Rassemblement Droit à L’avortement ! – jeudi 28 septembre

La LDH appelle au rassemblement pour le droit à l’avortement ce jeudi 28 septembre18hNantesMiroir d’eau.

Voir ici l’appel syndical local et ci-dessous l’appel national signé par un grand nombre d’organisations 

Partout, manifestons le 28 septembre pour défendre le droit à l’avortement

Le 28 septembre est la journée internationale pour le droit à l’avortement.

Il y a un an, la Cour Suprême des Etats-Unis portait un coup redoutable contre ce droit fondamental. En Europe, Malte et Andorre interdisent totalement l’IVG. En Pologne et en Hongrie, les restrictions majeures confinent à l’interdiction. En Italie et en Espagne, l’application de la loi est considérablement entravée par des professionnel-le-s, s’abritant derrière leur clause de conscience, ou par les moyens restreints alloués aux systèmes de soins.

De nombreux pays dits démocratiques, poussés par la progression des extrêmes droites, se désengagent de ce droit fondamental pour les femmes. De fait, ils désagrègent les démocraties.

Le 28 septembre, nous afficherons haut et fort  notre solidarité avec toutes les femmes du monde et en particulier celles des pays qui interdisent totalement ou partiellement le droit à l’avortement !

Nous affirmerons que les extrêmes droites sont partout un danger immédiat pour les femmes et les droits humains !

En France, le respect des droits des femmes exige de la part du gouvernement, non des discours emphatiques, des effets de manche ou des postures, mais des actes constructifs et des budgets conséquents.

Nous réclamons :

– l’inscription réellement protectrice du droit à l’avortement dans la Constitution française et dans la Charte européenne des droits fondamentaux pour que ce droit des femmes partout en Europe soient respectés et garantis ;

– la parution des décrets d’application de la loi Gaillot de février 2022 permettant aux sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales ;

– des choix politiques qui augmentent les budgets pour la santé.

Le 28 septembre, nous descendrons dans la rue partout en France pour exiger aussi :

– l’accès aux soins pour toutes sur tous les territoires avec la réouverture des CIVG fermés, des maternités et hôpitaux de proximité ;

– une politique publique de production des médicaments essentiels, de premier recours, incluant les produits nécessaires à l’IVG, pour éviter toute pénurie et rupture d’accès aux soins. Cela passe par la création d’établissements pharmaceutiques nationaux et européens avec financement public qui produiront, diffuseront les médicaments et géreront la constitution des stocks ainsi que leur maintien ;

– la disparition de la double clause de conscience spécifique à l’IVG ;

– la garantie pour les femmes du choix des méthodes pour l’IVG et la contraception ;

– des campagnes publiques d’informations sur les droits sexuels et reproductifs ainsi que les séances d’éducations à la vie affective et sexuelle en milieu scolaire prévues par la loi du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et à la contraception ;

– la pénalisation des activistes anti-IVG et la dissolution de leurs associations qui vont à l’encontre des droits des femmes et fragilisent la démocratie.

Le Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident » appelle à se mobiliser.

Meeting le samedi 30 septembre à 15h, à la Bourse du travail, 85 rue Charlot 75003 Paris.

Paris, le 13 septembre 2023

Rassemblement Pour un monde sans arme nucléaire mardi 26 septembre

Dans le cadre de la Journée internationale de la Paix (21 septembre) et de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires (26 septembre), la LDH appelle à participer aux initiatives prévues sur le territoire Pour un monde sans arme nucléaire à l’initiative du Mouvement pour une Alternative Non-violente, du Mouvement de la Paix et de l’Observatoire des armements.

A Nantes, du fait notamment de la déambulation de Royal de Luxe, le rassemblement envisagé le 23 septembre a été reporté à ce mardi 26 septembre.

Rassemblement mardi 26 septembre17h30 – Nantes – angle rue de la Barillerie et cours des 50 Otages

Ci-dessous, le texte de l’appel national :

Le 23 Septembre, nous marchons pour un monde sans arme nucléaire

Communiqué de ICAN dont la LDH est membre

Dans le cadre de la Journée internationale de la Paix (21 septembre) et de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires (26 septembre) ICAN France, le Mouvement pour une Alternative Non-violente, le Mouvement de la Paix et l’Observatoire des armements appellent la population à participer le samedi 23 septembre aux différents événements qui seront réalisés à Lyon, Dijon, Paris, Quimper et d’autres villes pour porter le message : la France doit rejoindre le Traité des Nations unies sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), en vigueur depuis le 22 janvier 2021.

