Communiqué unitaire rassemblement – Samedi 30 janvier – retrait de la loi sécurité globale

Avec les associations : Syndicat National des Journalistes, Alfa Appel Égalité, Alternatiba-Nantes, Amnesty International Nantes, Association France Palestine Solidarité, Attac, Droit au Logement, Greenpeace Nantes, Libre Pensée, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’enseignement – Fédération des Amicales Laïques, GIGNV, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement, Observatoire Nantais des Libertés, Tissé Métisse l’Association (liste en cours…)

Retrait de la loi « Sécurité globale »

Depuis le mois de novembre nos organisations, aux côtés de la coordination nationale « stop loi-sécurité globale » se sont fortement mobilisées en Loire-Atlantique pour demander l’abandon du projet de loi dite de « sécurité globale » qui entend instaurer un continuum « sécuritaire ». Ce continuum apparaît pour l’ensemble de nos organisations comme l’instauration pérenne de mesures liberticides pour les salariés, retraités et jeunes et plus largement pour tous les citoyens et les citoyennes de notre pays.

Après l’interdiction faites aux journalistes de rester sur les lieux d’une manifestation à caractère revendicatif après les sommations, l’interdiction et la pénalisation de filmer et de diffuser des images des pratiques policières n’est qu’un des articles d’une loi qui entend instaurer l’autoritarisme comme un prérequis à la vie de la société. Dans le projet de loi sur le séparatisme, rebaptisé « confortant le respect des principes de la République », l’article 24 de la proposition de loi « sécurité globale » réapparaît avec possibilité d’arrestations sommaires de journalistes (article 18).

Le projet de loi « sécurité globale » prévoit l’utilisation des drones pour permettre une surveillance étendue et particulièrement intrusive. Il prévoit également de faire des économies en déléguant aux agences de sécurité privées des droits d’intervention jusqu’alors réservé aux corps militaires. Il marque non seulement la privatisation des missions de défense de l’État mais aussi leurs transferts et l’élargissement des pouvoirs relatifs confiés aux forces de sécurité en France. Il étend les pouvoirs de la police municipale et renforcerait l’armement de celle-ci. Ce projet souscrit à la logique d’ouverture du « maintien de l’ordre » aux entreprises privées de sécurité qui pourront procéder à la verbalisation et aux contrôles d’identités.

Un amendement sur une autre loi pénalise les manifestations sur un campus universitaire.

Enfin les décrets parus en date du 4 décembre 2020, sans débats publics, prévoient de ficher les personnes selon leurs opinions politiques, convictions philosophiques et religieuses, leurs données de santé, leurs déplacements ou encore leurs appartenances à des associations ou des organisations syndicales.

Face aux licenciements massifs, aux fermetures d’emplois et d’entreprises, aux restructurations et réduction des services ; face à la croissance des inégalités et de la pauvreté, l’ensemble de cette loi « sécurité globale » signe la volonté de nos gouvernants d’étouffer la liberté d’expression et toute forme de contestation sociale.

Dans ce contexte et dans le cadre de la journée initiée par la coordination « Stop Loi Sécurité Globale », les organisations syndicales de Loire-Atlantique (CGT, FO, FSU, Solidaires, Syndicat des Avocats de France) et les associations appellent à une nouvelle journée de mobilisation pour exiger la suppression de la loi dans son intégralité !

Samedi 30 janvier 2021 à 14H30 à Nantes

Prises de paroles sur le parvis des Nefs

Suivi si nous sommes nombreux et nombreuses d’une manifestation jusqu’à la préfecture de Loire-Atlantique

Retrait de la proposition de loi « sécurité globale » et des décrets sur le fichage

Communiqué d’un ensemble de syndicats et d’associations dont la LdH (voir la liste plus bas), Nantes le 14/01/2021

En ce début d’année, la proposition de loi « sécurité globale » reste à l’ordre du jour du Parlement.

Nous réaffirmons notre attachement à la défense de nos libertés individuelles et collectives et exigeons toujours le retrait total de la proposition de loi relative à la « sécurité globale » et des décrets sur le fichage.

