Ciné débat « Avant que les flammes ne s’éteignent » mardi 20 février au Lutétia à Saint Herblain

« Avant que les flammes ne s’éteignent »

CINE DEBAT

La justice face aux violences policières

Animé parla LDH et le SAF

Mardi 20 février à 20h30

Cinéma Le Lutétia

18, rue des calvaires, St Herblain

Nous sommes dans la banlieue de Strasbourg. Suite à la mort de son petit frère lors d’une interpellation policière, et après la douleur, l’abattement, Malika se lance dans un combat afin de faire éclater la vérité, d’exiger justice et de réparer le malheur en lui donnant un sens social – au péril de l’équilibre familial. Mais les autorités tentent de créer de l’opacité autour de cet homicide, pour que la famille ne pose pas de questions et que la société ne s’insurge pas contre des violences liées aux biais raciaux ancrés chez nombre de policiers. Dans le même temps, la victime est déconsidérée, ramenée à des faits de petite délinquance, qu’on lui a reprochés. Une pratique habituelle…

Ce film de Mehdi Fikri est une fiction, mais celle-ci est hélas, proche de la réalité. Pour autant, ce n’est pas un film manichéen, certains personnages peuvent exprimer des points de vue différents allant de la colère voire la violence à la désillusion ou au contraire à l’empathie.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) et le SAF (Syndicat des avocats de France) seront là pour débattre avec vous de la question des violences policières, de la gestion sécuritaire des quartiers et du besoin de justice

Annulation de concerts : le CLECED s’oppose aux intimidations haineuses et obscurantistes de repli sur soi

Deux concerts initialement programmés dans des églises, l’un, à Notre-Dame-d’Espérance à Saint-Nazaire, le 25 mai, l’autre à Sainte-Madeleine à Nantes, le 9 juin, ont été annulés et sont dans l’attente de nouveaux lieux.

Le diocèse de Nantes a fait savoir que « devant des réactions virulentes lors de précédentes représentations de ce concert […], il paraît utile pour le diocèse de prévenir les paroisses concernées en Loire-Atlantique. Ensuite, c’est chacune d’entre elles qui a pris la décision d’annuler ».

La Schola Cantorum de Nantes avec des chœurs et orchestres du département devaient interpréter L’Homme armé : une messe pour la paix, œuvre du compositeur gallois Karl Jenkins, écrite en 1999 et dédiée aux victimes de la crise du Kosovo.

Des milieux catholiques intégristes ont mené une campagne d’intimidations face à ce qui, selon eux, est « un acte profanatoire » au motif qu’à côté de psaumes bibliques et de textes profanes, cette « messe pour la paix » contient un « adhan », appel à la prière musulmane.

Ces menaces en suivent d’autres. Le 7 décembre 2021, des personnes empêchaient un concert à l’église Notre-Dame-de-Bon-Port à Nantes, jugeant les textes de l’artiste « blasphématoires ». Le 6 avril 2023, une personne détériorait un boîtier électrique desservant la salle Paul Fort où avait lieu un spectacle intitulé « Fille ou Garçon »*.

Ces menaces se multiplient et sont de plus en plus violentes. « L’Homme armé », oeuvre pour la paix devient objet de haine alors qu’elle a déjà été chantée dans des églises sans que cela ne provoque de réaction. Ces annulations témoignent des pressions que sont capables d’exercer des groupuscules intégristes et des extrêmes droites et du pouvoir de nuisance qu’ils représentent.

Entraves à la liberté d’expression, intolérance, violences, ça suffit. Des personnes guidées par la haine contre celles et ceux qui ne pensent pas comme elles, ici par la détestation de la religion musulmane, sont parvenues à faire annuler ces concerts. C’est grave.

Nous, CLECED dénonçons ces inadmissibles menaces et intimidations de quelques-uns qui prônent séparation et exclusion, appelons à ne pas céder face à ces actes destinés à faire peur et exigeons le respect de la liberté d’expression et, dans le cas présent, de la diffusion de la création artistique.

Nous demandons aux pouvoirs publics de protéger et garantir les libertés.

