoyenne pour refonder notre démocratie, et ainsi permettre l’action pour sauver la planète et l’humanité, et de s’en donner les moyens. C’est pourquoi la LDH, ou d’autres, se devraient d’appeler toutes les associations (y compris de fait comme les Gilets jaunes), syndicats, partis à organiser en commun des États généraux de la citoyenneté pour chercher tous ensemble des solutions à ces défis pour l’humanité toute entière et ainsi réconcilier ces deux combats « fin du mois, fin du monde ». Rien n’est évident, rien ne coule de source, mais c’est par notre mobilisation commune que nous pourrons commencer ensemble à dépasser nos limites et nos contradictions, et enfin à envisager un avenir durable et commun.

1 GIEC = Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (organe créé par l’ONU en 1988).

2 IPBES = Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (fondée en 2012 par différentes agences et programmes de l’ONU).

3 COP = « Conférence des parties » (« Conference of the Parties » en anglais) dans le cadre de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques) instaurée par la CNUED (Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement) en 1992.

4RIC ou Référendum d’Initiative Citoyenne = dispositif de démocratie directe qui permet à des citoyens réunissant un nombre de signatures fixé par la loi de saisir la population par référendum sans que soit nécessaire l’accord du Parlement ou du président de la République. Les Gilets jaunes souhaitent quatre modalités pour le RIC : pour voter une proposition de loi (référendum législatif) ; pour abroger une loi votée par le Parlement ou un traité (référendum abrogatoire) ; pour modifier la Constitution (référendum constitutionnel) ; et pour révoquer un élu (référendum révocatoire). Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_d%27initiative_citoyenne

5 Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), Du contrat social (1762), livre II, chapitre 1, p. 368, Œuvres complètes de Rousseau, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1959-1969.

6Idem, livre III, chapitre 15, p. 430.

7Ibidem. Pour lire le passage, voir le site : https://www.laculturegenerale.com/rousseau-representation-angleterre

8 Pour plus de précisions, voir La critique de la représentation politique chez Rousseau, Philippe Crignon, Les Études philosophiques, 2007/4 (n° 83), pages 481 à 497 – https://www.cairn.info/revue-les-etudes-philosophiques-2007-4-page-481.htm#no3. Et aussi : Gouverner selon la volonté générale : la souveraineté selon Rousseau et les théories de la raison d’État, Luc Foisneau, Les Études philosophiques, 2007/4 (n° 83), pages 463 à 479 – https://www.cairn.info/revue-les-etudes-philosophiques-2007-4-page-463.htm#

10 Soit 11 % des inscrits, moins les 3 millions de non-inscrits (4,6 % de la population), cela fait 11 x 0,954 = 10,5 % et moins les jeunes de moins de 18 ans (20 % de la population), 10,5 x 0,8 = 8,40 %.

11Corps constitués = En France, ce sont les corps établis par la Constitution ou les lois. Au niveau national, ils sont chargés des fonctions législatives ou gouvernementales supérieures, comme l’Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Conseil d’État, la Cour des comptes, le Conseil constitutionnel, la Banque centrale, …etc. Au niveau local, ce sont les autorités judiciaires, administratives, cantonales, départementales et municipales dans les différentes villes du territoire.

12Autorités administratives indépendantes (AAI) ou Autorités publiques indépendantes (API), dont le Défenseur des droits (DD) ou la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) (statut antérieur assimilé à une AAI); pour plus de précisions voir : https://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/administration/organisation/etat/aai/quelles-sont-differentes-autorites-administratives-independantes-aai.html

13 Toute l’escroquerie intellectuelle du système représentatif est résumé là, par cette inversion du sens des mots : nommer « majorité » ce qui ne l’est absolument pas, mais apparaît telle par des biais et jeux des règles du système électoral (type de scrutin, découpage électoral, nombre de tours, …etc).