Dans ces conditions, nos organisations syndicales FO / CGT / Solidaires / FSU / SAFavec les associations (1)Syndicat National des Journalistes, Alfa Appel Égalité, Alternatiba Nantes, Amnesty International Nantes, Association France Palestine Solidarité, Attac, GIGNV, Greenpeace Nantes, Libre Pensée, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’enseignement – Fédération des Amicales Laïques, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement, Observatoire Nantais des Libertés, Tissé Métisse l’Association, …

appellent à se rassembler puis à manifester le :

Samedi 16 janvier 2021 à

Nantes à 14h30

RDV devant la Préfecture de Nantes(2)

Nos organisations appellent également à diffuser largement le tract commun expliquant le contenu de la proposition de loi et des mesures prises dans le cadre de la remise en cause des libertés (en pièce jointe).

Nantes, le 14 janvier 2021

Lire le tract intersyndical et inter associatif

(1) Signatures en cours,
(2) A St Nazaire, le rassemblement a lieu Place de l’Amérique latine à 16h.

Marche d’une délégation des Oublié.e.s de l’État d’Urgence Sanitaire

Communiqué de l’inter-collectif « Personne à la Rue ! » dont la LdH est partie prenante, Nantes le 09/01/202

Il y a urgence !


Cela fait depuis trop longtemps que les habitant.e.s de « l’Orangeraie » vivent sans électricité et sans chauffage dans leur lieu de vie ! Là où la situation se dégrade de jour en jour, là où les nuits nantaises descendent dans les températures négatives, les pouvoirs publics doivent agir, et vite !

L’inter-collectif « Personne à la rue ! » organise mardi 12 janvier une Marche de soutien aux Oublié.e.s de l’État d’Urgence Sanitaire. Une délégation forte de plusieurs représentant.e.s de l’inter-collectif aura pour mission de porter haut les besoins élémentaires des laissé.e.s-pour-compte, à savoir de pouvoir dormir au chaud et en sécurité dans cet abri.

La Marche de cette délégation partira de « l’Orangeraie », au croisement entre rue Daubenton et rue Babonneau. Rendez-vous y est donné à 11h pour marcher vers la mairie puis vers la préfecture. Le cortège passera à la Maison du Peuple à 12h, où il sera possible de le rejoindre. Enfin, il sera aussi possible de rejoindre la Marche directement devant la mairie de Nantes à 12h30.

Diffusez cet appel autour de vous, rencontrez celles et ceux que l’État a placé dans ce bâtiment par son inaction, aidez l’inter-collectif à faire pression sur les institutions qui sont elles bien au chaud ! Rejoignez-nous !
Rendez-vous :

  • à 11h devant l’Orangeraie, au croisement des rue Daubenton et Babonneau
  • à 12h devant la Maison du Peuple, 2 rue du Chapeau Rouge
  • à 12h30 devant la mairie centrale de Nantes, 29 rue de Strasbourg
  • à 13h30 devant la préfecture, place du Port Communeau

Suite à l’évacuation du squat de Talensac le 21 décembre par la police municipale.

Communiqué de l’inter-collectif « Personne à la rue » dont la LdH est partie prenante, Nantes, le 02/01/21

L’inter collectif « Personne à la rue ! » regroupant une quarantaine d’organisations avait proposé à la mairie d’utiliser l’Auberge de jeunesse pour les personnes sans-abris dont les exilés, en impliquant les associations et notamment celles qui prennent en charge les personnes SDF du quartier.

L’inter collectif tient à faire part de sa totale surprise et de son incompréhension par rapport à l’évacuation des locaux occupés à Talensac, où les conditions minimum de vie étaient assurées (électricité, chauffage, sanitaires). Les militants et bénévoles se sentent méprisés par la mairie qui a rompu de fait tout dialogue avec l’Autre Cantine et qui a ignoré les associations impliquées dans le devenir de l’Auberge de jeunesse. 