Collectif de Lutte pour les droits et les libertés Ensemble Contre les idées et les actes des Extrêmes Droites (CLECED) :

Attac, Confédération Générale du Travail, Fédération des Amicales Laïques-Ligue de l’Enseignement, Fédération Syndicale Unitaire, France Palestine Solidarité, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Syndicat des Avocats de France, Union syndicale Solidaires

* Communiqué du CLECED le 13 avril 2023

Invitation à une journée festive tout public intitulée « VİVE L’ÉGALİTÉ ! » ce samedi 10 février

La section LDH de Nantes et du pays nantais organise et invite à une journée festive tout public intitulée VİVE L’ÉGALİTÉ! ce samedi 10 février 2024, à la Manu.

Entrée libre et gratuite.

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »
article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948

Les messages de haine, le rejet et la peur de l’autre, les atteintes aux libertés, les inégalités sociales qui traversent actuellement notre société, mettent à mal cette déclaration si juste et pourtant devenue si ambitieuse.

Le dernier point de bascule qu’a été le vote de la loi Darmanin, avec des éléments du programme de l’extrême droite, vient renforcer divisions et exclusions.

Alors « tous libres et égaux » ? Vraiment ?…

OUİ, c’est possible !

La LDH veut le montrer au cours de cette journée pendant laquelle, au travers d’animations, expositions, débats, ateliers et d’un spectacle, ensemble, nous allons mettre à l’honneur les principes de démocratie, d’égalité et les valeurs de la solidarité.

Une journée pour rassembler, s’amuser, échanger, réfléchir et agir.

Une journée pour défendre un autre modèle de société, la justice sociale et environnementale, une paix juste et durable partout dans le monde, les droits, tous les droits et les libertés pour toutes et tous.

Avec la présence d’associations, syndicats, collectifs agissant sur le terrain ainsi que des tables rondes animées par Pascal Massiot, journaliste :

13h30 : Table ronde « Pour les Droits et les Libertés, contre les idées des extrêmes droites »
Avec la participation de personnes du Syndicat des Avocats de France, de l’association de Nantes Nord Casse ta routine, de la Ligue de l’enseignement – Fédération des amicales laïques, de la Fédération Syndicale unitaire et de la LDH
Pourquoi faire valoir un discours et des actes répondant aux attentes de dignité, de respect, de justice et de considération, aux attentes d’égalité des droits pour lutter contre les idées des extrêmes droites ?
Comment stopper la peur de l’autre, le repli sur soi, la recherche de boucs-émissaires à nos maux développés et sur lesquels s’appuient les idées et les actes des extrêmes droites ?
Comment combattre pour la démocratie et l’égalité de toutes et de tous en dignité et en droits face aux discours et aux politiques qui veulent instituer des discriminations entre les personnes présentes sur notre territoire ?

15h30 : Conférence-débat « Vive la Démocratie ! » avec la participation de :
Albert Ogien, sociologue, directeur de recherche au CNRS, a étudié les nouvelles formes d’engagement politique, a écrit notamment Politique de l’activisme. Essai sur les mouvements citoyens, PUF ; et avec Sandra Laugier, Antidémocratie, La Découverte ;
Marie-Christine Vergiat, vice-présidente nationale de la LDH.
La démocratie n’est pas seulement un régime politique ou un principe, elle permet de faire société et pourtant la démocratie est mise en danger.
Comment sortir de cette crise de la démocratie et de son ancrage social ?
Quelles propositions pour reconstruire la vie démocratique ?

17h30 : Table ronde « Pour l’Égalité des droits et les solidarités »
Avec la participation de Tristan Poullaouec, enseignant chercheur en sociologie à l’Université de Nantes, et de personnes de la Confédération Syndicale des Familles, d’une association du quartier du Breil Nantes Marie et Alphonse, de la Confédération Générale du Travail, de Solidaires et de la LDH
Pourquoi obtenir l’égalité semble si difficile pour certains et surtout certaines ? Car comme disait Coluche : « Les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres »…
Comment faire pour que les discriminations ne soient plus le quotidien de tant de personnes, pour que l’égalité soit enfin réelle ? Pour l’égalité des droits mais aussi pour l’égalité d’accès aux droits. Par delà le mot Égalité mis sur le fronton de nos mairies, comment rendre effective l’égalité des droits et l’égalité d’accès aux droits ?
Quelle place donner à l’idée : de chacun selon ses moyens et à chacun selon ses besoins ? Quelle place donner à l’impôt pour construire une justice sociale et environnementale ?
Peut-on être solidaires sans égalité des droits et perspectives d’égalité réelle ?

