Communiqué de presse : Un procès exemplaire, coup de frein au mécanisme de l’impunité policière

Communiqué de presse de LDH Nantes et pays nantais :

Un procès exemplaire, coup de frein au mécanisme de l’impunité policière

Il y a sept ans, Aboubakar Fofana était tué par un policier

A l’issue d’un procès de cinq jours, vendredi 16 janvier 2026, les cinq juges de la cour criminelle de Nantes ont déclaré le brigadier chef Rabah H coupable d’un tir volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner d’Aboubakar Fofana, et l’ont condamné à 7 ans de prison ferme. L’avocat du brigadier a déclaré faire appel de cette décision.

Pour rappel, le 3 juillet 2018 au soir, dans le quartier du Breil-Malville, à Nantes, Aboubakar Fofana, 22 ans, a été tué par un policier d’une balle dans la carotide lors d’un contrôle de véhicule effectué par six CRS. La colère des jeunes a alors éclaté et des équipements publics, des commerces et des voitures avaient été incendiés dans plusieurs quartiers de l’agglomération. Une marche blanche à laquelle la section de Nantes et du pays nantais de la LdH s’était associée avait permis aux habitants de rendre hommage dans le calme, au jeune Aboubakar et à sa famille.

Nous avions à l’époque demandé à ce que l’enquête judiciaire fasse au plus vite toute la lumière sur ce qui s’est passé et détermine les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet homme. Il aura fallu plus de 7 ans pour que ce soit chose faite.

Le procès aura été remarquable par la qualité des débats menés de façon rigoureuse par la présidente de la Cour, débats qui ont permis la révélation de la vérité, dans un climat souvent d’extrême tension et d’émotion, notamment grâce aux questions incisives des avocats des parties civiles.

Il aura permis de mettre à mal le processus d’occultation de la réalité des faits qui s’était enclenché dès le lendemain du drame et avait perduré tout au long de ces sept années. Un processus de fabrication de l’impunité qui se retrouve dans de nombreux cas de violences policières, notamment au travers des obstacles à l’instruction, des mensonges de l’accusé et de ses collègues, de l’interprétation d’un cadre légal de plus en plus permissif pour les policiers.

Il aura pris en compte la demande des parties civiles d’égalité de traitement devant la loi.

La lenteur et les biais de la procédure

La longueur de la procédure est en elle-même un obstacle à l’émergence de la vérité, ne serait-ce que parce que la mémoire des témoins peut vaciller. Il aura fallu deux ans pour que le premier juge d’instruction entende le policier mais il ne répondra jamais à la demande des parties civiles d’être reçues. Celles-ci ne seront reçues que quatre ans après, par un nouveau juge d’instruction. « Les choses ont tardé à chaque moment‐charnière du dossier… », comme a pu le dire Me Boëzec, avocat d’une des parties civiles. Par ailleurs, alors que Rabah H venait d’être mis sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec ses collègues, pour éviter tout risque de mise en concordance des récits, il a été autorisé à rentrer à Périgueux dans le même fourgon qu’eux,

Le mensonge du policier auteur du tir mortel

Le policier avait déclaré dans un premier temps avoir tiré volontairement pour éviter que l’interpellé ne mette en danger la vie de ses collègues ou celles d’autres personnes en reculant pour prendre la fuite. Il est revenu ensuite sur ses déclarations (lors de la garde à vue) pour affirmer que le tir, accidentel, était survenu dans l ‘habitacle, lors d’un corps à corps avec Aboubakar F. Ce changement de version, qui faisait de sa première déclaration un mensonge, aurait été selon lui motivé par le souci de la vérité. Sa première déclaration, faite dans la confusion et la honte, aurait été en partie due au fait qu’il ne voulait pas contredire le PV rédigé par ses collègues, où apparaissait le caractère volontaire du tir qui pouvait être justifié par la légitime défense.

Les mensonges des collègues de l’équipage CRS

L’ensemble des CRS se sont ralliés alors à la version du tir accidentel défendu par leur collègue, malgré le fait d’avoir signé un premier PV qui n’évoquait même pas cette éventualité. Ces mensonges n’ont pas tenu la route dans le cadre solennel de l’audience, avec le rappel du serment de vérité et sous le feu des questions de la présidente, de l’avocat général et des avocats de la partie civile. Traumatisés depuis le drame, les policiers ont, de façon parfois pathétique, laissé entrevoir, au sein même de leurs contradictions, les faits dans leur terrible vérité, allant pour trois d’entre eux regretter de n’avoir pas su s’imposer pour empêcher le drame. Jusqu’à ce cri du cœur de celui qui était intervenu pour faire un point de compression et essayer de sauver Aboubakar Fofana : « c’est une énorme bavure ».