L’inter-collectif observe ainsi, que la Mairie et la préfecture sous la pression d’un propriétaire foncier, au patrimoine estimé à plus de 23 milliards d’euros et dans l’ignorance du jugement rendu considérant qu’il n’y avait pas urgence, ont ainsi supprimé 130 places destinées à l’hébergement des personnes sans-abris.

L’inter-collectif alerte à nouveau la mairie et la préfecture sur l’urgence de proposer des solutions dignes et en concertation pour les résidents du bâtiment de l’Orangeraie (rue Daubenton) qui souffrent de promiscuité, de froid, d’insécurité ainsi qu’à toutes les personnes qui appellent le 115 sans proposition et pour lesquels l’Auberge de jeunesse constituait une des solutions.

Cette situation inquiète les associations et collectifs mobilisés dans l’accueil et l’accompagnement qui réaffirment aujourd’hui la nécessité d’intervenir en urgence et en réelle concertation. 

Une lettre ouverte à Madame la Maire et Présidente de Nantes Métropole et au Préfet sera envoyée début 2021 pour renouveler les propositions de l’inter collectif « Personne à la rue ! »

Signataires :

ATD Quart Monde, Afrique Loire, ASAMLA, ATTAC44, CIMADE, Collectif des Hébergeurs solidaires de Nantes et alentours, Collectif Refus de la Misère, Collectif Solidarité Indrais, Collectif Soutien migrants Nantes, Collectif Urgence jeunes migrants 44, CSF, Cent pour Un Nantes Agglo, DAL44, Du Monde dans la classe, Ecole Hors les Murs, Egide Solidarité, Emmaüs 44, GASPROM, GREF, Habitat & Humanisme, Hom’less, JRS Loire-Atlantique, L’Autre Cantine, L’Autre Classe, La Maison, LDH, Le Logis Saint Jean, Les Bienveilleurs 44, Ligue de l’Enseignement – FAL 44,  Maison du Peuple, Maison des Citoyens du Monde, Médecins du Monde, MRAP, Nosig, Prépa Solidaire, RESF 44, Romeurope, Secours Catholique, SOS Famille Emmaüs 44, Tamo/ Cemea PDLL, UJM44 – L’Intersyndicale 44 (UD CGT – CFDT – FSU – UNSA – SOLIDAIRES 44)

Appel à un rassemblement contre la loi «sécurité globale»

Communiqué commun, Nantes le 11/12/20

Après le succès des manifestations qui se sont déroulées depuis le 17 novembre à Nantes pour le retrait de la proposition de loi « Sécurité globale », les organisations syndicales de Loire-Atlantique CGT, FO, FSU, Solidaires, SAF et les associations…(1), appellent à un

rassemblement mardi 15 décembre à 17h30 devant la préfecture à Nantes.

Les syndicats et associations entendent continuer à alerter contre cette loi liberticide qui porte en elle un recul sans précédent des libertés individuelles et collectives. Trois décrets, publiés le 4 décembre au Journal Officiel, viennent renforcer notre détermination face à la dérive autoritaire du gouvernement.

Ces décrets mentionnent notamment la possibilité de ficher des personnes en raison de leurs « opinions » politiques, de leurs « convictions » philosophiques ou religieuses, voire même de leur « appartenance syndicale » au nom de la « sûreté de l’Etat ». Un nouveau pas est franchi contre les libertés.

Les syndicats et associations dénoncent le discours sécuritaire du gouvernement qui prétend protéger la population et la République, alors qu’il remet en cause nos droits et nos libertés.

Le rassemblement du mardi 15 décembre constitue donc un nouveau rendez-vous dans la mobilisation pour le retrait de la loi sécurité globale, rendez vous qui s’inscrit dans une large dynamique d’attachement aux libertés et de refus de cette dérive autoritaire.

