Appel à rassemblement : Non au « permis de tuer » pour la police, 20 septembre 17 Préfecture

La LDH appelle à se mobiliser nationalement et localement contre le projet de loi instaurant une présomption de légalité d’usage des armes pour la police.

Voici ci-après le texte de l’appel et le lien vous permettant d’en savoir plus sur le site de la LDH : https://www.ldh-france.org/la-proposition-de-loi-sur-la-presomption-de-legitime-defense-pour-les-forces-de-lordre-ne-doit-pas-passer/
À Nantes, nous nous rassemblerons à l’appel de plus de trente organisations locales, associations, syndicats, partis politiques, dimanche 20 septembre à 17h devant la Préfecture. Nous espérons vous y voir nombreux.

Non au « permis de tuer » pour la police

Non à la présomption de légalité de l’usage des armes

Appel à rassemblement le dimanche 20 septembre 2026, Nantes 17h devant la Préfecture

Plus de 730 000 personnes ont signé la pétition contre la proposition de loi (PPl) instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme. Sept cent trente mille citoyennes et citoyens ont dit non. Ce désaveu ne s’effacera pas.

Pourtant, alors que cette pétition avait largement dépassé le cap permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale, elle a été clôturée sans qu’aucune discussion n’ait lieu. Refuser d’entendre 730 000 citoyennes et citoyens n’est pas une maladresse institutionnelle. C’est un choix politique.

Mais ce refus produit l’effet inverse de celui recherché. Quand les institutions refusent le débat, c’est le pays qui s’en empare. Car cette mobilisation dépasse largement cette seule proposition de loi : elle révèle que deux seuils viennent d’être franchis. Le premier est celui du pouvoir.

Depuis plusieurs années, l’État de droit recule par étapes. Cette PPL ne constitue pas une réforme sécuritaire de plus. Elle marque une rupture. Lorsqu’un usage létal de la force bénéficie d’une présomption favorable avant même que les faits aient été établis, ce n’est plus seulement une règle de procédure qui change : c’est la place du droit face au recours à la force par l’État qui est redéfinie.

Les indices de cette rupture sont nombreux. La « présomption de légitime défense » est devenue une « présomption d’usage légitime de l’arme ». Son champ a été élargi par amendement gouvernemental, en commission, loin du regard du public. Aucun avis du Conseil d’État, avec un débat réduit au minimum.

Ce n’est plus seulement une manière de faire la loi. C’est une manière de transformer progressivement les institutions. Une démocratie ne se définit pas par la volonté de gouverner par la force, mais par la volonté de soumettre la force au droit et de contrôler son usage. Ici, le mouvement est inverse : les garanties diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, le contrôle judiciaire est affaibli. Les pratiques autoritaires ne commencent pas lorsque le droit disparaît. Elles commencent lorsque le droit cesse de limiter le recours à la force de l’État et commence à l’organiser. C’est exactement ce que ce texte propose.

Depuis l’entrée en vigueur de l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure en 2017, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués lors de tirs policiers à l’occasion de refus d’obtempérer. La France constitue déjà une exception européenne. Aucun bilan n’a pourtant été dressé, aucune remise en question engagée. Au contraire, cette proposition de loi choisit d’aller plus loin encore. Mais un second seuil vient lui aussi d’être franchi. Celui du seuil de tolérance de la société à l’égard de cette violence.

Cette pétition n’était pas un aboutissement. Elle était un point de départ. Familles de victimes, associations, syndicats, ONG, juristes, magistrats, universitaires, artistes, citoyens : une même conviction les rassemble désormais, aucune démocratie ne peut accepter que l’usage de la force létale échappe progressivement au contrôle du droit. Le mouvement ne s’arrête donc pas avec cette pétition. Il commence.

Une pétition mesure une indignation. Une marche construit un rapport de force. Nos organisations appellent à une grande marche nationale contre le « permis de tuer », le dimanche 20 septembre 2026.

Le pouvoir a franchi un seuil. La société aussi. L’un cherche à inscrire l’exception dans la loi. L’autre refuse qu’elle devienne la norme. Le 20 septembre, le débat qu’ils ont refusé à l’Assemblée aura lieu dans la rue.

