Marche pour Gaza et la Palestine, samedi 21 juin à 15h place Mangin

Marches citoyennes vers Bruxelles pour demander à l’Europe d’agir contre le génocide à Gaza

Objectif : marcher vers Bruxelles avant la réunion du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement afin d’exiger que l’UE prenne ses responsabilités.

Étape de Nantes : samedi 21 juin

Départ de la Marche : 15h, place Victor Mangin

rejoignez-nous !

Marche pour Gaza et la Palestine

Arrivée : 17h, place de l’Écluse

Le 21 juin en simultané, parcours PARIS-BRUXELLES : étape de ROUBAIX !

marchepourgaza.org

L’Europe doit agir !

Parce que le génocide en cours à Gaza est insoutenable.

Parce que des projets de déportation de toute la population gazaouie sont annoncés, dans une logique de déshumanisation totale.

Parce que l’annexion est désormais un objectif revendiqué impliquant la destruction du passé, du présent et du futur de la Palestine et du peuple palestinien.

Parce que les collaborations économiques et militaires avec le gouvernement israélien continuent, sous la houlette des États-Unis mais aussi de l’UE.

Parce les dirigeants des grandes puissances ont les moyens d’agir, comme ils l’ont fait dans d’autres contextes, en de multiples occasions, contre un pouvoir criminel.

Nous appelons les responsables politiques de toute l’Union européenne et les institutions européennes à exercer sans aucun délai une pression maximale sur le gouvernement israélien pour faire cesser le massacre.

STOP !

Stop au génocide

Stop à l’annexion

Nous exigeons de l’Union européenne et de ses États-membres

• La suspension immédiate de l’accord d’association entre l’UE et l’État d’Israël

• L’arrêt immédiat de toute collaboration militaire et de toute fourniture d’armes à Israël

• La mise en œuvre de toutes les mesures permettant l’application de la résolution adoptée le 18 septembre 2024 par l’Assemblée générale des Nations unies afin d’obtenir la fin de l’occupation et de la colonisation, par des sanctions contre Israël

• Le respect par tous nos gouvernements des décisions de la Cour internationale de justice (CIJ) visant à mettre fin aux actions du gouvernement israélien qui participent des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide

Dans toutes les langues de l’Union européenne, faisons entendre nos voix !

L’Union européenne et ses Etats-membres ont les moyens de faire respecter le droit international et les droits humains et, en agissant, de se démarquer et de s’opposer aux crimes en cours et à venir !

Marche de Nantes : AFPS-44, LDH Nantes et pays nantais, ABJC-Palestine, ATTAC-44, CCFD-Terre Solidaire 44, Les Amis d’Abu Dis, ARP, MRAP-Nantes, UJFP-44, CGT, Ensemble-44, FSU-44, Solidaires-44, Après, LFI44, Les Écologistes-Nantes, PCF-44 (liste en cours)

Journée mondiale des réfugiés – Jeudi 19 juin – place du Bouffay à partir de 17h

Tous les ans, le 20 juin, la Journée mondiale des réfugiés est l’occasion de saluer la force et le courage de celles et ceux qui ont été forcés de fuir leur pays d’origine pour échapper aux conflits ou à la persécution. Aujourd’hui plus que jamais, les demandeurs d’asile et les réfugiés ont besoin de notre solidarité.

A cette occasion, la LDH soutient la manifestation initiée à Nantes par Amnesty International ce jeudi 19 juin :

– de 17h à 20h, place du Bouffay, village associatif où la section tiendra un stand

En espérant vous y retrouver nombreuses et nombreux.

Texte commun. Nous dénonçons la « Nuit dite du Bien Commun »

Nous partageons ce texte commun : Nous dénonçons la « Nuit dite du Bien Commun« .

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Nous, associations et syndicats, sommes engagés pour répondre aux urgences sociales, environnementales et démocratiques, pour la justice sociale et l’égalité des droits. Nous agissons pour un avenir solidaire. Nous refusons le glissement ultra-libéral et ultra-autoritaire de notre société. Nous voulons une autre politique, axée sur les besoins de la population. C’est pourquoi,

Nous dénonçons la « Nuit dite du Bien Commun »

annoncée le 5 juin à Nantes.