La légitime défense comme justification ultime

Pendant tout le procès comme pendant les sept années de l’instruction, la question de la légitime défense est restée présente, même si elle a été occultée par l’hypothèse d’un tir accidentel. Elle était présente en filigrane dans la première déclaration du directeur départemental de la police, dans le premier PV qui mentionnait le danger que représentait l’individu interpellé pour les autres policiers comme pour d’autres personnes, dans le choix fait par le policier de changer de version, dans le choix de l’avocat de la défense d’invoquer la légitime défense alors même qu’il plaidait le tir accidentel.

Au moment où est rédigé ce communiqué, nous n’avons pas les motivations du jugement. Mais il apparaît que les juges, une fois reconnu le caractère volontaire du tir n’ont, de fait, pas retenu la légitimité de l’usage de l’arme au titre du code de sécurité intérieure.

Mais le tir de Rabah H prend place dans la vague d’augmentation des tirs pour refus d’obtempérer entraînée par la réforme du Code de la sécurité intérieure de 20171 et les instructions ministérielles qui ont fait suite. En effet, les termes utilisés dans ces textes ont décomplexé l’usage des armes et causé la mort de nombreuses personnes dont celles de Nahel, 17 ans et d’Alhousseine, 19 ans, à la même époque que celle d’Aboubakar.

Une proposition de loi créant un véritable « permis de tuer »

Une proposition de loi, déposée par « Les Républicains » mais réclamée de longue date par l’extrême droite et maintenant appuyée par le ministre de l’intérieur, veut créer une « présomption de légitime défense », qui permettrait de considérer comme légitime par défaut tout tir de policier, quelles qu‘en soient les conséquences (ce qui notamment empêcherait un policier d’être mis en garde à vue).

Avec cette loi, le procès de Rabah H n’aurait probablement pas pu avoir lieu.

La LDH a déjà demandé l’abrogation de l’article L435-1 du code de la sécurité intérieure.

Elle s’alarme de cette proposition de loi qui donnerait un véritable « permis de tuer » aux policiers et gendarmes. Il apparaît nécessaire de stopper une dérive sécuritaire qui sape les fondements de la République et risque de transformer notre État de droit en un État policier.

1Cf l’alinéa 4 de l’article L435-1 du Code de la sécurité intérieure consacré aux règles d’usage des armes. Il autorise les forces de l’ordre à tirer pour immobiliser un véhicule « dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celle d’autrui ».

Appel rassemblement Nantes samedi 17 janvier. Soutenons le courage du peuple iranien à se libérer et à choisir son avenir !

Soutenons le courage du peuple iranien à se libérer et à choisir son avenir !

Rassemblement * Nantes

Samedi 17 janvier – 16h – place Royale

* Ce rassemblement de soutien au peuple iranien a été initié par la communauté iranienne de Nantes

Signataires locaux : Alfa Apel-Égalité, Amnesty International, Association France Palestine Solidarité (AFPS), Confédération Générale du Travail (CGT), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Femme-Vie-Liberté, Gasprom-ASTI de Nantes, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR), Tissé Métisse, Union syndicale Solidaire, (liste non close)

Le 28 décembre, les Iraniennes et les Iraniens sont descendus dans la rue, d’abord pour dénoncer le coût de la vie et rapidement pour se libérer du joug de la dictature criminelle, théocratique, militarisée et patriarcale de Khamenei.

À Téhéran, à Chiraz, à Yazd, dans de grandes villes et de petits villages, des centaines de milliers de personnes manifestent et crient leur aspiration collective à la liberté, la démocratie et la dignité.

Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur.

Depuis le 9 janvier, face à la détermination des manifestants qui résistent malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le régime a imposé la coupure d’internet, du téléphone et des messageries dans tout le pays afin de pouvoir massacrer son peuple à huis clos.

Face au régime sanguinaire au pouvoir, les Iraniennes et Iraniens opposent le courage et la détermination d’un peuple à manifester et à s’exprimer pacifiquement ainsi qu’ils l’avaient fait en 1979 pour renverser la dictature du Shah.