20h00 : « Quand l’espoir s’en mêle », spectacle théâtral, avec des membres de la LDH et des comédien.ne.s professionnel.le.s, mis en scène par le Théâtre d’Ici ou d’Ailleurs.

Et toute la journée, à partir de 13h :
-stands associatifs et syndicaux
-mur de paroles
-expositions
-musique
-jeux
-bar
-restauration sur place : cuisine palestinienne proposée par « La cuisine d’Asmar » : mezzés, baklawas,…
-espace enfants où interviendra notamment l’association « Nantes lit dans la rue
« 

La journée du 10 février sera animée par Adam l’Ancien, notre crieur public dont voici quelques infos 🙂

Seul et unique rappeur franco-greco-soudano-ashkenaze, je revendique l’existence d’un Hip Hop européen. N’hésitant pas à puiser dans de profondes racines, je rappe et chante en français, en anglais, en grec, en brésilien et en arabe.

En mai 2016, je sors mon premier EP réalisé en collaboration avec Yannis VLACHOS (oud, bouzouki, tsümbüs…). Ce disque concept créé un lien inédit entre le rap old-school et les sonorités du blues grec : le rebetiko.

https://soundcloud.com/user-563025429/albums

Mars 2018, je ne sais plus quoi inventer, alors pourquoi pas la conférence rappée. Joignant les actes à la parole, j’y développe avec Tunjay, Furax et Damien Hervé, notre vision d’un Hip Hop désormais planétaire.

https://legitconf.org/

Je suis, je suis… https://www.facebook.com/lancienAdam/

Après « Porteurs d’espoir », la LDH met à nouveau l’espoir en scène avec le spectacle « Quand l’espoir s’en mêle »

Un espoir qui déjoue, dans les rires et les pleurs, les menaces qui pèsent contre les droits humains, le vivre ensemble, le vivant…
Un espoir qui aide à lutter, à résister, à désobéir…
L’humour est son allié, le débat son arme, l’égalité son horizon
La LDH se mêle de tout, de l’accueil des migrants, des retraites, du climat, du maintien de l’ordre, des violences sexistes… partout, au marché, à la cantine, en manif !
Quand l’espoir s’en mêle, il n’y a plus qu’à réfléchir, débattre, agir en commun pour démêler les fils de la complexité de notre monde.
Venez avec nous.
Un spectacle créé et joué par des militants de la LDH, comédiens professionnels et amateurs.
Mis en scène par Claudine Merceron avec le « Théâtre d’ici ou d’ailleurs ».
Avec :
Les pros : Cédric Cartier, Élodie Henry, Michel Hermouet, Kristine Maerel, Claudine Merceron, Emmanuel Siret.
Les amateurs : Myriam Auger, Béatrice Bachelier, Sylvie Clabecq, Marc Depriester, Fabienne Froger, Jeanne Gantier.

Débat participatif : « Liberté d’expression et d’information : peut-on tout dire en démocratie ? » – dimanche 3 décembre

Débat participatif organisé par l’association Désir de Démocratie


« Liberté d’expression et d’information : peut-on tout dire en démocratie ? »

Interviendront en début de débat :

Antony Torzec, rédacteur en chef de Médiacités Nantes

et Jean-Michel Ducomte, membre de la section de Nantes et du pays nantais

et du bureau national de la Ligue des Droits de l’Homme !

au café associatif du Pellerin, le Trois Francs Six Sous

dimanche 3 décembre de 10h30 à 12h30

(accueil à partir de 10h – entrée libre)

« Liberté d’expression et d’information : peut-on tout dire en démocratie ? »