Ces actions sont organisées dans le cadre de la résolution 68/32 de l’Assemblée générale de l’ONU qui consacre la date du 26 septembre comme la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires et qui « invite la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, (…) les parlementaires, les médias et les particuliers, à marquer et à promouvoir la Journée par toutes sortes d’activités d’information et de sensibilisation du public ». Ainsi une grande marche nationale va se dérouler de Lyon au Mont Verdun, ainsi que plusieurs rassemblements dans différentes villes, pour promouvoir le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

Une action nationale qui résonne avec les mots issus des dernières déclarations des chefs d’État et de gouvernement du G20 de New Delhi et de Bali (en 2022) où ils affirment tous – y compris M. Macron – que « l’emploi d’armes nucléaires ou la menace de leur emploi sont inacceptables». Cette affirmation, à la base du TIAN, doit désormais être transformée en action !

État observateur, un premier pas

Le TIAN est signé aujourd’hui par 92 États, dont 68 États parties, malgré les pressions diplomatiques de la France, seule ou en commun accord avec les puissances nucléaires.

En France, la région Bourgogne Franche-Comté et soixante douze villes, dont Paris et des villes de différentes couleurs politiques (EELV, LR, PC, PS) soutiennent ce traité, tout comme des dizaines de parlementaires (60 en 2023) et de nombreux citoyen·ne.s. Ils appellent à ce que la France participe, a minima, comme État observateur à la seconde réunion (2MSP) du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires qui se déroulera au siège des Nations Unies à New York (27 novembre – 2 décembre 2023). Si la France veut continuer de se revendiquer comme « un État nucléaire responsable », alors le président Macron doit agir en ce sens !

Nous observons que le débat démocratique sur tout ce qui concerne la politique de Défense, et les moyens de contrôle des parlementaires sont limités, voire inexistants. Ce constat est encore plus significatif depuis que les parlementaires de la majorité ont adopté, en juillet 2023, la LPM, Loi de programmation militaire 2024-2030. Pour la première fois elle n’indique pas le montant prévu pour les armes nucléaires alors qu’elle prévoit un renouvellement complet de l’arsenal. Seul un pourcentage (13%) a été évoqué par le ministre des Armées lors des débats, soit l’équivalent de 53,69 milliards € pour les forces nucléaires. Une moyenne annuelle de 7,67 Mds €, bien loin des 5 Mds € annuels de la LPM 2019-2023. De plus, le gouvernement et les parlementaires de la majorité ont refusé les très rares amendements concernant le contrôle citoyen et parlementaire sur la dissuasion nucléaire déposés lors du débat.

Mobilisation citoyenne

Devant ces constats, et alors que la France est censée agir de bonne foi en faveur du désarmement nucléaire, ICAN France, le Mouvement pour une Alternative Non-violente, le Mouvement de la Paix et l’Observatoire des armements appellent toutes et tous (familles, jeunes, grands-parents, …) à interpeller les promoteurs de la bombe pour leur signifier notre refus que nos générations actuelles et futures continuent d’être soumises aux périls des armes nucléaires. Nous appelons à ce que la France ne laisse pas encore son siège de l’ONU vide et participe comme État observateur, à la seconde réunion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires qui se tiendra en novembre 2023.

Pour une grande mobilisation citoyenne et joyeuse, nous donnons rendez-vous le 23 septembre à

  • Lyon, théâtre de notre action nationale. Nous appelons les Lyonnais et Lyonnaises à se rassembler à 9H devant l’hôtel de ville de Lyon – prise de parole d’élu.e.s – puis de rejoindre par une marche la base aérienne n°942 de Lyon Mont Verdun. Un site militaire qui abrite un centre d’opération et de contrôle des Forces aériennes et sous-marines stratégiques permettant le relais de l’ordre présidentiel en cas d’emploi de l’arme nucléaire ;
  • Dijon, réunion publique 18h, puis soirée « folk-désarmement » à la salle des fêtes de la Mairie des Grésilles en présence d’intervenants politiques et de la société civile ;
  • Paris, rassemblement sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro, à partir de 12h ;
  • Quimper, rassemblement le jeudi 21 septembre, place Terre au Duc à 18h, pour une marche en direction du jardin de la Paix ;
  • Vandoeuvre-Les-Nancy, à 11h30 au parc du Charmois, devant l’arbre de la Paix – avec prises de paroles, lectures de textes, chants,…– puis départ de la marche en direction de la médiathèque ;
  • Montélimar, à 10H, un rassemblement est organisé devant la mairie par des associations locales – dont la CANVA pour Construire et alerter par la non-violence active – de la Drôme et de l’Ardèche.