14 Ce qui se rapproche du principe des « checks and balances » plus contraignant dans le système politique américain, voir : https://www.persee.fr/doc/rfsp_0035-2950_1994_num_44_2_394827

15« Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice. » et « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir. », Montesquieu (1689-1755), L’Esprit des Lois (1748). Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/De_l%27esprit_des_lois ou https://www.les-philosophes.fr/montesquieu/esprit-des-lois/philosophie/Page-6.html ; voir aussi : https://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/separation-pouvoirs.html ou https://fr.wikisource.org/wiki/La_S%C3%A9paration_des_pouvoirs

16 Je dis bien « peuple en action » en opposition aux parties inactives du peuple, car c’est bien ceux en action qui donnent sens à leurs actions, et eux seuls.

ZOOM SUR LES GROUPES DE TRAVAIL

Zoom sur les groupes de travail

Nos amis militants investis sur des thèmes particuliers – étrangers, libertés, discriminations, etc. – ont besoin de faire partager leurs expériences de terrain et d’être soutenus pour élargir leur réflexion politique. C’est au sein de « groupes de travail  » que nous vous proposons de réfléchir collectivement. 

  • Le groupe communication se réunit tous les mois pour préparer la Gazette, réfléchir à la circulation de l’information, en interne et en externe. Il est responsable du site internet et de la page fb de la section.

  • Depuis longtemps la section assure une permanence d’accès aux droits pour les étrangers le lundi après midi de 14h à 19h. C’est un travail très prenant pour 4 personnes, car il se prolonge toute la semaine par des rendez-vous et des préparations de dossiers. Il a paru indispensable d’épauler ce petit groupe par le groupe de travail droits des étrangers qui se réunit tous les deux ou trois mois et destiné à réflechir politiquement sur les différents problématiques que posent les migrations et l’accueil des migrants.

  • Le groupe éducation populaire et événements culturels (que nous avons présenté le mois dernier!) a pour objectifs de sensibiliser aux idées de la LDH par de nouvelles formes où l’émotionnel se conjugue avec le politique et de se tourner vers de nouveaux publics et notamment vers la jeunesse. Il se réunit chaque 3ème mercredi du mois.

  • La permanence d’accès aux droits accueille chaque 2ème et 4ème mercredi du mois, de 17h30 à 19h, les personnes confrontées à des difficultés dans l’exercice de leurs droits.

  • Le groupe de travail discriminations est en construction et ne s’est pour l’instant réuni qu’une seule fois. Son objectif est de recueillir des témoignages et de mener des actions de lutte contre les discriminations, en partenariat avec les associations de quartiers.

  • La section à été à l’initiative de la création d’un Observatoire Nantais des Libertés afin de veiller aux atteintes aux libertés consécutives d’abord à l’état d’urgence et aux multiples lois sécuritaires qui ont suivi les attentats. Un groupe de travail « Libertés » a été créé pour élargir la réflexion du petit cercle des militants directement impliqués dans l’action de l’Observatoire. Ce groupe de travail ne s’est réuni qu’une seule fois jusqu’à présent notament en raison de l’effort qu’a demandé la sortie du rapport « Exercice du maintien de l’ordre à Nantes et respect des droits ».

  • Le groupe Droits des femmes, genre et égalité organise des actions de sensibilisation, et notamment une marche en novembre contre les violences faites aux femmes, en lien avec les structures féministes.

  • Le groupe Environnement agit pour la justice environnementale, avec notamment les marches pour le climat et est en construction.

  • Le groupe qui lutte contre les idées d’extrême droite va peut-être fusionner avec le groupe Libertés.

