Shereen Abu Akleh assassinée. Rassemblement samedi 14 mai à Nantes à 15h

L’armée israélienne a tué de sang froid une journaliste palestinienne, Shirin Abu Akleh alors qu’elle couvrait pour Al Jazeera un des nombreux raids de l’armée israélienne dans le camp de Jénine.

Un autre journaliste, Ali Samoudi également du camp de Jénine a reçu une balle dans le dos et est soigné à l’hôpital. Cet assassinat intervient après que 20 jeunes Palestiniens et Palestiniennes ont été tués par Israël à Jénine et dans les environs durant le seul mois d’avril.

Cette armée d’occupation ne tolère aucun témoin de ses crimes.

Samedi 14 mai, nous nous rassemblerons à 15 heures -sur le cours des 50 otages ( carrefour rue de la Barillerie)

– En solidarité avec nos partenaires et amis du camp de Jénine.

– Pour exiger

– que cesse cette violente occupation de la Palestine par Israël

– qu’enfin des sanctions de l’Union européenne et de la France soient appliquées envers l’Etat israélien agresseur qui se moque de toutes les lois internationales.- que le gouvernement français facilite l’enquête engagée par la Cour Pénale Internationale sur les crimes de guerre en Palestine
Soyons nombreux pour affirmer notre solidarité et ces exigences.

Plate-forme des ONG pour la Palestine

Collectif Ukraine nantais présent 1er Mai aux initiatives syndicales

Nous transférons ce message du Collectif Ukraine nantais dont la LDH est partie prenante.
Le Collectif Ukraine nantais sera présent ce 1er Mai aux initiatives syndicales.

Depuis plus de deux mois, sur ordre de Poutine, l’armée russe a envahi et bombarde l’Ukraine. Des centaines d’enfants, des milliers de civils et de combattants ont déjà été tués ou blessés, des millions de personnes ont pris le chemin de l’exil, des quartiers d’habitation et des villes entières, comme Marioupol, sont totalement détruits.

Malgré des forces militaires disproportionnées, l’Ukraine résiste. Malgré les bombes et l’encerclement, malgré les massacres et les viols, Kiev, la capitale, a tenu. A l’évidence, le président russe a sous-estimé cette résistance populaire de tout un peuple attaché à sa liberté et à son indépendance.

Nous sommes aux côtés des Ukrainiennes et des Ukrainiens qui résistent et se battent pour leur liberté, aux côtés de celles et ceux qui sont contraints de s’exiler pour fuir les bombes, aux côtés aussi des Russes et Belarusses qui, malgré la désinformation et la répression, se mobilisent pour la paix et que nous ne confondrons jamais avec leurs dirigeants.

En ce 1er Mai, journée de lutte et de solidarité internationale, nous appelons au cessez-le-feu immédiat et au retrait des troupes russes d’Ukraine. Les menaces d’utilisation des armes nucléaires et de généralisation de la guerre sont terriblement inquiétantes. Seule une solution négociée sous l’égide des Nations-Unies peut et doit garantir une paix durable et le droit de l’Ukraine au respect de ses frontières.

L’urgence est de renforcer la solidarité avec la résistance et le peuple ukrainien. C’est ce que met concrètement en oeuvre l’intersyndicale de tous les syndicats de France en organisant, en lien avec les syndicats ukrainiens, un premier convoi syndical va rejoindre l’Ukraine dans les prochains jours. D’autres suivront.

« Dans ce contexte alarmant, écrivent les huit syndicats, nos organisations affirment leur solidarité :

  • avec la population d’Ukraine qui résiste à l’agression, avec les travailleurs et travailleuses et les organisations syndicales ukrainiennes. 
  • avec les réfugié·e·s qui par centaines de milliers fuient le conflit. Les frontières européennes doivent être ouvertes et l’assistance garantie pour l’ensemble des réfugié·e·s, quelle que soit leur nationalité ou leur couleur de peau.
  • avec celles et ceux qui en Russie et au Bélarus s’opposent à la guerre, bravant la répression politique.

Nos organisations rappellent leur opposition à toute escalade militaire dont les conséquences, imprévisibles, peuvent conduire à un engrenage et à une confrontation des impérialismes au détriment des peuples ».

