La LDH se mobilise le 17 octobre 2026

Dans le prolongement des manifestations précédentes, la LDH appelle à soutenir la mobilisation lycéenne et étudiante ce samedi 17 octobre.

Pour Nantes, il ressort des informations l’annonce d’un rassemblement convergent à 14h, place Foch.

Rendez-vous LDH devant la porte St Pierre.

Ci-dessous, pétition de ce jour, 10 mesures pour la jeunesse

10 mesures d’urgence pour la jeunesse

Pétition à l’initiative de l’USL, Solidaires étudiant-e-s, Unef, Fage et dont la LDH est signataire

La jeunesse se mobilise parce que sa situation ne peut plus durer. Bâtiments dégradés, étudiant-e-s qui ne mangent pas à leur faim, pas d’enseignant•es en année de bac, sélection sociale et raciste par Parcoursup et Mon Master : ces difficultés sont le quotidien de trop d’élèves et d’étudiant-e-s. Face à cette mobilisation légitime, la réponse du gouvernement a été la répression, avec des violences policières et des milliers de jeunes et mineurs arrêtés.

Cette pétition rassemble 10 mesures urgentes, à appliquer immédiatement, ainsi que des mesures structurelles pour transformer en profondeur le système éducatif.

En signant, vous soutenez ces revendications et montrez que nous sommes nombreux et nombreuses à les exiger.

Parents, enseignant-e-s, personnel-le-s et citoyen-ne-s : rejoignez notre appel et soutenez la mobilisation.

Les 10 mesures d’urgence :

1- Un plan d’urgence pour rénover les établissements scolaires et universitaires

Engager un plan d’urgence de rénovation du bâti scolaire et universitaire délabré et insalubre. Adapter les établissements aux conséquences du changement climatique : climatisation et dispositifs de rafraîchissement pour faire face aux canicules, isolation et chauffage adaptés pour affronter les vagues de froid.

Garantir à chaque établissement les moyens humains et matériels nécessaires pour assurer l’entretien des locaux et disposer de sanitaires propres et fonctionnels.

2- Embauche massive de personnels éducatifs, de santé, d’accompagnement et d’orientation.

Engager un plan massif de recrutement des personnels de l’Éducation nationale afin de garantir, dans chaque établissement, au minimum :

  • 1 infirmier-ère pour 500 élèves ;
  • 1 psychologue pour 500 élèves ;
  • 1 conseiller-ère d’orientation pour 500 élèves.

Création de postes supplémentaires d’enseignant-e-s, et non pas avec des emplois contractuels pour qu’il y ait un-e enseignant-e devant chaque classe et mettre fin aux inégalités entre établissements. Ainsi que la création d’un statut pour les AESH et la création de 800 postes supplémentaires.

3- Repenser les rythmes scolaires et universitaires

Engager une refonte des rythmes scolaires, dans la continuité des travaux de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant pour l’Éducation nationale et engager des travaux pour l’Enseignement Supérieur, afin de mieux respecter les besoins et le bien-être des élèves et des étudiant-e-s.

Garantir notamment une pause méridienne d’au moins 1h30 pour permettre à chaque élève ou étudiant-e de déjeuner dans de bonnes conditions.

Revenir sur la réforme du bac et du lycée.

4- Mettre fin à la sélection via Parcoursup et Mon Master. Créer 250 000 places dans l’enseignement supérieur.

Supprimer la sélection via les plateformes Parcoursup et Mon Master et créer 250 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur dès la prochaine rentrée, afin de permettre aux lycéen-ne-s d’accéder aux formations de la filière de leur choix sans être soumis à une sélection algorithmique, et à toustes les étudiant-e-s qui le souhaitent de pouvoir poursuivre en master. Conserver des plateformes nationales centralisées pour les candidatures pour faciliter la lisibilité des formations disponibles mais sans sélection. Un bac doit garantir d’accéder à une licence, une licence doit garantir d’accéder à un master.

