Agir face aux discriminations

Communiqué de la Ligue des des droits de l’Homme, section de Nantes et du pays nantais. A Nantes, le 03 juin 2015.

La Ligue des droits de l’Homme se félicite du jugement qui vient d’être prononcé par le Conseil de Prud’hommes de Nantes dans une affaire qui opposait un salarié à son ex-employeur, l’association ACCOORD. Les discriminations subies en raison de son état de santé et de son handicap ainsi que de ses activités syndicales ont été reconnues et l’indemnisation du salarié qui en était victime a été ordonnée.

L’ »intervention volontaire » de notre association dans une affaire de discrimination a été jugée recevable par le Conseil de Prud’hommes.

La LDH n’a bien entendu pas vocation à se substituer aux organisations syndicales dont l’objet est de représenter les salariés et de défendre leurs intérêts ; mais la LDH souhaite aussi faire comprendre que le monde du travail n’est pas en dehors de la société et que l’exigence de respect des droits et libertés ne s’arrête pas à la porte des entreprises.

Cette affaire montre également que les différentes organisations de lutte contre les discriminations peuvent agir de manière convergente pour saisir les autorités compétentes et exiger des mesures concrètes contre toutes les formes de discrimination.

Chronique du 21 mai sur Jet FM

Comme chaque 3e jeudi du mois, la section LDH de Nantes du pays nantais a tenu jeudi 21 mai sa chronique sur Jet FM. Il était question ce jour-là de la situation des migrants, roumains pour la plupart, presque toujours d’origine rom, qui vivent dans des bidonvilles dans l’agglo nantaise. Pour en parler, Pascal Massiot accueillait deux militantes de la section, Annie et Annick.

Pour réécouter l’émission, il suffit de suivre ce lien :

http://urlz.fr/20tL

Expulsion de nombreuses familles Roms à Saint Herblain

Communiqué du collectif « Romeurope Agglomération nantaise », qui réunit des associations et des citoyens, dont la section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme. Le 29 avril 2015, à Saint Herblain.

Un important déploiement de forces de l’ordre ce matin du 29 avril,  pour jeter plus de  300 personnes dont 40% d’enfants hors des 2 terrains qu’elles  occupaient depuis plusieurs mois,  quai Cormerais à Saint-Herblain.

Une fois de plus, le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise dénonce la politique violente et discriminatoire menée par le préfet d’une part, et par Nantes Métropole d’autre part, à l’encontre des migrants, roumains pour la plupart, qui vivent dans de nombreux bidonvilles sur le territoire de l’agglomération nantaise.

Depuis des mois, notre collectif interpelle en vain les autorités pour qu’une table ronde réunissant tous les acteurs se tienne afin de sortir par le haut d’une situation qui maintient des personnes dans une situation d’indignité.

Dernièrement, nous avons écrit à la présidente de Nantes Métropole au sujet du PLUM (Plan Local d’Urbanisme Métropolitain) pour demander que des terrains soient réservés pour ces habitants, afin qu’ils se stabilisent, se sécurisent et puissent construire des projets de vie, ici ou en Roumanie. Aucune réponse.

Un certains nombre de ces personnes travaillent, les enfants sont scolarisés, un suivi sanitaire est assuré. Tout ceci est remis en cause par cette expulsion alors que  nous savons tous qu’ils vont rester, juste un peu plus loin, juste ailleurs, et que les progrès vers une insertion seront une fois de plus mis en péril…

C’est pourquoi nous demandons la tenue rapide  d’une table ronde avec des élus de l’agglomération nantaise afin que des solutions cohérentes puissent enfin être mises en place.

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JEUDI 2 AVRIL À 18h30 : projection débat au Pôle Etudiant du documentaire, « Caricaturistes Fantassins de la Démocratie »

JEUDI 2 AVRIL À 18h30 : projection débat au Pôle Etudiant

L’AEPE (Associations des Etudiants du Parcours Europe) organise une projection débat du documentaire, « Caricaturistes Fantassins de la Démocratie » le  2 avril à 18h30 en présence du caricaturiste nantais FRAP, au Pôle  Etudiant – Université de Nantes, chemin de la Censive du Tertre. L’AEPE invite la section de Nantes et du pays nantais de la LDH à cette projection et souhaite la participation d’un/une ligueur(se) lors de la discussion citoyenne, suite à la projection.