Pierre-Édouard Stérin, milliardaire fondateur des coffrets-cadeaux Smartbox, avec lesquels il a bâti une immense fortune (estimée à 1,4 milliard d’euros), a fondé en 2017 le Fonds du Bien Commun et veut faire croire qu’il est un mécène distribuant son argent aux associations. En réalité, utilisant une situation où nombre d’associations ont aujourd’hui des difficultés financières, ce Fonds du Bien Commun est une entreprise idéologique de récupération qui cherche à s’appuyer sur le champ associatif pour se donner une image et étendre son influence.

Le Fonds du bien commun est en fait une façade du véritable projet de P-É. Stérin qui s’appelle PERICLES (pour Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes). Ce projet remet en cause les droits des femmes, le droit à l’avortement, l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits des personnes LGBTQIA+, l’accueil des personnes migrantes, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la laïcité…

Ce plan vise à faire gagner les idées de l’extrême droite et des droites extrêmes dans les têtes et dans les urnes. P-É. Stérin y investit 150 millions d’euros.

P-É. Stérin est pour l’extrême droite ou au moins la frange la plus conservatrice de la droite en France ce qu’est Elon Musk pour Donald Trump aux U.S.A. En effet, il est ultra-libéral et excédé par les impôts ; il est exilé fiscal en Belgique et n’a pas répondu à sa convocation devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale portant sur « l’organisation des élections en France ».

Ainsi le Fonds du Bien Commun est fondé et financé par une personne milliardaire qui promeut la charité mais refuse l’impôt.

Les associations qui bien souvent pallient les obligations de l’État en matière d’accès aux droits : logement, santé, culture… ont besoin de lever des fonds car elles souffrent de plus en plus du désengagement de l’État et de surcroît de la région. Or, la personne initiatrice du Fonds du Bien Commun s’oppose à l’impôt tout en organisant des « Nuits du Bien Commun » présentées comme des galas de charité.

Au contraire, pour nos associations et syndicats, la justice fiscale passant par la juste répartition de l’impôt et des cotisations sociales « de chacun selon ses moyens », est le chemin pour répondre aux besoins de la population, financer la Sécurité sociale et remettre en place par exemple des services publics dignes de ce nom.

Pour nos associations et syndicats, le Bien Commun, c’est une situation où la Société fait le nécessaire pour garantir à toutes et à tous les conditions nécessaires à une vie digne : la formation et l’emploi, la nourriture, le logement, la santé, l’éducation, la culture… La charité ne peut pas remplacer le respect des droits, de l’égalité en droits et de la justice sociale. C’est pourquoi,

Nous disons que ces Nuits du Bien Commun ne sont pas les bienvenues à Nantes comme ailleurs

et invitons les personnes et les associations, malgré la réduction des budgets qui leur sont alloués, à ne pas y participer.

Signataires : Alternatiba, Attac, Comité du Souvenir/Résistance 44, Confédération Générale du Travail (CGT), France Palestine Solidarité (AFPS), Fédération des Amicales Laïques-Ligue de l’Enseignement (FAL), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), GIGNV, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Syndicat des Avocats de France (SAF), Union syndicale Solidaires

Rassemblement de soutien aux collégien-nes géorgien-nes expulsé-es mardi 27 mai 18h Préfecture Nantes

Enfants expulsés, enfants en danger

Citoyennes et citoyens indigné-es

Mais plus que jamais déterminé-es

Comme vous le savez peut-être, au cours des vacances scolaires de printemps, deux familles géorgiennes ont été expulsées de l’agglomération nantaise, direction la Géorgie, dans des conditions d’une brutalité inadmissible.

Un rassemblement de soutien est organisé demain mardi 27 mai à 18h devant la Préfecture de Nantes (avec demande d’audience au préfet par une délégation).

En espérant vous y retrouver nombreuses et nombreux.

