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En 1898, des citoyens, révoltés par l’injustice dont était victime le Capitaine Dreyfus, décidaient de créer la Ligue française pour la défense des droits de l’Homme et du citoyen. Ils s’engageaient alors à porter aide et assistance « à toute personne dont la liberté serait menacée ou dont le droit serait violé ». Cet engagement est toujours le nôtre. C’est avec la même exigence d’une lutte contre « toutes les formes d’intolérance et d’arbitraire » que nous voulons construire le mouvement civique de demain.

Nous sommes à votre écoute au 02.51.86.22.39. Laissez-nous un message, nous écoutons régulièrement notre répondeur. Vous pouvez également nous envoyer un courriel à nantes@ldh-france.org

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Appel à participer à la mobilisation des lycéen.es et des étudiant.es Mardi 6 octobre 10h Miroir d’eau

La LDH appelle à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le 6 octobre

Ci-dessous, communiqué commun national

Rendez-vous à Nantes à 10h au miroir d’eau

Rendez-vous LDH arrêt tram Duchesse Anne

Stop à la répression des jeunes : l’école n’est pas un champ de bataille

Communiqué commun appelant à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France et notamment à 14h, place de la République, à Paris.

La société civile agit en protection des mouvements de la jeunesse

La répression policière qui s’abat sur les lycées a franchi un seuil critique.

Nous sommes toutes et tous choqués d’une telle répression qui brise des vies : un lycéen a eu la mâchoire fracturée à Saint-Ouen-l’Aumône par un tir tendu au lance grenade ; un autre a perdu un œil à Tours sous l’impact d’un tir de LBD. Leur crime ? Avoir demandé, avec leurs camarades, des conditions décentes d’éducation. Nous ne pouvons attendre que d’autres jeunes soient mutilés pour agir.

Les témoignages se multiplient : de mineur-e-s, parfois très jeunes, matraqués et gazés, d’exactions brutales commises par les forces de l’ordre à leur encontre. Nous assistons, révoltés, à des scènes d’une violence inouïe : l’État déploie des armes de guerre contre des mineur-e-s, des équipements prétendument « sublétaux » mais qui fracassent, éborgnent et mutilent à vie. Le gouvernement organise des arrestations d’une ampleur inédite : en moins d’une semaine, 5 000 interpellations dont 2 000 pour la seule journée de jeudi 1er octobre 2026.

C’est une négation pure et simple du droit fondamental de la jeunesse à la liberté d’expression, à protester et à s’organiser à cette fin, et ce alors qu’elle le fait pour demander des conditions dignes pour apprendre et disposer d’un avenir. Lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent pouvoir se mobiliser et manifester sans craindre pour leur sécurité.

En appliquant des doctrines délétères exposées dans son « Guide opérationnel des violences urbaines » (Govu), le gouvernement fait le choix grave d’assimiler les jeunes à des ennemis intérieurs à neutraliser par des armes de guerre. Et on ne peut réduire un mouvement social à ses débordements.

Loin d’assurer l’apaisement, la logique répressive participe à l’augmentation des tensions et transforme les abords des établissements scolaires en zones d’affrontement, ce qui met aussi en danger le personnel éducatif.

Le droit de s’exprimer et de se réunir convoque des libertés fondamentales garanties par notre Constitution, par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’Onu. Il nous incombe de les défendre et de nous opposer à cet usage disproportionné et arbitraire de la force.

Nous, signataires, sommes du côté de la mobilisation légitime de la jeunesse de notre pays pour son avenir, et non de celui des LBD, des grenades, des matraques et des arrestations de masse.