LES COMMUNIQUES LOCAUX

Les communiqués de presse locaux

 

Appel : Participez à la Marche des fiertés Nantes 1er juin – 14h À lire ici

Rencontre des associations de Nantes – 16 juin 2019 – 10h-17h – Les Nefs

Rencontre-débat « Enquête sur la face cachée du frontisme municipal »Jeudi 27 juin 20h À lire ici

Appel à rassemblement en faveur de Louisa Hanoune – Consulat Algérie – Jeudi 20 juin 18h À lire ici

Conférence-Débat : « L’hôpital et la santé en péril !  » – Mardi 25 juin, 19h, salle de la Cigarière (La Manu, 3 Cour Jules Durand) A lire ici

Rassemblement devant Nantes Métropole vendredi 28 juin à partir de 8h. Urgence humanitaire 250 personnes en danger au gymnase Jeanne Bernard À lire ici

Invitation au Cercle de Silence Place Royale mardi 25 juin 18 h 30 – 19 h 30 – le dernier à Nantes ? À lire ici

Communiqué de l’ONL « Comment est-il possible qu’une dizaine de personnes tombe dans la Loire à la suite d’une intervention de la police ? » À lire ici

Expulsion d’un bidonville boulevard de Cormerais en pleine canicule À lire ici

Samedi 29 juin 14h30. Marche de soutien à la famille et aux proches de Steve Caniço À lire ici
 

LES COMMUNIQUES NATIONAUX

Les communiqués de presse nationaux

« Parodie de justice et condamnations à mort en Irak », communiqué LDH et FIDH A lire ici

« Le revenu minimum garanti doit rester un droit », Tribune collective publiée dans Le Monde le 4 juin À lire ici

Saint-Denis 2019, la LDH en congrès À lire ici

« Dans les changements sociétaux, penser l’avenir », retour sur le congrès LDH 2019, par Malik Salemkour À lire ici

Bulletin « Les droits de l’Homme en Chine » n°128 – Mai 2019 À lire ici

« Disparu depuis 10 ans, Saïd Bouziri, militant des droits de l’Homme, ses combats sont toujours d’actualité ! » À lire ici

La LDH dans la presse du 31 mai au 6 juin 2019 À lire ici

La LDH dans la presse du 7 au 13 juin 2019 À lire ici

« Antisémitisme : ne votez pas la résolution de Sylvain Maillard », lettre-pétition aux députés signée par plusieurs membres de la LDH À lire ici

« Droit d’asile : Une justice à l’abri des regards ? », communiqué de la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), dont la LDH est membre À lire ici

« Urgence pour l’hôpital et pour un accès effectif à des soins de qualité, partout et pour tous ! », communiqué LDH À lire ici

« Définition de l’antisémitisme de l’IHRA : attention, danger ! », lettre ouverte de Malik Salemkour, président de la LDH, adressée aux députés suite à la proposition de résolution Sylvain Maillard À lire ici

Rapports sur les événements survenus à Bure et sur leur traitement judiciaire À lire ici

2018, rapport d’activité du service juridique À lire ici

2018, rapport annuel À lire ici

« Revenu Universel d’Activité : attention danger ! » tribune collective publiée sur Mediapart le 20 juin À lire ici

Aéroports de Paris : la LDH appelle à se saisir du référendum d’initiative partagée A lire ici

« Violences sur les détenus : brisons le silence » tribune collective publiée dans Libération le 23 juin À lire ici

« Usage de drogues : ne punissez pas, soutenez l’accès aux droits ! » tribune collective publiée dans Ouest France le 26 juin À lire ici

« Monsieur Castaner, votre politique d’enfermement en rétention a franchi la ligne rouge », lettre ouverte de plusieurs associations, dont la LDH, au Ministre de l’Intérieur À lire ici

« En finir avec les situations inhumaines d’errance et de campements en France », manifeste national des associations et des collectifs citoyens, dont la LDH est signataire À lire ici

« Le programme stratégique européen est loin de répondre aux enjeux sociétaux : l’urgence d’une Europe qui soit pour toutes et tous », lettre ouverte du Forum civique européen, dont la LDH est membre, aux députés européens À lire ici

Appel urgent à manifester face au terrorisme, solidarité avec le peuple tunisien À lire ici

« France-Rwanda, 1994 : En pleines commémorations de Bisesero, les juges d’instruction cèdent la place aux historiens », communiqué commun LDH, FIDH et Survie À lire ici

« L’État viole la loi et les principes d’humanité liés à l’asile », communiqué commun LDH et SAF À lire ici