Esclavage des Roms dans les Balkans : exposition – débat – spectacle !

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise, dont la LdH fait partie, présente au Château des ducs de Bretagne, tour du Fer à cheval :

– une exposition intitulée : « L’esclavage des Roms dans les principautés roumaines : cinq siècles d’esclavage oublié », les samedi 26 et dimanche 27 mars de 10h à 18h.

D’autres initiatives sont prévues à cette occasion :

– une conférence-débat : « Roms : cinq siècles d’esclavage et leurs conséquences contemporaines«  du sociologue Olivier Peyroux le mercredi 23 mars de 18 h à 19h30 avec l’expression des habitants des bidonvilles ;

– un spectacle de conte : « Chez nous les roms… » avec Nouka Maximoff le dimanche 27 mars matin de 11 h à 12h.

Le débat doit contribuer à changer notre regard sur ces populations, sans faire non plus d’anachronisme.

Vous trouverez un flyer récapitulatif ainsi que le programme en pièces jointes.

Ce projet correspond à une volonté de partage des Mémoires et une meilleure compréhension de l’histoire des populations tsiganes venues d’Europe de l’Est.

L’humain d’abord en un temps fort organisé par le Château des ducs de Bretagne – musée d’histoire de Nantes et de nombreuses associations partenaires, dans le cadre de l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830, des Semaines d’éducation contre le racisme et les discriminations (SECD) et des 10 ans du Mémorial de l’abolition de l’esclavage.

Tous les liens de réservation ici

Au plaisir de vous y retrouver !

Chronique JetFM de mars : les droits des Roms

Notre chronique du mois de mars sur JetFM nous propose une immersion dans un monde peu connu, pourtant très largement catégorisé et bien vite oublié. Cette rencontre avec le peuple rom, bien que brève, nous permet aussi d’appréhender une question d’actualité : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Cliquez ici pour l’écouter

L’occasion aussi d’évoquer l’exposition du collectif Romeurope au château des ducs de Bretagne dans le cadre des SECD : https://www.facebook.com/events/1103926640386331

Projection-débat « Le village de Bamboula » le 16 mars à 20h

Crédit photo: Yves Forestier, Sygma via Getty images

Projection-débat mercredi 16 mars – 20 h
salle de conférence Manufacture des tabacs, 10bis Bd de Stalingrad, Nantes
(tram 1, arrêt Manufacture)

Avec la participation de personnes qui étaient à l’époque dans le groupe artistique ivoirien dans le Safari Africain, et deresponsables associatifs et syndicaux, acteurs de cette affaire.

——————————————————————————————————————————————-

France Télévision a diffusé en janvier le film de 52 minutes intitulé « Le Village de Bamboula ».

Ce film revient sur les événements de 1994 au sein du Safari Africain de Port-Saint-Père à côté de Nantes.

Nous nous réjouissons de voir cette histoire enfin écrite, 28 ans après les faits. De nombreuses organisations associatives ou syndicales nantaises s’étaient mobilisées contre une initiative condamnable dans sa nature comme dans sa réalisation concrète.

C’est d’ailleurs ainsi qu’en avait finalement jugé le Tribunal de Grande Instance de Nantes, estimant qu’exposer des êtres humains aux côtés d’animaux, dans un zoo, au surplus en refusant aux personnes l’accès à un certain nombre de droits fondamentaux (liberté de circuler, repos, salaires minimums, scolarisation des enfants…), constituait une atteinte à la dignité humaine. Nos organisations avaient d’ailleurs obtenu à l’époque le franc symbolique de dédommagement qu’elles demandaient à la Justice.

Cette affaire et ce film résonnent avec les débats qui traversent la société française : le racisme, la condition sociale des personnes immigrées, l’égalité réelle, les rapports entre l’ex-puissance colonisatrice et les personnes qui en ont été victimes, l’image des personnes racisées, dans une société qui peine tant à refléter la diversité d’origine de ses membres, …

Autant de questions brûlantes que ce retour sur ce qui s’est passé, dans les environs de Nantes, il y a 28 ans, permettra d’évoquer.

