Pour une vraie politique publique de protection des enfants : rassemblement samedi 4 juillet 15h au miroir d’eau à Nantes

La section invite au rassemblement à l’appel des syndicats et associations féministes le samedi 4 juillet au Miroir d’eau à 15h pour alerter sur l’urgence à porter une politique pénale de protection de l’enfance et spécifiquement sur les questions de violences sexuelles, une politique pénale mais aussi éducative à la hauteur des enjeux sociétaux.

Le communiqué national de la LDH : https://www.ldh-france.org/pour-une-vraie-politique-publique-de-protection-des-enfants-et-de-toutes-les-victimes-dinfractions-sexuelles/

Chronique LDH d’avril sur Jet-FM : les droits des femmes

Lors de la semaine contre les discriminations, la LDH a mis l’accent sur les droits des femmes, en dénonçant la persistance des violences et des inégalités qui les touchent encore aujourd’hui en 2026, soit plus de 80 ans après que les femmes aient conquis le droit de vote. Cette chronique sera l’occasion de parler de ses actions avec le groupe de travail « Femmes » au sein de la section. Nous reviendrons également sur les dangers qui parsèment notre société dans un contexte électoral où les idées qui prônent l’inégalité en manifestant un antiféminisme décomplexé gagnent du terrain.

Bonne écoute !

Événements journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Bonjour

A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes en solidarité avec les femmes du monde entier – 8 mars – voici l’Appel commun dont la LDH est signataire :

La section de Nantes vous invitent aux événements suivants organisés dans Nantes ;

le 7 mars :

– 14 heures : Rassemblement rue de la Marne à l’appel du collectif « Intersyndicale Féministe CGT-FSU- Solidarité » (départ en manif à 15h30). Rendez-vous au coin des Galeries Lafayette

– 18 heures : maison de Quartier des Haubans (Malakoff)

« Histoire d’un secret de Polichinelle » la LDH invite Jeanne Aymard pour cette conférence Gesticulée -entrée libre- participation au chapeau.

le 8 mars :

-11 heures : rassemblement Place Bretagne à l’appel du collectif FURI (Féministes Unies pour une Riposte Intersectionnelle)

départ en manif à 14 heures. Rendez-vous est donné aux militants LDH devant le magasin Intersport;

à bientôt

La LDH et le GT Droits des Femmes

Invitation Conférence gesticulée « Histoire d’un secret de Polichinelle » – samedi 7 mars, 18h – Maison des Haubans – 1bis Bd de Berlin

La section LDH Nantes et pays nantais vous invite à :

Liens vers événement : 

https://www.facebook.com/share/1b9SQFXoQj

https://site.ldh-france.org/nantes/event/conference-gesticulee-sur-lacces-a-lavortement/

Le 7 mars 2026 à la Maison de Quartier des Haubans à 18h dans le cadre des SECD (Semaines d’Éducation Contre le racisme & toutes les formes de Discriminations) la LDH Nantes invite Jeanne Aymard pour « Histoire d’un secret de Polichinelle« .

C’est une conférence gesticulée qui lève avec joie le tabou de l’avortement : « Tout ce que vous pensiez ne pas vouloir savoir mais que vous serez ravi-es d’avoir appris ! »

Une conférence gesticulée est une prise de parole publique qui porte nécessairement une dimension politique. C’est un acte d’éducation populaire. C’est le fruit d’un tressage entre des savoirs chauds (expérience personnelle) et des savoirs froids (références théoriques).

Mi-janvier 1975, la loi Veil dépénalise l’avortement. Le 8 mars 2024, la France devient le premier pays au monde à reconnaître dans sa Constitution la liberté de recourir à l’avortement. Entre ces deux dates : quelles évolutions ?

Recourir à l’avortement : comment les femmes d’hier et d’aujourd’hui sont-elles impactées par cette prise de décision ? Au nom de quels enjeux politiques les femmes sont-elles maintenues dans la culpabilité, la honte, la solitude et le silence ?

Nantes 18h30 place Delorme Mardi 25 novembre 2025 contre le patriarcat : ni oubli, ni silence, marchons contre les violences !

Le 25 novembre, Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, à Nantes nous vous invitons à  rejoindre l’appel de l’Intersyndicale Femmes de Nantes et à nous rassembler mardi à 18h30 place Delorme pour une prise de parole et des chants suivis d’une manifestation collective. 

