Agir face aux violences policières : Pétitions en ligne // Info droits en manifestation // Signalement violences policières // Participer aux actions anti-répressives nantaises

Depuis plusieurs semaines, la jeunesse en mouvement pour l’égalité et le respect de ses droits subit une répression sans précédent, avec notamment près de 8000 arrestations avec gardes à vue, répression qui produit aussi des traumatismes en tout genre ainsi que des blessés graves mutilés à vie…

Contre cette politique du tout répressif, la LDH a appelé à soutenir ce mouvement et à défendre ses droits à manifester et à s’exprimer.

– Pour dénoncer la politique menée par ce gouvernement contre la jeunesse et les comportements inadmissibles des forces de police, elle a lancé une pétition contre la répression de ce mouvement, pétition à signer ici : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-7242.

– Pour s’informer et agir contre les violences policières, la LDH a élaboré toute une panoplie d’outils. Les voici présentés ici : https://www.ldh-france.org/stop-violences-policieres/

– La LDH a aussi créé un espace pour signaler les violences policières subies ou constatées : https://enquete.ldh-france.org/436892?lang=fr&newtest=Y

– Localement, la section LDH de Nantes et pays nantais s’organise aussi à ce sujet, via son « GT Libertés », GT qui travaille déjà avec d’autres organisations au sein de l’ONL (Observatoire Nantais des Libertés) à recueillir des témoignages et à observer le comportement des forces de police lors des manifestations.

Si vous désirez participer aux actions de notre GT Libertés, écrire à nantes@ldh-france.org

Si vous désirez participer aux actions de l’ONL, écrire à onlibertes@posteo.com

– Vous pouvez aussi diffuser ce message à toutes les personnes qui pourraient être intéressées ou concernées.

La LDH est avec vous pour défendre les droits et libertés de toutes et tous.

La LDH se mobilise le 17 octobre 2026

Dans le prolongement des manifestations précédentes, la LDH appelle à soutenir la mobilisation lycéenne et étudiante ce samedi 17 octobre.

Pour Nantes, il ressort des informations l’annonce d’un rassemblement convergent à 14h, place Foch.

Rendez-vous LDH devant la porte St Pierre.

Ci-dessous, pétition de ce jour, 10 mesures pour la jeunesse

10 mesures d’urgence pour la jeunesse

Pétition à l’initiative de l’USL, Solidaires étudiant-e-s, Unef, Fage et dont la LDH est signataire

La jeunesse se mobilise parce que sa situation ne peut plus durer. Bâtiments dégradés, étudiant-e-s qui ne mangent pas à leur faim, pas d’enseignant•es en année de bac, sélection sociale et raciste par Parcoursup et Mon Master : ces difficultés sont le quotidien de trop d’élèves et d’étudiant-e-s. Face à cette mobilisation légitime, la réponse du gouvernement a été la répression, avec des violences policières et des milliers de jeunes et mineurs arrêtés.

Cette pétition rassemble 10 mesures urgentes, à appliquer immédiatement, ainsi que des mesures structurelles pour transformer en profondeur le système éducatif.

En signant, vous soutenez ces revendications et montrez que nous sommes nombreux et nombreuses à les exiger.

Parents, enseignant-e-s, personnel-le-s et citoyen-ne-s : rejoignez notre appel et soutenez la mobilisation.

Les 10 mesures d’urgence :

1- Un plan d’urgence pour rénover les établissements scolaires et universitaires

Engager un plan d’urgence de rénovation du bâti scolaire et universitaire délabré et insalubre. Adapter les établissements aux conséquences du changement climatique : climatisation et dispositifs de rafraîchissement pour faire face aux canicules, isolation et chauffage adaptés pour affronter les vagues de froid.

Garantir à chaque établissement les moyens humains et matériels nécessaires pour assurer l’entretien des locaux et disposer de sanitaires propres et fonctionnels.

2- Embauche massive de personnels éducatifs, de santé, d’accompagnement et d’orientation.

Engager un plan massif de recrutement des personnels de l’Éducation nationale afin de garantir, dans chaque établissement, au minimum :

  • 1 infirmier-ère pour 500 élèves ;
  • 1 psychologue pour 500 élèves ;
  • 1 conseiller-ère d’orientation pour 500 élèves.