Le lien vers la pétition :

https://chng.it/Pd7bjvwzwm

Communiqué de l’ONL : « Manifestation du 1er mai : une stratégie du maintien de l’ordre préoccupant pour la liberté de manifester »

Nous partageons ce communiqué de l’Observatoire nantais des libertés – ONL – dont la LDH est partie prenante.


Communiqué de presse de l’ONL (Observatoire Nantais des libertés)

Manifestation du 1 mai : Une stratégie du maintien de l’ordre préoccupante pour la liberté de manifester


Les observateurs de l’Observatoire Nantais des Libertés (ONL) ont pu constater l’importance et le caractère ostensible de la présence des forces de police et la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie d’encadrement des manifestations.
De nombreux contrôles des sacs, y compris les sacs à main, ont été mis en place aux abords immédiats du lieu de départ de la manifestation.
Tout au long de la manifestation des fourgons de police se sont positionnés devant la manifestation. Ainsi à 12h30, 30 policiers et 8 fourgons stationnent, à proximité de la préfecture, sur le parcours de la manifestation. Habituellement, la circulation est assurée par quelques motards pour sécuriser le passage de la manifestation aux intersections. En l’espèce, les forces de police se sont positionnées
de façon à être prêtes à intervenir.
Lorsque des personnes ont tagué les murs de la préfecture et lancé des projectiles par dessus les murs, des grenades lacrymogènes ont été lancées et les lances à eau ont été activées comme cela s’est déjà passé à de nombreuses reprises lors des manifestations nantaises. Plus surprenant au regard du caractère prévisible de ces échanges, des gendarmes ont chargé sans égards pour les manifestants pacifiques. Plusieurs personnes ont été alors interpellées. Cette charge a provoqué un mouvement de sidération, de panique puis de colère de manifestant.es. Les gendarmes ont battu en retraite sous la pression des manifestant.es.
Sur la suite du parcours, les gendarmes et policiers ont pratiqué une technique de « flanc garde », particulièrement serrée. Au lieu de se mettre a distance de la manifestation, le long des murs ou de la ligne du tramway, ils sont restés au contact avec les manifestant.es, souvent épaule contre épaule, intégrant quasiment le cortège. Ils ont provoqué quelques mouvements d’exaspération, sans que ceux ci ne donnent lieu à des violences.
On a ainsi assisté à la mise en œuvre d’une stratégie d’encadrement agressive et d’intimidation, aux modalités relativement inédites à Nantes. Cette stratégie a créé un climat de tension en tête de manifestation, comme ont pu le ressentir les syndicats organisateurs. Elle s’inscrit dans la logique d’abandon du maintien à distance pour un maintien de l’ordre privilégiant l’intervention violente destinée à neutraliser le « black block ». Comme nous l’avons écrit dans le dernier rapport de l’ONL(1), cette stratégie porte atteinte à la liberté de manifester et va à rebours du mouvement de désescalade que nous préconisons.

l’ONL rappelle que la préfecture a la double mission de faire respecter la liberté de manifester et de protéger les personnes, dont les manifestant·es, et les biens en accomplissant cette mission de
manière adaptée et proportionnée.
L’ONL se tient à la disposition de tous pour informer sur les droits en manifestation, recueillir les témoignages et orienter les victimes.
(Adresse mail : ONlibertes@posteo.com)

(1) « Exercice du maintien de l’ordre et respect des droits lors des manifestations contre la réforme des retraites en 2023 » https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2024/07/2024_07_04_Rapport_ONL_manifs_retraite_2023.pdf

L’Observatoire nantais des libertés avec les associations Association Républicaine des Anciens Combattants, Attac, Droit au logement, France Palestine Solidarité, Ligue de l’Enseignement-Fédération des Amicales Laïques, Ligue des droits de l’Homme, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat des Avocats de France, Tissé Métisse l’Association

Palestine – Rassemblement mercredi 14 mai 17h30 – rue de la Barillerie – Nantes

Membre de la Plateforme44 des ONG pour la Palestine, la LDH s’associe à cet appel :

NON à l’épuration ethnique ! NON à l’annexion !

NON au génocide !