Signataires (liste ouverte) :

Associations : AFPS 44, Alternatiba 44, Amnesty International Nantes, ATTAC 44, l’Autre cantine, Comité de Nantes du mouvement de la Paix, Jeunes Des Dervallières, Ligue des droits de l’homme LDH, Ligue de l’enseignement FAL 44, MNLE PDL Naturellement, MRAP Nantes, Planning familial 44, Watizat, Collectif prison 44, GIGNV, Romeurope Nantes ; 
Syndicats : FSU44, Solidaires 44, Syndicat des avocats de France SAF, UL CGT Nantes, Union Syndicale de Psychiatrie ; 
Partis politiques : APRES 44, Écologistes 44, LFI 44, Génération.s 44, Jeunes Communistes, Jeunes Insoumis, Jeunes Socialistes , PCF 44, POI 44, Parti Socialiste 44, UCL Nantes

Communiqué de presse : Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Saint-Nazaire, Nantes, Châteaubriant, le 9 septembre 2026

Communiqué de presse commun

Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Le responsable départemental du Rassemblement National (RN) en Loire-Atlantique, vient de déposer un recours devant le Tribunal administratif de Nantes pour faire annuler une délibération du Conseil départemental accordant, en 2025, une subvention de 50 000 € à l’association SOS Méditerranée accusée « de promouvoir l’immigration clandestine ».

Il avait déjà attaqué une délibération semblable de la ville de Saint-Nazaire par le passé.

En s’opposant au financement public de cette association, le RN montre son obsession face à l’action d’ONG humanitaires qui sauvent des vies humaines. Il expose ainsi, une nouvelle fois, sa véritable nature : un parti marqué, depuis ses origines et toujours aujourd’hui, par la xénophobie et le racisme.

Faut-il rappeler que plus de 35 300 morts et disparus en mer Méditerranée ont été officiellement recensés depuis 2014 ?

Faut-il rappeler que 1270 personnes ont disparu en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026 selon l’ Organisation internationale pour les migrations(OIM) ?

Pour le RN et les responsables de l’extrême droite, les personnes qui se noient en tentant désespérément de venir en Europe sont sans doute « un détail de l’histoire ».

Face à la haine et à la calomnie déversées par le RN, nos organisations tiennent à saluer, l’action humanitaire essentielle et le travail courageux accompli par SOS Méditerranée qui, en dix ans d’opérations en mer, a secouru 43 194 personnes…

Face aux menaces de l’extrême droite, le Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien, le Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites, le Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant confirment leurs mobilisation et détermination à combattre le RN, parti issu de mouvements politiques et idéologiques antisémites et racistes.

Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien constitué à ce jour des syndicats et associations suivants :

Amnesty International, Association environnementale dongeoise (AEDZRP), Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne (ATTAC), Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Collectif des Brévinois Attentifs et Solidaires (CBAS), Fédération des amicales laïques 44 (FAL 44), Fédération syndicale unitaire (FSU), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Oxfam France, Union syndicale Solidaires, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA)

Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites avec à ce jour :

Alternatiba Nantes, Association France Palestine Solidarité, Attac 44, Ciné Femmes, Collectif de soutien aux exilés 44, Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération Française Démocratique du Travail 44, Confédération Générale du Travail 44, Fédération Syndicale Unitaire 44, GIGNV, Greenpeace, Le Cinématographe, Ligue de l’enseignement-Fédération des Amicales Laïques 44, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement-pdl naturellement, Pacte du Pouvoir de Vivre Nantais, Syndicat des Avocats de France, Union syndicale Solidaires 44 et des citoyens et citoyennes

Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant

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Contact : collectif-ciaed@proton.me 

Communiqué de presse LDH Nantes et pays nantais : Quand l’État mobilise police et justice pour une boule puante

Communiqué de presse

Nantes, le 23 juin 2026

Quand l’État mobilise police et justice pour une boule puante : une disproportion qui interroge sur les priorités gouvernementales

Le 25 juin 2025, « J. » participait à une action d’Extinction Rébellion visant à « perturber les soldes et alerter sur les impacts sociaux et écologiques désastreux de la fast-fashion ». « Cette action consistait en un versement de quelques gouttes d’un produit visant à diffuser une forte odeur incommodante »[1] dans deux magasins du centre ville de Nantes. Une lettre d’excuses et des bonbons étaient déposés en caisse à l’attention des employé·es et des affiches étaient posées expliquant le but de l’action au public. L’action se déroulait à visage découvert. L’un des magasins a été amené à fermer temporairement ses portes.