Création de postes supplémentaires d’enseignant-e-s, et non pas avec des emplois contractuels pour qu’il y ait un-e enseignant-e devant chaque classe et mettre fin aux inégalités entre établissements. Ainsi que la création d’un statut pour les AESH et la création de 800 postes supplémentaires.

3- Repenser les rythmes scolaires et universitaires

Engager une refonte des rythmes scolaires, dans la continuité des travaux de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant pour l’Éducation nationale et engager des travaux pour l’Enseignement Supérieur, afin de mieux respecter les besoins et le bien-être des élèves et des étudiant-e-s.

Garantir notamment une pause méridienne d’au moins 1h30 pour permettre à chaque élève ou étudiant-e de déjeuner dans de bonnes conditions.

Revenir sur la réforme du bac et du lycée.

4- Mettre fin à la sélection via Parcoursup et Mon Master. Créer 250 000 places dans l’enseignement supérieur.

Supprimer la sélection via les plateformes Parcoursup et Mon Master et créer 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur dès la prochaine rentrée, afin de permettre aux lycéen-ne-s d’accéder aux formations de la filière de leur choix sans être soumis à une sélection algorithmique, et à toustes les étudiant-e-s qui le souhaitent de pouvoir poursuivre en master. Conserver des plateformes nationales centralisées pour les candidatures pour faciliter la lisibilité des formations disponibles mais sans sélection. Un bac doit garantir d’accéder à une licence, une licence doit garantir d’accéder à un master.

5- Refonte de la démocratie lycéenne pour permettre véritablement aux lycéen-ne-s de participer aux décisions

Instauration de scrutins de listes pour les élections CVL et CAVL afin de permettre la représentativité syndicale, élues au scrutin direct par l’ensemble des lycéen-ne-s du secteur, et instaurer davantage de sièges lycéens dans les Conseils d’administration des lycées. L’ensemble des lycéen-ne-s doivent pouvoir voter pour les élections CSE.

6- Revaloriser les bourses et rétablissement et revalorisation des APL pour toutes et tous

Augmenter de 200 euros par mois les bourses étudiantes, les verser sur douze mois et permettre à 300 000 étudiant·es supplémentaires d’intégrer le système de bourses. À terme, instaurer un revenu d’autonomie étudiant de 1 337 euros par mois afin de garantir à chaque étudiant-e les moyens matériels nécessaires pour étudier.

Abandonner les mesures budgétaires réduisant les aides au logement des jeunes. Rétablir les APL des étudiant-e-s étranger-e-s. Revaloriser les APL et renoncer à la modification de leur mode de calcul qui conduirait à en priver 147 000 étudiant-e-s.

7- Garantir réellement l’accès au repas à 1 euro pour tous les étudiant-e-s

Garantir l’accès effectif au repas à 1 euro pour les étudiant-e-s et donner au réseau des œuvres universitaires les moyens nécessaires pour répondre à la demande.

8- Abroger le plan Bienvenue en France instaurant des frais d’inscription différenciés pour les étudiant-e-s étranger-e-s et suppression de la CVEC

Supprimer Bienvenue en France et ses frais d’inscription différenciés pour les étudiant-e-s extra-européen-ne-s qui mettent en place la préférence nationale et une logique raciste dans l’Enseignement Supérieur. Supprimer la taxe de la CVEC.

9- Gel des loyers CROUS, pérenniser l’encadrement des loyers, rénovation et construction massive de logements CROUS

Rétablir le gel des loyers CROUS sur la base des loyers gelés avant 2023. Rénovation des résidences Crous insalubres. Lancer la production de 15 000 logements Crous dès 2027. En urgence, 10% des étudiant-e-s doivent pouvoir être logé-e-s au Crous.

10- Mettre fin à la répression et aux violences policières contre le mouvement lycéen et étudiant

Mettre fin à toutes formes de répression liée au mouvement lycéen et étudiant. Assurer que les forces de l’ordre qui se rendent coupables de violences soient poursuivis en justice. Garantir que les absences liées à la mobilisation ne soient pas prises en compte ni sanctionnées. De manière générale, abandonner toutes les formes de répression dans les établissements et garantir la liberté d’expression et d’organisation libre de la jeunesse, à l’opposé, donc, de la répression opérée dans la lutte contre le génocide en Palestine.