Maudite soit la guerre. Pour la Paix. Pour l’Ukraine. Vive la solidarité internationale.

Et comme le disent nos ami.e.s ukrainien.ne.s, Slava Oukraïni

Pour l’Ukraine, pour la Paix marche Nantes samedi 2 avril 15h Place Graslin

Nantes samedi 2 avril

15h Place Graslin

Marche pour la Paix

Marche pour l’Ukraine

Depuis bientôt six semaines, sur ordre de Poutine, l’armée russe a envahi et bombarde l’Ukraine. Des centaines d’enfants, des milliers de civils et de combattants ont déjà été tués ou blessés, des millions de personnes ont pris le chemin de l’exil, des quartiers d’habitation et des villes entières, comme Marioupol, sont totalement détruits.

Malgré des forces militaires totalement disproportionnées et la destruction de tous ses aéroports civils et militaires, l’Ukraine résiste. Régulièrement bombardée et en partie encerclée par l’armée russe, Kiev, la capitale, tient toujours. A l’évidence, le président russe a largement sous-estimé cette résistance populaire de tout un peuple attaché à sa liberté et à son indépendance.

Parce que nous sommes à leurs côtés, aux côtés des Ukrainiennes et des Ukrainiens qui résistent et se battent pour leur liberté, aux côtés de celles et ceux qui sont contraints de s’exiler pour fuir les bombes, aux côtés aussi des Russes qui, malgré la désinformation et la répression, se mobilisent pour la paix et que nous ne confondrons jamais avec leurs dirigeants, Aux côtés des peuples du monde qui luttent contre l’occupation et l’oppression.

Nous marcherons pour la Paix, nous marcherons pour l’Ukraine

Samedi prochain 2 avril à Nantes.

A 15h nous nous rassemblerons Place Graslin pour rejoindre le Mémorial aux 50-Otages.

Nous marcherons pour exiger un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes d’Ukraine.

Nous marcherons pour affirmer notre solidarité avec la résistance et le peuple ukrainien.

Nous marcherons pour que la communauté internationale impose la protection des populations civiles et garantisse l’accueil de tous les réfugié.e.s.

Nous marcherons pour que soient levées les menaces d’utilisation des armes nucléaires.

Nous marcherons pour la Paix, pour une solution négociée sous l’égide des Nations-Unies qui garantisse une paix durable et le droit de l’Ukraine au respect de ses frontières.

Nous marcherons et nous vous invitons à marcher avec nous, ensemble, pour arrêter

cette folie meurtrière et garantir une paix durable. Pour la Paix, pour l’Ukraine.

Ce nouveau rendez-vous de solidarité avec l’Ukraine à NANTES est appelé par les associations, syndicats, partis et mouvements politiques suivants : AFPS, ALFA Appel Egalité, Amnesty International, ATTAC44, AVEC, Comité du Souvenir, Femmes Solidaires, France-Russie CEI Nantes, LDH, MNLE, Mouvement de la Paix, MRAP, Planning Familial,, Sortir du Nucléaire Pays nantais, CFDT, CGT, FSU, Solidaires, URF CGT Spectacle des Pays de la Loire, Ensemble !, EELV, FI/Union Populaire, GDS, GRS, Génération Ecologie 44, Nantes en commun, NPA, PCF, Place Publique, PS 44, UDB, etc…. (liste en cours)

Communiqué commun : La paix a besoin de vous. L’Ukraine a besoin de vous

La Paix a besoin de vous

L’Ukraine a besoin de vous

Appel

Depuis plus de trois semaines maintenant, l’Ukraine est envahie et bombardée par l’armée russe. Des dizaines d’enfants, des centaines de civils ont déjà été tués, le théâtre de Marioupol qui accueillait des centaines de familles a été bombardé comme de nombreuses infrastructures publiques. Des quartiers, des villes entières même ont été détruites, les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, se comptent par millions, des armes non conventionnelles auraient été utilisées par l’armée russe, les dossiers l’attestant sont en cours d’instruction….

Depuis plus de trois semaines, l’Ukraine résiste malgré des forces armées totalement disproportionnées et la destruction de tous les aéroports ukrainiens, civils et militaires, par l’armée russe. Les autorités ukrainiennes démocratiquement élues résistent. La population ukrainienne résiste… Mais pour combien de temps ?