Comme en 1947, c’est une nouvelle NAKBA qui est en cours

1 – MANIFESTER pour affirmer le DROIT, défendre la JUSTICE, imposer la PAIX

Le mercredi 14 mai à 17h 30

Cours des 50 Otages/rue de la Barillerie à Nantes

Chacun peut apporter un drap blanc pour symboliser les linceuls des 53 000 victimes à Gaza et 960 en Cisjordanie. Rapporté à La France c’est la Loire-Atlantique et la Mayenne qui sont décimées!

2 – Rendez-vous avec le Préfet de Loire-Atlantique demandé par les associations de la Plateforme44 pour la Palestine

La lettre sera diffusée sur le site de l’AFPS44 et communiquée comme « lettre ouverte » d’interpellation aux autorités françaises !

3 – Et toujours la pétition JUSTICE POUR LA PALESTINE

https://www.change.org/p/fin-de-l-occupation-du-territoire-palestinien-par-israël-la-france-doit-agir?

Pour la Plateforme,

Le bureau de l’ Afps44 – Association France Palestine Solidarité Loire Atlantique

Contact : afpsnantes@wanadoo.fr

En savoir plus : https://plateforme-palestine.org/ et https://afps44.france-palestine.org/

Manifestation contre le projet de CRA Samedi 17 mai à Nantes 15h Miroir d’eau + dernières actualités de la coordination COLERE

Le collectif COLERE (Coordination Opposée à L’enfermement et à la Répression des Etranger.es) dont notre association est partie prenante organise une manifestation à Nantes, à 15H au miroir d’eau le samedi 17 mai pour protester contre la construction d’un CRA (Centre de Rétention Administrative) à Carquefou.

Nous vous invitons à venir crier votre opposition à la construction d’une prison qui ne dit pas son nom et où les étranger-es en situation dite irrégulière sont enfermé-es dans des conditions indignes et assimilé-es à des délinquant-es seulement parce qu’il n’ont pas de titre de séjour.

Le tract : https://partage.ldh-france.org/s/bJbK6gNMDsN7BH8

FESTIVAL ANTICRA : PLUS DE 500 PERSONNES RÉUNIES CONTRE LA CONSTRUCTION DU CRA.

Merci à toutes tous d’avoir été présent-es pour cette journée, on est ravis de vous avoir compté si nombreux-euses parmi nous (le double de l’année passée!). On tient à remercier chaleureusement l’ensemble des intervenant-es, participant-es et bénévoles. Ce fut une journée riche en débats et discussions, et une soirée festive pleine de sourires et d’émotion. On en ressort boostés et encore plus determiné-es à poursuivre la lutte !

RAPPORT 2024 SUR LES CENTRES ET LOCAUX DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE. Chiffres clés, bilan et analyse de la situation des personnes enfermées dans les centres et locaux de rétention administrative (CRA et LRA). Comme chaque année, un document incontournable à retrouver ici.

VICTOIRE CONTRE LA NOTE DE FICHAGE.

Le 28 février 2025, on dénonçait dans un communiqué la création d’une note de police détaillant une nouvelle procédure en Loire-Atlantique ciblant les étranger.ères en situation régulière. Saisi par la LDH, le SAF, et le syndicat de la magistrature le juge des référés a suspendu la note ! « Eu égard […] à l’atteinte portée aux droits des personnes dont les données à caractère personnel ont pu ou peuvent être illégalement extraites et manipulées en dehors des traitements autorisés, justifie le jugé des référés, dans une ordonnance rendue ce vendredi 4 avril, il en résulte que la note de service […] doit être suspendue. » Le communiqué sur cette décision ici ! Sans surprise l’Etat fait appel devant le conseil d’Etat mais la première riposte ne peut que nous inciter à continuer de batailler !

A ECOUTER : PODCAST ARTE RADIO.

Juristes dans le Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, en Île-de-France, Sonia et Manon accompagnent des personnes étrangères menacées d’expulsion du territoire français. Mais face aux politiques toujours plus répressives, au manque de moyens et aux conditions de travail éprouvantes, la Cimade, l’association pour laquelle elles travaillent, a décidé de claquer la porte.