Vous trouverez ci-dessous le lien vers le communiqué de la LDH Nationale « 25 novembre 2025 contre le patriarcat : ni oubli, ni silence, marchons contre les violences ! »

ainsi que des visuels à imprimer si vous le souhaitez 

https://partage.ldh-france.org/s/6aZGS8zC7sSj8AA

En espérant vous voir nombreuses et nombreux.

Appel à rejoindre le rassemblement du 27 septembre pour le droit à l’IVG, 14h30 Place royale à Nantes

Nous défendons toujours le droit à l’avortement partout dans le monde

Dans le cadre de l’appel national du 28 septembre, à Nantes, la section de Nantes et du pays nantais de la LDH appelle à rejoindre le rassemblement 

samedi 27 septembre à 14h30 Place Royale,

organisé par le Planning familial, CGT, FSU et Solidaires

L’appel national : https://www.ldh-france.org/le-28-septembre-2025-nous-defendons-toujours-le-droit-a-lavortement-partout-dans-le-monde/

Le samedi 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes – manifestation 15h place Graslin Nantes

La LDH appelle nationalement à manifester à l’occasion du 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes : https://urlr.me/GWrxKt

À Nantes, nous relayons l’appel de l’intersyndicale femmes 44 repris ci-dessous et ici en pdf et appelons à manifester ce samedi 8 mars.

Rendez-vous à 15h place Graslin à Nantes.

8 mars, journée internationale des droits des femmes

Nous voulons enfin des actes !

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité dans nos entreprises et administrations.

L’égalité professionnelle s’inscrit dans un projet de société et nécessite une volonté à la fois politique et budgétaire. Les législations successives et la mise en place de l’index égalité pour tenter de corriger les écarts ne suffisent pas.

Ce constat que nous posons, année après année est largement admis et pourtant il n’y a aucune réelle volonté du patronat et des gouvernements successifs pour appliquer et faire appliquer la Loi et aboutir à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Les chiffres sont têtus et illustrent ces inégalités au détriment des femmes :

– Elles perçoivent des salaires de 23.5 % en moyenne inférieurs à ceux des hommes (en prenant en compte les temps partiels) ;

– Elles occupent 42.6 % des emplois de cadre alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes,

– Elles représentent 57 % des Smicard-es

– Elles occupent près de 80 % des emplois à temps partiels dont beaucoup de temps partiels imposés ;

– Elles touchent des pensions de retraite de droits directs 38 % moins élevées en moyenne que celles de hommes ;

– Elles sont à la tête de 82 % des familles monoparentales ;

– Elles prennent 95 % des congés parentaux ;

Plafonds de verre, planchers collants, parois de verre sont autant de termes qui qualifient les carrières des femmes. Elles ont plus difficilement accès aux postes à responsabilité, elles sont plus nombreuses à être dans les bas salaires et à y rester, elles sont concentrées dans des métiers à prédominance féminine sous-valorisés et mal rémunérés.

Elles subissent aussi les carrières en accordéon qui les pénalisent sur leur rémunération durant leur vie active mais également sur leur pension de retraite.

Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, le manque de structures publiques de la petite enfance, pénalisent quasi-exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales. Elles sont 30 % à réduire leur activité professionnelle à l’arrivée du 1er enfant.

Aujourd’hui, les métiers du soin et du lien sont en grande tension par manque d’effectifs et il manque plus de 200 000 places dans la petite enfance.

Malgré les scandales récents dans les crèches privées, aucune mesure solide n’a été annoncée pour renforcer le service public de la petite enfance alors même qu’il s’agit d’un facteur déterminant pour l’émancipation des femmes. Majoritaires parmi les personnels de la Fonction publique et principales usagères, les femmes seront les premières impactées par les coupes sombres envisagées dans le budget pour les services publics. Si la mobilisation intersyndicale a permis de faire reculer le gouvernement sur son projet d’imposer 3 jours de carence, il n’a pas renoncé à celui de baisser à 90% la rémunération des agent.es en cas d’arrêt maladie.

Nous combattrons cette injustice profonde qui pénalisera d’abord les femmes, leur rémunération et leur pouvoir d’achat.

Enfin, les moyens alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont encore très en deçà des besoins. La convention 190 de l’Organisation Internationale du Travail pour lutter contre la violence et le harcèlement au travail et la recommandation 206 associée sont appliquée à minima par la France.

Pour toutes ces raisons, partout en France, le 8 mars 2025 est l’occasion de rappeler nos revendications afin d’obtenir :

– l’égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes

– la revalorisation des métiers à prédominance féminine

– la transposition ambitieuse de la directive européenne pour la transparence salariale et la

révision en profondeur de l’index Egapro.