Nous exigeons de l’Assemblée nationale et du gouvernement :

  • la mise en place prioritaire d’un dialogue avec les jeunes mobilisés ;
  • le traitement systématique des enfants pour ce qu’ils sont, des personnes à protéger comme le stipule la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) ;
  • l’application d’une politique de désescalade des tensions ;
  • l’abolition définitive des pratiques de maintien de l’ordre liberticides, matérialisées notamment par l’instruction ministérielle sur les violences urbaines (le Govu qui doit être abrogé) : le retrait immédiat des unités de la BAC et de toutes celles non formées à la gestion des rassemblements, des brigades équestres et des unités cynophiles ; l’interdiction stricte de l’usage des armes de guerre sur les manifestations, du gaz lacrymogène de façon indifférenciée, ainsi que l’arrêt des interpellations massives et de la criminalisation de la jeunesse ;
  • une réelle prise en compte de la parole des jeunes par la recherche de la démocratie éducative pour construire les politiques publiques.

L’État doit recréer de toute urgence les conditions permettant la libre expression civique des jeunes, ce d’autant plus que leur revendication d’un service public d’égale qualité pour toutes et tous est totalement légitime et nous la soutenons.

Aucun jeune ne doit risquer son intégrité physique ou sa liberté lorsqu’il fait entendre sa voix.

Stoppons l’escalade. Protégeons la jeunesse.

Nos organisations vont saisir le Défenseur des droits et les Rapporteurs spéciaux de l’Onu des violences commises par les forces de l’ordre et des ordres donnés.

Elles prient instamment le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) de bien vouloir contrôler les dossiers des gardes à vue et les conditions de traitement des personnes, comme ce fut le cas en 2023 lors des manifestations « retraite ».

Elles organisent ou soutiennent les mobilisations des lycéen-ne-s et étudiant-e-s.

Signataires : CGT (Confédération générale du travail), Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humais), SNPES-PJJ/FSU (Syndicat national des personnels de l’Education et du Social), Union étudiante, Union syndicale lycéenne (USL), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union syndicale Solidaires

Appel à manifester : Défendre les services publics, pour la démocratie et l’état de droit – mardi 29 oct. – 10h – Miroir d’eau – Nantes

La section de Nantes et du pays nantais appelle à manifester ce mardi 29 septembre aux côtés des organisations syndicales.

A Nantes, manifestation 10h au Miroir d’Eau – Rendez-vous LDH : tram arrêt Duchesse Anne.

Ci-dessous, le communiqué national LDH :

Défendre les services publics, pour la démocratie et l’état de droit

Communiqué LDH

Garant de cohésion au sein de la société, le service public a pour objet d’assurer l’égal accès de toutes et tous aux droits fondamentaux, aux aides et aux services essentiels. Il est indispensable à notre démocratie et au bon fonctionnement de notre État de droit.

L’affaiblissement systématique des composantes du service public, à l’œuvre depuis les années 2010, semble actuellement atteindre de nouveaux sommets. Avant tout orchestré par une baisse de moyens, le non-accès aux services publics accentue la précarisation de la population (en milieu rural, dans les territoires péri-urbains et même urbains de plus en plus fréquemment) avec aussi davantage d’insécurités en matière de protections sociales.

Les conséquences néfastes sont nombreuses tant du point de vue médical, social, économique, judiciaire et écologique. Les prises en charge de plus en plus déficientes nourrissent les discours anti-fonctionnaires et ont pour effet de démultiplier les agressions envers les agents de l’État puis de légitimer la casse des services publics jugés inefficaces.

Or, pour répondre aux besoins d’intérêt général et individuel, le bon fonctionnement des services publics est primordial. Il est la garantie de l’effectivité d’un égal accès aux droits pour toutes et tous, en particulier économiques, sociaux et culturels. Il permet ainsi, parmi d’autres, une prise en charge médicale efficace, partout, l’accès à une justice indépendante dans des délais raisonnables, la bonne application du droit du travail via l’inspection du travail, une aide à la recherche d’un emploi, un accès à l’éducation dans des écoles et universités publiques de qualité, des déplacements sécurisés par le rail, la bonne gestion des eaux et forêts, l’élaboration par la recherche publique de solutions innovantes face aux défis actuels.

De plus, l’accès à des agents est d’autant plus primordial que la fracture numérique pénalise un grand nombre de personnes et que les plateformes, souvent mal conçues, ne permettent pas de répondre aux situations particulières.