En Ukraine, sous les bombes et dans des conditions que chacun.e peut imaginer abominables, la solidarité est en permanence au rendez-vous pour aider autant que faire se peut celles et ceux qui ont tout perdu.

En Russie, malgré la désinformation institutionnalisée et la répression renforcée, des milliers de citoyen.ne.s se mobilisent contre cette guerre.

Nous sommes à leurs côtés, et comme des millions de citoyen.ne.s de par le monde, notamment en Europe, nous appelons à renforcer, à démultiplier la solidarité avec la résistance ukrainienne, avec le peuple ukrainien, contre la guerre impérialiste décidée par Poutine, pour l’arrêt de l’invasion russe. Nous appelons au cessez-le-feu immédiat, au retrait des troupes russes d’Ukraine et à une solution négociée. Notre boussole commune est le respect du droit à l’autodétermination de chaque peuple et la solidarité avec tous ceux qui sont occupés ou annexés.

Dans notre département, plusieurs associations, et en premier lieu l’association franco-ukrainienne TRYZUB, des ONG, de nombreuses collectivités locales se mobilisent pour accueillir les réfugié.e.s et aider l’Ukraine. Nous appelons chacune et chacun de vous à se joindre dans la mesure de ses moyens à ces initiatives solidaires.

Nous demandons aussi que soient réellement traqués les oligarques russes officiellement sanctionnés en faisant la transparence sur leurs avoirs et en s’attaquant notamment aux paradis fiscaux dans lesquels ils se sont domiciliés.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui refusent le dépeçage et la destruction de l’Ukraine à se mobiliser pour arrêter cette guerre, pour la paix.

Faites connaître et participez aux initiatives de solidarité qui s’organisent près de chez-vous, aidez l’Ukraine sous les bombes. Soutenez aussi les Russes qui, comme la courageuse journaliste Marina Ovsiannikova,  s’opposent à cette guerre.

Ces trois dernières semaines, trois manifestations de soutien à l’Ukraine ont été organisées à Nantes, avec de très nombreux participant.e.s. Ces manifestations massives sont utiles, nécessaires, indispensables même, pour renforcer l’opposition à la guerre et isoler Poutine, pour construire la paix.

Aujourd’hui la priorité c’est la solidarité concrète à tout le peuple Ukrainien et à l’accueil des réfugié.e.s. 

Mais,  si la guerre contre l’Ukraine se poursuit, nécessitant la construction d’une solidarité s’inscrivant dans la durée , nous vous appellerons à un nouveau rassemblement, les 2 ou 3 avril prochain, pour l’Ukraine, pour la Paix, en soutien à la résistance et au peuple ukrainien. Nous avons besoin de vous.

La Paix a besoin de vous.

L’Ukraine a besoin de vous.

Nantes le 18 mars 2022

Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association Locale des Femmes Algériennes Appel Egalité (ALFA), Amnesty International, ATTAC, Association de Veille Ecologiste et Citoyenne (AVEC), France-Russie CEI Nantes, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MNLE), Mouvement de la Paix, Mouvement contre le Racisme pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Planning Familial, Sortir du Nucléaire Pays nantais, CFDT, CGT, FSU, Solidaires, URF CGT Spectacle des Pays de la Loire, Ensemble !, Europe Ecologie Les Verts (EELV), FI/Union Populaire, Gauche Démocratique et Sociale (GDS), Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), Nantes en commun, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF),  Place Publique, Parti Socialiste (PS 44) , Union Démocratique Bretonne (UDB),….

 (liste en cours)

Rassemblement et Marche pour l’Ukraine à Nantes ce samedi 12 mars à 15h30 Place Graslin

Nantes Samedi 12 mars – Rassemblement 15h30 Place Graslin (prises de parole)

Suivi d’une

Marche pour l’Ukraine


Marche pour la Paix

Contre la guerre décidée par Poutine.

Pour l’arrêt de l’invasion russe.

Pour le retrait des troupes russes d’Ukraine.

Marche pour la solidarité

Solidarité avec la résistance et le peuple ukrainien.

Pour l’accueil de tou.te.s les réfugiée.e.s.

Solidarité aussi avec celles et ceux qui en Russie même dénoncent cette guerre que Poutine interdit même de nommer.