5- Refonte de la démocratie lycéenne pour permettre véritablement aux lycéen-ne-s de participer aux décisions

Instauration de scrutins de listes pour les élections CVL et CAVL afin de permettre la représentativité syndicale, élues au scrutin direct par l’ensemble des lycéen-ne-s du secteur, et instaurer davantage de sièges lycéens dans les Conseils d’administration des lycées. L’ensemble des lycéen-ne-s doivent pouvoir voter pour les élections CSE.

6- Revaloriser les bourses et rétablissement et revalorisation des APL pour toutes et tous

Augmenter de 200 euros par mois les bourses étudiantes, les verser sur douze mois et permettre à 300 000 étudiant·es supplémentaires d’intégrer le système de bourses. À terme, instaurer un revenu d’autonomie étudiant de 1 337 euros par mois afin de garantir à chaque étudiant-e les moyens matériels nécessaires pour étudier.

Abandonner les mesures budgétaires réduisant les aides au logement des jeunes. Rétablir les APL des étudiant-e-s étranger-e-s. Revaloriser les APL et renoncer à la modification de leur mode de calcul qui conduirait à en priver 147 000 étudiant-e-s.

7- Garantir réellement l’accès au repas à 1 euro pour tous les étudiant-e-s

Garantir l’accès effectif au repas à 1 euro pour les étudiant-e-s et donner au réseau des œuvres universitaires les moyens nécessaires pour répondre à la demande.

8- Abroger le plan Bienvenue en France instaurant des frais d’inscription différenciés pour les étudiant-e-s étranger-e-s et suppression de la CVEC

Supprimer Bienvenue en France et ses frais d’inscription différenciés pour les étudiant-e-s extra-européen-ne-s qui mettent en place la préférence nationale et une logique raciste dans l’Enseignement Supérieur. Supprimer la taxe de la CVEC.

9- Gel des loyers CROUS, pérenniser l’encadrement des loyers, rénovation et construction massive de logements CROUS

Rétablir le gel des loyers CROUS sur la base des loyers gelés avant 2023. Rénovation des résidences Crous insalubres. Lancer la production de 15 000 logements Crous dès 2027. En urgence, 10% des étudiant-e-s doivent pouvoir être logé-e-s au Crous.

10- Mettre fin à la répression et aux violences policières contre le mouvement lycéen et étudiant

Mettre fin à toutes formes de répression liée au mouvement lycéen et étudiant. Assurer que les forces de l’ordre qui se rendent coupables de violences soient poursuivis en justice. Garantir que les absences liées à la mobilisation ne soient pas prises en compte ni sanctionnées. De manière générale, abandonner toutes les formes de répression dans les établissements et garantir la liberté d’expression et d’organisation libre de la jeunesse, à l’opposé, donc, de la répression opérée dans la lutte contre le génocide en Palestine.

Cet appel pour 10 mesures d’urgences est signé par :

Premiers signataires : Union Syndicale Lycéenne (USL), Solidaires étudiant·es, Union Nationale des Étudiants de France (Unef), Fédération des associations générales étudiantes (Fage), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains)…

Appel à participer à la mobilisation des lycéen.es et des étudiant.es Mardi 6 octobre 10h Miroir d’eau

La LDH appelle à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le 6 octobre

Ci-dessous, communiqué commun national

Rendez-vous à Nantes à 10h au miroir d’eau

Rendez-vous LDH arrêt tram Duchesse Anne

Stop à la répression des jeunes : l’école n’est pas un champ de bataille

Communiqué commun appelant à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France et notamment à 14h, place de la République, à Paris.

La société civile agit en protection des mouvements de la jeunesse

La répression policière qui s’abat sur les lycées a franchi un seuil critique.

Nous sommes toutes et tous choqués d’une telle répression qui brise des vies : un lycéen a eu la mâchoire fracturée à Saint-Ouen-l’Aumône par un tir tendu au lance grenade ; un autre a perdu un œil à Tours sous l’impact d’un tir de LBD. Leur crime ? Avoir demandé, avec leurs camarades, des conditions décentes d’éducation. Nous ne pouvons attendre que d’autres jeunes soient mutilés pour agir.