Le détail des manifestations est disponible ici.

Paris, le 15 septembre 2023

Communiqué CBAS, LDH, MRAP, Caritas : Saint-Brevin terre d’accueil, « Accueillir les exilé.es Pourquoi ? Comment ? »

Nous relayons ce communiqué du CBAS, LDH, MRAP, Caritas : Saint-Brévin terre d’accueil annonçant le colloque « Accueillir les exilé.es Pourquoi ? Comment ? » du samedi 23 septembre (10h – 19h), à Saint-Brevin, salle de l’Étoile de Jade (cf article précédent pour les infos pratiques)

Colloque national Saint-Brévin terre d’accueil « Accueillir les exilé.es Pourquoi ? Comment ? »

Étoile de Jade à Saint-Brévin

Samedi 23 septembre 2023 de 10 à 19h : Inscription en ligne obligatoire (10 € => celle-ci était à prix libre jusqu’à présent mais les organisateurs ont dû ouvrir une nouvelle billetterie suite au parasitage de la première par des opposants cherchant à limiter le nombre de participants) : https://cbas44.home.blog/colloque-23-septembre-2023-saint-brevin-les-exile-ees-pourquoi-comment/

avec possibilité de restauration.

Programme ci-dessous et dans ce lien : https://partage.ldh-france.org/s/Ws9icwaPJoDtZRF

Soutenons le peuple iranien : Rassemblement « Femme Vie Liberté – 1 an après » – Samedi 16 septembre

Nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux au rassemblement organisé le samedi 16 septembre à 16h au Miroir d’eau par l’association « Femme, Vie, Liberté » que la LDH soutient depuis sa création.

Vous trouverez ci-dessous le message d’appel.

Chers amis du Collectif Femme Vie Liberté – Nantes,

Bonjour.

Cela fera bientôt un an depuis la mort de Mahsa (Jina) Amini et le début du mouvement « Femme Vie Liberté ». L’Iran est toujours abasourdi par la violence et l’injustice et le pain des bourreaux est encore taché du sang des plus beaux et courageux des jeunes iraniens.

A cette occasion, notre collectif a décidé d’organiser un rassemblement à la mémoire des personnes victimes du régime lors des protestations. Nous vous donnons rendez-vous à Nantes au miroir d’eau le samedi 16 septembre à 16h, aux côtés de nombreux autres collectifs à travers le monde.

Nous vous demandons à tous, quelles que soient vos différentes orientations (politiques, religieuses, personnelles, etc…), de nous rejoindre pour cet hommage aux manifestants assassinés ou emprisonnés car notre participation à ces rassemblements aux quatre coins du monde encourage les manifestants en Iran.

Nous vous remercions par avance pour votre soutien et votre solidarité et nous espérons que les souffrances de notre cher Iran ne dureront pas plus longtemps.

Rassemblement contre le projet de loi Darmanin – samedi 26 août à Nantes

Communiqué
Le 25 août 2023

Dans le cadre d’un appel du Collectif national Uni.es contre une immigration jetable (ici l’Appel), une journée de mobilisation partout en France a lieu ce samedi 26 août contre le projet de loi Asile et immigration dit loi Darmanin. Refusons le nouveau projet de loi asile et immigration.
Non à la loi Darmanin !