Un micro caché dans un carton, elles documentent leurs derniers jours dans la structure, entre impuissance, culpabilité et volonté de poursuivre la lutte. Elles donnent la parole aux personnes retenues dans cette « cage » pour dénoncer l’absurdité d’un système gangréné par le racisme, les violences policières, la souffrance psychologique, la dureté des conditions d’enfermement et les violations de l’Etat de droit. A écouter ici !

Palestine : APPEL à RASSEMBLEMENT – SAMEDI 19 avril à 15 h – Place Royale à Nantes – 9900 Palestinien·nes sont emprisonné·es par Israël dont 400 enfants

La LDH, membre de la Plateforme44 des ONG pour la Palestine, relaie cet appel :

APPEL à RASSEMBLEMENT – SAMEDI 19 avril à 15 h – Place Royale à Nantes – 9900 Palestinien·nes sont emprisonné·es par Israël dont 400 enfants

Bonjour à toutes et à tous 

Nous symboliserons avec beaucoup de visibilité leur enfermement arbitraire et exigerons la libération de tous.tes les prisonnier.e.s politiques palestinien.e.s.
Cette action s’inscrit dans le cadre de la mobilisation du 17 avril de chaque année

Aujourd’hui, 9900 Palestinien·nes sont emprisonné·es par Israël dont 400 enfants. Plus d’un tiers d’entre eux sont en détention administrative, c’est-à-dire sans inculpation ni jugement, pour une durée renouvelable indéfiniment.
Les témoignages des prisonniers et prisonnières libéré·es relatent l’indicible, les images des détenu·es libéré·es parlent d’elles-mêmes. Visites interdites, tortures physiques et psychologiques, violences sexuelles, humiliations permanentes, nourriture répugnante en quantité misérable servie à même le sol, surpopulation carcérale, absence totale d’hygiène et de soins : des conditions de détention inhumaines et dégradantes en violation flagrante de multiples normes et obligations en vertu du droit israélien, du droit international des droits de l’homme, et du droit international humanitaire.
Depuis octobre 2023, 63 prisonniers sont morts en détention, dont un mineur de 17 ans ; la faim serait la première cause de son décès.

En savoir plus :

Pour la Plateforme44, le bureau de l’AFPS44

Appel de la société civile pour la défense de l’État de droit. Rassemblement Nantes Samedi 12 avril, 15h, Palais de Justice

Appel national de plus quarante associations, syndicats et collectifs à rassemblements le samedi 12 avril 2025 partout en France, à Paris place de la République à partir de 17h. 

Le 31 mars, à l’issue de longues années de procédure et d’un débat judiciaire contradictoire, le Rassemblement national (RN) ainsi que des élus et des cadres du mouvement d’extrême droite ont été condamnés pour détournements de fonds publics. Marine Le Pen, qui était présidente du parti et parlementaire européenne au moment des faits, est la personne la plus lourdement condamnée : 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 4 ans de prison, dont 2 avec sursis.

Depuis l’annonce de ce verdict qui découle de la seule application de la loi par des juges indépendants, le RN a choisi de dénoncer la décision de justice en des termes aussi abusifs que choquants. Il a accrédité l’idée d’un « complot » mené par un « gouvernement des juges », s’attirant ainsi les soutiens enthousiastes des figures mondiales de l’extrême droite que sont Trump, Musk, Bolsonaro, Poutine, Orban ou Salvini.

Encore plus inquiétant, ces critiques d’une décision de justice ont été plus largement relayées par des élus et responsables politiques d’autres partis, y compris le Premier ministre, et par un grand nombre de médias peu soucieux de la réalité des faits.

Ces sorties ont immédiatement entraîné des menaces à l’endroit des magistrats qui ont rendu leur jugement collégialement. 

Derrière cette violente attaque contre l’État de droit et les magistrats qui le servent, se dessine le refus de ce qu’il implique : un traitement égal de toutes et tous, personne ne pouvant réclamer l’application de privilèges liés à sa naissance, à son statut social ou à sa notoriété. Certes, ces attaques qui visent à remettre en cause le fondement de nos institutions protectrices des droits et de l’égalité devant la loi ne sont pas nouvelles. Mais elles se sont dangereusement multipliées ces dernières années.