(1 )- Syndicat National des Journalistes, Alfa Apel Égalité, Alternatiba, Amnesty International, Association France Palestine Solidarité, Association Traits-Portraits, Attac, Club de la presse Nantes Atlantique, Droit au Logement, GIGNV, Greenpeace Nantes, Libre Pensée, Ligue de l’Enseignement-Fédération des Amicales Laïques,Ligue des droits de l’Homme, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement, Observatoire Nantais des Libertés, Tissé Métisse (liste en cours)

Retrait de la loi «Sécurité globale », marchons pour les libertés le Samedi 5 décembre 2020

Communiqué d’un groupe d’association et de syndicats, Nantes le 03/12/20

Vendredi 27 novembre, à Nantes, Saint-Nazaire et Châteaubriant et le samedi 28 dans tout le pays, les manifestations pour le retrait de la proposition de loi relative à la « sécurité globale » ont connu une affluence massive : 500 000 manifestants, dont beaucoup de jeunes, ont marché pour les libertés.

Fragilisé par une telle mobilisation, le gouvernement tente de manœuvrer en essayant de réécrire l’article 24. Nous demandons le retrait pur et simple de cet article qui met en cause la liberté de la presse et la liberté d’observer. Mais nous exigeons également l’abandon de la totalité du texte car il porte atteinte aux libertés. Il s’attaque en particulier à la liberté de manifester par l’utilisation d’outils de surveillance et d’identification des manifestants, caméras et drones. Sur de trop nombreux points, la proposition de loi, qui va dans le même sens que le Schéma national du maintien de l’ordre, s’oppose aux principes républicains. La privatisation de missions de sécurité publique vers des entreprises de sécurité, les nouvelles prérogatives données aux polices municipales, constituent également des dérives inquiétantes pour la démocratie.

La suppression des crédits de réduction de peine (article 23) pour les auteurs d’infractions contre les forces de l’ordre (notamment) est critiquée, y compris par certains syndicats de la pénitentiaire : une fausse bonne idée, au caractère dissuasif illusoire et contraire à la prévention de la récidive en réalité.

Plus globalement – et dans un contexte de montée du chômage et de la précarité, de démantèlement des services publics et de remise en cause des droits et garanties collectives, de l’assurance chômage et des retraites – la proposition de loi amplifie comme jamais une logique « sécuritaire » dans laquelle la surveillance généralisée de toute la population devient la norme. Cette logique ouvre la porte à de graves tensions sans que la sécurité de toutes et tous soit mieux assurée.

Dans ce contexte et dans le cadre de la journée initiée par la coordination « StopLoiSécuritéGlobale », les organisations syndicales de Loire-Atlantique (CGT, FO, FSU, Solidaires, Syndicat des Avocats de France) et les associations (SNJ, Alfa, Alternatiba, AI, AFPS, AlF, Attac, Club de la presse, DaL, GIGNV, Greenpeace, LP, LdH, MCM, MRAP, MNLE, ONL, TM – liste non close) appellent à un :

Rassemblement devant la Préfecture

 Samedi 5 décembre 2020 à 15H00

suivi d’une manifestation : préfecture, 50 Otages, CHU, petite Hollande, mémorial, esplanade des machines.

Pour cette manifestation en temps de confinement, vous munir nécessairement :

– d’une copie du communiqué ci-dessus ;

– de l’Attestation de déplacement dérogatoire pour participer à une manifestation déclarée dans l’espace public: télécharger ici

– d’une copie de l’article 3 du décret pour prouver votre droit en cas de contrôle télécharger ici

Abandon de la proposition de loi de sécurité globale !

Pour la défense de nos libertés individuelles et collectives

Rassemblement devant la Préfecture

Vendredi 27 novembre à 17H30

Communiqué commun de syndicats et d’associations dont la LdH est partie prenante, Nantes le 25/11/20

Avec la proposition de loi relative à « la sécurité globale », un cran est franchi dans la remise en cause des libertés individuelles et collectives. Ce texte contient trop d’atteintes à la vie privée, à la liberté de la presse et au droit de manifester.