Cet appel pour 10 mesures d’urgences est signé par :

Premiers signataires : Union Syndicale Lycéenne (USL), Solidaires étudiant·es, Union Nationale des Étudiants de France (Unef), Fédération des associations générales étudiantes (Fage), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains)…

Palestine – Rassemblements du 10 octobre Nantes et La Paquelais (Vigneux-de-Bretagne)

A l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, samedi 10 octobre 2026, la LDH section de Nantes et du Pays nantais, appelle adhérent·e·s et sympathisant·e·s à s’associer à l’appel de l’AFPS44 pour une mobilisation en soutien au peuple palestinien, toujours soumis à un régime d’occupation et d’apartheid et à la poursuite d’actes de génocide, en violation totale du droit international et maintenant à la peine de mort réintroduite dans le droit israélien pour les seul·e·s palestinien·e·s.

En raison de la mobilisation contre le projet de construction d’un Centre de Rétention Administrative à Nantes ce même jour, (cf. « Des semis contre le CRA » , plus d’infos pratiques ici : https://wp.me/p8Y1bq-2lu ), les prises de parole en soutien au peuple palestinien se feront sur les lieux et dans le cadre de la mobilisation contre le CRA : le rendez-vous est situé au « Champ de Manœuvre » à 10h30 (

au niveau de l’arrêt de bus « Saint-Joseph-de-Porterie » sur la ligne C6) et se poursuivra l’après-midi dès 14h à La Paquelais et la ZAD de Notre-Dame-des-Landes,
Des prises de parole pourront avoir lieu matin et après-midi.

STOP GENOCIDE
STOP A LA COLONISATION, A L’APARTHEID, A L’OCCUPATION
SANCTIONS CONTRE ISRAEL
NON A LA PEINE DE MORT

Références :
https://www.ldh-france.org/defendre-les-droits-des-peuples-palestiniens-et-libanais-au-sein-de-lue/

Chronique LDH d’octobre 2026 sur JetFM

Voilà le temps de la rentrée ! Une rentrée qui s’annonce chargée et que nous débuterons par la proposition de loi « présomption d’usage légal de l’arme par les forces de l’ordre ». Ce texte de loi, voté en première lecture par l’Assemblée nationale le 7 juillet dernier, prévoit que, dans l’exercice de leurs fonctions, les policiers nationaux et les gendarmes, qui font usage de leurs armes, sont présumés avoir agi dans le cadre légal. 

De nombreuses voix, dont celle de la défenseure des droits, s’élèvent pour alerter sur les conséquences d’une telle loi. La LDH n’a de cesse de rappeler que, dans tous les cas, l’emploi des armes par les policiers doit être conditionné à une situation d’immédiateté, d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité.  

Que signifie cette évolution de la loi ? Quelles en seraient les conséquences pour les forces de l’ordre si elle devait être adoptée définitivement ? Et les victimes ? 

Ces questions et d’autres sont abordées dans la chronique LDH d’octobre sur les ondes de JetFM. 

Appel à participer à la mobilisation des lycéen.es et des étudiant.es Mardi 6 octobre 10h Miroir d’eau

La LDH appelle à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le 6 octobre

Ci-dessous, communiqué commun national

Rendez-vous à Nantes à 10h au miroir d’eau

Rendez-vous LDH arrêt tram Duchesse Anne

Stop à la répression des jeunes : l’école n’est pas un champ de bataille

Communiqué commun appelant à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France et notamment à 14h, place de la République, à Paris.

La société civile agit en protection des mouvements de la jeunesse

La répression policière qui s’abat sur les lycées a franchi un seuil critique.

Nous sommes toutes et tous choqués d’une telle répression qui brise des vies : un lycéen a eu la mâchoire fracturée à Saint-Ouen-l’Aumône par un tir tendu au lance grenade ; un autre a perdu un œil à Tours sous l’impact d’un tir de LBD. Leur crime ? Avoir demandé, avec leurs camarades, des conditions décentes d’éducation. Nous ne pouvons attendre que d’autres jeunes soient mutilés pour agir.