Liberté, démocratie, dignité sont l’avenir que les Iraniennes et Iraniens sont en train d’écrire eux-mêmes, sans sauveur suprême, ni libérateur étranger.

Les Iraniens et les Iraniennes sont seul·es maîtres de leur destin qu’ils choisiront aux termes d’élections libres.

Nous appelons les autorités françaises et les institutions européennes à exiger du régime iranien qu’il respecte le droit de manifester et d’exprimer ses opinions et cesse immédiatement la répression à l’encontre des manifestant-es.

Nous, acteurs de la société civile, exprimons notre entière solidarité avec la lutte des Iraniennes et Iraniens contre l’oppression et la tyrannie.

Nous appelons à une mobilisation massive en soutien au peuple iranien samedi 17 janvier 2026 à Paris, et partout en France.

Solidarité avec les Iranien-ne-s en lutte pour la démocratie et la liberté.

À bas les dictateurs !

Femmes, vie, liberté vit et vaincra !

Premiers signataires nationaux : Iran Justice, LDDHI (Ligue des droits de l’Homme en Iran), Alliance des femmes pour la démocratie (AFD), Cedetim Ipam, Comité français du réseau européen de solidarité avec l’Ukraine, Confédération générale du travail (CGT), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), France Kurdistan, Institut Ouïghour d’Europe, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Memorial 98, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Russie-Libertés, SOS Racisme, Ukraine CombArt, …

Paris, le 13 janvier 2026

Chronique JetFM de décembre : les prisons

Alors que le passage de certains par la case prison défraye la chronique, on s’est dit qu’on allait en faire une, de chronique, sur le milieu carcéral français.

Quelles sont les conditions de détention en France en 2025 ? On parlera surpopulation, état des prisons, prise en charge des maladies physiques et mentales… Mais aussi réinsertion des détenus à l’issue de leur peine – qui est une des missions principales de l’autorité pénitentiaire – et des initiatives permettant aux détenus de ne pas rompre le lien avec l’extérieur, notamment à travers le courrier Bovet, qui établi une correspondance épistolaire entre détenus et bénévoles anonymes.

Lien d’écoute : https://www.jetfm.fr/depot/Saison_25-26/LaChroniqueLDH/Chronique_LDH_2025_12_03_Les_Prisons.mp3

Chaîne humaine citoyenne à Abbaretz – Dimanche 30 novembre à 11h – Contre projet école intégriste

Après la marche du samedi 15 novembre, nous transférons l’appel à une chaîne humaine citoyenne ce dimanche 30 novembre à 11h à Abbaretz contre un projet d’école hors contrat intégriste « sédévécantiste », appel relayé par les Collectifs unitaires de Nantes et de Châteaubriant pour les droits et les libertés contre les idées des extrêmes droites dont la LDH est partie prenante.

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*Dimanche 30 novembre 2025 – 11h, place de la mairie* 

Suite au projet d’ouverture sur la commune d’Abbaretz d’une école sédévacantiste intégriste, et face aux enjeux importants que soulève un tel projet, un collectif de citoyens et citoyennes organise une chaîne humaine le dimanche 30 novembre à 11h. 

Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité du 15 novembre. 

Le 15 novembre dernier, la marche citoyenne organisée par le collectif contre l’école a rassemblé près de 1000 personnes, montrant l’attachement fort des citoyens et citoyennes aux valeurs républicaines et au vivre-ensemble. 

Fort de ce succès, le collectif appelle désormais à poursuivre et amplifier la mobilisation.  

*L’objectif est de défendre les valeurs républicaines, le vivre-ensemble, de lutter contre l’ouverture de l’école sédévacantiste et plus globalement de lutter contre l’entrisme idéologique dans les écoles.* 

Un appel large : citoyennes et citoyens, élus, monde éducatif, syndicats, journalistes, etc 

Nous appelons : 

l’ensemble des citoyennes et citoyennes, 

les élus locaux et nationaux, 

les personnels et acteurs du monde de l’Éducation, 

les organisations syndicales, 

les associations, 

à se joindre à cette chaîne humaine af in de témoigner de l’importance d’un cadre éducatif transparent, respectueux des droits de l’enfant et conforme aux principes fondamentaux de la République. 

Nous invitons également l’ensemble des médias et journalistes à couvrir l’événement.  