Comme trop souvent, cette proposition de loi a été rédigée comme réponse symbolique, en réaction émotionnelle à un évènement grave sans aucune concertation avec les principaux acteurs impactés. Un dialogue social réduit à néant, des salariés qui apprennent les réformes qui les concernent à la télé, des articles amendés à la hâte. Cette procédure accélérée n’est pas digne d’une démocratie et ne peut que renforcer notre défiance.

Les organisations syndicales de Loire-Atlantique (CGT, FO, CFDT, Solidaires, FSU, Syndicat des Avocats de France) attirent particulièrement votre attention sur l’article 24 qui vient installer une fracture inutile entre forces de l’ordre d’une part, et citoyens, observateurs et journalistes, d’autre part. Ces derniers ne doivent pas faire les frais des surenchères sécuritaires auxquelles nous assistons en ce moment. Nous dénonçons l’intervention des forces de l’ordre de lundi soir sur la place de la République. Cette intervention violente porte atteinte à la démocratie. L’utilisation de caméras et drones pouvant permettre, à terme, la reconnaissance faciale de personnes participant à une manifestation nous semble également un sujet trop grave pour être débattu à la va-vite.

Ce texte suscite une opposition très large dans la société : les associations de défense des droits et des principes démocratiques, les syndicats de journalistes ou d’avocats, la Défenseure des droits, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme sans oublier le conseil des droits de l’Homme de l’ONU. Des dizaines de milliers de citoyens ont déjà manifesté contre ce projet dans tout le pays ces derniers jours.

Rassemblement devant la Préfecture
Vendredi 27 novembre à 17H30

  • S’associent également à ce rassemblement contre la proposition de loi les organisations démocratiques dont la liste sera communiquée lors de la conférence de presse jeudi à 11H
  • Tous les citoyen-nes et organisations sont invités à s’associer à ce rassemblement. Il s’agit d’être le plus nombreux pour l’abandon de la proposition de loi « Sécurité globale ».
  • Vous trouverez ci-après le lien vers l’attestation de déplacement dérogatoire pour participer à une manifestation dans l’espace public


Des vidéos montrent un jeune homme, immobile, mis à terre par un policier à Saint-Nazaire

Communiqué de presse commun de l’Observatoire Nantais des Libertés – dont la LdH est membre – et de la section Saint-Nazaire de la LdH

Deux vidéos filmées sous des angles différents lors d’une manifestation de lycéens le 10 novembre à Saint-Nazaire montrent la scène suivante : un jeune homme est seul, debout, immobile au milieu de la chaussée, il a les mains sur les bretelles de son sac à dos. Un policier, seul, s’avance face à lui qui reste sans bouger, puis, d’un seul coup, le saisit brutalement en lui passant le bras autour du cou, le jeune essaye de se dégager puis finit par tomber à terre. D’autres policiers arrivent alors pour aider le premier.
Nous ne savons rien sur les raisons de cette interpellation. Nous ne savons rien non plus des suites de celle-ci.
Nous ne connaissons que le contexte : une action lycéenne pour protester contre les conditions d’applications des règles du confinement en milieu scolaire qui dégénère en affrontement avec la police.
Pour autant, il ressort des images que le jeune homme en question ne représentait aucun danger, que son attitude était pacifique et qu’il ne cherchait pas à fuir la police. Il ressort également que la façon dont a été menée l’interpellation peut être qualifiée de violente, ce qui n’a pu que provoquer un dommage physique et/ou psychique pour la personne interpellée. La manière dont a été menée cette interpellation  apparaît ainsi nettement disproportionnée.
L’Observatoire Nantais des Libertés (ONL) et la Ligue des droits de l’Homme (LdH) Saint-Nazaire, demandent qu’une enquête soit diligentée et que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
L’ONL et la LdH sont prêts à recevoir et examiner tout témoignage permettant d’éclairer les faits et leur contexte.Il est à noter que ce fait n’aurait jamais pu être connu s’il n’avait pas été filmé et diffusé sur les réseaux sociaux. Si la loi sécurité globale était votée, de tels faits ne seraient probablement plus connus car les personnes auront peur de filmer et/ou de diffuser car filmer une violence policière pourra toujours être supposé être dans le but « qu’il soit porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique du policier » comme le mentionne la proposition de loi sur la sécurité globale.