RASSEMBLEMENT

samedi 26 août – 17h – Miroir d’eau – Nantes

Signataires locaux : Attac, Amnesty International, Collectif Romeurope, Collectif Soutien migrants, Confédération Générale du Travail-Union Locale, Droit au Logement, Égide Solidarités, France Palestine Solidarité, Gasprom-asti, Les Bienveilleurs, Ligue des droits de l’Homme, Maison du Peuple en colère, Médecins du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Réseau Éducation Sans Frontières, Safe Migrants, Syndicat des Avocats de France, (liste en cours)

Soutenu par : Ensemble !, Europe Écologie-Les Verts, Gauche Démocratique et Sociale

Le collectif Uni.e.s Contre l’Immigration Jetable (UCIJ 2023) s’oppose
à la politique discriminatoire du gouvernement, fondée prioritairement sur le soupçon et la répression en matière de migration et d’asile. Il revendique une politique migratoire d’accueil digne et le respect des droits de toutes et tous.



Le 26 août 2023, commémoration de l’expulsion de l’église Saint-Bernard à Paris en 1996 !
Refusons le nouveau projet de loi asile et immigration. 
Non à la loi Darmanin ! 

Communiqué sur Rapport des observatoires : « Empêcher l’accès à la bassine quel qu’en soit le coût »

Nous partageons le communiqué et le rapport des Observatoires des libertés publiques et des pratiques policières sur la mobilisation contre le projet de méga-bassine à Sainte-Soline (24-26 mars 2023)

Empêcher l’accès à la bassine quel qu’en soit le coût humain

Communiqué et rapport des observatoires des libertés publiques et des pratiques policières sur la mobilisation contre le projet de méga-bassine à Sainte-Soline (24-26 mars 2023)
Cliquez-ici pour télécharger le rapport
Cliquez-ici pour télécharger la synthèse
Le samedi 25 mars 2023, en dépit d’intimidations de la part des autorités publiques, 18 observateur·ice·s indépendant·e·s étaient présent·e·s à la manifestation contre le projet de méga-bassine à Sainte-Soline.Après un travail de plusieurs mois fondé sur des observations de terrain, recoupées à l’aide de témoignages et d’éléments matériels, les observateur·ice·s versent au débat public un rapport minutieux relatif à la stratégie de maintien de l’ordre déployée ainsi que le récit précis du déroulement de la manifestation.Dès le 24 mars 2023, le ministre de l’Intérieur avait averti que l’on verrait « […] des images extrêmement dures, parce qu’il y a une très grande mobilisation de l’extrême gauche et de ceux qui veulent s’en prendre aux gendarmes et peut-être tuer des gendarmes et tuer les institutions ». Les autorités publiques ont alors mis en scène un maintien de l’ordre spectaculaire d’une très grande violence. Derrière une muraille de camions, 3000 gendarmes armés étaient rassemblés autour du chantier de la méga-bassine. Ces derniers ont attendu que les manifestant·e·s arrivent à proximité du chantier transformé en fortin et ont alors déchaîné une violence immodérée, donnant lieu à des images brutales. Face à un ennemi de l’intérieur “éco-terroriste”, construit depuis plusieurs mois par les autorités publiques, l’Etat devait réussir sa démonstration de force. En moins de deux heures, plus de 5000 grenades ont été tirées, occasionnant au moins 200 blessé·e·s.Interrogées sur cet usage indiscriminé et disproportionné de la force, les autorités publiques ont persisté dans la confrontation et se sont livrées, de manière alarmante, à une réécriture des événements. Deux rapports commandés par le ministère de l’Intérieur ont été rédigés et publiés à la hâte dès le 27 mars 2023, visant à accréditer cette version officielle. Contrairement à ce qui a été affirmé, nos observations de terrains démontrent que ce sont bien les gendarmes, montés sur les quads, qui ont effectué une sortie en se rendant en premier au contact des manifestant·e·s à 12h35 ; que les gendarmes ont bien attaqué les cortèges sans sommation ; que des blessé·e·s et les élu·e·s qui les protégeaient ont bien été pris·e·s pour cibles par des tirs de grenades et que la trêve a bien commencé à 14h08, laissant place au calme durant une heure.Emportées par leur récit guerrier, les autorités publiques ont choisi de ne pas secourir des blessé·e·s en détresse vitale. Ne pouvant ignorer qu’un déploiement de forces aussi démesuré et l’utilisation de matériels de guerre occasionneraient immanquablement des blessé·e·s, les autorités ont entravé les secours au mépris de la vie humaine.Pour Patrick Baudouin, président de la LDH : « Depuis Sainte-Soline et malgré de nombreuses alertes, notamment des rapporteurs spéciaux des Nations unies, le gouvernement persiste dans une logique liberticide et autoritaire de criminalisation et de répression des mobilisations sociales. »
Paris, le 10 juillet 2023