La parole est-elle vraiment libre en France ?
Si on entend bien souvent « On ne peut plus rien dire ! », on constate aussi à l’inverse que tout se dit, parfois sans limites, par exemple sur les réseaux sociaux. Sans compter la tendance aux discours moralistes qui commentent ce qui pourrait se dire ou pas. Alors que permet réellement la liberté d’expression, principe fondateur des droits de l’Homme ? En tant que citoyens, a-t-on le droit de dire tout ce qu’on pense ? Partout ?
La liberté d’expression pose également la question du droit à l’information, que ce soit du point de vue de celui qui la délivre que de celui qui la reçoit.
La liberté des médias est-elle garantie en France ? Qui contrôle l’information ? À quelles fins peut-elle être utilisée ? Et qu’en est-il de la censure aujourd’hui ? Voire de l’autocensure ?

Voici les questions que nous souhaitons mettre au débat aujourd’hui avec vous, après avoir posé quelques points de repère avec nos invités : Antony Torzec, journaliste, rédacteur en chef de Médiacités Nantes et Jean-Michel Ducomte, membre de la section de Nantes et du pays nantais et du bureau national de la Ligue des Droits de l’Homme .

La Gazette LDH Nantes et pays nantais – n°28 – Novembre 2023

Nous avons le plaisir de vous partager le dernier numéro de la Gazette.

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Retrouvez les gazettes des mois précédents


Le sommaire

Édito

Interview de Jeannine, autrice du livre « Invisible parmi nous »

Courrier LdH aux sénateurs du 44 : Projet de loi sur l’asile et l’immigration

La liberté d’expression sous pseudonymat sur internet fait débat

Atteinte au droit de manifester : en Loire-Atlantique aussi

Échanges autour de la guerre Israël – Hamas

Les écrits pour la Fraternité et Vive l’égalité !

Infos pratiques

Sortie de prison : comment réussir L’APRÈS ? – Jeudi 16 novembre

La section LDH de Nantes et du pays nantais, partie prenante du Collectif nantais « Journées nationale Prison » appelle à participer à cette journée d’information publique.

30èmes Journées nationale Prison

Le 16 novembre de 18h30 à 21h30

Journée d’information publique : entrée gratuite

Sortie de prison : comment réussir L’APRÈS ?

18h30-19h45 : Accueil, Jeu de la réinsertion, Forum des associations

19h45-21h30 : Table ronde et débat autour de réinsertion

Salle des variétés, 20 Rue Frère Louis, Nantes (44200)

11 novembre – 11h. Dépôt gerbe – Réhabilitons les fusillés pour l’exemple !

Au lendemain de la Première Guerre mondiale on trouvait, dans toute la France, des familles de victimes d’abus des tribunaux militaires. Des soldats ont été jugés et fusillés pour « mutilation volontaire », « refus d’obéissance », « désertion » ou « abandon de poste ». Au terme de procédures expéditives, des juridictions militaires d’exception les ont condamnés à mort et très vite exécutés, sans possibilité d’appel ni même de recours en grâce. On les a appelés les « fusillés pour l’exemple ». Cette injustice entraînait des conséquences épouvantables pour leurs familles et descendants ; les épouses des « fusillés pour l’exemple » n’avaient pas droit à la pension de veuve de militaire, les noms des « fusillés pour l’exemple » n’ont pour la plupart pas été inscrits sur les monuments aux morts.

La LDH a demandé dès 1915 l’abandon des tribunaux militaires spéciaux. Après la guerre, un certain nombre de « fusillés pour l’exemple » ont été réhabilités. Pour autant, 639 hommes « fusillés pour l’exemple », dont 12 en Loire-Atlantique, n’ont toujours pas « réintégrés dans notre mémoire collective nationale ». Lors de son congrès de 2015, la LDH a déploré que le centenaire officiel n’ait pas été l’occasion d’un acte fort.

L’Assemblée nationale a adopté, en janvier 2022, une proposition de loi « visant à réhabiliter les militaires « fusillés pour l’exemple » durant la Première Guerre mondiale ». Malheureusement, cette proposition n’a pas été suivie par le Sénat.