Les témoignages se multiplient : de mineur-e-s, parfois très jeunes, matraqués et gazés, d’exactions brutales commises par les forces de l’ordre à leur encontre. Nous assistons, révoltés, à des scènes d’une violence inouïe : l’État déploie des armes de guerre contre des mineur-e-s, des équipements prétendument « sublétaux » mais qui fracassent, éborgnent et mutilent à vie. Le gouvernement organise des arrestations d’une ampleur inédite : en moins d’une semaine, 5 000 interpellations dont 2 000 pour la seule journée de jeudi 1er octobre 2026.

C’est une négation pure et simple du droit fondamental de la jeunesse à la liberté d’expression, à protester et à s’organiser à cette fin, et ce alors qu’elle le fait pour demander des conditions dignes pour apprendre et disposer d’un avenir. Lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent pouvoir se mobiliser et manifester sans craindre pour leur sécurité.

En appliquant des doctrines délétères exposées dans son « Guide opérationnel des violences urbaines » (Govu), le gouvernement fait le choix grave d’assimiler les jeunes à des ennemis intérieurs à neutraliser par des armes de guerre. Et on ne peut réduire un mouvement social à ses débordements.

Loin d’assurer l’apaisement, la logique répressive participe à l’augmentation des tensions et transforme les abords des établissements scolaires en zones d’affrontement, ce qui met aussi en danger le personnel éducatif.

Le droit de s’exprimer et de se réunir convoque des libertés fondamentales garanties par notre Constitution, par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’Onu. Il nous incombe de les défendre et de nous opposer à cet usage disproportionné et arbitraire de la force.

Nous, signataires, sommes du côté de la mobilisation légitime de la jeunesse de notre pays pour son avenir, et non de celui des LBD, des grenades, des matraques et des arrestations de masse.

Nous exigeons de l’Assemblée nationale et du gouvernement :

  • la mise en place prioritaire d’un dialogue avec les jeunes mobilisés ;
  • le traitement systématique des enfants pour ce qu’ils sont, des personnes à protéger comme le stipule la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) ;
  • l’application d’une politique de désescalade des tensions ;
  • l’abolition définitive des pratiques de maintien de l’ordre liberticides, matérialisées notamment par l’instruction ministérielle sur les violences urbaines (le Govu qui doit être abrogé) : le retrait immédiat des unités de la BAC et de toutes celles non formées à la gestion des rassemblements, des brigades équestres et des unités cynophiles ; l’interdiction stricte de l’usage des armes de guerre sur les manifestations, du gaz lacrymogène de façon indifférenciée, ainsi que l’arrêt des interpellations massives et de la criminalisation de la jeunesse ;
  • une réelle prise en compte de la parole des jeunes par la recherche de la démocratie éducative pour construire les politiques publiques.

L’État doit recréer de toute urgence les conditions permettant la libre expression civique des jeunes, ce d’autant plus que leur revendication d’un service public d’égale qualité pour toutes et tous est totalement légitime et nous la soutenons.

Aucun jeune ne doit risquer son intégrité physique ou sa liberté lorsqu’il fait entendre sa voix.

Stoppons l’escalade. Protégeons la jeunesse.

Nos organisations vont saisir le Défenseur des droits et les Rapporteurs spéciaux de l’Onu des violences commises par les forces de l’ordre et des ordres donnés.

Elles prient instamment le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) de bien vouloir contrôler les dossiers des gardes à vue et les conditions de traitement des personnes, comme ce fut le cas en 2023 lors des manifestations « retraite ».

Elles organisent ou soutiennent les mobilisations des lycéen-ne-s et étudiant-e-s.

Signataires : CGT (Confédération générale du travail), Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humais), SNPES-PJJ/FSU (Syndicat national des personnels de l’Education et du Social), Union étudiante, Union syndicale lycéenne (USL), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union syndicale Solidaires

Appel à manifester : Défendre les services publics, pour la démocratie et l’état de droit – mardi 29 oct. – 10h – Miroir d’eau – Nantes

La section de Nantes et du pays nantais appelle à manifester ce mardi 29 septembre aux côtés des organisations syndicales.

A Nantes, manifestation 10h au Miroir d’Eau – Rendez-vous LDH : tram arrêt Duchesse Anne.