Ce nouveau rendez-vous de solidarité avec l’Ukraine à NANTES est appelé par les associations, syndicats, partis et mouvements politiques suivants :

AFPS, ALFA Appel Egalité, ARAC, ATTAC, AVEC, Alternatiba-Nantes, Comité du Souvenir, Culture en Lutte, Droit Au Logement 44, Femmes Solidaires, France-Russie CEI Nantes, GIGNV, LDH, MNLE, Mouvement de la Paix, MRAP, Planning Familial, Russie étonNantes, Sortir du Nucléaire Pays nantais, CFDT, CGT, FSU, Solidaires, URF CGT Spectacle des Pays de la Loire, Ensemble !, EELV, FI/Union Populaire, GDS, GRS, Génération Ecologie 44, Nantes en commun, NPA, PCF, Place Publique, PS 44, UDB, etc….(liste en cours)

La marche partira de la Place Graslin, puis rue Racine, rue Franklin, rue du Calvaire, bd des 50-Otages jusqu’au monument mémorial où des prises de parole auront lieu.

Ukraine. Rassemblement Nantes ce samedi 5 mars – 15h – Monument des 50 Otages

La section de Nantes et du pays nantais appelle à ce rassemblement.

Stop à la guerre, condamnation de l’agression militaire contre l’Ukraine,

Pour une solution négociée

Le collectif national des marches pour la paix réitère son appel du 24 février 2022 aux mobilisations les plus larges partout en France pour la voie du dialogue et de la paix et pour une solution  politique négociée.

Plus que jamais l’action est nécessaire pour réaffirmer la condamnation de l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine en violation du droit international, dire stop à la guerre, retrait des  troupes russes, non à l’engrenage militaire et exiger une solution négociée.

Le collectif réaffirme sa solidarité active avec toutes les populations victimes des politiques guerrières, en premier lieu les Ukrainiens, et avec l’ensemble des réfugiés à qui il faut ouvrir les  frontières et apporter une aide matérielle.

Dans le même temps, le collectif exprime sa solidarité avec tous les peuples qui se mobilisent pour arrêter la guerre et pour trouver des solutions négociées et en particulier avec les Russes  qui manifestent malgré la répression pour exiger l’arrêt de cette guerre et le retrait des troupes russes d’Ukraine.

Le collectif appelle les citoyennes et citoyens et toutes les organisations membres du collectif à contribuer au succès de la mobilisation prévue.

à Nantes

Rassemblement

samedi 5 mars – 15h – Monument des 50 Otages

à Nantes, les associations, syndicats, partis et mouvements politiques suivants appellent à se rassembler à 15h devant le Monument aux 50 Otages :

Mouvement de la Paix Nantes, AFPS, Alternatiba-Nantes, AVEC, Femmes Solidaires, France-Russie-CEI Nantes, GIGNV, LDH, MNLE, MRAP, Russie étonNantes, Sortir du Nucléaire, CFDT 44, CGT, FSU, Solidaires, Ensemble !, France Insoumise/Union Populaire44, GDS, Génération Écologie 44, PCF, PS, …

Exposition « Medhi Ben Barka » par Pierre Boulat, à Cosmopolis du 3 au 13 novembre 2021

Dans le cadre du Festival des solidarités, la Ligue des droits de l’Homme propose un photoreportage « Medhi Ben Barka » par Pierre Boulat, à l’Espace Cosmopolis du 3 au 13 novembre 2021 (Flyer ci-joint).

En France, des assassinats politiques ont été commis sur la personne de tel et tel opposant au régime politique dirigeant son pays d’origine.
La France a une pratique systématique de non-poursuite et donc d’impunité pour les assassins et leurs commanditaires impliqués dans ces assassinats politiques, dans ces assassinats d’États.
Ce fut le cas pour ceux qui firent disparaître Mehdi BEN BARKA, le 29 octobre 1965.
Mehdi Ben Barka, principal opposant politique au régime marocain du roi Hassan II, chef de file du mouvement tiers-mondiste et pan-africaniste, reste « disparu » et sans sépulture depuis 1965.
Il n’aura pas même bénéficié de l’humaine dignité qui aurait justifié que soit menée et poursuivie une enquête révélant son sort, aboutissant aux sanctions en justice des coupables et révélant les commanditaires de ce crime d’État.