– l’abrogation de l’âge légal de départ en retraite à 64 ans qui pénalise en premier lieu les femmes.

– des services publics de qualité répondant aux besoins notamment dans la petite enfance

– plus de moyens pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Les femmes ne veulent plus de paroles en l’air, elles veulent des actes !

Tissé Métisse – samedi 30 novembre – 18H : Spectacle « Quand l’espoir s’en mêle » +19H : L’extrême droite dans nos territoires. Comment fait-on ? – Cité des Congrès – Nantes

La LDH section de Nantes et du pays nantais invite à participer au Festival Tissé Métisse 2024 ce samedi 30 décembre – 15H à 1H – Cité des Congrès – Nantes.

Le billet d’entrée est unique et donne accès à l’ensemble du festival ! Prévente : 19€ – Sur place : 22€ – Étudiants & Jeunes (6 à 15 ans) : 10 € – Tarif réduit : 8 € Minimas sociaux, demandeurs d’emploi, bénéficiaires de l’AAH et ayant droit

15 spectacles, débats, courts métrages, expositions, animations, partages, échanges, tables rondes, courts métrages, lectures, programmation famille-enfance, … Programme et achat du billet : www.tisse-metisse.org

La LDH souligne deux moments en particulier :

18H – salle 450 : Spectacle « Quand l’espoir s’en mêle »

Créé et joué par des militantes et militants de la LDH, professionnelles et professionnels, amatrices et amateurs. Mis en scène par Claudine Merceron avec le « Théâtre d’ici ou d’ailleurs ». Création lumière : Jean-Marc Pinault

« Un espoir qui déjoue, dans les rires et les pleurs, les menaces qui pèsent contre les droits humains, le vivre ensemble, le vivant…

Un espoir qui aide à lutter, à résister, à désobéir… L’humour est son allié, le débat son arme, l’égalité son horizon.

La LDH se mêle de tout, de l’accueil des migrants, des retraites, du climat, du maintien de l’ordre, des violences sexistes… partout, au marché, à la cantine, en manif !

Quand l’espoir s’en mêle, il n’y a plus qu’à réfléchir, débattre, agir en commun pour démêler les fils de la complexité de notre monde. »

Venez nombreuses et nombreux.

ATTENTION : l’accès aux salles est limité en nombre de places.
Il vous faut retirer une CONTREMARQUE gratuite distribuée sur la mezzanine pour la salle 450 et en Grande Halle pour la salle 800, 30mn avant chaque spectacle.

http://www.tisse-metisse.org/?titre=quotquand-l-espoir-s-en-melequot-par-la-cie-du-theatre-d-ici-ou-d-ailleurs&mode=programmation&id=2159

19H – salle 200 : L’extrême droite dans nos territoires. Comment fait-on ?

La Fête Tissé Métisse est née de son opposition et de ses inquiétudes face à la montée de l’extrême droite au début des années 90.

Suite aux résultats des élections européennes du mois de juin 2024 (puis des législatives), Tissé Métisse a organisé un temps d’expression libre autour de ces résultats qui auront confirmé l’ancrage de l’extrême droite dans le paysage politique avec près de 11 millions de votes en leur faveur. Quelle perception avons-nous de ce vote ? Que signifie-t-il ? Comment combattre les idées trompeuses et violentes de l’extrême droite ?

Tissé Métisse souhaite porter essentiellement l’analyse au local sur la réalité du RN en Loire-Atlantique et sur la métropole nantaise. Leur cible et leur méthode ? Le risque localement du basculement du vote de gauche vers le vote RN ?

Animé par Pierre-Yves Bulteau, journaliste Avec : Bassem Asseh, représentant de la fondation Jean Jaurès, Amal Labadi, présidente adjointe de Tissé Métisse, Kévin Semiramoth, bénévole et membre du bureau de l’association LGBTQIA+ Nosig, Maxim Hupel, ancien agriculteur, militant en milieu rural et collaborateur du député Jean-Claude Raux (6ème circonscription de Loire-Atlantique)

http://www.tisse-metisse.org/?titre=lextreme-droite-dans-nos-territoires-comment-fait-on-&mode=programmation&id=2180

Manifestation : Lutter contre les violences sexuelles et sexistes – Lundi 25 novembre – 18 heures – Place des Volontaires de la Défense Passive – Nantes

À l’occasion de la Journée de lutte contre les violences sexuelles et sexistes, qui est l’affaire de toutes et tous, la LDH appelle à rejoindre les initiatives partout en France.