Les principes fondateurs de la fonction publique doivent permettre de résister à un pouvoir qui voudrait mettre en œuvre une politique contraire à l’égalité en droits.

L’article L. 121-10 du Code général de la fonction publique dispose ainsi que l’agent public doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, « sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ».

Ce principe apparaît dans le premier statut des fonctionnaires de 1946 et fonde le cadre légal d’un « devoir de désobéissance » né de la victoire face aux fascismes. L’une des règles fondamentales du service public est de respecter l’égalité entre les usagers, ce qui implique la neutralité des fonctionnaires.

Le rôle des fonctionnaires est de garantir la continuité du service public, et de pourvoir de façon adaptée aux besoins de la population. Le cadre qui s’applique à elles et eux est à la fois statutaire et déontologique, fondé sur les principes républicains, sur la Constitution et tourné vers le seul service de l’intérêt public, au-delà de tout intérêt particulier.

Remplacer des agents publics par des personnes soumises à des contrats précaires ou instables qui ne s’inscrivent pas dans ce statut spécifique n’est pas juste indigne, c’est dangereux pour la démocratie.

La LDH apporte son soutien aux organisations syndicales de la fonction publique qui appellent à une action de grande ampleur ce mardi 29 septembre et alerte sur la nécessité de stopper la marche en avant mortifère des politiques menées depuis plusieurs années dont on ne cesse de mesurer les effets catastrophiques.

Paris, le 28 septembre 2026

Télécharger le communiqué en PDF

Appel à la marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale Samedi 26 septembre 14h, miroir d’eau

La LDH appelle à se mobiliser nationalement et localement le 26 septembre pour l’action et la justice climatiques, contre l’extrême droite. 

Voici ci-après le texte du communiqué de la LDH.
À Nantes, nous appelons à rejoindre La marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale
Samedi 26 septembre, à 14h au miroir d’eau
Nous espérons vous y voir nombreux.

Communiqué LDH et appel à rassemblement partout en France

L’été 2026, le plus chaud jamais observé, a mis en évidence les conséquences terribles du dérèglement climatique : canicules, incendies, sécheresse et plus largement hausse tendancielle de la température détruisent des vies, broient des existences, engendrent de la souffrance. L’inaction climatique porte gravement atteinte à de nombreux droits humains. Tout comme les politiques délétères pour la biodiversité et favorables aux pollutions chimiques, elle doit cesser, à rebours de la tendance mortifère constatée à l’échelle nationale et européenne.

Après le rassemblement du 15 septembre 2026 à Paris auquel elle s’associe pleinement, la LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains) appelle à manifester le 26 septembre 2026 dans toute la France, dans le cadre d’une convergence de mobilisations : pour que les pouvoirs publics répondent à l’urgence d’une politique ambitieuse contre les changements climatiques, leurs racines et leurs conséquences ; pour une protection des populations renforcée, qui prenne pleinement en compte les inégalités d’exposition et de vulnérabilité face aux risques pour la santé et la sécurité ; pour un accompagnement des sinistré-e-s.

Mener une politique à la hauteur de l’urgence climatique, c’est mobiliser les moyens suffisants à toutes les échelles de l’action publique et dans tous les territoires, d’Outre-mer comme de l’hexagone. C’est aussi cesser la répression contre les défenseure-e-s de l’environnement, mettre fin aux attaques dont font l’objet les acteurs associatifs, garantir l’effectivité de la démocratie environnementale.

Action climatique et État de droit sont étroitement liés. L’extrême droite lutte brutalement contre l’une et l’autre. Les tentatives grossières de dissimulation de sa responsabilité, à la veille d’échéances électorales, ne doivent pas prospérer : l’extrême droite incarne le déni des changements climatiques ; elle s’attaque de longue date avec violence à celles et ceux qui les documentent et les combattent ; elle vote en faveur du désastre et des inégalités croissantes dont il est synonyme.