Ce samedi 25 septembre, journée internationale de la paix et journée de l’ONU pour l’élimination des armes nucléaires

Bonjour à chacune et chacun,

Cher.e.s membres du Collectif national et départemental des marches pour la Paix,

Cher.e.s adhérent.e.s, sympathisant.e.s

Comme l’exprime l’appel constitutif du Collectif national « En marche pour la Paix », disons haut et fort partout en France « Pour la Paix : stop la guerre – stop la violence – stop la misère, exprimons notre volonté de vivre en paix dans un monde de solidarité, de justice, de fraternité. Nous sommes persuadés qu’aucune de nos diffférences de convictions, d’appartenance ou de sensibilités philosophiques, politiques, religieuses, syndicales ou autres ne doit faire obstacle à l’expression de cette aspiration commune ».

Action samedi 25 septembre avec en pièces jointes l’affiche et l’appel national.

Le Comité de Nantes du Mouvement de la Paix vous donne rendez-vous à 14h30 à l’entrée de la rue de la Barillerie – Cours des 50 Otages.

Voir aussi : L’Appel international de scientifiques aux dirigeants des États détenant des armes nucléaires [1]

[1] https://culturedelapaix.org/blogs/Rennes/2021/01/02/appel-international-de-scientifiques-aux-dirigeants-des-etats-detenant-des-armes-nucleaires/

Grande Marche contre les violences faites aux femmes

Communiqué du collectif d’associations pour l’organisation de cette manifestation dont la LdH Nantes et pays nantais est partie prenante, Nantes le 20/11/2020

Un constat

Aujourd’hui plus que jamais, nos combats mettent en lumière les inégalités femmes / hommes et la nécessité de poursuivre la construction des luttes pour les éradiquer.

La crise sanitaire que nous traversons révèle une fois de plus l’importance d’un service public fort que ce gouvernement démantèle pourtant avec hargne. La fonction publique c’est 62% de femmes : et ce sont elles qui sont les plus mobilisées pour organiser la continuité de l’État. Car ce sont les métiers les plus féminisés qui sont au front : les infirmières et aides soignantes, les personnels soignantes, les femmes dans les Ehpad, les professeures des écoles qui accueillaient les enfants des soignantes. Les employées de la grande distribution ou du commerce, les femmes de ménage, les ouvrières et ouvriers sont aussi sollicité·es car leurs activités rendent souvent impossible le télétravail.

La précarité explose. Toutes les associations caritatives la vivent, Restau du Coeur, Secours Populaire se débattent pour assurer le minimum vital. Les femmes seules, les jeunes, toutes celles et ceux qui survivaient de contrats précaires et de petits boulots se retrouvent sans rien à la fin de leur contrat. Ce qui entraîne aussi 30 % de pensions alimentaires impayées ou irrégulièrement. Et les loyers ne baissent pas. Et les risques de marginalisation augmentent, pour les étudiantes qui ne s’en sortent pas, pour les femmes isolées à la rue avec des enfants.

Une fois encore, c’est la société dans son ensemble qui a besoin des plus méprisé·es du capitalisme dont les femmes constituent le gros des troupes. Nous voulons dans le même temps affirmer notre soutien à celles qui, parce que confinées avec un compagnon violent, risquent leur vie. Ce soutien passe bien sûr par la vigilance citoyenne de chacun·e·s et aussi par tous les moyens de communication afin de prévenir et alerter sur les situations de violences et secourir les victimes.

Nous dénonçons les difficultés encore plus grandes d’accès à l’IVG, du fait du confinement et de l’engorgement des hôpitaux. C’est un droit fondamental et il doit rester un acte chirurgical prioritaire.

Le Grenelle des violences conjugales est loin d’avoir répondu à nos attentes.

De manière totalement incompréhensible et inacceptable la ligne d’écoute nationale 3919, pour les femmes victimes de violences, créée et assurée par la Fédération Nationale Solidarité Femmes est mise en danger par l’intention de l’État d’ouvrir cette ligne à la concurrence. Cette procédure met à mal l’initiative féministe et l’indépendance associative pour le 3919 qui a assuré la prise en charge de centaines de milliers d’appels durant toutes ces années, y compris durant le Grenelle et la crise du Covid, grâce au professionnalisme de ces écoutantes.