Ci-dessous, le communiqué national LDH :

Défendre les services publics, pour la démocratie et l’état de droit

Communiqué LDH

Garant de cohésion au sein de la société, le service public a pour objet d’assurer l’égal accès de toutes et tous aux droits fondamentaux, aux aides et aux services essentiels. Il est indispensable à notre démocratie et au bon fonctionnement de notre État de droit.

L’affaiblissement systématique des composantes du service public, à l’œuvre depuis les années 2010, semble actuellement atteindre de nouveaux sommets. Avant tout orchestré par une baisse de moyens, le non-accès aux services publics accentue la précarisation de la population (en milieu rural, dans les territoires péri-urbains et même urbains de plus en plus fréquemment) avec aussi davantage d’insécurités en matière de protections sociales.

Les conséquences néfastes sont nombreuses tant du point de vue médical, social, économique, judiciaire et écologique. Les prises en charge de plus en plus déficientes nourrissent les discours anti-fonctionnaires et ont pour effet de démultiplier les agressions envers les agents de l’État puis de légitimer la casse des services publics jugés inefficaces.

Or, pour répondre aux besoins d’intérêt général et individuel, le bon fonctionnement des services publics est primordial. Il est la garantie de l’effectivité d’un égal accès aux droits pour toutes et tous, en particulier économiques, sociaux et culturels. Il permet ainsi, parmi d’autres, une prise en charge médicale efficace, partout, l’accès à une justice indépendante dans des délais raisonnables, la bonne application du droit du travail via l’inspection du travail, une aide à la recherche d’un emploi, un accès à l’éducation dans des écoles et universités publiques de qualité, des déplacements sécurisés par le rail, la bonne gestion des eaux et forêts, l’élaboration par la recherche publique de solutions innovantes face aux défis actuels.

De plus, l’accès à des agents est d’autant plus primordial que la fracture numérique pénalise un grand nombre de personnes et que les plateformes, souvent mal conçues, ne permettent pas de répondre aux situations particulières.

Les principes fondateurs de la fonction publique doivent permettre de résister à un pouvoir qui voudrait mettre en œuvre une politique contraire à l’égalité en droits.

L’article L. 121-10 du Code général de la fonction publique dispose ainsi que l’agent public doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, « sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ».

Ce principe apparaît dans le premier statut des fonctionnaires de 1946 et fonde le cadre légal d’un « devoir de désobéissance » né de la victoire face aux fascismes. L’une des règles fondamentales du service public est de respecter l’égalité entre les usagers, ce qui implique la neutralité des fonctionnaires.

Le rôle des fonctionnaires est de garantir la continuité du service public, et de pourvoir de façon adaptée aux besoins de la population. Le cadre qui s’applique à elles et eux est à la fois statutaire et déontologique, fondé sur les principes républicains, sur la Constitution et tourné vers le seul service de l’intérêt public, au-delà de tout intérêt particulier.

Remplacer des agents publics par des personnes soumises à des contrats précaires ou instables qui ne s’inscrivent pas dans ce statut spécifique n’est pas juste indigne, c’est dangereux pour la démocratie.

La LDH apporte son soutien aux organisations syndicales de la fonction publique qui appellent à une action de grande ampleur ce mardi 29 septembre et alerte sur la nécessité de stopper la marche en avant mortifère des politiques menées depuis plusieurs années dont on ne cesse de mesurer les effets catastrophiques.

Paris, le 28 septembre 2026

Télécharger le communiqué en PDF

Pour une vraie politique publique de protection des enfants : rassemblement samedi 4 juillet 15h au miroir d’eau à Nantes

La section invite au rassemblement à l’appel des syndicats et associations féministes le samedi 4 juillet au Miroir d’eau à 15h pour alerter sur l’urgence à porter une politique pénale de protection de l’enfance et spécifiquement sur les questions de violences sexuelles, une politique pénale mais aussi éducative à la hauteur des enjeux sociétaux.