Les témoignages se multiplient : de mineur-e-s, parfois très jeunes, matraqués et gazés, d’exactions brutales commises par les forces de l’ordre à leur encontre. Nous assistons, révoltés, à des scènes d’une violence inouïe : l’État déploie des armes de guerre contre des mineur-e-s, des équipements prétendument « sublétaux » mais qui fracassent, éborgnent et mutilent à vie. Le gouvernement organise des arrestations d’une ampleur inédite : en moins d’une semaine, 5 000 interpellations dont 2 000 pour la seule journée de jeudi 1er octobre 2026.

C’est une négation pure et simple du droit fondamental de la jeunesse à la liberté d’expression, à protester et à s’organiser à cette fin, et ce alors qu’elle le fait pour demander des conditions dignes pour apprendre et disposer d’un avenir. Lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent pouvoir se mobiliser et manifester sans craindre pour leur sécurité.

En appliquant des doctrines délétères exposées dans son « Guide opérationnel des violences urbaines » (Govu), le gouvernement fait le choix grave d’assimiler les jeunes à des ennemis intérieurs à neutraliser par des armes de guerre. Et on ne peut réduire un mouvement social à ses débordements.

Loin d’assurer l’apaisement, la logique répressive participe à l’augmentation des tensions et transforme les abords des établissements scolaires en zones d’affrontement, ce qui met aussi en danger le personnel éducatif.

Le droit de s’exprimer et de se réunir convoque des libertés fondamentales garanties par notre Constitution, par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’Onu. Il nous incombe de les défendre et de nous opposer à cet usage disproportionné et arbitraire de la force.

Nous, signataires, sommes du côté de la mobilisation légitime de la jeunesse de notre pays pour son avenir, et non de celui des LBD, des grenades, des matraques et des arrestations de masse.

Nous exigeons de l’Assemblée nationale et du gouvernement :

  • la mise en place prioritaire d’un dialogue avec les jeunes mobilisés ;
  • le traitement systématique des enfants pour ce qu’ils sont, des personnes à protéger comme le stipule la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) ;
  • l’application d’une politique de désescalade des tensions ;
  • l’abolition définitive des pratiques de maintien de l’ordre liberticides, matérialisées notamment par l’instruction ministérielle sur les violences urbaines (le Govu qui doit être abrogé) : le retrait immédiat des unités de la BAC et de toutes celles non formées à la gestion des rassemblements, des brigades équestres et des unités cynophiles ; l’interdiction stricte de l’usage des armes de guerre sur les manifestations, du gaz lacrymogène de façon indifférenciée, ainsi que l’arrêt des interpellations massives et de la criminalisation de la jeunesse ;
  • une réelle prise en compte de la parole des jeunes par la recherche de la démocratie éducative pour construire les politiques publiques.

L’État doit recréer de toute urgence les conditions permettant la libre expression civique des jeunes, ce d’autant plus que leur revendication d’un service public d’égale qualité pour toutes et tous est totalement légitime et nous la soutenons.

Aucun jeune ne doit risquer son intégrité physique ou sa liberté lorsqu’il fait entendre sa voix.

Stoppons l’escalade. Protégeons la jeunesse.

Nos organisations vont saisir le Défenseur des droits et les Rapporteurs spéciaux de l’Onu des violences commises par les forces de l’ordre et des ordres donnés.

Elles prient instamment le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) de bien vouloir contrôler les dossiers des gardes à vue et les conditions de traitement des personnes, comme ce fut le cas en 2023 lors des manifestations « retraite ».

Elles organisent ou soutiennent les mobilisations des lycéen-ne-s et étudiant-e-s.

Signataires : CGT (Confédération générale du travail), Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humais), SNPES-PJJ/FSU (Syndicat national des personnels de l’Education et du Social), Union étudiante, Union syndicale lycéenne (USL), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union syndicale Solidaires

Appel à manifester : Défendre les services publics, pour la démocratie et l’état de droit – mardi 29 oct. – 10h – Miroir d’eau – Nantes

La section de Nantes et du pays nantais appelle à manifester ce mardi 29 septembre aux côtés des organisations syndicales.