Depuis de nombreuses années, un Collectif départemental agit pour la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple ». Il est composé de : Association Républicaine des Anciens Combattants, Libre Pensée, Ligue des droits de l’Homme, Collectif nazairien, Déportés, SAEL, Comité départemental du Souvenir des fusillés de Châteaubriant. Il organise des expositions, des débats, interpelle les élus et est présent chaque année le 11 novembre à Nantes, en marge de la cérémonie officielle, pour déposer une gerbe « Fusillés pour l’exemple 14-18 : Réhabilitation ».

Appel à présence pour accompagner ce dépôt de gerbe

11 novembre – 11h – devant le Monument aux morts – quai Ceineray – Nantes

Communiqué CLECED : Dressons-nous contre les actes de haine racistes et xénophobes

Le local nantais de la Cimade, association de défense des droits des exilé.es a été maculé de tags haineux à connotation raciste et xénophobe au cours du dernier week-end d’octobre : « Stop immigration », « Arras complices ! »

Ces tags font suite d’une part à des inscriptions du même type ces derniers mois sur des locaux à Nantes d’autres associations défenseuses des droits ou abritant des familles sans hébergement et d’autre part à des dégradations de locaux associatifs en d’autres endroits du pays ces dernières semaines à la suite de l’assassinat du professeur de français Dominique Bernard à Arras.

Plusieurs responsables politiques et médiatiques, d’extrême-droite ou non, des réseaux sociaux ont mis en cause les associations et les élu.e.s locaux mobilisé.e.s en 2014 contre l’expulsion de la famille du tueur présumé d’Arras. Le CLECED refuse de faire le lien entre ce drame et la mobilisation intervenue il y a 10 ans au nom du respect des droits d’une famille.

Nous dénonçons ces actes de violence, toujours plus nombreux, qui visent à intimider les associations, portent atteinte à la liberté d’association, à la liberté d’expression et à travers elles aux droits des personnes étrangères. Des locaux associatifs sont la cible de la haine envers les étranger·es. Les auteurs de ces actes montrent ainsi qu’ils s’opposent à l’égalité d’accès aux droits et à l’égalité des droits. Le rejet de l’autre mène à la haine ; la haine mène à la violence.

Nous demandons que les personnes responsables de ces menaces et intimidations soient identifiées et poursuivies en justice dans les délais les plus brefs.

Collectif de Lutte pour les droits et les libertés Ensemble Contre les idées et les actes des Extrêmes Droites (CLECED) :

Attac, Confédération Générale du Travail, Fédération des Amicales Laïques-Ligue de l’Enseignement, Fédération Syndicale Unitaire, France Palestine Solidarité, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Syndicat des Avocats de France, Union syndicale Solidaires

Communiqué de presse de la Plateforme 44 des ONG pour la Palestine

Le 16 octobre 2023

COMMUNIQUÉ

La Plateforme 44 des ONG pour la Palestine appelait à un rassemblement à Nantes le mercredi 11 octobre. La préfecture a interdit ce rassemblement, comme celui de Saint-Nazaire, vendredi.

La Plateforme dénonce avec vigueur cette interdiction de se rassembler. Elle dénonce cette atteinte à la liberté d’expression, y compris par drapeaux ou autres symboles. Le droit de manifester collectivement apparaît ainsi en régression et elle s’en inquiète. Elle conteste toutes les raisons invoquées pour cette interdiction et envisage des recours.

Dans le contexte tragique actuel, la Plateforme rappelle avec force et constance la nécessité de respecter le droit humanitaire international et ainsi mettre fin aux attaques à l’encontre des populations civiles palestiniennes et israéliennes. Elle rappelle que sa boussole, c’est l’application du droit international et des droits humains. La Plateforme appelle à agir pour faire respecter ce droit international par la mise en application des résolutions des Nations Unies avec la reconnaissance de l’État de Palestine pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. Chaque peuple de la région a le droit de vivre en sécurité et en paix.