Sept mois plus tard, le 25 janvier, à 6 heures du matin, quatre policiers, armés et équipés de gilets pare-balles, frappaient à la porte du domicile de J., fouillaient sa chambre, en vidant les tiroirs pour trouver les vêtements qu’elle portait lors de cette action (la perquisition avait été ordonnée afin de « prévenir tout risque de disparition des preuves »[2]), et son bureau pour prendre son ordinateur. Selon ses dires, J. ne se souvenait même pas de cette action et pensait surtout à ses jeunes enfants brutalement réveillés et qui voyaient leur mère emmenée par les policiers.

Le 4 juin 2026, elle passait en procès au tribunal de Nantes,  accusée d’avoir volontairement dégradé des vêtements et du mobilier dans trois magasins, avoir volontairement déversé un liquide insalubre dans des lieux non autorisés et avoir refusé le prélèvement d’ADN et la prise d’empreintes.

Lors de l’audience, elle reconnaissait avoir déposé des gouttes d’un liquide composé d’huile essentielle d’ail et d’acide butyrique (composant des fameuses boules puantes) dans le premier magasin uniquement.

Son avocat a pu démontrer qu’il n’existait aucune preuve de la dégradation des biens, ni du caractère « insalubre » et encore moins corrosif de la substance utilisée. Il a plaidé la liberté d’expression dont les actions de désobéissance civile relèvent. Il a également plaidé l’« état de nécessité » face à l’urgence à agir qui permet de ne pas considérer pénalement responsable la personne qui a accompli un acte nécessaire à la protection d’une personne ou d’un bien (ici l’humanité toute entière).

Le tribunal a relaxé J. des faits de dégradation et de dépôt de liquide insalubre, et a débouté en conséquence les magasins de leurs demandes de dommages et intérêts qui s’élevaient à plus de 20 000 euros. Mais il a tout de même condamné J. à deux fois 250 euros d’amende avec sursis pour refus d’ADN et d’empreintes, ce qui laisse planer sur elle une menace permanente alors même que sa relaxe démontre que ces exigences de prélèvements étaient dénuées de fondement.

Comment ne pas mettre en regard l’importante mobilisation des moyens de la police (enquête, perquisition, garde à vue…) et de la justice (procureur, juges, greffiers, avocats…) pour le procès lui-même avec l’absence ou la faiblesse des dommages qui sont reprochés à cette militante ?

La disproportion est énorme entre cette mobilisation et l’action de protestation symbolique et non violente contre les effets délétères de la fast-fashion. Elle interroge sur les priorités d’action données à la police et la justice.

Elle s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs années à instrumentaliser la justice en poursuivant les défenseurs de l’environnement coûte que coûte, même lorsque le pourvoi du parquet n’a aucune chance d’aboutir, surchargeant ainsi inutilement les tribunaux. Ce sont ces procédures-bâillons qui visent à décourager les militantes et les militants et épuiser les associations. On peut rappeler ainsi que, sur Nantes, un militant de « Dernière Rénovation » a été poursuivi pour des jets de peinture à l’eau sur les marches de la préfecture. Relaxé en première instance, il a été poursuivi par le parquet en appel, puis en cassation, alors même que le dossier était vide.

À l’heure où les enjeux des limites planétaires sont de plus en plus aigus, est-il admissible que la répression des mouvements écologistes, à l’instar des mouvements sociaux, soit une priorité de l’État alors que de graves atteintes aux personnes, comme les violences sexuelles, restent traitées de façon secondaire ?

Il est temps de faire toute la clarté sur l’affectation des moyens aux différentes missions de police et de justice et de débattre démocratiquement des priorités de l’État en la matière.

« La justice doit pouvoir enfin travailler dans des conditions qui lui donnent une efficacité pleine et entière, au service des femmes, des hommes et des enfants et, dans le respect de l’État de droit, garantir les libertés publiques, la sécurité de toutes et tous. »[3]


[1][1] Communiqué de presse d’Extinction Rébellion du 15 mai 2026

[2][2] Ordonnance de perquisition datée du 5 février 2026

[3][3] Communiqué de la LDH du 8 juin 2026 « Lyhanna : oui à la justice, halte à la démagogie » : https://www.ldh-france.org/lyhanna-oui-a-la-justice-halte-a-la-demagogie/

Distribution tracts et livret samedi 27 juin 14h Couëron. Manifestation contre la venue du Rassemblement national ce samedi 27 juin – 14 h

Sera distribué aux couëronnais et couëronnaises le tract ci-dessous qui avait été fait par le Collectif untaire Nantais contre les idées et les actes des extrêmes droites et donné des exemplaires du Livret S’outiller face aux idées des extrêmes droites.