Fermement attachés à l’égalité de toutes et de tous devant la loi, nous sommes nécessairement attachés à l’État de droit qui deviendrait un concept vide si l’indépendance de la justice n’était pas respectée. 

Nous savons également que l’État de droit nous protège d’un autre fléau. Car, garantie de l’exercice des droits et des libertés fondamentales, l’État de droit est également ce qui contribue à ce que les relations qui se nouent entre les citoyennes et les citoyens ne soient pas abandonnées à la violence, à la force, aux pouvoirs sans limites, aux mauvaises passions mais puissent être régulées par des normes juridiques. A l’heure où les haines racistes et antisémites, le masculinisme et les offensives anti-IVG ainsi que le mépris des habitats naturels connaissent une vigueur renouvelée, l’État de droit nous apparaît d’autant plus précieux. 

Garantie d’impartialité, de traitement égal devant la loi et de refus de la violence dans les relations, l’État de droit – indissociable d’une démocratie effective et de la protection des droits humains – résonne avec nos convictions. Celles qui nous animent lorsque nous refusons les injustices sociales et environnementales, les racismes, l’antisémitisme, la xénophobie, le sexisme, les LGBTphobies et toutes les idéologies qui visent à faire primer l’exploitation, l’oppression, les haines et les peurs sur le respect de toutes et de tous. 

Parce que nous défendons la démocratie et les principes qui la fondent, nous, organisations de la société civile, appelons toutes celles et tous ceux qui partagent ces principes à exprimer leur attachement à la justice et à l’État de droit en se rassemblant le samedi 12 avril 2025 dans toutes les villes de France.

RASSEMBLEMENT

Nantes – samedi 12 avril15h

Palais de Justice

Organisations signataires Nantes et pays nantais :

Alternatiba, Amnesty international, Association France Palestine Solidarité (AFPS), Attac, Confédération générale du travail (CGT), Fédération des Amicales Laïques (FAL)-Ligue de l’enseignement, Fédération syndicale unitaire (FSU), GIGNV, la Cimade, La Maison du Peuple en Colère, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes (RAAR), Syndicat des Avocats de France (SAF), Union syndicale Solidaires…

Liste en cours

Invitation festival anti-CRA – samedi 5 avril de 14h à 2h – Ateliers de Bitche et Magellan – 3 rue de Bitche – Nantes

La Coordination COLERE Nantes CRA, ni ici, ni ailleurs dont est partie prenante la LDH Nantes et pays nantais invite à participer à la deuxième édition du Festival anti-CRA, ce samedi 5 avril 2025, de 14h à 2h, aux ateliers de Bitche et de Magellan (3 rue de Bitche à Nantes), contre le projet de construction d’un Centre de rétention administrative à Nantes (CRA).

Ci-dessous le programme détaillé. 

Pour information, Odile Ghermani, qui participe à la table ronde sur l’enfermement des personnes étrangères au titre de l’Observatoire de l’Enfermement des Etrangers (dont est membre la LDH) est une ligueuse de longue date et a été membre du comité national.
TABLE n°1 – 14H00 – TRAVAIL SANS-PAPIERS

  • Nejma Brahim (journaliste au pôle International de Mediapart et autrice de 2€ de l’heure : la face cachée de l’intégration à la française)
  • Daniel Veron (sociologue et auteur de Le travail migrant, l’autre délocalisation)
  • Christine Dupin-Manaaoui (syndicat SUD-Solidaires 44)
  • Xavier Dunezat (collectif de soutien aux sans-papiers de Rennes

Animée par Camille Neve, avocate en droits des personnes étrangères à Nantes et syndicaliste au SAF.

TABLE n°2 – 16H15 – ENFERMEMENT DES PERSONNES ETRANGERES

  • Stefan Le Courant (anthropologue, auteur de Vivre sous la menace)
  • Odile Ghermani (Observatoire de l’Enfermement des Etrangers)
  • Thomas Millot (médecin démissionnaire du CRA de Lyon)
  • Coline Guyart (Intervenante Cimade au CRA de Rennes)

Animée par Nejma Dahani, avocate en droits des personnes étrangères à Nantes et syndicaliste au SAF.