Le communiqué national de la LDH : https://www.ldh-france.org/pour-une-vraie-politique-publique-de-protection-des-enfants-et-de-toutes-les-victimes-dinfractions-sexuelles/

Rassemblement devant école Sarah Bernhardt Nantes mardi 30/06 à 16h30 – un logement pour tous les enfants !

La LDH, partie prenante du Réseau Éducation Sans Frontières (Resf), relaie cet appel à rassemblement mardi 30 juin – 16h30 devant l’école Sarah Bernhardt à Nantes : un logement pour tous les enfants !

De: « Parents d’élèves Ledru Rollin »

À: Envoyé: Jeudi 25 Juin 2026 20:27:33
Objet: conf de presse / goûter solidaire à l’école, mardi 30/06 à 16h30 – un logement pour tous les enfants !

Rassemblement mardi 30 juin 2026 à 16h30 devant l’école Sarah Bernhardt (38 Rue de la Ripossière, 44200 Nantes)

Des enfants dorment encore dans la rue. A Nantes. Aujourd’hui.

Depuis plusieurs mois, à Nantes, quatre élèves des écoles publiques Ledru- Rollin et Sarah Bernhardt, leur petite sœur de 19 mois et leurs deux parents sont sans abri. Sans domicile fixe, et parfois sans aucun toit pour la nuit.

Chaque soir est une nouvelle incertitude. Le 115 est saturé et ne peut répondre quotidiennement à leurs besoins d’hébergement. Des hébergeurs solidaires se relaient quand ils le peuvent, mais cela ne suffit pas : cette famille a déjà dû dormir dehors. Personne ne devrait vivre dans une telle précarité, encore moins des enfants scolarisés.

L’État a le devoir de mettre ces familles à l’abri. Le Préfet, représentant de l’État dans le département, en porte la responsabilité. Les personnels de l’Éducation nationale sont désemparés : comment enseigner à un enfant qui n’a pas dormi, qui n’a pas mangé, qui a peur ? Les familles et associations sont démunies.

La France a signé en 1989 la convention des droits de l’enfant par laquelle elle ratifie le droit fondamental des enfants de pouvoir bénéficier des conditions de leur émancipation : le droit à un logement décent, les conditions pour être en bonne santé, et bénéficier d’un accès à l’éducation. L’état est hors la loi en laissant ces enfants dehors ou en situation si précaire qu’il est impossible de leur permettre de grandir sereinement en ayant les conditions pour s’émanciper.

Des milliers de logements et de bâtiments restent vacants, notamment à Nantes où 15 000 logements privés sont vides, pendant que des enfants dorment dehors. L’engagement et les promesses électorales qui envisagent la ville de Nantes comme une ville refuge doivent être respectées. Si des efforts ont été faits par la nouvelle équipe municipale, le compte n’y est pas. La preuve avec la famille Oguigo et trop d’autres sur la métropole nantaise.

Dans la 7e puissance économique mondiale et en 2026, c’est une honte !

Ce que nous demandons :

• La mise à l’abri immédiate et pérenne de la famille Ogiugo dans un hébergement stable et de toutes les familles avec enfants scolarisé.es. Chaque nuit passée sans solution est une nuit de trop.

• L’examen réel de sa situation administrative

Signataires :

Amicale Laïque des Ripossiens

FSU SNUipp44

Réseau Éducation Sans Frontières (Resf)

FCPE

Fiesta de la solidarité, samedi 4 juillet de 15h à 22h

Cher-es ami-es,

Le collectif soutien exilés 44 dont notre association est partie prenante organise une fête de la solidarité le 4 juillet de 15h à 22h aux ateliers Dulcie September (ex-école des beaux arts), place Dulcie September.

Venez nombreuses et nombreux, solidarité, joie, animation garanties.

urlr.me/435D23

Chronique LDH de juin sur JetFM : Les droits des Roms

Jeanne et Vincent de la section nantaise de la LDH, Yannicke de l’association Fraternité Couëronnaise, et tous trois du collectif Romeurope, viennent nous parler de la communauté Rom qui habite sur le territoire de Nantes Métropole. Les chiffres sont impressionnants : Nantes est la 2e agglomération de France en nombre de bidonvilles. Il y en a plus de 60 répartis sur le territoire, accueillant près de 3000 personnes, pour la plupart venues travailler dans le maraîchage. 