A Nantes, manifestation 10h au Miroir d’Eau – Rendez-vous LDH : tram arrêt Duchesse Anne.

Ci-dessous, le communiqué national LDH :

Défendre les services publics, pour la démocratie et l’état de droit

Communiqué LDH

Garant de cohésion au sein de la société, le service public a pour objet d’assurer l’égal accès de toutes et tous aux droits fondamentaux, aux aides et aux services essentiels. Il est indispensable à notre démocratie et au bon fonctionnement de notre État de droit.

L’affaiblissement systématique des composantes du service public, à l’œuvre depuis les années 2010, semble actuellement atteindre de nouveaux sommets. Avant tout orchestré par une baisse de moyens, le non-accès aux services publics accentue la précarisation de la population (en milieu rural, dans les territoires péri-urbains et même urbains de plus en plus fréquemment) avec aussi davantage d’insécurités en matière de protections sociales.

Les conséquences néfastes sont nombreuses tant du point de vue médical, social, économique, judiciaire et écologique. Les prises en charge de plus en plus déficientes nourrissent les discours anti-fonctionnaires et ont pour effet de démultiplier les agressions envers les agents de l’État puis de légitimer la casse des services publics jugés inefficaces.

Or, pour répondre aux besoins d’intérêt général et individuel, le bon fonctionnement des services publics est primordial. Il est la garantie de l’effectivité d’un égal accès aux droits pour toutes et tous, en particulier économiques, sociaux et culturels. Il permet ainsi, parmi d’autres, une prise en charge médicale efficace, partout, l’accès à une justice indépendante dans des délais raisonnables, la bonne application du droit du travail via l’inspection du travail, une aide à la recherche d’un emploi, un accès à l’éducation dans des écoles et universités publiques de qualité, des déplacements sécurisés par le rail, la bonne gestion des eaux et forêts, l’élaboration par la recherche publique de solutions innovantes face aux défis actuels.

De plus, l’accès à des agents est d’autant plus primordial que la fracture numérique pénalise un grand nombre de personnes et que les plateformes, souvent mal conçues, ne permettent pas de répondre aux situations particulières.

Les principes fondateurs de la fonction publique doivent permettre de résister à un pouvoir qui voudrait mettre en œuvre une politique contraire à l’égalité en droits.

L’article L. 121-10 du Code général de la fonction publique dispose ainsi que l’agent public doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, « sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ».

Ce principe apparaît dans le premier statut des fonctionnaires de 1946 et fonde le cadre légal d’un « devoir de désobéissance » né de la victoire face aux fascismes. L’une des règles fondamentales du service public est de respecter l’égalité entre les usagers, ce qui implique la neutralité des fonctionnaires.

Le rôle des fonctionnaires est de garantir la continuité du service public, et de pourvoir de façon adaptée aux besoins de la population. Le cadre qui s’applique à elles et eux est à la fois statutaire et déontologique, fondé sur les principes républicains, sur la Constitution et tourné vers le seul service de l’intérêt public, au-delà de tout intérêt particulier.

Remplacer des agents publics par des personnes soumises à des contrats précaires ou instables qui ne s’inscrivent pas dans ce statut spécifique n’est pas juste indigne, c’est dangereux pour la démocratie.

La LDH apporte son soutien aux organisations syndicales de la fonction publique qui appellent à une action de grande ampleur ce mardi 29 septembre et alerte sur la nécessité de stopper la marche en avant mortifère des politiques menées depuis plusieurs années dont on ne cesse de mesurer les effets catastrophiques.

Paris, le 28 septembre 2026

Télécharger le communiqué en PDF

Appel à rassemblement : Non au « permis de tuer » pour la police, 20 septembre 17 Préfecture

La LDH appelle à se mobiliser nationalement et localement contre le projet de loi instaurant une présomption de légalité d’usage des armes pour la police.

Voici ci-après le texte de l’appel et le lien vous permettant d’en savoir plus sur le site de la LDH : https://www.ldh-france.org/la-proposition-de-loi-sur-la-presomption-de-legitime-defense-pour-les-forces-de-lordre-ne-doit-pas-passer/–
À Nantes, nous nous rassemblerons à l’appel de plus de trente organisations locales, associations, syndicats, partis politiques, dimanche 20 septembre à 17h devant la Préfecture. Nous espérons vous y voir nombreux.