Journée internationale pour la Paix. Rassemblement lundi 21 septembre – 18h – Monument des 50 Otages – Nantes

Pour une paix juste et durable partout dans le monde

À l’occasion de la Journée internationale pour la Paix, un rassemblement a lieu ce lundi 21 septembre à 18 heures devant le monument des 50 Otages à Nantes, sur une initiative de l’UD CGT 44, avec le choix symbolique d’un arbre de la Paix près du monument et l’installation d’un panneau.
La section de Nantes et du pays nantais de la LDH appelle à se joindre à ce rassemblement.

Nous assistons en de nombreux endroits de la planète à une montée des replis nationalistes et des agressions impérialistes. Nous constatons une multiplication des conflits armés dans le monde.

Hors les cas de légitime défense nécessaire et proportionnée, l’attaque d’un pays souverain sans mandat de l’ONU est d’abord, quels qu’en soient les motifs et justifications exposés, une violation du droit international, de la souveraineté des États et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La LDH demande partout dans le monde le cessez-le-feu sous l’égide des Nations-Unies avec le retrait des troupes d’occupation et le respect des frontières internationalement reconnues ; elle exprime sa solidarité avec la résistance des peuples face aux agressions.

Nous rappelons qu’aucune démocratie ne peut résulter d’une attaque militaire. Tout le monde sait ce qu’il en a été en Libye ou en Irak. La LDH en appelle à l’internationalisme et à la solidarité entre les peuples.

Il nous revient d’agir pour que les acteurs gouvernementaux, institutionnels et de la société civile, aux niveaux européen et international, fassent entendre leurs voix pour le respect de la souveraineté de tous les États, le respect du droit international et de la Charte des Nations unies.

Nous demandons parallèlement l’élimination de l’arme nucléaire. La France doit respecter ses engagements au titre du Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires en participant, a minima comme État observateur, à la conférence d’examen du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires prévue en novembre prochain.

Manifestation samedi 19 septembre 2026, 15h sur le site du projet de CRA à Nantes

Bonjour,

Depuis le 7 septembre, la Préfecture de Loire-Atlantique à abattu des centaines d’arbres sur le site du projet de Centre de Rétention Administrative à Nantes alors que nous sortons de l’été le plus chaud jamais connu.

L’État passe outre les avis défavorables de la Commission locale de l’eau (CLE), de la Ville de Nantes, du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) ainsi que des deux consultations publiques qu’il a lui-même ouvertes !

Et alors même que des recours juridiques sont en cours !

La coordination COLERE Nantes, dont notre association est partie prenante, appelle à manifester nombreux et nombreuses contre la construction de ce projet raciste, indigne, inutile, coûteux et destructeur.

Prochain rendez-vous samedi 19 septembre à 15h au Champ de Manœuvre, à Nantes, sur le site du projet.

Appel à rassemblement : Non au « permis de tuer » pour la police, 20 septembre 17 Préfecture

La LDH appelle à se mobiliser nationalement et localement contre le projet de loi instaurant une présomption de légalité d’usage des armes pour la police.

Voici ci-après le texte de l’appel et le lien vous permettant d’en savoir plus sur le site de la LDH : https://www.ldh-france.org/la-proposition-de-loi-sur-la-presomption-de-legitime-defense-pour-les-forces-de-lordre-ne-doit-pas-passer/–
À Nantes, nous nous rassemblerons à l’appel de plus de trente organisations locales, associations, syndicats, partis politiques, dimanche 20 septembre à 17h devant la Préfecture. Nous espérons vous y voir nombreux.

Non au « permis de tuer » pour la police

Non à la présomption de légalité de l’usage des armes

Appel à rassemblement le dimanche 20 septembre 2026, Nantes 17h devant la Préfecture

Plus de 730 000 personnes ont signé la pétition contre la proposition de loi (PPl) instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme. Sept cent trente mille citoyennes et citoyens ont dit non. Ce désaveu ne s’effacera pas.

Pourtant, alors que cette pétition avait largement dépassé le cap permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale, elle a été clôturée sans qu’aucune discussion n’ait lieu. Refuser d’entendre 730 000 citoyennes et citoyens n’est pas une maladresse institutionnelle. C’est un choix politique.