L’Observatoire nantais des libertés avec les associations Association Républicaine des Anciens Combattants, Attac, Droit au logement, France Palestine Solidarité, Ligue de l’Enseignement-Fédération des Amicales Laïques, Ligue des droits de l’Homme, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat des Avocats de France, Tissé Métisse.
Contact : ONL@rezocitoyen.net  Contact : Ligue des droits de l’Homme Section de Saint-Nazaire : contact@ldhstnazaire.fr

Grande Marche contre les violences faites aux femmes

Communiqué du collectif d’associations pour l’organisation de cette manifestation dont la LdH Nantes et pays nantais est partie prenante, Nantes le 20/11/2020

Un constat

Aujourd’hui plus que jamais, nos combats mettent en lumière les inégalités femmes / hommes et la nécessité de poursuivre la construction des luttes pour les éradiquer.

La crise sanitaire que nous traversons révèle une fois de plus l’importance d’un service public fort que ce gouvernement démantèle pourtant avec hargne. La fonction publique c’est 62% de femmes : et ce sont elles qui sont les plus mobilisées pour organiser la continuité de l’État. Car ce sont les métiers les plus féminisés qui sont au front : les infirmières et aides soignantes, les personnels soignantes, les femmes dans les Ehpad, les professeures des écoles qui accueillaient les enfants des soignantes. Les employées de la grande distribution ou du commerce, les femmes de ménage, les ouvrières et ouvriers sont aussi sollicité·es car leurs activités rendent souvent impossible le télétravail.

La précarité explose. Toutes les associations caritatives la vivent, Restau du Coeur, Secours Populaire se débattent pour assurer le minimum vital. Les femmes seules, les jeunes, toutes celles et ceux qui survivaient de contrats précaires et de petits boulots se retrouvent sans rien à la fin de leur contrat. Ce qui entraîne aussi 30 % de pensions alimentaires impayées ou irrégulièrement. Et les loyers ne baissent pas. Et les risques de marginalisation augmentent, pour les étudiantes qui ne s’en sortent pas, pour les femmes isolées à la rue avec des enfants.

Une fois encore, c’est la société dans son ensemble qui a besoin des plus méprisé·es du capitalisme dont les femmes constituent le gros des troupes. Nous voulons dans le même temps affirmer notre soutien à celles qui, parce que confinées avec un compagnon violent, risquent leur vie. Ce soutien passe bien sûr par la vigilance citoyenne de chacun·e·s et aussi par tous les moyens de communication afin de prévenir et alerter sur les situations de violences et secourir les victimes.

Nous dénonçons les difficultés encore plus grandes d’accès à l’IVG, du fait du confinement et de l’engorgement des hôpitaux. C’est un droit fondamental et il doit rester un acte chirurgical prioritaire.

Le Grenelle des violences conjugales est loin d’avoir répondu à nos attentes.

De manière totalement incompréhensible et inacceptable la ligne d’écoute nationale 3919, pour les femmes victimes de violences, créée et assurée par la Fédération Nationale Solidarité Femmes est mise en danger par l’intention de l’État d’ouvrir cette ligne à la concurrence. Cette procédure met à mal l’initiative féministe et l’indépendance associative pour le 3919 qui a assuré la prise en charge de centaines de milliers d’appels durant toutes ces années, y compris durant le Grenelle et la crise du Covid, grâce au professionnalisme de ces écoutantes.

Nous voulons aussi rendre visibles les violences au travail. Le racisme accentue la discrimination à l’embauche, et cantonne encore davantage les femmes dans certains emplois. 80% des femmes disent être victimes de sexisme au travail, 20% de harcèlement sexuel au travail, 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour en France sur un lieu de travail. 70% des victimes disent ne pas en avoir parlé à leur supérieur. Quand elles l’ont fait, 40% d’entre elles estiment que le règlement leur a été défavorable (elles ont été mutées, placardisées, voire licenciées).