Déroulé:  

11h00 : rassemblement place de la mairie et formation de la chaîne humaine  

11h45 : prise de parole publique sur la place de la mairie d’Abbaretz 

Cette mobilisation se veut pacifique, citoyenne et ouverte à toutes et tous. Elle a pour objectif de rappeler l’importance du vivre-ensemble, de la cohésion républicaine, et du rôle essentiel des institutions et de la vigilance collective dans la protection des enfants. 

Le collectif d’habitantes et habitants contre l’école sédévacantiste à Abbaretz 

Conférence-débat LDH, FAL, LP. 1er décembre 19h30. Loi de 1905 sur la Laïcité, certitudes et controverses !

CONFÉRENCE-DÉBAT

Lundi 1er décembre 2025 – 19h30

Manufacture des tabacs

10 Bd de Stalingrad – Nantes

Loi du 9 décembre 1905 :

les 120 ans d’une loi de liberté dans une société multiculturelle : certitudes et controverses !

A l’occasion du 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905, la Ligue des droits de l’Homme, la Ligue de l’Enseignement-FAL44, et la Libre Pensée 44 s’associent pour proposer une grande soirée de réflexion autour d’un texte fondateur de notre République.

La loi de 1905, en séparant les Églises et l’État, a consacré la liberté de conscience et le libre exercice des cultes et l’indépendance totale de la République vis à vis de toutes les religions. Elle demeure, plus d’un siècle après son adoption, une référence essentielle de notre pacte républicain.

Mais dans une France d’aujourd’hui traversée de débats intenses sur le sens de la laïcité, que reste-t-il de cet héritage ?

Comment faire vivre ce principe de neutralité et de libertés dans une société plurielle, où certains voudraient le restreindre tandis que d’autre souhaitent l’élargir ?

Pour en débattre, deux grands spécialistes nous feront l’honneur de leur présence :

Jean-Michel Ducomte, avocat, président honoraire de la Ligue de l’enseignement, et

Valentine Zubber, historienne, professeure à l’École pratique des hautes études, présidente de la Vigie de la Laïcité.

Ils reviendront sur l’esprit de la loi de 1905, ses évolutions contemporaines et les défis à venir dans une société en quête d’équilibre entre liberté individuelle, cohésion collective et respect du pluralisme.

La soirée sera animée par Pascal Massiot, responsable éditorial de Pop’ Média.

Un échange avec le public pour interroger ensemble la laïcité comme principe vivant de la République conclura la réunion.

Le flyer, avec toutes les infos : https://partage.ldh-france.org/s/bSXTTJHA9EaPFGs

Mobilisations de la section LDH Nantes et pays nantais ce week-end : rejoignez-nous !

– Ce samedi 15 novembre à Nantes, la LDH, membre de l’intercollectif Personne à la rue, appelle à rejoindre, entre 15h et 17h, le lieu de Vigie Place du Change de 15h à 17h pour alerter le public sur la situation, échanger, interpeller

– Ce même samedi, Inauguration de la 28e édition de Festisol de 15h30 à 22h à la manufacture des Tabacs (10bis Bd de Stalingrad, 44000 Nantes). Le thème pluriannuel du Festisol : « Environnement et droits des peuples »

– En outre, a LDH, partie prenante du Collectif unitaire nantais pour les droits et les libertés contre les idées des extrêmes droites, relaie l’appel de celui-ci à être présent.es :

       – à Abbaretz, samedi 15 novembre 11h, à la marche contre un projet d’implantation d’une école hors contrat intégriste « sédévacantiste »

       – à Donges, dimanche 16 novembre 14h30, à un rendez-vous face au souhait du RN de prendre la mairie lors des municipales.

Dans les deux cas, départs collectifs possibles depuis Nantes, envoyer un mail à nantes@ldh-france.org

Appel à présence dépôt gerbe Pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple de 14-18. 11 novembre 11h30 Tables Mémorielles Nantes

Le Collectif départemental Pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple de 14-18, dont la LDH est partie prenante, déposera, comme il le fait depuis plusieurs années, une gerbe pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple de 14-18 dès la clôture de la cérémonie officielle.

Le Collectif appelle à être présent.e pour ce dépôt de gerbe.

Rendez-vous quai Ceineray Tables Mémorielles Nantes

Mardi 11 novembre 11h30

Ci-dessous le texte de la prise de parole de la LDH :

Toujours les fusillés pour l’exemple de 14-18

Dans le prolongement de l’affaire Dreyfus, la LDH a dénoncé les injustices commises par les tribunaux militaires.