Mais ce refus produit l’effet inverse de celui recherché. Quand les institutions refusent le débat, c’est le pays qui s’en empare. Car cette mobilisation dépasse largement cette seule proposition de loi : elle révèle que deux seuils viennent d’être franchis. Le premier est celui du pouvoir.

Depuis plusieurs années, l’État de droit recule par étapes. Cette PPL ne constitue pas une réforme sécuritaire de plus. Elle marque une rupture. Lorsqu’un usage létal de la force bénéficie d’une présomption favorable avant même que les faits aient été établis, ce n’est plus seulement une règle de procédure qui change : c’est la place du droit face au recours à la force par l’État qui est redéfinie.

Les indices de cette rupture sont nombreux. La « présomption de légitime défense » est devenue une « présomption d’usage légitime de l’arme ». Son champ a été élargi par amendement gouvernemental, en commission, loin du regard du public. Aucun avis du Conseil d’État, avec un débat réduit au minimum.

Ce n’est plus seulement une manière de faire la loi. C’est une manière de transformer progressivement les institutions. Une démocratie ne se définit pas par la volonté de gouverner par la force, mais par la volonté de soumettre la force au droit et de contrôler son usage. Ici, le mouvement est inverse : les garanties diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, le contrôle judiciaire est affaibli. Les pratiques autoritaires ne commencent pas lorsque le droit disparaît. Elles commencent lorsque le droit cesse de limiter le recours à la force de l’État et commence à l’organiser. C’est exactement ce que ce texte propose.

Depuis l’entrée en vigueur de l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure en 2017, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués lors de tirs policiers à l’occasion de refus d’obtempérer. La France constitue déjà une exception européenne. Aucun bilan n’a pourtant été dressé, aucune remise en question engagée. Au contraire, cette proposition de loi choisit d’aller plus loin encore. Mais un second seuil vient lui aussi d’être franchi. Celui du seuil de tolérance de la société à l’égard de cette violence.

Cette pétition n’était pas un aboutissement. Elle était un point de départ. Familles de victimes, associations, syndicats, ONG, juristes, magistrats, universitaires, artistes, citoyens : une même conviction les rassemble désormais, aucune démocratie ne peut accepter que l’usage de la force létale échappe progressivement au contrôle du droit. Le mouvement ne s’arrête donc pas avec cette pétition. Il commence.

Une pétition mesure une indignation. Une marche construit un rapport de force. Nos organisations appellent à une grande marche nationale contre le « permis de tuer », le dimanche 20 septembre 2026.

Le pouvoir a franchi un seuil. La société aussi. L’un cherche à inscrire l’exception dans la loi. L’autre refuse qu’elle devienne la norme. Le 20 septembre, le débat qu’ils ont refusé à l’Assemblée aura lieu dans la rue.

Signataires (liste ouverte) :

Associations : AFPS 44, Alternatiba 44, Amnesty International Nantes, ATTAC 44, l’Autre cantine, Comité de Nantes du mouvement de la Paix, Jeunes Des Dervallières, Ligue des droits de l’homme LDH, Ligue de l’enseignement FAL 44, MNLE PDL Naturellement, MRAP Nantes, Planning familial 44, Watizat, Collectif prison 44, GIGNV, Romeurope Nantes ; 
Syndicats : FSU44, Solidaires 44, Syndicat des avocats de France SAF, UL CGT Nantes, Union Syndicale de Psychiatrie ; 
Partis politiques : APRES 44, Écologistes 44, LFI 44, Génération.s 44, Jeunes Communistes, Jeunes Insoumis, Jeunes Socialistes , PCF 44, POI 44, Parti Socialiste 44, UCL Nantes

Communiqué de presse : Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Saint-Nazaire, Nantes, Châteaubriant, le 9 septembre 2026

Communiqué de presse commun

Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Le responsable départemental du Rassemblement National (RN) en Loire-Atlantique, vient de déposer un recours devant le Tribunal administratif de Nantes pour faire annuler une délibération du Conseil départemental accordant, en 2025, une subvention de 50 000 € à l’association SOS Méditerranée accusée « de promouvoir l’immigration clandestine ».