Rassemblement Palestine, soutien à Jénine – vendredi 7 juillet

APPEL AU RASSEMBLEMENT par LA PLATEFORME44 des ONG pour la PALESTINE

Bonjour à toutes et à tous,

La situation à Jenine est terrible. Comme se fut le cas ces derniers mois dans d’autres camps, d’autres villes.
La Plateforme 44 des ONG pour la Palestine, dont la LDH est membre, vous invite à un rassemblement de soutien aux Palestinien.ne.s de Jénine

Vendredi 7 juillet à 17h

au Croisement Barillerie/50 Otages à NANTES

« Plus que jamais, dans ces mois d’été, nous devons rester vigilants, et nous continuerons à porter auprès du gouvernement français comme des autorités européennes l’exigence de la protection du peuple palestinien, de la fin de l’occupation militaire et de la colonisation » extrait du communiqué de l’AFPS du 05/07/2023

Appel rassemblement « Notre pays est en deuil et en colère » – samedi 8 juillet – 14h – préfecture

Pour Nantes, rassemblement samedi 8 juillet 14h, préfecture.

Notre pays est en deuil et en colère

Appel à rassemblements et marches les 5, 8 et 15 juillet 2023 dont la LDH est signataire

Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées. L’escalade des violences est une impasse et doit cesser. La conception essentiellement répressive de la police, et l’évolution législative de 2017 sur l’usage des armes de service, aggravent ce que la population vit et subit que ce soit en termes de discriminations et de pratiques racistes.

Les tensions entre population et police viennent de loin et s’inscrivent dans une histoire marquée d’injustices, de préjugés, de violences, de discriminations, de sexisme… et d’un racisme systémique qui traverse l’ensemble de la société et qui n’est toujours pas éradiqué.

Les habitant·es des quartiers concernés et notamment les femmes pallient bien souvent seul·es les carences en termes de services publics. C’est bien la régression de ceux-ci, l’école, les lieux de partage et de culture, sportifs, la poste, les administrations etc. et le recul du soutien de l’État au tissu associatif qui ont largement contribué à marginaliser ces quartiers et des territoires entiers bien au-delà, particulièrement dans les Outre-mer.

L’abandon de ces populations de quartier est aggravé par le contexte économique d’appauvrissement, d’inflation, de hausse des loyers, des prix l’énergie et la réforme de l’assurance chômage. Les inégalités sociales touchent particulièrement les enfants et les mères isolées. C’est ce que montrent les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires depuis quelques jours en réaction à la tragédie de Nanterre.

En plus de décennies de dérives d’une politique du maintien de l’ordre, de lois sécuritaires (loi sécurité globale, loi séparatisme…) et de mesures d’exception, nous assistons depuis quelques jours à des pressions du gouvernement pour mettre en place une justice expéditive. Le prononcé de mises en détention préventives systématiques avec des peines de plus en plus lourdes n’est pas acceptable !

L’urgence n’est pas celle de la répression qui ne fera que renforcer l’extrême-droite et fera reculer une fois de plus les droits et libertés.L’apaisement durable n’est possible que si le gouvernement prend les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et aux exigences des populations concernées.

L’ONU a critiqué à plusieurs reprises les politiques sécuritaires et les problèmes institutionnels de racisme en France, en particulier dans les forces de l’ordre.Ce sont les discriminations qui sont un poison toxique qui décrédibilise l’idée même d’égalité et sème le désespoir.L’extrême droite en fait son lit pour diviser toujours davantage la société. Nous dénonçons l’appel à la guerre civile contre les quartiers populaires et la qualification des personnes qui en sont issues de « nuisibles » par des syndicats de policiers.

Nous condamnons la constitution d’une cagnotte de soutien au policier qui a tué Nahel à l’initiative d’un membre de l’extrême droite et l’absence de toute action du gouvernement, mettant ainsi de l’huile sur le feu.

Tout est à repenser et construire. Il faut partir de bases nouvelles, créer des espaces de discussions larges et tirer les leçons des erreurs des politiques publiques depuis des décennies, en respectant les histoires, parcours, cultures et singularités dont se nourrit notre aspiration collective à l’égalité. Il est plus que temps d’écouter et de prendre en compte les demandes des habitant·es des quartiers populaires et en particulier sa jeunesse !