La LDH, en partenariat avec la Snam-CGT, le Gasprom et le MRAP organise cette projection-débat le mercredi 16 mars à 20 h.

La projection sera précédée de la représentation des Ouvreuses et ouvreurs d’espoir, par la Ligue des droits de l’Homme.

Le film-documentaire « Le Village de Bamboula », porté par la voix de Jean-Pascal Zidi, a été réalisé par Yoann de Montgrand et François Tchernia.

Snam-CGT (Syndicat des musiciens et musiciennes Confédération Générale du Travail)
Gasprom (Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés de Nantes)
LDH (Ligue des droits de l’Homme)
MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)

Communiqué commun « Le village de Bamboula » : une atteinte à la dignité humaine

CGT Snam (Confédération Générale du Travail Syndicat national des artistes et musiciens)


Gasprom (Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés de Nantes)


LDH (Ligue des droits de l’Homme)


MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)

COMMUNIQUÉ

Nantes, le 5 janvier 2022

 » Le Village de Bamboula  » : une atteinte à la dignité humaine

Les chaînes de télévision France 3 Pays de la Loire et France 2 (*) s’apprêtent à diffuser un film de 52 minutes intitulé « Le Village de Bamboula » qui revient sur les événements de 1994 au sein du Safari Africain de Port-Saint-Père à quelques dizaines de kilomètres de Nantes.

Ne pouvant que nous réjouir de voir cette histoire enfin écrite 28 ans après les faits, nous rappelons aujourd’hui que notre implication aux côtés de très nombreuses autres organisations syndicales ou associatives nantaises avait constitué le sursaut salutaire contre une initiative condamnable dans sa nature comme dans sa réalisation concrète. C’est d’ailleurs ainsi qu’en avait finalement jugé le Tribunal de Grande Instance de Nantes estimant qu’exposer des êtres humains aux côtés d’animaux dans un zoo, au surplus en refusant aux personnes l’accès à un certain nombre de droits fondamentaux (liberté de circuler, repos, salaires minimums, scolarisation des enfants…) constituait une atteinte à la dignité humaine. Nos organisations avaient d’ailleurs obtenu à l’époque le franc symbolique de dédommagement qu’elles demandaient à la Justice.

Mais cette affaire ne fut pas que cela et la résonance qu’aura la diffusion de ce film sera proportionnelle à la vigueur des débats qui traversent la société française : le racisme, la condition sociale des personnes immigrées, l’égalité réelle, les rapports entre l’ex-puissance colonisatrice et les personnes qui en ont été victimes, l’image des personnes racisées dans une société qui peine tant à refléter la diversité d’origine de ses membres, autant de questions brûlantes que ce retour sur ce qui s’est passé dans les environs de Nantes il y a 28 ans permettra d’évoquer.

* le jeudi 6 janvier, à 22 h 35, et mardi 11 janvier, à 9 h 45, sur France 3 Pays de la Loire et le mardi 18 janvier, à 23 h 55, sur France 2.

Communiqué du Collectif Romeurope agglomération nantaise : Une expulsion d’un terrain d’habitations de familles Roms ce mercredi 8 décembre

Communiqué de presse

Les familles qui habitaient le bidonville sur l’Île de Nantes, rue St Domingue, ont déplacé leur trente caravanes sous la menace d’une expulsion imminente le lundi 20 novembre, vers un terrain voisin. Cette expulsion n’avait pas été demandée par le propriétaire du lieu. La police est requise pour une nouvelle expulsion demain matin, mercredi 8 décembre. Pour un déplacement vers un nouveau terrain ?  Illégal puisque contrairement  au projet de Résorption des Bidonvilles porté par la Dihal, aucune proposition n’est faite d’un lieu, éventuellement temporaire qui permette à ces familles de continuer leur intégration par le travail et la scolarisation des enfants, en attendant que les demandes de logements qu’ils sont plusieurs à avoir faites soient validées.