A Nantes, rendez-vous le lundi 25 novembre à 18 heures, Place des Volontaires de la Défense Passive.

Ci-dessous le communiqué LDH :

Lutter contre les violences sexuelles et sexistes : une affaire de toutes et tous

Communiqué LDH d’appel à rassemblements le samedi 23 novembre, à 14h, gare du Nord à Paris et partout en France

Voir la carte des rassemblements partout en France

La journée du 25 novembre est chaque année l’occasion de montrer notre solidarité avec et pour les femmes et les filles du monde entier, celles qui sont victimes des violences machistes ; qu’elles soient économiques, physiques ou psychologiques, des conflits armés, des famines, des gouvernements réactionnaires et des Etats théocratiques. Partout dans le monde, certaines catégories de femmes sont particulièrement exposées à des rapports de domination mortifères : femmes en situation de handicap ou de grande précarité, femmes migrantes, femmes trans, lesbiennes et bi.

Ces violences interviennent dans toutes les sphères de la vie publique et privée, toutes deux irriguées par la culture patriarcale. Pour les éradiquer, il faut une volonté politique pour une prise en charge globale (judiciaire, psychologique, sociale…) des femmes victimes de violences. Cela suppose le déblocage de moyens à la hauteur.

Cette année, cette journée est marquée en France, et même au-delà de nos frontières, par le procès Mazan qui suscite un émoi sans précédent, notamment face l’incroyable courage de Gisèle Pelicot. En demandant la levée du huit clos, celle-ci a affirmé sa volonté que la honte change de camp, que soit exposées en pleine lumière la mécanique du viol et la rhétorique des violeurs, cherchant toujours à minimiser leur responsabilité en mettant en cause la victime.

Ce que révèle ce procès en termes d’enracinement d’une culture de domination patriarcale exige une mobilisation sur le long terme de l’ensemble des structures de nos sociétés, pour que la lutte contre les violences sexuelles et sexistes – sous toutes leurs formes – soit considérée comme une priorité permettant d’épargner des vies et de respecter les droits fondamentaux des femmes.

La qualité de la poursuite pénale doit être améliorée : les plaintes doivent être mieux recueillies, il faut mener correctement et sans préjugés une instruction à charge et à décharge, multiplier les espaces où faire face à la détresse, prendre en compte, quand c’est nécessaire, la situation dramatique des enfants dont les mères sont victimes de violences.

Mais pour faire correctement son travail, la justice a besoin de moyens, alors qu’elle en manque depuis des années, en dépit de multiples déclarations faisant de la défense des droits des femmes « une grande cause nationale ». Certains dispositifs auraient dû être évalués avant d’être généralisés. Ainsi en est-il des cours criminelles départementales (CCD), censées désengorger les cours d’assises et améliorer les statistiques de jugement des affaires de viol perçues comme « simples ». Non seulement ces CCD n’ont pas eu cette vertu, mais surtout cette réforme a révélé de terribles effets pervers, parmi lesquels la déqualification presque systématique des viols aggravés (notamment pour racisme ou torture), ce en violation manifeste de l’obligation de répression effective des crimes de viol imposée par la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH).

D’autres institutions doivent également évoluer. C’est le cas de la police, souvent première interlocutrice des femmes victimes de violences. De plus, la réforme de la police judiciaire risque d’entraîner une baisse de compétence pour les enquêtes, alors que les preuves doivent être recueillies le plus tôt possible. C’est aussi le cas de l’inspection du travail pour lutter contre le harcèlement au travail, de l’Education nationale dont le rôle en matière de prévention est irremplaçable. Ainsi, il est urgent que les trois séances annuelles d’éducation à la vie affective et sexuelle, obligatoires depuis 2001, soient effectivement mises en place. On en est loin.

Plus globalement, la montée généralisée de courants d’extrême droite, conservateurs, empreints d’un masculinisme décomplexé et d’une volonté de faire taire toute volonté d’émancipation, de remettre les femmes à leur place et, plus encore, d’empêcher toute émergence du mouvement #MeToo ne peut qu’inquiéter et doit être combattue.

Ce combat est l’affaire de toutes et tous. C’est pourquoi, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) appelle ses militantes et militants à rejoindre les initiatives qui, partout en France, auront lieu le samedi 23 novembre 2024, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences envers les femmes.