Nous voulons aussi rendre visibles les violences au travail. Le racisme accentue la discrimination à l’embauche, et cantonne encore davantage les femmes dans certains emplois. 80% des femmes disent être victimes de sexisme au travail, 20% de harcèlement sexuel au travail, 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour en France sur un lieu de travail. 70% des victimes disent ne pas en avoir parlé à leur supérieur. Quand elles l’ont fait, 40% d’entre elles estiment que le règlement leur a été défavorable (elles ont été mutées, placardisées, voire licenciées).

Après bien d’autres milieux mis en cause, c’est au tour du milieu sportif de faire l’actualité : harcèlements, agressions, viols, nous voulons que les responsables, quel que soit leur niveau de responsabilité, soient désignés, soient rejetés et surtout jugés. Mais l’enseignement supérieur n’est pas en reste : selon l’Observatoire étudiant des violences sexuelles et sexistes, 1 étudiante sur 20 a été victime de viol, 1 sur 10 d’agression sexuelle. Très peu parlent, jugeant que ça ne servirait à rien ! D’ailleurs la plupart pensent qu’il n’y a pas de structure spécifique mise en place par les institutions universitaires et de recherche, et, lorsqu’elle existe, n’en ont jamais entendu parler.

Les femmes sont toujours rendues responsables des réactions machistes : sortant trop tard le soir dans les rues , hier trop voilées, aujourd’hui habillées trop court dans les écoles, perturbant les chances de succès des garçons à l’école. Toutes ces réactions abjectes pour justifier le contrôle du corps des femmes. Ya basta le patriarcat !

Partout dans le monde, les femmes sont les premières victimes des crises économiques et du changement climatique, surtout en cas de catastrophes naturelles (moindre accès à l’information, prise en charge des enfants, augmentation des distances pour les approvisionnements en eau et en bois, recul de la scolarisation des petites filles).

Partout dans le monde, des femmes, des jeunes filles vivent l’excision, sont prostituées ou mariées de force, subissent la stérilisation forcée ou sont contraintes à des avortements clandestins. Des femmes reléguées dans les camps de réfugié.es se débattent pour survivre à l’enfer. Les femmes de Pologne luttent contre un Etat obscurantiste et le mouvement « Pro-Vie » pour obtenir un vrai droit à l’IVG. Nous pensons à elles.  

Ces derniers mois ont vu les mobilisations féministes grandir à un point que nombre d’entre nous n’avait pas encore expérimenté. Elles sont le signe que nos actions au quotidien participent de cette prise de conscience radicale : l’égalité n’est pas acquise. Nous ne pouvons que nous réjouir de ces mobilisations dont le caractère international est un encouragement, comme le rappel d’un système de domination qui dépasse toutes les frontières. Nous nous réjouissons de ces « Rosies » dans les cortèges contre la réforme de retraite à point, de ce gant levé qui réunit toutes les générations. Nous nous réjouissons que le 8 mars les inégalités salariales soient dénoncées. Nous nous réjouissons des soutiens apportés aux femmes grévistes de la clinique du Parc à Nantes. Nous nous réjouissons de la mobilisation unie de plus de 2 000 manifestant.es à Nantes pour le 25 novembre l’an passé. Ces mobilisations inventives et enthousiasmantes sont et seront les nôtres jusqu’à la victoire !

Violences, Féminicides STOP. Violences, féminicides, STOOP

Nous savons qualifier les violences : racisme, sexisme, harcèlement moral, cyberharcèlement, harcèlement sexuel, agression sexuelle, inceste, viol, par surprise, par intimidation, par force, par personne ayant autorité, viol conjugal, mutilations sexuelles, mariage forcé, prostitution, qui peuvent toucher femmes, jeunes filles et enfants..