Le Collectif Romeurope agglomération nantaise est une fois de plus scandalisé par le traitement appliqué à ces familles, de façon répétée, sans égard pour les conditions de pandémie et d’avis de tempête. Devrions-nous nous habituer ?

Le Collectif invite la presse à être présente sur place ce mercredi matin 8 décembre, à partir de 8h30, rue de Guyane sur l’Île de Nantes.

Communiqué du Collectif Romeurope agglomération nantaise

Communiqué de presse

Plusieurs articles ont récemment exposé l’état des bidonvilles après expulsions ou départs forcés de leurs habitants.

Mais il a été constaté souvent que ces lieux servent aussi de déchetterie aux riverains et entreprises locales.

A l’image de ces lieux abandonnés et dégradés, on peut associer le départ obligé de ces familles à la recherche d’autres sites où se poser, temporaires et illégaux puisque aucune solution n’est proposée. Travailleurs pour la plupart dans des entreprises locales, ils subissent ces déménagements forcés et répétés qui entrainent la destruction du lien fragile des enfants avec l’école, des adultes avec leur environnement, et l’éloignement et risque de perte de leur travail.

Puisque le coût du nettoyage est mis en avant, parlons aussi du coût des démarches juridiques, policières ainsi que du coût humain des travailleurs sociaux dédiés qui doivent réajuster leurs démarches sans fin.

Ces personnes habitant notre agglomération depuis des années, participant à notre économie, inscrits sur les listes de demandes de logement, méritent que leur situation soit examinée avec bienveillance comme le font quelques communes, de façon insuffisante malheureusement.

Le projet de Résorption des Bidonvilles porté par l’État ne peut se concrétiser que si notre agglomération fait face à ses préjugés et cesse ses propos, politiques, actions et pratiques discriminatoires.

Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé

– d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI

– d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire

– d’associations d’éducation populaire : Ligue de l’Enseignement-FAL 44, CEMEA

– d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil rom Ste-Luce, Sol’Rom St-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault,  Solida-Roms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron,  Fraternité couëronnaise, Roata Nantes, CFR 295, Une Famille Un Toit, Les Forges

– ainsi que de citoyens. 

Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.

De l’idéologie de la haine aux menaces et intimidations

Communiqué de la section LdH Nantes et pays nantais, le 09/11/2020

Quelques jours après deux attentats, la décapitation d’un enseignant à la sortie d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine et l’assassinat de trois personnes dans une basilique à Nice, des courriers contenant des balles ont été envoyés simultanément à deux mosquées de l’agglomération nantaise. Ce jeudi 5 novembre, la mosquée Al-Houda à Saint-Herblain l’a reçu dans sa boîte aux lettres et un envoi identique à destination de la mosquée Assalam à Nantes a été découvert au centre de tri postal de Nantes. Envoyer des balles est une menace pouvant être qualifiée de menace de mort.

Ce vendredi 6 novembre, le propriétaire d’une boucherie à Nantes, d’origine turque, a découvert des inscriptions xénophobes à l’intérieur de son magasin et une partie de son matériel détruit alors que sa vitrine avait déjà été taguée le mardi 3 d’inscriptions du même type.

Ces actes de haine s’en prennent ici à deux mosquées et à travers elles à leurs fidèles musulmans, là à un commerçant. Les auteurs de ces actes cherchent à instrumentaliser la situation actuelle créée dans le pays par les attentats terroristes perpétrés au nom d’une conception dévoyée de l’Islam ; ces actes d’intimidation visent à ce que se développent des logiques de la peur pour faire s’opposer entre eux les citoyens et diviser notre société.

La Ligue des droits de l’Homme, attachée aux principes qui fondent notre République, rappelle son attachement à la laïcité qui dispose la liberté de tous les cultes et donc leur respect. Elle exprime son soutien aux victimes de ces actes, attend que toute la lumière soit faite et que leurs auteurs soient trouvés et poursuivis en justice.

Faisons front commun pour faire cesser les discours et les actes de haine !
Il s’agit d’y opposer et de faire vivre dans les faits les valeurs d’égalité et de fraternité.