Mais au-delà des chiffres, il y a des hommes, des femmes et des enfants dont les droits sont mis à mal. 

Durant cette demi-heure, nous tenterons de comprendre qui sont les Roms de Nantes, quelles sont leurs problématiques et que font la LDH et le collectif auquel elle appartient, Romeurope, pour défendre les droits de ces familles (logement, scolarité, accès aux services de base…).

Bonne écoute !

Chronique LDH de mai sur JetFM : Le Congrès

Du 23 au 25 mai 2026 s’est tenu le congrès national de la LDH. Cet évènement, qui se déroule tous les deux ans, était cette année accueilli par Rennes.

Cette chronique est l’occasion de présenter ce qu’est un congrès de la LDH, ce qu’on y fait, pourquoi on le fait et avec qui !

Et notamment, comment la section nantaise se mobilise, participe et contribue au Congrès et aux prises de positions et stratégies qui en sortiront.

À l’inverse, on s’interroge sur ce que le Congrès apporte à notre section.

Bonne écoute !

Communiqué LDH Pays de la Loire : La LDH dénonce les choix budgétaires du Conseil Régional

Une autre politique est possible. 

La majorité au Conseil Régional présidée par Christelle Morançais dit vouloir privilégier les investissements et freiner l’endettement. Pour cela elle fait année après année des choix budgétaires pour le moins étonnants. Pour cette majorité au Conseil Régional, l’humain serait donc une dette et la finance au seul profit des entreprises un investissement. C’est le monde à l’envers : cette politique vide méthodiquement nos villes et nos campagnes de ses services publics.

Ainsi la région fait le choix d’aider l’État à fermer des classes en commençant par supprimer des aides au transport scolaire. C’est le droit à un accès libre et gratuit à l’éducation dans des classes non surchargées qui risque ainsi d’être sacrifié.

La suppression annoncée des aides au transport scolaire par la région des Pays de la Loire s’inscrit dans une volonté d’affaiblir l’autonomie et la démocratie qui sont à l’œuvre dans nos campagnes. En effet, afin de maintenir des classes ouvertes dans les villages, le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) se décide à partir d’un dialogue étroit entre les communes concernées et le ministère de l’éducation. Cette coupe budgétaire de la région, en affaiblissant financièrement ces petites communes, est un non-sens pour les familles qui résident en zone rurale et qui réclament plus de démocratie et de services publics de proximité.

Parce que cette absence d’aide risque de se traduire par une augmentation du coût du transport pour les familles que les communes ne pourront pas financer à la même hauteur que la région. Parce que c’est une remise en cause du soutien des RPI par une partie des collectivités cela  risque d’entraîner des fermetures de petites écoles mais aussi des fermetures de classes.

Pour rappel, Mme Morançais et sa majorité ont déjà voté une suppression des aides de 82 millions d’euros en 2025 et, de nouveau, 15,6 millions d’euros d’« économies » en 2026. Ces coupes budgétaires touchent principalement le monde associatif et pénalisent les plus fragiles. 

C’est par exemple :

·       la suppression des transports porte à porte pour les personnes à mobilité réduite,

·       l’augmentation des coûts des transports de la région (ALEOP, TER, car et transport scolaire) sans compensation pour les usagers,

·       la suppression des aides à la formation aux soins infirmiers,

·       des lieux d’accueil pour les femmes victimes de violences qui ferment en zone rurale,

·       des actions culturelles qui sont abandonnées faute de moyens,

·       des restrictions d’accès à l’éducation sexuelle et affective, etc, etc,…

La LDH rappelle qu’une subvention est une reconnaissance d’un service lié à l’intérêt général par la puissance publique.

La LDH dénonce le caractère violent, et dangereux pour la cohésion sociale, de cette politique régionale de gestion budgétaire à partir de choix idéologiques qui éloignent toujours plus les citoyennes et citoyens de la démocratie locale et de leur égal accès aux droits effectifs garantis par des services publics de proximité et de qualité.