ONL – Appel à la vigilance

Communiqué de l’Observatoire nantais des Libertés – Nantes le 2 avril 2020

La pandémie du Covid-19 crée une situation mondiale inédite. Notre pays a été placé sous le régime de l’État d’urgence sanitaire.

Au regard des expériences passées à l’occasion de l’État d’urgence, il nous faut être attentif sur les applications faites de l’État d’Urgence Sanitaire avec la possibilité pour l’Exécutif de décider par voie d’ordonnance.
Les pouvoirs publics prennent des mesures avec de très fortes restrictions des libertés publiques en s’arrogeant des pouvoirs extrêmement larges sans contrôles et contre-pouvoirs effectifs.

Nous pouvons craindre des dérives : surenchère sécuritaire, surveillance généralisée, …

Ainsi, en dehors de notre région, un arrêté anti-vente d’alcool qui heureusement a été annulé, dans notre région, l’utilisation d’un drone pour surveiller la côte du Croisic, la verbalisation d’une femme faisant ses courses avec son enfant alors qu’elle vit seule avec lui et que l’attestation ne le prévoit pas, ne semblent pas proportionnées au regard des objectifs de sécurité sanitaire…

Nous invitons les citoyennes et les citoyens ainsi que les organisations associatives, syndicales et politiques à signaler tout fait qui vous paraîtrait attentatoire aux libertés.

Il faut débattre collectivement afin d’évaluer où placer le curseur entre sécurité et liberté.

L’Observatoire nantais des libertés (ONL) sera vigilant sur les situations d’atteintes aux libertés et aux droits.

L’Observatoire nantais des libertés avec les associations Association Républicaine des Anciens Combattants, Attac, Droit au logement, France Palestine Solidarité, Ligue de l’Enseignement-Fédération des Amicales Laïques, Ligue des droits de l’Homme, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat des Avocats de France, Tissé Métisse. ONL@rezocitoyen.net

 

Projection-Débat autours du film « Nothing to Hide », Jeudi 5 mars 2020 – 20h salle de la Mairie de Doulon

Communiqué de la section, Nantes le 3 mars 2020

Surveillance de masse, fichage tous azimuts, libertés fondamentales, sécurité, intimité…

La section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme vous propose une soirée débat autour de la projection du film documentaire « Nothing to Hide » (Rien à cacher) de Marc Meillassoux et Mihaela Glavodic.

 Projection-débat film

Nothing to Hide

Jeudi 5 Mars à 20h

Salle A, Mairie de Doulon,

35 bd Louis-Millet – Nantes

Entrée gratuite

Nothing to Hide est un documentaire dédié à la question de la surveillance de masse et à son acceptation dans la population. Il interroge sur les implications de cette surveillance à travers une vingtaine de témoignages et de cinq personnages principaux.

Vous pensez que vous n’avez rien à cacher ? Que votre intimité ne vaut pas la peine d’être sauvegardée ? Que la gratuité des applications vaut bien la récolte de vos données à des fins sanitaires ? publicitaires ? Que la sécurité vaut bien un contrôle permanent de vos moindres faits et gestes ? … Paranoïa ? A vous de voir…

« Ceux qui sont prêts à abandonner une liberté fondamentale pour obtenir temporairement un peu de sécurité ne méritent ni la liberté ni la sécurité » – Benjamin Franklin

« Affirmer que votre droit à la vie privée vous importe peu, car vous n’avez rien à cacher, c’est comme affirmer que votre liberté d’expression vous importe peu, car vous n’avez rien à dire. » Edward Snowden.

Après la projection, nous débattrons des questions d’actualité en lien avec les élections municipales avec, notamment, le devenir de la vidéo-surveillance et les projets de reconnaissance faciale.

 

 

aimer l’hôpital public et à le défendre – Rassemblement le 14 février à 14h00 devant l’Hôtel Dieu

Communiqué de la section, Nantes le 11/02/2020
Notre section LdH de Nantes et du pays nantais participe au « collectif nantais pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous » qui se joint 

L’appel national à l’occasion de la Saint Valentin, à aimer l’hôpital public et à le défendre

(À lire ci-dessous  l’appel commun et la tribune unitaire inter-organisations)


Nous vous invitons à participer à Nantes au rassemblement à 14h00 devant l’Hôtel Dieu suivi d’une manifestation en direction du miroir d’eau puis de la Préfecture.