Plateforme 44 des ONG pour la Palestine : Association France Palestine Solidarité, Pays de Loire Gaza Jérusalem, MRAP – Nantes et St-Nazaire, Ligue des droits de l’Homme, CIMADE, CCFD-Terre solidaire 44, Artisans du monde-Nantes et St-Nazaire, UJFP (Union juive française pour la paix), ABJC ( Ass. Bouguenais Jumelage Coopération), Les Amis d’Abu-Dis Solidarité Palestine (Rezé), CSPRN (Comité Solidarité Palestine Région nazairienne), ATTAC 44, ARP (Amis de la Résistance palestinienne).

Manifestation Nantes – vendredi 22/09 18h – La LDH appelle aux mobilisations du 23 septembre contre les violences policières, le racisme et les discriminations sociales et territoriales

A l’appel d’un grand nombre d’organisations, manifestation à Nantes vendredi 22 septembre – 18h – départ devant la Préfecture.

La LDH appelle aux mobilisations du 23 septembre contre les violences policières, le racisme et les discriminations sociales et territoriales
Communiqué LDH

La nouvelle séquence de violences policières consécutive au décès du jeune Nahel, tué par un policier à Nanterre, confirme l’impérieuse nécessité d’agir. La mort de Mohamed à Marseille, tué par un tir de LBD 40, l’éborgnement de son propre cousin, Abdelkarim, les mutilations de Virgil, Medhi, Nathaniel, Hedi, Jalil et de tant d’autres jeunes gens dans toute la France génèrent des drames irréparables pour leurs familles et leur entourage.La seule rencontre avec un policier peut aujourd’hui entraîner des abus et violences, qui s’intègrent à un dispositif politique de contrôle intrinsèquement lié à la situation économique et sociale.Toutes les catégories de la population française peuvent en être victimes ; les violences ont explosé sur les lieux de rassemblement et de manifestation, entravant les possibilités d’expression politique ou festive. L’usage des LBD 40, des grenades explosives et lacrymogènes et le recours à des forces de police non formée au maintien de l’ordre ont conduit à restreindre démesurément la liberté associative, l’expression collective et le périmètre démocratique. Ce dispositif de contrôle s’exerce plus intensément sur les populations vivant dans les quartiers populaires, qui font face à une précarité économique croissante, en raison de l’accélération sans précédent des inégalités, et à une relégation sociale, territoriale et ethnoculturelle qui se pérennise depuis la fin de la période coloniale. Au surplus, l’exercice continu d’une pression policière liée à la présence de brigades spéciales, comme les brigades anti-criminalité (BAC) et les compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI), spécifiquement créées, vise à contrôler socialement et sanctionner ces populations, y compris dans leur sphère privée, et notamment lors de contrôles au faciès.Phénomène récent, le nombre de personnes tuées au volant de leur véhicule par armes à feu de policiers connaît une croissance sans précédent, en lien avec l’adoption en 2017 de l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure (CSI) assouplissant les règles en matière d’usage des armes, sans améliorer la sécurité des interventions des agents. Ce texte, imposé par le mouvement de « policiers en colère », puis relayé par la grande majorité des syndicats de police, a fait apparaître une relation de dépendance du pouvoir politique soumis aux desiderata de la corporation policière. La force publique, garante de la paix civile, exerce une pression allant jusqu’à la menace de sédition contre les institutions de la République, avec le soutien du directeur général de la Police nationale, du préfet de police de Paris et du ministre de l’Intérieur lui-même, après le placement en détention provisoire de policiers impliqués dans les terribles violences subies par Hedi, à Marseille.Les émeutes que le pays a connues sont avant tout l’expression de cette situation, qui reste taboue pour une large partie de la classe politique, alors que de nombreuses voix du monde associatif et syndical ont appelé à revoir les modes d’intervention de la police et à lutter contre le racisme qui s’y manifeste trop souvent. La lourde répression judiciaire exigée notamment par le ministre de la Justice a souligné et réitéré la profonde injustice sociale vécue par les habitantes et habitants des quartiers populaires, dans un contexte d’affaiblissement des médiations locales et des services publics.La LDH (Ligue des droits de l’Homme), refusant de se résigner à un statu quo figé, appelle à participer aux mobilisations qui auront lieu le samedi 23 septembre 2023, dans plusieurs villes de France, contre les politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées.

Paris, le 5 septembre 2023