Non au « permis de tuer » pour la police

Non à la présomption de légalité de l’usage des armes

Appel à rassemblement le dimanche 20 septembre 2026, Nantes 17h devant la Préfecture

Plus de 730 000 personnes ont signé la pétition contre la proposition de loi (PPl) instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme. Sept cent trente mille citoyennes et citoyens ont dit non. Ce désaveu ne s’effacera pas.

Pourtant, alors que cette pétition avait largement dépassé le cap permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale, elle a été clôturée sans qu’aucune discussion n’ait lieu. Refuser d’entendre 730 000 citoyennes et citoyens n’est pas une maladresse institutionnelle. C’est un choix politique.

Mais ce refus produit l’effet inverse de celui recherché. Quand les institutions refusent le débat, c’est le pays qui s’en empare. Car cette mobilisation dépasse largement cette seule proposition de loi : elle révèle que deux seuils viennent d’être franchis. Le premier est celui du pouvoir.

Depuis plusieurs années, l’État de droit recule par étapes. Cette PPL ne constitue pas une réforme sécuritaire de plus. Elle marque une rupture. Lorsqu’un usage létal de la force bénéficie d’une présomption favorable avant même que les faits aient été établis, ce n’est plus seulement une règle de procédure qui change : c’est la place du droit face au recours à la force par l’État qui est redéfinie.

Les indices de cette rupture sont nombreux. La « présomption de légitime défense » est devenue une « présomption d’usage légitime de l’arme ». Son champ a été élargi par amendement gouvernemental, en commission, loin du regard du public. Aucun avis du Conseil d’État, avec un débat réduit au minimum.

Ce n’est plus seulement une manière de faire la loi. C’est une manière de transformer progressivement les institutions. Une démocratie ne se définit pas par la volonté de gouverner par la force, mais par la volonté de soumettre la force au droit et de contrôler son usage. Ici, le mouvement est inverse : les garanties diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, le contrôle judiciaire est affaibli. Les pratiques autoritaires ne commencent pas lorsque le droit disparaît. Elles commencent lorsque le droit cesse de limiter le recours à la force de l’État et commence à l’organiser. C’est exactement ce que ce texte propose.

Depuis l’entrée en vigueur de l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure en 2017, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués lors de tirs policiers à l’occasion de refus d’obtempérer. La France constitue déjà une exception européenne. Aucun bilan n’a pourtant été dressé, aucune remise en question engagée. Au contraire, cette proposition de loi choisit d’aller plus loin encore. Mais un second seuil vient lui aussi d’être franchi. Celui du seuil de tolérance de la société à l’égard de cette violence.

Cette pétition n’était pas un aboutissement. Elle était un point de départ. Familles de victimes, associations, syndicats, ONG, juristes, magistrats, universitaires, artistes, citoyens : une même conviction les rassemble désormais, aucune démocratie ne peut accepter que l’usage de la force létale échappe progressivement au contrôle du droit. Le mouvement ne s’arrête donc pas avec cette pétition. Il commence.

Une pétition mesure une indignation. Une marche construit un rapport de force. Nos organisations appellent à une grande marche nationale contre le « permis de tuer », le dimanche 20 septembre 2026.

Le pouvoir a franchi un seuil. La société aussi. L’un cherche à inscrire l’exception dans la loi. L’autre refuse qu’elle devienne la norme. Le 20 septembre, le débat qu’ils ont refusé à l’Assemblée aura lieu dans la rue.