Renforcer la démocratie locale, élections municipales 2020, votons

Communiqué de presse du Comité Régional des Pays de la Loire de la Ligue des droits de l’Homme, St Nazaire, le 03/02/2020

Le Comité Régional Pays de la Loire de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) rappelle l’importance de l’exercice du droit de vote, qui plus est, dans un contexte politique fait de frustrations, de colères sociales et d’enjeux écologiques majeurs.

Les sections de la LDH encouragent tous les citoyens(nes) à s’inscrire sur les listes électorales en mairie au plus tard le 7 février prochain pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait afin de se rendre aux urnes et voter pour leurs représentants aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains.

Tout indique que, dans un contexte politique agité de colères et de frustrations à la fois démocratiques et sociales, l’abstention risque d’être une fois encore massive. L’exercice de la démocratie, qui doit être toujours plus continue et participative, est essentiel au niveau local.

En conséquence, la LDH appelle tous les citoyens(nes) à exprimer leur choix. Elle appelle celles et ceux, frustrés par un état social et démocratique en recul, à refuser de voter pour les idées d’extrême droite qui nourrissent le rejet de l’autre.

L’abstention ne doit pas régir notre vie. Exprimons-nous !

Le Comité Régional Pays de la Loire regroupe les sections LDH d’Angers, Fontenay/Luçon, La Roche sur Yon, Laval, Le Mans, Les Sables d’Olonne, Mamers, Nantes et pays nantais, Noirmoutier et Saint Nazaire.

Marche contre les violences faites aux femmes – 25 novembre

 

Harcelées, humiliées, terrorisées, insultées, attouchées, violées, vendues, achetées, séquestrées, agressées, frappées, tuées…

En 2019 nous en sommes toujours là !

VENEZ MARCHER AVEC NOUS contre les violences sexistes et sexuelles !

ENSEMBLE, BRISONS les résistances patriarcales, conservatrices, institutionnelles et économiques !

Rendez-vous le lundi 25 novembre à 18h, rue du Calvaire à Nantes !

https://fr-fr.facebook.com/events/574607303348370/

 

Pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple de 1914-18

Communiqué de la section, Nantes le 06/11/19

La section de Nantes et du pays nantais est partie prenante d’un Collectif de Loire-Atlantique pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple de 1914-18 (composé de ARAC, LP, LdH, Collectif St Nazaire, Déportés, SAEL).

Comme il l’a fait à plusieurs reprises ces dernières années, le Collectif déposera ce lundi 11 novembre à 11h30 au Monument aux morts de Nantes (à côté Conseil départemental) une gerbe : Pour la réhabiliation collective des Fusillés pour l’exemple de 1914-18.

Nous faisons appel à présence pour accompagner le dépôt de cette gerbe.

Manifestons notre solidarité! Personne à la rue ! Samedi 26 octobre 15h Square Daviais

La situation des personnes survivant à la rue, en squat, en bidonville, s’aggrave en France et, bien sûr, à Nantes. L’État dont l’hébergement d’urgence est la compétence n’a pas de réponse à la hauteur des besoins. Le préfet de Nantes accuse les associations de créer la situation.
Pour exiger l’application de la loi concernant l’accueil inconditionnel, 40 associations appellent à une manifestation le samedi 26 octobre à 15h, départ square Daviais.
Venez nombreuses et nombreux.

Télécharger le tract

Débat sur la politique migratoire : les associations réagissent

Communiqué de presse des Etats Généraux des Migrations dont la LdH est partie prenante, le 7 octobre 2019

Débat sur la politique migratoire de la France et de l’Europe

Les associations réagissent et en appellent à une politique migratoire radicalement différente

Quelques heures avant le débat sur la politique migratoire à l’Assemblée nationale, des centaines d’associations, nationales et locales, rassemblées au sein des États Généraux des Migrations (www.eg-migrations.org), dénoncent l’instrumentalisation politique par le pouvoir exécutif des questions migratoires au détriment du respect des droits des personnes étrangères en France. Face à cette offensive qui risque d’aboutir à enfermer, refouler et déporter davantage, à moins soigner, en somme à durcir les conditions d’accueil, les dizaines de milliers de citoyen·e·s engagé.e.s dans les États Généraux des Migrations proposent des alternatives aux orientations que le gouvernement va présenter aux député.e.s et aux sénateur.rice.s, dans la suite du discours du président de la République du 16 septembre. Ces propositions, rassemblées dans le Manifeste des Etats Généraux des Migrations adopté en 2018, sont issues d’un travail de compilation des violations des droits des personnes étrangères observées partout en France et rassemblées dans les Cahiers des faits inacceptables et des alternatives.