Après bien d’autres milieux mis en cause, c’est au tour du milieu sportif de faire l’actualité : harcèlements, agressions, viols, nous voulons que les responsables, quel que soit leur niveau de responsabilité, soient désignés, soient rejetés et surtout jugés. Mais l’enseignement supérieur n’est pas en reste : selon l’Observatoire étudiant des violences sexuelles et sexistes, 1 étudiante sur 20 a été victime de viol, 1 sur 10 d’agression sexuelle. Très peu parlent, jugeant que ça ne servirait à rien ! D’ailleurs la plupart pensent qu’il n’y a pas de structure spécifique mise en place par les institutions universitaires et de recherche, et, lorsqu’elle existe, n’en ont jamais entendu parler.

Les femmes sont toujours rendues responsables des réactions machistes : sortant trop tard le soir dans les rues , hier trop voilées, aujourd’hui habillées trop court dans les écoles, perturbant les chances de succès des garçons à l’école. Toutes ces réactions abjectes pour justifier le contrôle du corps des femmes. Ya basta le patriarcat !

Partout dans le monde, les femmes sont les premières victimes des crises économiques et du changement climatique, surtout en cas de catastrophes naturelles (moindre accès à l’information, prise en charge des enfants, augmentation des distances pour les approvisionnements en eau et en bois, recul de la scolarisation des petites filles).

Partout dans le monde, des femmes, des jeunes filles vivent l’excision, sont prostituées ou mariées de force, subissent la stérilisation forcée ou sont contraintes à des avortements clandestins. Des femmes reléguées dans les camps de réfugié.es se débattent pour survivre à l’enfer. Les femmes de Pologne luttent contre un Etat obscurantiste et le mouvement « Pro-Vie » pour obtenir un vrai droit à l’IVG. Nous pensons à elles.  

Ces derniers mois ont vu les mobilisations féministes grandir à un point que nombre d’entre nous n’avait pas encore expérimenté. Elles sont le signe que nos actions au quotidien participent de cette prise de conscience radicale : l’égalité n’est pas acquise. Nous ne pouvons que nous réjouir de ces mobilisations dont le caractère international est un encouragement, comme le rappel d’un système de domination qui dépasse toutes les frontières. Nous nous réjouissons de ces « Rosies » dans les cortèges contre la réforme de retraite à point, de ce gant levé qui réunit toutes les générations. Nous nous réjouissons que le 8 mars les inégalités salariales soient dénoncées. Nous nous réjouissons des soutiens apportés aux femmes grévistes de la clinique du Parc à Nantes. Nous nous réjouissons de la mobilisation unie de plus de 2 000 manifestant.es à Nantes pour le 25 novembre l’an passé. Ces mobilisations inventives et enthousiasmantes sont et seront les nôtres jusqu’à la victoire !

Violences, Féminicides STOP. Violences, féminicides, STOOP

Nous savons qualifier les violences : racisme, sexisme, harcèlement moral, cyberharcèlement, harcèlement sexuel, agression sexuelle, inceste, viol, par surprise, par intimidation, par force, par personne ayant autorité, viol conjugal, mutilations sexuelles, mariage forcé, prostitution, qui peuvent toucher femmes, jeunes filles et enfants..

Nos revendications

Nous voulons que les discriminations à l’égard des personnes LGBTQI+ cessent, en milieu scolaire, dans le sport, au travail comme dans la vie courante. En 2019, 1970 victimes d’actes homophobes, transphobes et lesbophobes ont été recensés. Les lesbiennes subissent une double discrimination : en tant que femmes, et en tant que lesbiennes. Nous en avons plus qu’assez des discriminations dans l’adoption, nous voulons la PMA pour toutes les femmes et la reconnaissance de la filiation pour la deuxième mère.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’une politique forte des pouvoirs publics, en matière de prévention des violences, d’accueil des victimes, et de traitement des situations à hauteur de leur gravité, que ce soit en ville ou dans les zones rurales. Pour celles-ci, des permanences et des équipes mobiles sont nécessaires ou doivent être renforcées. La communication la plus large possible doit permettre d’identifier de façon claire les lieux et personnes ressources existantes pour briser l’isolement des victimes.