Synopsis et détails

12 fous formidables, drôles et tragiques, des quatre coins du monde, des caricaturistes qui défendent la démocratie en s’amusant, avec comme seule arme, un crayon, au risque de leurs vies. Ils sont: français, tunisiens, russes, mexicains, américains, burkinabés, chinois, algériens, ivoiriens, vénézuéliens, israéliens et palestiniens.

Caricaturistes, fantassins de la démocratie est un film documentaire français réalisé par Stéphanie Valloatto, sorti en 2014. Produit par Radu Mihaileanu, il est présenté hors compétition au Festival de Cannes 2014.

Première sortie : 28 mai 2014 (France) – Réalisatrice : Stéphanie Valloatto

Durée : 106 minutes – Bande originale : Armand Amar – Scénario : Radu

Mihaileanu, Stéphanie Valloatto

Nuit de la solidarité

Le collectif de soutien aux sans abris, dont la LDH est partie prenante à la suite de l’évacuation extrêmement violente d’un squat de demandeurs d’asile en juillet 2014, invite à une nuit solidaire pour le logement, le 14 mars à la veille de la fin de la trêve hivernale.

Toutes les associations et organisations qui se préoccupent du logement sont invitées à participer ou soutenir.

Nous vous invitons à y participer et à faire connaître l’évènement autour de vous.

Formation « Au cœur des femmes tsiganes »

Dans le cadre de la Journée des Droits des Femmes et des Semaines d’Education contre le Racisme et toutes les formes de Discrimination, le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise vous invite à une  conférence-débat intitulée « Au cœur des femmes tsiganes »
le Samedi 7 mars 2015 à 14h à la Manu,
boulevard de Stalingrad à Nantes, avec l’historienne Claire Auzias.
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Soirée-Analyse : Le projet de loi Santé

Le « Collectif nantais pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous », auquel participe activement la section de Nantes et du pays nantaise de la Ligue des droits de l’Homme, vous invite à une soirée d’analyse et de discussions autour du projet de loi Santé.

Dès le printemps 2015, le gouvernement a prévu de déposer à l’Assemblée Nationale son « PROJET DE LOI SANTÉ ».

Alors bien sur, ce PROJET DE LOI SANTÉ était à l’ordre du jour des 23èmes Rencontres de la Coordination Nationale des collectifs de défense des hôpitaux et maternités de proximité auquel participait le Collectif Nantais pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous.

Les représentants de trente cinq comités locaux ont participé à ces Rencontres Nationales qui se sont déroulées les 21 ; 22 et 23 Novembre 2014 à SARLAT. Elles ont permis une analyse approfondie de ce « projet de loi santé ».

Les premières constatations sont très inquiétantes…

Si les déclarations d’intentions sont louables, elles sont en totale opposition avec le contenu du projet de loi. L’application, en l’état, de ce projet signifierait une dégradation très nette de tout notre système de santé.

Le renforcement de l’autorité sans partage des Agences Régionales de Santé (A.R.S.) avec pour objectif, entre autre, le développement imposé de partenariats publics privés, la réorganisation de la médecine du travail et de la médecine scolaire si importantes en matière de prévention, sont inscrits très clairement dans ce projet.

Le COLLECTIF NANTAIS pour le droit à l’accès à la santé pour tousTES a participé à ces Rencontres.

Nous vous invitons le Mercredi 4 Février 2015 Salle de conférence de la MANUFACTURE de 20h00 à 23h00 à la présentation des conclusions issues des travaux de SARLAT en présence d’ Évelyne Deluze, membre du Bureau de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité

A la suite de cette présentation nous vous proposons d’échanger sur les actions à envisager et faire valoir nos propres propositions.