Signataires (liste ouverte) :

Associations : AFPS 44, Alternatiba 44, Amnesty International Nantes, ATTAC 44, l’Autre cantine, Comité de Nantes du mouvement de la Paix, Jeunes Des Dervallières, Ligue des droits de l’homme LDH, Ligue de l’enseignement FAL 44, MNLE PDL Naturellement, MRAP Nantes, Planning familial 44, Watizat, Collectif prison 44, GIGNV, Romeurope Nantes ; 
Syndicats : FSU44, Solidaires 44, Syndicat des avocats de France SAF, UL CGT Nantes, Union Syndicale de Psychiatrie ; 
Partis politiques : APRES 44, Écologistes 44, LFI 44, Génération.s 44, Jeunes Communistes, Jeunes Insoumis, Jeunes Socialistes , PCF 44, POI 44, Parti Socialiste 44, UCL Nantes

Communiqué de presse : Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Saint-Nazaire, Nantes, Châteaubriant, le 9 septembre 2026

Communiqué de presse commun

Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Le responsable départemental du Rassemblement National (RN) en Loire-Atlantique, vient de déposer un recours devant le Tribunal administratif de Nantes pour faire annuler une délibération du Conseil départemental accordant, en 2025, une subvention de 50 000 € à l’association SOS Méditerranée accusée « de promouvoir l’immigration clandestine ».

Il avait déjà attaqué une délibération semblable de la ville de Saint-Nazaire par le passé.

En s’opposant au financement public de cette association, le RN montre son obsession face à l’action d’ONG humanitaires qui sauvent des vies humaines. Il expose ainsi, une nouvelle fois, sa véritable nature : un parti marqué, depuis ses origines et toujours aujourd’hui, par la xénophobie et le racisme.

Faut-il rappeler que plus de 35 300 morts et disparus en mer Méditerranée ont été officiellement recensés depuis 2014 ?

Faut-il rappeler que 1270 personnes ont disparu en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026 selon l’ Organisation internationale pour les migrations(OIM) ?

Pour le RN et les responsables de l’extrême droite, les personnes qui se noient en tentant désespérément de venir en Europe sont sans doute « un détail de l’histoire ».

Face à la haine et à la calomnie déversées par le RN, nos organisations tiennent à saluer, l’action humanitaire essentielle et le travail courageux accompli par SOS Méditerranée qui, en dix ans d’opérations en mer, a secouru 43 194 personnes…

Face aux menaces de l’extrême droite, le Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien, le Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites, le Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant confirment leurs mobilisation et détermination à combattre le RN, parti issu de mouvements politiques et idéologiques antisémites et racistes.

Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien constitué à ce jour des syndicats et associations suivants :

Amnesty International, Association environnementale dongeoise (AEDZRP), Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne (ATTAC), Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Collectif des Brévinois Attentifs et Solidaires (CBAS), Fédération des amicales laïques 44 (FAL 44), Fédération syndicale unitaire (FSU), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Oxfam France, Union syndicale Solidaires, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA)

Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites avec à ce jour :

Alternatiba Nantes, Association France Palestine Solidarité, Attac 44, Ciné Femmes, Collectif de soutien aux exilés 44, Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération Française Démocratique du Travail 44, Confédération Générale du Travail 44, Fédération Syndicale Unitaire 44, GIGNV, Greenpeace, Le Cinématographe, Ligue de l’enseignement-Fédération des Amicales Laïques 44, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement-pdl naturellement, Pacte du Pouvoir de Vivre Nantais, Syndicat des Avocats de France, Union syndicale Solidaires 44 et des citoyens et citoyennes

Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant

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Contact : collectif-ciaed@proton.me 

Communiqué de presse LDH Nantes et pays nantais : Quand l’État mobilise police et justice pour une boule puante

Communiqué de presse

Nantes, le 23 juin 2026

Quand l’État mobilise police et justice pour une boule puante : une disproportion qui interroge sur les priorités gouvernementales

Le 25 juin 2025, « J. » participait à une action d’Extinction Rébellion visant à « perturber les soldes et alerter sur les impacts sociaux et écologiques désastreux de la fast-fashion ». « Cette action consistait en un versement de quelques gouttes d’un produit visant à diffuser une forte odeur incommodante »[1] dans deux magasins du centre ville de Nantes. Une lettre d’excuses et des bonbons étaient déposés en caisse à l’attention des employé·es et des affiches étaient posées expliquant le but de l’action au public. L’action se déroulait à visage découvert. L’un des magasins a été amené à fermer temporairement ses portes.