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À Couëron, une manifestation annoncée contre la venue du Rassemblement national ce samedi 27 juin, à 14 h

Une mobilisation citoyenne est organisée ce samedi 27 juin à Couëron, à 14 h, devant la mairie, avant de rejoindre, à 15 h, la salle de la Fraternité. Objectif : protester contre la tenue d’une réunion de circonscription du Rassemblement national.

Une mobilisation citoyenne est organisée ce samedi 27 juin à Couëron, à 14 h devant la mairie, avant de rejoindre, à 15 h, la salle de la Fraternité pour protester contre la tenue d’une réunion de circonscription du Rassemblement national. Photo d’illustration. | HANS LUCAS VIA AFP

Ouest-France

Stéphanie Lambert Publié le 23/06/2026 à 20h34

Une manifestation cont re la venue du Rassemblement national (RN) à Couëron est annoncée ce samedi 27 juin. La manifestation débutera à 14 h, devant l’hôtel de ville, avant de rejoindre, à 15 h, la salle de la Fraternité, où doit se tenir une réunion de circonscription organisée dans la commune. Une première.

À l’appel de la liste d’opposition Couëron solidaires & engagée ! (ex-majorité), soutenue notamment par le PS, LFI, les communistes et les écologistes, les participants souhaitent dénoncer la tenue de cette réunion politique. Les organisateurs affirment vouloir une mobilisation non violente et digne contre ce qu’ils qualifient de banalisation de l’extrême droite. D’autres collectifs citoyens et antifascistes sont attendus.

Lire aussi : Coup de théâtre à Couëron : le conseil municipal, électrique, débouche sur le rejet du compte financier 2025

« Reconnu par le ministère de l’Intérieur »

La question a animé le conseil municipal lundi 22 juin. L’opposition de gauche, par la voix de Ludovic Joyeux (PS), a demandé au maire Axel Casenave (divers droite) d’interdire la réunion, estimant que le RN n’est représenté ni au conseil municipal ni dans la commune. Une demande rejetée par l’exécutif municipal.

Pour le maire, rien ne justifie cette interdiction au prétexte que le RN, dont il ne partage pas les valeurs, est un parti légalement reconnu par le ministère de l’Intérieur. La majorité assure par aill eurs avoir appliqué les mêmes règles que pour les autres formations politiques, la salle ayant été mise à disposition dans les conditions habituelles.

Cette mobilisation intervient dans un contexte tendu dans l’agglomération nantaise. Ces derniers mois, plusieurs rassemblements liés au RN ont suscité des contestations, notamment à Nantes et à Orvault. À Saint-Herblain, une réunion du Parti avait finalement été annulée sur fond de risques de troubles à l’ordre public.

Ce samedi 27 juin, à 14 h devant la mairie puis à 15 h, devant la Salle de la Fraternité.

https://www.ouest-france.fr/politique/rassemblement-national/a-coueron-une-manifestation-annoncee-contre-la-venue-du-rassemblement-national-ce-samedi-27-juin-a-14-h-2cf91ba0-6f25-11f1-a6cc-3a2a661228b1?utm_source=newsletter_of_quotidienne&mgo_eu=2208517&mgo_l=Zk4_dOfQSpC1t8AouDjr8A.5.1&utm_content=20260624&utm_campaign=prc_nl_actu_en-direct-de-votre-commune&utm_medium=email&utm_term=840042&vid=2208517&mediego_euid=2208517

Chronique LDH de mai sur JetFM : Le Congrès

Du 23 au 25 mai 2026 s’est tenu le congrès national de la LDH. Cet évènement, qui se déroule tous les deux ans, était cette année accueilli par Rennes.

Cette chronique est l’occasion de présenter ce qu’est un congrès de la LDH, ce qu’on y fait, pourquoi on le fait et avec qui !

Et notamment, comment la section nantaise se mobilise, participe et contribue au Congrès et aux prises de positions et stratégies qui en sortiront.

À l’inverse, on s’interroge sur ce que le Congrès apporte à notre section.

Bonne écoute !

Communiqué LDH Pays de la Loire : La LDH dénonce les choix budgétaires du Conseil Régional

Une autre politique est possible. 