Nos revendications

Nous voulons que les discriminations à l’égard des personnes LGBTQI+ cessent, en milieu scolaire, dans le sport, au travail comme dans la vie courante. En 2019, 1970 victimes d’actes homophobes, transphobes et lesbophobes ont été recensés. Les lesbiennes subissent une double discrimination : en tant que femmes, et en tant que lesbiennes. Nous en avons plus qu’assez des discriminations dans l’adoption, nous voulons la PMA pour toutes les femmes et la reconnaissance de la filiation pour la deuxième mère.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’une politique forte des pouvoirs publics, en matière de prévention des violences, d’accueil des victimes, et de traitement des situations à hauteur de leur gravité, que ce soit en ville ou dans les zones rurales. Pour celles-ci, des permanences et des équipes mobiles sont nécessaires ou doivent être renforcées. La communication la plus large possible doit permettre d’identifier de façon claire les lieux et personnes ressources existantes pour briser l’isolement des victimes.

Le Grenelle des violences conjugales nous laisse sur notre faim : dans les situations de violences conjugales, toujours rien d’inscrit dans la loi sur le retrait du droit d’hébergement, le retrait de l’autorité parentale, du droit de visite du père, l’exclusion de la résidence alternée, la possibilité pour les victimes de dissimuler l’adresse des enfants ainsi que celle de leur école et ce, sans le prononcé d’une Ordonnance de Protection. Et il n’y a toujours pas assez de places pour accueillir les femmes et leurs enfants dans des centres d’hébergements spécifiques.

Nous ne voulons pas d’ouverture à la concurrence de la ligne d’écoute nationale 3919.

Et visiblement, le Grenelle n’a eu aucun effet sur le nombre de féminicides : (nombre à préciser au dernier moment)

Nous voulons la fin de l’objection de conscience spécifique à l’IVG et le renforcement des centres pour garantir une égalité d’accès pour toutes.

Au travail, nous voulons en finir avec l’impunité des auteurs de harcèlement et de violence, que cela devienne un thème obligatoire de négociation, que les entreprises qui ne mettent pas de cadre en place soient sanctionnées, Les salariées victimes de violences doivent être protégées de toute sanction ou licenciement. Des jours de congés exceptionnels devraient leur être octroyés pour entreprendre leurs démarches. Elles devraient bénéficier d’aménagements d’horaires et de postes, ou de facilités de mutation. Elles devraient bénéficier de la priorité absolue de relogement dans le parc du 1 % patronal.Nous ne voulons plus que les victimes de violences subissent une double peine. Nous voulons que la norme 190 de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) contre les violences sexistes et le harcèlement sexuel au travail soit immédiatement transcrite par la France.

Nous voulons qu’une demande d’asile soit traitée favorablement pour les femmes victimes de menaces d’excision, de mariage forcé ou en raison de leur orientation sexuelle et qui se réfugient en France. L’arrêt des violences administratives pour les femmes migrantes, dépendantes du statut de leur conjoint. Que ces femmes accèdent à un statut autonome, donc, que les lois françaises leur soient appliquées en France. Quel que soit leur pays d’origine, nous demandons que les résidentes ne soient pas soumises à des lois discriminatoires.

En somme, nous voulons une véritable loi cadre qui traite de toutes les questions à la fois.

Mais nous constatons que dans notre département aussi, les féminicides n’ont pas cessé. 3 meurtres connus à ce jour (21 octobre) dans le cadre conjugal : 1 à Saint-Herblain (18 mai), 1 à Pornic (26 mai), 1 à Herbignac (10 juillet).

Persuadées de la nécessité d’un avenir d’égalité, qui passera par une transformation sociale évidemment féministe, nous ne lâcherons rien, nous nous retrouvons aujourd’hui 25 novembre 2020 pour le dire, encore et encore : nous sommes fortes, nous sommes fières, féministes et toujours en colère.

Le collectif d’associations signataire de cet appel à manifestation et du texte ci-dessus est composé de : SOlidarité femmeS Loire Atlantique, 44 Vilaines Filles, Osez le féminisme 44, Alfa Apel EgalitE, Emulsion, Femmes Solidaires-comité de Nantes, RAFU ( Réseau d’Actions Féministes Unies), Collectif abolitionniste nantais, Ciné Femmes, Espace Simone de Beauvoir, Le Mouvement du Nid, Attac 44, LDH-Nantes, UD CGT44, FSU 44, Solidaires 44, CFDT, Ensemble!44, France Insoumise Nantes, Jeunes Communistes de Loire-Atlantique, UDB de Loire–Atlantique, Génération-s Loire Atlantique, EELV44…