Depuis la Première Guerre mondiale, la LDH défend les fusillés pour l’exemple qui ont été victimes d’ordres arbitraires et injustes alors qu’ils voulaient, comme l’avait demandé Jaurès, être traités comme des citoyens sous l’uniforme.

Elle demande l’inscription de tous leurs noms sur les monuments aux morts. Leurs sépultures doivent être identifiées et dignement traitées, le transfert de leurs restes dans les communes dont ils étaient originaires doit contribuer à leur rendre justice.

La LDH demande aux municipalités d’inscrire les noms de fusillés pour l’exemple sur les monuments aux morts des communes de résidence des soldats. A défaut d’une reconnaissance officielle par l’État des crimes des conseils de guerre et de la réhabilitation des personnes, le fait d’obtenir des édiles locaux cette inscription au milieu des autres poilus morts pour la France prend la valeur d’une réintégration des infortunés dans la mémoire collective nationale.

La LDH cherche aussi à faire entrer dans la mémoire collective ce qui a fait infiniment plus de victimes : les déportés administratifs dans les bagnes coloniaux et les soldats affectés aux « bataillons de discipline » qui, du fait des tâches qui leur étaient confiées, ont été souvent voués à la mort.

Elle est attachée à faire connaître toutes les victimes au sein de l’armée française, en particulier les engagés volontaires étrangers européens incorporés dans des régiments de marche de la Légion étrangère, les soldats coloniaux victimes de recrutements forcés, de promesses non tenues, d’un emploi inconsidéré et d’un quasi-abandon après-guerre, et celui des dizaines de milliers d’originaires des colonies qui ont connu une mortalité très élevée dans les usines d’armement.

Avec toutes les associations proches, elle défend la réintégration non seulement des fusillés dans la mémoire nationale mais aussi des mutins, engagés étrangers et soldats coloniaux.

Toujours, les fusillés pour l’exemple seront honorés. Le combat continue pour la réhabilitation.

Ciné-débats dans le cadre des journées nationales de la prison

La section LDH de Nantes et du pays nantais, membre du Collectif Prison44, vous invite à assister aux CINÉ-DÉBATS programmés dans le cadre des

32e Journées Nationales Prison

du 4 au 23 novembre 2025                                                

« Quelle prison pour faire société ? »    

3 films pour 9 soirées :

Grégory, Joao et Laurent  terminent leur peine de prison à la campagne à la ferme Ker Madeleine. Cette ferme accueille des détenus qui bénéficient d’une mesure d’aménagement de peine appelée « placement extérieur ».

PORNIC – mardi 04/11 – 20:30

REZÉ –   jeudi 06/11 – 20:00 

NANTES – Cinéma Bonne Garde – lundi 10/11 – 20:00  

LA TURBALLE –  jeudi 13/11 – 18:30 

Une immersion longue au cœur de la prison bruxelloise, une plongée intime et inédite dans les profondeurs de la condition carcérale à travers le quotidien des hommes et des femmes qui y vivent.

NANTES – Le Cinématographe – mercredi 05/11 – 20:30 

LA TURBALLE –  jeudi 6/11 – 20:30

BOUGUENAIS –  jeudi 13/11 – 20:00

DIVATTE-SUR-LOIRE –  vendredi 21/11- 20:10 

Incarcéré à la prison de Sing Sing pour un crime qu’il n’a pas commis, Divine G se consacre corps et âme à l’atelier théâtre réservé aux détenus.                        

DIVATTE-SUR-LOIRE – dimanche 23/11 – 20:10 

Projection suivie à chaque fois d’un débat avec des intervenants sur le sujet.

Flyer de l’événement à partager sans modération !

Contact, infos : collectifprison44@gmail.com          

La chronique d’octobre 2025: le fonctionnement de la section LDH Nantes et pays nantais

C’est la rentrée pour la section Nantes et pays nantais.
A cette occasion, nous vous présentons le fonctionnement de la section, avec les actions de quelques groupes de travail et collectifs et du secrétariat qui participent à la vie de l’antenne nantaise de la LDH.
– dans le but affiché de vous donner envie de nous rejoindre!

Lien d’écoute : https://www.jetfm.fr/la-chronique-mensuelle-de-la-ligue-des-droits-de-lhomme/#La_chronique_doctobre_2025_le_fonctionnement_de_la_section_Nantes_et_pays_nantais