Un an à peine après l’adoption de la « Loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » dite « loi Collomb », le gouvernement relance un débat sur l’immigration sans prendre le temps d’évaluer cette loi qui a aggravé la situation humanitaire dans les centres de rétention, n’a pas réglé les problèmes d’engorgement des structures d’accueil, et n’a pas permis de mieux accueillir les personnes qui ont besoin de protection, notamment les mineurs non accompagnés. Pour David Saunier de l’assemblée locale des EGM dans le Calvados, « la situation des personnes migrantes reste le plus souvent déplorable, et la préfecture ne facilite en rien leur accès aux services administratifs ».

Un débat fondé sur des données erronées

« Les arguments du gouvernement pour justifier un nouveau tour de vis dans la politique migratoire reposent sur des données erronées. » a rappelé Dominique Noguères, vice-présidente de la Ligue des Droits de l’Homme.

Il en va ainsi du fantasme d’un « tourisme médical » qui grèverait les finances publiques alors que « Les restrictions annoncées sur les derniers filets de sécurité en matière d’accès à la santé pour les étrangers précaires (AME, CMU-C asile) auront un impact grave pour les personnes elles-mêmes et sur la dégradation de la santé publique » s’insurge le Dr Patrick Bouffard, membre du conseil d’administration de Médecins du Monde.

Des conditions d’accès au territoire déjà très restrictives

Le gouvernement prétend que la France serait « trop attractive ». Pourtant la politique de visas très restrictive et la militarisation des frontières intérieures montrent que tout est mis en place par les autorités pour restreindre au maximum les voies de migrations légales et sûres. « Dans un contexte de durcissement croissant des politiques migratoires, le contrôle des frontières l’emporte sur le respect des droits, l’accueil et la protection des personnes exilées. » indique Stéphanie Besson, de l’association Tous Migrants, très active dans le Briançonnais. L’argument d’une supposée « crise migratoire » a permis de justifier un contrôle accru des frontières via de nombreuses entraves sur les parcours des personnes. « Alors que les règles de droit devraient apporter de la sécurité juridique à toute personne confrontée aux dispositifs mis en place par l’État, la zone d’attente et les frontières intérieures de l’espace Schengen sont marquées par un déséquilibre important des forces où la loi laisse une place étroite aux droits, souvent réduits à peau de chagrin par la pratique administrative et policière, sans réel garde-fou.  » selon Laure Palun de l’Anafé.

Comme l’a démontré François Héran, professeur au Collège de France, la France, au regard de sa population, ne se classe qu’au 11e rang des pays européens qui accueillent des demandeurs d’asile, loin derrière Chypre, la Grèce ou Malte. La France se classe même au 17e rang si on prend en compte le revenu par habitant.

Contrairement à la politique actuelle, les associations appellent les députés à remettre en cause le règlement de Dublin, puisque « ce règlement contribue à concentrer la prise en charge des exilé·e·s sur les pays d’entrée, au détriment de la solidarité européenne, qu’il est coûteux et surtout qu’il est synonyme de souffrances et de violations des droits pour les exilé·e·s, balloté·e·s d’un pays à l’autre » rappelle Claire Rodier du Gisti.

Une politique qui ne respecte pas les droits humains et criminalise les citoyen.ne.s solidaires.

Les associations dénoncent aussi le recours renforcé à la privation de liberté (en zone d’attente, aux frontières intérieures ou en rétention) ou aux mesures d’éloignement, alors qu’elles sont à la base de nombreuses violations des droits humains. Elles appellent enfin les autorités françaises à cesser de dénigrer les associations de soutien aux migrants et de criminaliser les aidant.e.s qui veulent uniquement faire vivre le principe de fraternité. Les organisations et collectifs citoyens des Etats généraux des migrations appellent les parlementaires à regarder le sujet de l’accueil en face et à ne pas se baser sur des diagnostics mensongers pour donner un blanc-seing à une politique attentatoire aux droits et la dignité des personnes qui ont tout quitté, le plus souvent au péril de leur vie, pour fuir la guerre, les violations de leurs droits fondamentaux et la misère. Elles exigent un accueil digne et inconditionnel, et appellent les parlementaires à débattre des moyens à mettre en œuvre pour que cesse la « crise de l’accueil des exilé.e.s » qui caractérise notre pays depuis plusieurs années. Elles les invitent à s’associer à la construction de la paix sociale de demain et à ne pas entraver les initiatives de la société civile qui œuvrent en ce sens.

Les Etats Généraux des migrations sont constitués de 470 associations dont vous pouvez trouver la listes à l’adresse suivante https://eg-migrations.org/Les-organisations-signataires-de-la-tribune-de-juin-2017