La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates pour sortir de l’affrontement :

– abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;

– une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;

– le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;

– la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.

Rien ne peut cependant se faire sans un autre partage des richesses, sans lutter contre les inégalités sociales. Rien ne peut se faire sans la lutte contre la pauvreté et la précarité, aggravées par le dérèglement climatique, la hausse des loyers et des charges, et sans le renforcement des services publics et de l’éducation populaire. C’est à ces chantiers que le gouvernement devrait s’attaquer au lieu de mener des politiques publiques régressives qui font le lit de l’extrême droite.

Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et partis politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles.

Dans l’immédiat, nous appelons à rejoindre tous les rassemblements et marches autour de ces revendications, partout dans le pays à partir du mercredi 5 juillet, à l’exemple de la marche organisée par le Comité Vérité et justice pour Adama le 8 juillet, à Beaumont-sur-Oise, et de celle de la Coordination nationale contre les violences policières du 15 juillet.

Nous appelons à des marches citoyennes le samedi 8 juillet dans toute la France et les territoires ultra-marins.

Nous construirons ensemble les suites de ces mobilisations.

Signataires :

Syndicats : CGT, CNT-Solidarité Ouvrière, Fédération Syndicale Étudiante (FSE), FSU, Solidaires Étudiant-e-s,Syndicat des Avocats de France, UNEF le syndicat étudiant, Union Syndicale Solidaires, Union Étudiante,

Associations : org, Adelphi’Cité, Amnesty International France, Alternatiba, Alternatiba Paris, Les Amis de la Terre France, ANV-COP21, ATTAC France, Bagagérue, Conscience, Coudes à Coudes, DAL Droit au Logement, La Fabrique Décoloniale, FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigrés-e-s), Fédération Nationale de la Libre Pensée, Fédération nationale des maisons des potes, Femmes Egalité, Fondation Copernic, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), Greenpeace France, Jeune Garde Antifasciste, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Memorial 98, Observatoire nationale de l’extrême-droite, Organisation de Solidarité Trans (OST), Planning familial, Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les racismes-RAAR, REVES Jeunes, SOS Racisme.

Collectifs : Alliances et Convergences, Assemblée des Gilets Jaunes de Lyon & Environs, Colère Légitime, Collectif civgTENON, Collectif des Écoles de Marseille (le CeM), Collectif national pour les Droits des Femmes, Collectif Nouvelle Vague, Collectif Vérité et Justice pour Safyatou, Salif et Ilan, Collective des mères isolées, Comité des Soulèvements de la Terre Sud-Essonne, Comité Local de Soutien aux Soulèvements de la Terre Aude, Comité Soulèvement Bas-Vivarais, Comité les Soulèvements de la Terre Lyon et environs, Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Villefranche, Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Romans-sur-Isère, Comité nîmois de soutien aux Soulèvements de la Terre, Comité de soutien à Moussé Blé, Comité justice et vérité pour Mahamadou, Comité Les Lichens Ardéchois, Comité Vérité et Justice pour Adama, Coordination des comités pour la défense des quartiers populaires, Démocra’psy, Dernière Rénovation, En Gare, Justice pour Othmane, La Révolution est en marche, Lla Terre se soulève en Corrèze, Le Peuple Uni, Les Soulèvements de la Terre – comité Île-de-France, Les Soulèvements de l’Entre2Mers (33), Lyon en lutte, Lyon Insurrection, Nîmes Révoltée, Réseau GBM, Rejoignons-nous, Collectif du 5 novembre – Noailles en colère (Marseille), Syndicat des quartiers populaires de Marseille, Collectif Justice pour Claude Jean-Pierre, Youth for Climate IDF.

Organisations politiques : ENSEMBLE! – Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire, Europe Ecologie Les Verts (EELV), La France insoumise (LFI), Front Uni des Immigrations et des quartiers populaires (FUIQP), Gauche Ecosocialiste (GES), Génération.s (G.s), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG), Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS), Parti Ouvrier Indépendant (POI), Réseau Bastille, Révolution Écologique pour le Vivant (REV), Union communiste libertaire (UCL).