Paris, le 15 novembre 2024

Télécharger le communiqué « Lutter contre les violences sexuelles et sexistes : une affaire de toutes et tous » en format PDF

Toutes ensemble contre les violences sexuelles – Femmage 15h Bouffay

La LDH Nantes et pays nantais appelle ce samedi 19 octobre à un femmage – 15h – Bouffay, à l’initiative de Nous Toutes, dans le cadre de l’appel national repris ci-dessous. Le rassemblement à Nantes a lieu à Bouffay et pas devant le Palais de justice.

Le 19 octobre 2024 toutes ensemble devant les Palais de Justice contre les violences sexuelles

Communiqué commun dont la LDH est signataire

Le samedi 19 octobre à 15h devant le Palais de justice de Paris (porte de Clichy)

Procès des violeurs de Mazan, révélations sur l’Abbé Pierre, viol suivi du meurtre de Philippine, chaque jour qui passe nous montre à quel point la culture du viol imprègne notre société et à quel point l’impunité des agresseurs est forte.

Infirmier, chanteur, abbé, médecin, employé, acteur… il n’y a pas de profil type du violeur, celui ci est un monsieur tout le monde. Ces violences sont perpétrées à 96% par des hommes qui mettent en place des stratégies spécifiques pour arriver à leurs fins, dont la soumission chimique au cœur du procès de Mazan.

Certain-e-s récupèrent le viol et le meurtre terribles de Philippine non pour demander des actes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, et notamment ici la prévention de la récidive, mais pour exiger plus de répression à l’encontre des étrangers. De fait leur but n’est pas de défendre les femmes, ni de lutter contre le patriarcat. Ils instrumentalisent la lutte contre les violences faites aux femmes pour servir leurs objectifs racistes et anti immigrés. Nous leur disons que nous ne sommes pas dupes, la cause des femmes ne servira pas leur projet politique xénophobe.

Mais, face à la révolution MeToo, où est la révolution institutionnelle ?

Contre l’impunité qui progresse au lieu de régresser.

Pour que la Justice soit enfin rendue aux 94000 victimes de viol et aux victimes d’agressions sexuelles chaque année en France.

Pour que les victimes soient renforcées dans leurs droits, protégées et non maltraitées, que leur parole ne soit pas systématiquement déniée.

Pour qu’enfin les institutions soient à la hauteur du courage des victimes.

Pour que les corps des femmes et des enfants cessent d’être considérés comme mis à disposition des agresseurs qui agissent en toute impunité .

Pour une loi cadre intégrale contre les violences sexuelles et 2,6 milliards d’euros par an contre les violences dont 332 millions dédiés à la lutte contre les violences sexuelles.

Le 14 septembre nous avons été plusieurs dizaines de milliers à montrer notre colère à l’encontre de ce système qui reproduit les violences et les légitime et notre solidarité avec toutes les victimes partout en France.

Le 19 octobre nous serons à nouveau unies et mobilisées pour montrer que nous sommes déterminées à mettre un terme aux violences sexuelles par des rassemblements et des chaînes humaines devant tous les Palais de Justice .

Le 23 novembre nous serons à nouveau dans la rue pour exiger des moyens et des actes contre toutes les violences.

En décembre, janvier, février, mars… nous serons mobilisées chaque mois jusqu’à ce que nous soyons entendues.

Signataires : Assemblée des Femmes, Association #StopFisha, Association Mémoire traumatique et victimologie, Attac France, CentraleSupelec au Féminin, CGT,Coll civg Tenon, Collectif droits des femmes 14 LGBT+,Collectif national pour les Droits des femmes, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes, ENSEMBLE !, Ensemble contre le sexisme, FAGE ,Fédération nationale Solidarité Femmes, Femmes ici et ailleurs, Femmes Sourdes Citoyennes et Solidaires, Fondation Copernic, Fondation des femmes, FSU, Gauche Eco Socialiste, Iran justice, Las Rojas, Le Cercle Olympe de Gouges,Le Planning familial, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie-LFID, Maison des femmes de Paris, Maison des Femmes Thérèse Clerc, Marche Mondiale des Femmes France, Organisation de Solidarité Trans (OST ), Parti de Gauche, PCF, Réseau Féministe « Ruptures », Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques France, UNEF le syndicat étudiant, Union des Femmes Socialistes – SKB, Union étudiante, Union syndicale Solidaires.

Paris, le 16 octobre 2024