La majorité au Conseil Régional présidée par Christelle Morançais dit vouloir privilégier les investissements et freiner l’endettement. Pour cela elle fait année après année des choix budgétaires pour le moins étonnants. Pour cette majorité au Conseil Régional, l’humain serait donc une dette et la finance au seul profit des entreprises un investissement. C’est le monde à l’envers : cette politique vide méthodiquement nos villes et nos campagnes de ses services publics.

Ainsi la région fait le choix d’aider l’État à fermer des classes en commençant par supprimer des aides au transport scolaire. C’est le droit à un accès libre et gratuit à l’éducation dans des classes non surchargées qui risque ainsi d’être sacrifié.

La suppression annoncée des aides au transport scolaire par la région des Pays de la Loire s’inscrit dans une volonté d’affaiblir l’autonomie et la démocratie qui sont à l’œuvre dans nos campagnes. En effet, afin de maintenir des classes ouvertes dans les villages, le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) se décide à partir d’un dialogue étroit entre les communes concernées et le ministère de l’éducation. Cette coupe budgétaire de la région, en affaiblissant financièrement ces petites communes, est un non-sens pour les familles qui résident en zone rurale et qui réclament plus de démocratie et de services publics de proximité.

Parce que cette absence d’aide risque de se traduire par une augmentation du coût du transport pour les familles que les communes ne pourront pas financer à la même hauteur que la région. Parce que c’est une remise en cause du soutien des RPI par une partie des collectivités cela  risque d’entraîner des fermetures de petites écoles mais aussi des fermetures de classes.

Pour rappel, Mme Morançais et sa majorité ont déjà voté une suppression des aides de 82 millions d’euros en 2025 et, de nouveau, 15,6 millions d’euros d’« économies » en 2026. Ces coupes budgétaires touchent principalement le monde associatif et pénalisent les plus fragiles. 

C’est par exemple :

·       la suppression des transports porte à porte pour les personnes à mobilité réduite,

·       l’augmentation des coûts des transports de la région (ALEOP, TER, car et transport scolaire) sans compensation pour les usagers,

·       la suppression des aides à la formation aux soins infirmiers,

·       des lieux d’accueil pour les femmes victimes de violences qui ferment en zone rurale,

·       des actions culturelles qui sont abandonnées faute de moyens,

·       des restrictions d’accès à l’éducation sexuelle et affective, etc, etc,…

La LDH rappelle qu’une subvention est une reconnaissance d’un service lié à l’intérêt général par la puissance publique.

La LDH dénonce le caractère violent, et dangereux pour la cohésion sociale, de cette politique régionale de gestion budgétaire à partir de choix idéologiques qui éloignent toujours plus les citoyennes et citoyens de la démocratie locale et de leur égal accès aux droits effectifs garantis par des services publics de proximité et de qualité.

La Flèche (Port Luneau) Samedi 09 mai à 14h30 Fêtons la journée de l’Europe pour défendre l’État de droit

Nous relayons ce message.
Un déplacement collectif en voiture pour La Flèche depuis Nantes aura lieu ce samedi 9 mai – départ 13h, retour 17h30-18h. Les personnes intéressées sont invitées à envoyer un message à nantes@ldh-france.org en indiquant leur n° de téléphone.

L’équipe d’animation de la LDH   

envoyé : 7 mai 2026 à 15:54

La LDH comité régional des Pays de la Loire appel à rejoindre la manifestation à :

La Flèche (Port Luneau)

Samedi 09 mai à 14h30

Fêtons la journée de l’Europe pour défendre l’État de droit

Ensemble, dénonçons les mensonges du RN et défendons l’État de droit, défendons l’Europe et les grands principes énoncés dans la Convention Européenne de Droits de l’Homme :

-Pour notre bien commun.

-Pour notre environnement.

-Pour l’amélioration de notre démocratie.

Le RN sort les vieilles recettes du FN en terre fléchoise. Le 8 mai, il compte effacer de nos mémoires les luttes pour les droits et libertés. Au fronton de la mairie, il laisse seul le drapeau français face aux vents des extrêmes-droites.

Il masque ses intentions.

Avec son masque : le RN présente l’enlèvement des drapeaux européens à la mairie de la Flèche comme un acte de défense des agriculteurs et éleveurs français contre les « technocrates de Bruxelles ».