TOUTE L’APRES-MIDI AUX ATELIERS MAGELLAN: EXPOS, ATELIERS STANDS…
Ateliers. Le collectif FIL proposera des ateliers déconstruction des CRA avec trois techniques d’approche différentes : l’écriture, le photomontage, la maquette. Venez détourner la programmation architecturale du CRA pour imaginer d’autres lieux à la place, dans un monde où l’hospitalité, la création de liens, la solidarité sont les priorités. Ateliers continus sur l’après-midi.

Expos. La dessinatrice nantaise Ana Pich  nous livre ses récents dessins d’audiences à la Cour Nationale du Droit d’Asile concernant les demandes de protection internationale et devant le juge des libertés et de la détention de Rennes concernant le contrôle judiciaire des placements en rétention.

Comme l’année dernière, l’expo de la Cimade “A l’intérieur c’est l’enfer” sera également présente. Une série de photos d’Alessandro Camillo accompagnée de témoignages audio recueillis entre 2020 et 2021 auprès d’ ancien·ne·s retenu·e·s du CRA du Mesnil-Amelot.

Librairie. La librairie-café nantaise Les bien-aimé.e.s sera présente avec une s&eac ute;lection d’ouvrages sur les migrations, les luttes antiracistes, les frontières et plein d’autres thèmes… romans, bandes dessinées, essais, de quoi s’armer pour mieux lutter.

Stands. Présents également, des militant-es d’Alarm Phone et du guide WATIZAT Nantes et bien sûr de COLERE Nantes.

Goûter. Un petit creux ? Crêpes prix libre et bar à disposition.

RESTAURATION – 19H – ATELIERS DE BITCHE
A partir de 19h le festival se déplace de quelques pas des ateliers Magellan vers les ateliers de Bitche pour la fête ! La House of Xtraveganza, collectif de food artists queers qui régale les espaces de fêtes et militants avec sa street food légendaire, inclusive et à prix libre, sera présente samedi soir avec ses décadents Sloopy Joe dogs !

NOOJ, JOMAR LA DISCRETION, LE MAGO – 20H00
Le Mago : Du rap sale engagé et percutant, des mots comme des gants de boxe, Le Mago oscille entre délicatesse violence et poésie quand elle nous délivre ses textes.  
Nooj : Nooj est rappeur et beatmaker. Son univers poétique nous renvoie vers un cheminement intérieur, parfois douloureux, parfois léger. Le refuge de Nooj, depuis l’enfance, c’est le hip-hop. Son flow acéré permet de rythmer ses pensées, alliant technique et authenticité.  
Jomar : Jomar La Discréti on n’a de discret que le nom. Son rap est bruyant, brut et engagé. Très attachée aux questions d’identités, elle porte des textes aux valeurs féministes et décoloniales avec énergie et puissance. Sa passion ? parler fort, quitte à faire saturer le micro !

AL GHAR – 21H30
AlGhar – le laurier en arabe, assemble des chansons suspendues entre la basse et la voix de Laurène Nour, imprégnées de soul, de poésie et de musiques d’ailleurs. Les nappes au looper, les mélodies soignées et les percussions dessinent un set hybride et nourri d’improvisation. Écrits dans plusieurs langues, majoritairement en français, les textes dévoilent un univers marqué par les questions d’identités.
Habituell ement en duo avec le batteur et chanteur Neige Arnaud, AlGhar sera cette fois-ci en binôme exceptionnel et attendu avec la chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste NEY, qui assurera les percussions et les chœurs.

MANON DEMON – 23H00

« On m’a appris à être sage. Mais ma musique n’est pas d’accord » Clôture du festival par un DJ set enflammé livré par Manon Démon du collectif des Soeurs Malsaines. Techno, Acid, breakbeat, démoniaqueries en tous genres… de quoi faire le plein d’énergies collectives pour repartir plus fort au combat contre les CRA et leur monde !

Entrées aux ateliers Magellan gratuites et soirée aux ateliers de Bitche prix libre.