Il avait déjà attaqué une délibération semblable de la ville de Saint-Nazaire par le passé.

En s’opposant au financement public de cette association, le RN montre son obsession face à l’action d’ONG humanitaires qui sauvent des vies humaines. Il expose ainsi, une nouvelle fois, sa véritable nature : un parti marqué, depuis ses origines et toujours aujourd’hui, par la xénophobie et le racisme.

Faut-il rappeler que plus de 35 300 morts et disparus en mer Méditerranée ont été officiellement recensés depuis 2014 ?

Faut-il rappeler que 1270 personnes ont disparu en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026 selon l’ Organisation internationale pour les migrations(OIM) ?

Pour le RN et les responsables de l’extrême droite, les personnes qui se noient en tentant désespérément de venir en Europe sont sans doute « un détail de l’histoire ».

Face à la haine et à la calomnie déversées par le RN, nos organisations tiennent à saluer, l’action humanitaire essentielle et le travail courageux accompli par SOS Méditerranée qui, en dix ans d’opérations en mer, a secouru 43 194 personnes…

Face aux menaces de l’extrême droite, le Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien, le Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites, le Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant confirment leurs mobilisation et détermination à combattre le RN, parti issu de mouvements politiques et idéologiques antisémites et racistes.

Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien constitué à ce jour des syndicats et associations suivants :

Amnesty International, Association environnementale dongeoise (AEDZRP), Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne (ATTAC), Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Collectif des Brévinois Attentifs et Solidaires (CBAS), Fédération des amicales laïques 44 (FAL 44), Fédération syndicale unitaire (FSU), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Oxfam France, Union syndicale Solidaires, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA)

Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites avec à ce jour :

Alternatiba Nantes, Association France Palestine Solidarité, Attac 44, Ciné Femmes, Collectif de soutien aux exilés 44, Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération Française Démocratique du Travail 44, Confédération Générale du Travail 44, Fédération Syndicale Unitaire 44, GIGNV, Greenpeace, Le Cinématographe, Ligue de l’enseignement-Fédération des Amicales Laïques 44, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement-pdl naturellement, Pacte du Pouvoir de Vivre Nantais, Syndicat des Avocats de France, Union syndicale Solidaires 44 et des citoyens et citoyennes

Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant

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Contact : collectif-ciaed@proton.me 

Soirée-débat « Pour l’école publique laïque ! » – mardi 15 septembre 2026 à 18h15 – salle F de la Maison des Syndicats (ex-gare de l’État) à Nantes

Soirée-débat « Pour l’école publique »
Mardi 15 septembre 2026 à 18h15 

Salle F de la Maison des Syndicats (ex-gare de l’État)
8 Pl. de la Gare de l’État, 44200 Nantes
Arrêt de bus – Prairie au Duc

Palestine : Appel à rassemblement à Nantes mercredi 5 août à 17h30 au niveau de l’Hôtel Dieu

La Section Nantes-Pays nantais de la LDH relaie l’appel de la plateforme 44 des ONG pour la Palestine dont nous sommes partie prenante :

Rassemblement mercredi 5 Août à Nantes à 17h30

Au niveau de l’entrée principale de l’Hôtel-Dieu et de l’arrêt des trams 2 et 3 « Hôtel-Dieu »

Halte aux massacres qui continuent en Palestine !

Auto-détermination du peuple palestinien !

Sanctions contre Israël !

Venez nombreux !

Rassemblement soutien au peuple palestinien mercredi 22 juillet 17h30 à Nantes

La Section Nantes-Pays nantais de la LDH relaie l’appel de la plateforme 44 des ONG pour la Palestine dont nous sommes partie prenante :

Rassemblement 22 juillet à Nantes
17h30-19h00
Arrêt du Tram 2 – Vincent Gâche

Halte aux massacres qui continuent en Palestine !

Auto détermination du peuple palestinien !

Sanctions contre Israël !

Venez nombreuses et nombreux !

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