Sans son masque : en coulisses, le parti ne fait rien pour influencer ses alliés d’extrême droite européens, comme Giorgia Meloni, qui a justement permis l’adoption du Mercosur en janvier 2026, au mépris des intérêts agricoles français.

Sans son masque encore : au Parlement français et européen, le RN et ses alliés européens, votent régulièrement contre les normes protectrices (taxes sur les engrais importés, aides à la transition écologique) ou ne s’opposent pas aux traités commerciaux (Chili, Nouvelle-Zélande). Pourtant, ces normes (comme les AOP) défendent l’agriculture familiale et les industries locales. Ces normes offrent une garantie supplémentaire pour protéger le revenu des agriculteurs. Ces normes écologiques auraient aidé les ménages, dans un contexte de choc des prix du gaz et du pétrole (aide à l’achat de voitures électriques, meilleure isolation des bâtiments, etc…).


Sans son masque toujours : le RN et ses alliés (Meloni, Orbán, Trump) combattent les régulations européennes, au profit des milliardaires de l’agro-industrie et des multinationales. Par exemple, Meloni a fait abandonner le nutriscore sous la pression de Ferrero, et le RN s’oppose à une taxe sur les petits colis chinois, fragilisant ainsi les entreprises françaises.


 En enlevant le drapeau de l’Europe, le maire RN de la Flèche oublie de mentionner les avantages de l’UE : emprunts à taux bas, protection contre les pressions américaines et russes (ses propres alliés), maîtrise des prix…

D’ailleurs, le RN ne parle plus de quitter l’UE comme par le passé. Condamné en première instance pour détournement de fonds publics à son seul bénéfice, ce parti prend exemple sur Orban qui a détourné les fonds européens pour affaiblir les contre-pouvoirs (presse, justice, cour constitutionnelle), et profiter de cet argent en toute impunité. Voilà le programme : faire les poches du plus grand nombre au profit de quelques-uns, et, pour le mettre en place, il faut avancer masqué.

Avec son masque de patriote le maire RN de la Flèche enlève les drapeaux européens de la Mairie (qui ne lui appartiennent pas). C’est le seul acte concret et visible dont est capable le RN qui vote, dès qu’il en a l’occasion, contre les intérêts de la France, et pour les intérêts de multinationales.

Pour ne pas laisser au RN et ses thuriféraires nous masquer le réel, nous diviser et nous isoler, pour ne pas le laisser s’implanter sur notre région, soyons nombreuses et nombreux au Port Luneau à la Flèche, fêtons ensemble la journée de l’Europe pour défendre l’État de droit, ce samedi 09 mai 2026 à 14h30.

Chronique LDH de mars sur JetFM : élections municipales et droit de vote

Les 15 et 22 mars, citoyens français et européens sont invités à voter pour les élections municipales.

Aux dernières élections municipales, moins de 40% des inscrits sur les listes électorales sont allés voter : soit plus de 60% d’abstention !

Pourquoi voter? Pour quoi voter? Pour qui voter???

Cette chronique sera l’occasion de rappeler:

– qui est concerné par le droit de vote, pourtant réputé universel.

– quelles sont les compétences du maire et les politiques que nous influençons par nos votes.

– l’impératif de préserver notre démocratie en votant pour celleux qui souhaitent la protéger.

Et si vous ne pouvez pas voter les 15 et 22 mars, établissez une procuration !

Chronique JetFM de janvier : quel contrôle de la police en démocratie ?

Quel contrôle de la police en démocratie?

Lors des manifestations à Sainte Soline en mars 2023, contre l’installation de mégabassines, la LDH a dénoncé la répression violente des forces de l’ordre envers les manifestants ainsi que l’entrave aux secours dans certains cas de blessés graves. Gerald Darmanin, alors Ministre de l’intérieur, avait publiquement mis en cause la qualité du statut d’Observateur de la LDH. Les images des caméras piétons des gendarmes publiées par Médiapart, ont mis en évidence des tirs irréguliers et des propos insultants et haineux vis à vis des manifestants qui ont été largement minimisés par l’enquête de l’IGGN (Inspection générale de la gendarmerie nationale). Dans le même temps, plusieurs affaires et un film (Dossier 137) mettaient en cause le rôle de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale).  C’est dans ce contexte que nous nous interrogerons sur le contrôle démocratique des forces de police en France. Quel rôle peut jouer la LDH en tant qu’Observatrice et défenseuse des Libertés, ses actions, ses réflexions?