Hommage à George Floyd – Mardi 9 juin 18h – Mémorial de l’esclavage

Communiqué commun d’un collectif d’associations, Nantes le 08/06/20

Les obsèques de George Floyd tué le 25 mai à Minneapolis par un policier se dérouleront ce mardi 9 juin à 18h – heure de Paris.

L’indignation consécutive à sa mort a croisé le succès de la manifestation « Vérité et Justice » pour Adama Traoré, mort il y a quatre ans dans une gendarmerie dans des circonstances similaires.

Les manifestations qui ont suivi mettent au premier plan un sentiment profond d’injustice face à des violences illégitimes et, dans leur écrasante majorité, impunies.

Ces violences policières existent en France depuis des décennies. Trop souvent, elles se conjuguent avec le racisme, les discriminations, le mépris social. Depuis trop longtemps, leur existence est niée par les gouvernements et les institutions qui devraient les sanctionner.

Ce que disent ces manifestations avec force est simple : que chacune, chacun soit traité.e dans le respect des droits fondamentaux, de sa dignité de personne, égale aux autres.

Vérité et justice : voilà pourquoi nous manifesterons ensemble.

Alors que de nombreuses organisations et personnalités appellent à un rassemblement à Paris – Place de la République ce mardi 9 juin à 18h,

Nous appelons à être présent.e.s

ce mardi 9 juin – 18h

au Mémorial de l’esclavage

A cette occasion, nous observerons 8’46 » de silence, durée pendant laquelle le genou du meurtrier de George Floyd a écrasé le cou de ce dernier.

Nous demandons aux participants de tenir compte de la prévention sanitaire : distance physique, port d’un masque.

Signataires :

– Ligue des droits de l’Homme (LdH), Maison des Citoyens du Monde (Mcm), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Syndicat des Avocats de France (Saf), …

– Confédération Générale du Travail (UD Cgt), Fédération Syndicale Unitaire (Fsu),

… cette liste n’est pas close

La mort de George Floyd, victime du racisme policier, n’est pas acceptable !

Communiqué d’un collectif d’associations, Nantes le 05/06/20

AU XXIème le racisme tue encore !

Depuis plusieurs jours, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre George Floyd, un homme noir, immobilisé au sol par un policier qui garde un genou sur son cou. L’homme se plaint de ne pas pouvoir respirer, sans que cela suscite de réaction de la part de l’agent de police. Il mourra quelques instants plus tard à l’hôpital. Cette vidéo, effroyable, a été tournée en pleine rue à Minneapolis le lundi 25 mai 2020.

Depuis, des manifestants se rassemblent par milliers pour demander justice et dénoncer l’impunité dont bénéficient trop souvent les policiers responsables de la mort de personnes noires aux États-Unis.

Entre 2015 et 2020, ce sont près de 1200 Afro-Américains qui ont été abattus par les forces de police et on continue d’assister à une justice à deux vitesses où la couleur de la peau et la situation sociale jouent un rôle prépondérant. Début 2017, les afro-américains représentaient 34,5 % des détenus au sein des prisons fédérales alors qu’ils ne constituent que 12 % de la population. La sentence dépend à la fois de la couleur de l’accusé et de celle de la victime : une personne reconnue coupable de la mort d’un Blanc risque 20 fois plus la peine de mort que celle qui a tué un Noir.

L’impunité dont bénéficient les policiers responsables de la mort de personnes noires n’a que trop duré ! Dans un pays où les « suprématistes blancs » répandent en toute liberté leur idéologie mortifère, seule l’élaboration d’une société fondée sur les principes avérés et garantis à tous de justice et d’égalité, aboutira à la mise hors-jeu des théories racistes.

Aujourd’hui comme par le passé, partout, le racisme rôde, tue, des individus ou des peuples

Signataires : AAGLA, Afrique Caraïbes, Coeur Caraïbes (Misik Matinik), GWA-KAN-KA, La maison de l’Afrique à Nantes, LDH, Mémoire de l’Outre-mer, Métisse à Nantes, MRAP, Tropical Kolor