Le Collectif Nantais pour le droit à la santé et à la protection sociale pour tousTES :
AGIR ENSEMBLE CONTRE LE CHÔMAGE, ATTAC, CSF, LDH, NI PAUVRES NI SOUMIS, PLANNING FAMILIAL, FSU, UD 44 CGT, SMG, SUD SANTÉ SOCIAUX , ENSEMBLE 44, PG44, PCF44, SAINT HERBLAIN A GAUCHE TOUTES.

Les Rendez-Vous de L’Erdre, un voyage interculturel où tous les étrangers ne sont pas sur scène !

A l’occasion des Rendez-vous de l’Erdre, le « Collectif de soutien aux expulsés de la rue des Stocks », auquel participe notamment la Ligue des droits de l’Homme, diffuse un appel aux soutiens. Le 28 Août 2014.

Aux Rendez-vous de l’Erdre, des artistes issus de toutes cultures sont sur les scènes, tandis que dans les rues de Nantes nombreux sont les sans-abris d’origines étrangères pour qui le simple droit d’asile n’est pas respecté.
L’ Etat, dont c’est pourtant la mission, n’héberge pas tous les demandeurs d’asile !

Depuis fin juillet, des sans-abris, demandeurs d’asile ou non, ont été expulsés de leurs squats, sans aucune proposition de logement au mépris de la loi !

Nous citoyens, conseil des migrants, associations, syndicats et partis politiques, membres du « Collectif de soutien aux expulsés de la rue des Stocks »  dénonçons et crions notre indignation face à la brutalité des procédures d’expulsion demandées par la mairie de Nantes : arrivée de la police et d’engins de chantiers à 6h du matin, qui dans le quart d’heure réduisent les lieux d’habitation à un tas de gravats sous lequel sont ensevelis les effets personnels, dossiers administratifs, médicaments, souvenirs (photos…) !

Nous refusons cet état de fait ! C’est pourquoi nous sommes partie prenante de l’ouverture d’un nouveau squat, qui a permis dans l’urgence de mettre à l’abri une partie d’entre eux. Ceci ne peut être bien évidemment qu’une situation provisoire !

Nous exigeons que des solutions pérennes soient trouvées dans les plus brefs délais !
Les parcs immobiliers de l’ Etat et de la mairie le permettent. Il dépend de nos élu-e-s de mettre en œuvre les conditions d’un hébergement dû à toute personne. Un toit est un droit !

A ce jour, les groupes des élu-e-s de la municipalité de Nantes, Verts et Citoyens, PCF et UDB soutiennent l’action du collectif.

Vous aussi Citoyens, associations, vous pouvez le SOUTENIR et le REJOINDRE. (Contact :  case@gmail.com).
Vous pouvez agir par vos dons matériels (tout est nécessaire : linge de lit, oreillers, matelas, ustensiles de cuisines de collectivités, bancs etc…), dons financiers et par votre présence lors de nos prochaines actions relayées dans médias.

Conseil des Migrants, UD Solidaires 44, Culture en marche (Synavi, CGT spectacle), Afrique-Loire, CSF, GASPROM, MRAP, LDH, Un toit pour toutes et tous, Ensemble 44, NPA, PCF, PG, citoyens solidaires …

Squat rue des Stocks à Nantes : une fois encore, l’expulsion comme réponse

Communiqué de presse de la section de Nantes et du pays nantais. Nantes, le 31 juillet 2014

Comment ne pas être indigné du sort réservé à Nantes pour cette centaine de personnes, précaires et sans logis,  qui depuis plus de 18 mois, occupent des locaux vides et subissent à répétition les expulsions ? Leur droit à l’hébergement, pourtant reconnu par la loi, est régulièrement bafoué sous prétexte d’un manque de places. Pire cette fois, ces personnes ont été expulsées sur ordonnance, donc sans être prévenues, très tôt hier matin. Les engins de démolition étaient là en même temps que la police. Elles ont eu 10 minutes pour « dégager » et tout de suite après les engins sont intervenus, cassant  et ensevelissant tout ce qu’elles n’avaient pas emporté. Certaines qui sont arrivées dans l’heure qui a suivi avaient toutes leurs affaires à l’intérieur et n’ont rien pu récupérer. Beaucoup d’entre elles avaient entre autre leur dossier de demande d’asile ou de recours recouvert maintenant par les gravats.