Sept mois plus tard, le 25 janvier, à 6 heures du matin, quatre policiers, armés et équipés de gilets pare-balles, frappaient à la porte du domicile de J., fouillaient sa chambre, en vidant les tiroirs pour trouver les vêtements qu’elle portait lors de cette action (la perquisition avait été ordonnée afin de « prévenir tout risque de disparition des preuves »[2]), et son bureau pour prendre son ordinateur. Selon ses dires, J. ne se souvenait même pas de cette action et pensait surtout à ses jeunes enfants brutalement réveillés et qui voyaient leur mère emmenée par les policiers.

Le 4 juin 2026, elle passait en procès au tribunal de Nantes,  accusée d’avoir volontairement dégradé des vêtements et du mobilier dans trois magasins, avoir volontairement déversé un liquide insalubre dans des lieux non autorisés et avoir refusé le prélèvement d’ADN et la prise d’empreintes.

Lors de l’audience, elle reconnaissait avoir déposé des gouttes d’un liquide composé d’huile essentielle d’ail et d’acide butyrique (composant des fameuses boules puantes) dans le premier magasin uniquement.

Son avocat a pu démontrer qu’il n’existait aucune preuve de la dégradation des biens, ni du caractère « insalubre » et encore moins corrosif de la substance utilisée. Il a plaidé la liberté d’expression dont les actions de désobéissance civile relèvent. Il a également plaidé l’« état de nécessité » face à l’urgence à agir qui permet de ne pas considérer pénalement responsable la personne qui a accompli un acte nécessaire à la protection d’une personne ou d’un bien (ici l’humanité toute entière).

Le tribunal a relaxé J. des faits de dégradation et de dépôt de liquide insalubre, et a débouté en conséquence les magasins de leurs demandes de dommages et intérêts qui s’élevaient à plus de 20 000 euros. Mais il a tout de même condamné J. à deux fois 250 euros d’amende avec sursis pour refus d’ADN et d’empreintes, ce qui laisse planer sur elle une menace permanente alors même que sa relaxe démontre que ces exigences de prélèvements étaient dénuées de fondement.

Comment ne pas mettre en regard l’importante mobilisation des moyens de la police (enquête, perquisition, garde à vue…) et de la justice (procureur, juges, greffiers, avocats…) pour le procès lui-même avec l’absence ou la faiblesse des dommages qui sont reprochés à cette militante ?

La disproportion est énorme entre cette mobilisation et l’action de protestation symbolique et non violente contre les effets délétères de la fast-fashion. Elle interroge sur les priorités d’action données à la police et la justice.

Elle s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs années à instrumentaliser la justice en poursuivant les défenseurs de l’environnement coûte que coûte, même lorsque le pourvoi du parquet n’a aucune chance d’aboutir, surchargeant ainsi inutilement les tribunaux. Ce sont ces procédures-bâillons qui visent à décourager les militantes et les militants et épuiser les associations. On peut rappeler ainsi que, sur Nantes, un militant de « Dernière Rénovation » a été poursuivi pour des jets de peinture à l’eau sur les marches de la préfecture. Relaxé en première instance, il a été poursuivi par le parquet en appel, puis en cassation, alors même que le dossier était vide.

À l’heure où les enjeux des limites planétaires sont de plus en plus aigus, est-il admissible que la répression des mouvements écologistes, à l’instar des mouvements sociaux, soit une priorité de l’État alors que de graves atteintes aux personnes, comme les violences sexuelles, restent traitées de façon secondaire ?

Il est temps de faire toute la clarté sur l’affectation des moyens aux différentes missions de police et de justice et de débattre démocratiquement des priorités de l’État en la matière.

« La justice doit pouvoir enfin travailler dans des conditions qui lui donnent une efficacité pleine et entière, au service des femmes, des hommes et des enfants et, dans le respect de l’État de droit, garantir les libertés publiques, la sécurité de toutes et tous. »[3]


[1][1] Communiqué de presse d’Extinction Rébellion du 15 mai 2026

[2][2] Ordonnance de perquisition datée du 5 février 2026

[3][3] Communiqué de la LDH du 8 juin 2026 « Lyhanna : oui à la justice, halte à la démagogie » : https://www.ldh-france.org/lyhanna-oui-a-la-justice-halte-a-la-demagogie/