Le Grenelle des violences conjugales nous laisse sur notre faim : dans les situations de violences conjugales, toujours rien d’inscrit dans la loi sur le retrait du droit d’hébergement, le retrait de l’autorité parentale, du droit de visite du père, l’exclusion de la résidence alternée, la possibilité pour les victimes de dissimuler l’adresse des enfants ainsi que celle de leur école et ce, sans le prononcé d’une Ordonnance de Protection. Et il n’y a toujours pas assez de places pour accueillir les femmes et leurs enfants dans des centres d’hébergements spécifiques.

Nous ne voulons pas d’ouverture à la concurrence de la ligne d’écoute nationale 3919.

Et visiblement, le Grenelle n’a eu aucun effet sur le nombre de féminicides : (nombre à préciser au dernier moment)

Nous voulons la fin de l’objection de conscience spécifique à l’IVG et le renforcement des centres pour garantir une égalité d’accès pour toutes.

Au travail, nous voulons en finir avec l’impunité des auteurs de harcèlement et de violence, que cela devienne un thème obligatoire de négociation, que les entreprises qui ne mettent pas de cadre en place soient sanctionnées, Les salariées victimes de violences doivent être protégées de toute sanction ou licenciement. Des jours de congés exceptionnels devraient leur être octroyés pour entreprendre leurs démarches. Elles devraient bénéficier d’aménagements d’horaires et de postes, ou de facilités de mutation. Elles devraient bénéficier de la priorité absolue de relogement dans le parc du 1 % patronal.Nous ne voulons plus que les victimes de violences subissent une double peine. Nous voulons que la norme 190 de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) contre les violences sexistes et le harcèlement sexuel au travail soit immédiatement transcrite par la France.

Nous voulons qu’une demande d’asile soit traitée favorablement pour les femmes victimes de menaces d’excision, de mariage forcé ou en raison de leur orientation sexuelle et qui se réfugient en France. L’arrêt des violences administratives pour les femmes migrantes, dépendantes du statut de leur conjoint. Que ces femmes accèdent à un statut autonome, donc, que les lois françaises leur soient appliquées en France. Quel que soit leur pays d’origine, nous demandons que les résidentes ne soient pas soumises à des lois discriminatoires.

En somme, nous voulons une véritable loi cadre qui traite de toutes les questions à la fois.

Mais nous constatons que dans notre département aussi, les féminicides n’ont pas cessé. 3 meurtres connus à ce jour (21 octobre) dans le cadre conjugal : 1 à Saint-Herblain (18 mai), 1 à Pornic (26 mai), 1 à Herbignac (10 juillet).

Persuadées de la nécessité d’un avenir d’égalité, qui passera par une transformation sociale évidemment féministe, nous ne lâcherons rien, nous nous retrouvons aujourd’hui 25 novembre 2020 pour le dire, encore et encore : nous sommes fortes, nous sommes fières, féministes et toujours en colère.

Le collectif d’associations signataire de cet appel à manifestation et du texte ci-dessus est composé de : SOlidarité femmeS Loire Atlantique, 44 Vilaines Filles, Osez le féminisme 44, Alfa Apel EgalitE, Emulsion, Femmes Solidaires-comité de Nantes, RAFU ( Réseau d’Actions Féministes Unies), Collectif abolitionniste nantais, Ciné Femmes, Espace Simone de Beauvoir, Le Mouvement du Nid, Attac 44, LDH-Nantes, UD CGT44, FSU 44, Solidaires 44, CFDT, Ensemble!44, France Insoumise Nantes, Jeunes Communistes de Loire-Atlantique, UDB de Loire–Atlantique, Génération-s Loire Atlantique, EELV44…