Une fois encore des personnes devront vivre, dormir et mourir dans la rue ; quelques-unes trouveront, peut-être par l’intermédiaire du 115, la possibilité d’un relogement éventuel d’une ou deux nuits, solution d’urgence, qui nous le savons par expérience restera vaine faute de places d’hébergement en suffisance.

La Ligue des droits de l’Homme rappelle qu’il convient « d’assurer un traitement égal et digne à toute personne en situation de détresse sociale », que pouvoir se loger et se maintenir dans un logement décent est une nécessité vitale pour chacun. Elle réitère ses demandes à l’attention des pouvoirs publics quant à la mise en place urgente de réponses adaptées et suffisantes pour le respect du droit à l’hébergement à Nantes et en Loire-Atlantique.

Squat rue de Crucy à Nantes : après 18 mois d’occupation, l’expulsion comme réponse

Communiqué de presse de la section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme. Le 6 mai 2014.

Une centaine de personnes, pour la plupart des demandeurs d’asile, régularisés ou sans papiers ont été évacuées ce matin du squat qu’elles occupaient rue de Crucy à Nantes par les forces de l’ordre arrivées en nombre dès 7 heures. La trêve hivernale a pris fin le 1er avril. Le droit de propriété a retrouvé ses couleurs. L’immeuble est propriété de l’Etat.

Ces personnes vont ainsi rejoindre les dizaines de milliers de personnes expulsées les années précédentes. Leur droit à l’hébergement, pourtant reconnu par la loi, est régulièrement bafoué sous prétexte d’un manque de places. Toutes subissent aussi la fermeture de milliers de places d’hébergement d’urgence, et sont condamnées à subir les violences de la vie dans la rue, comme si vivre et dormir dehors hors gel était absolument sans danger. Or, ceux qui vivent ainsi meurent en moyenne à l’âge de 49 ans.

La Ligue des droits de l’Homme rappelle que la circulaire interministérielle du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites précise qu’il convient « d’assurer un traitement égal et digne à toute personne en situation de détresse sociale ». Cela suppose d’établir, « chaque fois que possible, un diagnostic et rechercher des solutions d’accompagnement, dans les différents domaines concourant à l’insertion des personnes ». Il ne semble pas que les services de la Préfecture aient procédé ainsi puisqu’un rendez vous a été proposé à ces personnes avec des travailleurs sociaux ce mardi 6 mai dans la matinée, donc seulement après l’expulsion, pour faire une évaluation au cas par cas de leur situation et définir avec eux, en téléphonant au 115, la possibilité d’un relogement éventuel d’une ou deux nuits.

Nous savons par expérience, comme maintes fois signalé aux autorités compétentes, que, pour la plupart des personnes, cette la solution d’urgence proposée restera vaine car les dispositifs d’hébergement sont par trop souvent saturés.

Dans toutes les villes où sévit la crise du logement, des sans logis occupent des immeubles vides, ou s’installent sur des friches. Ce n’est pas un délit, c’est une nécessité légitime, car les lois qui devraient les protéger ne sont pas respectées. Le droit à l’hébergement est trop souvent bafoué, la loi Dalo et la loi de réquisition trop souvent inappliquées, alors même qu’il subsiste plus de deux millions de logements vacants en France, dont certains sont propriétés de l’Etat.

La Ligue des droits de l’Homme rappelle que pouvoir se loger et se maintenir dans un logement décent est une nécessité vitale pour chacun. Elle réitère ses demandes à l’attention des pouvoirs publics quant à la mise en place urgentes de réponses adaptées et suffisantes pour le respect du droit à l’hébergement à Nantes et en Loire-Atlantique.