Mineur.es Non Accompagné.es (MNA) : 3ème condamnation de la France par le Comité des Droits de l’Enfant (CDE)

Le Comité des Droits de l’Enfant est l’organe de l’ONU chargé de contrôler la mise en œuvre de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en novembre 1989 et ratifiée par la France.

Le 19 janvier 2026, et pour la 3ème fois (après janvier 2024 et mai 2025), le CDE a condamné la France pour ses pratiques de prise en charge et de détermination de l’âge des MNA. Il était saisi de la situation de cinq jeunes exilés dont la minorité avait été contestée par trois départements dont la Loire-Atlantique pour l’un d’entre eux.

Arrivé à Nantes en janvier 2018, le jeune avait été remis à la rue, après l’évaluation d’une seule personne au motif « que son apparence physique n’était pas conforme avec l’âge déclaré ». En janvier 2020, ayant obtenu copie de son acte de naissance, il saisissait le juge des enfants, qui faisait expertiser le document ; celui-ci recevait un avis défavorable par les services de police en raison de l’absence de mention de sa filiation paternelle (mais son père ne l’avait jamais reconnu) et de celle de la signature du secrétaire du centre de l’état civil (déclarée non indispensable pour la validité de l’acte par les autorités de son pays). En juin 2020, il était placé finalement à l’aide sociale à l’enfance. En mars 2021, à la suite de la demande du Procureur de la République, une mesure de tutelle était prise par le juge des tutelles ; le département considérant que l’acte de naissance n’était pas valide faisait appel de cette mesure. La Cour d‘appel (malgré l’original de l’acte de naissance et la carte consulaire du jeune) infirmait sa minorité estimant que l’acte de naissance était irrégulier et que l’évaluation permettait de retenir sa majorité en raison de son physique et de son comportement.

Le Comité des droits de l’enfant, à l’issue de l’examen des cinq situations, souligne le caractère persistant et systémique des violations malgré les alertes réitérées des associations œuvrant auprès des mineur.es. Par exemple, sont constatés à nouveau :
    – Des évaluations sommaires basées sur l’apparence physique.
    – Le rejet des documents d’état civil pourtant authentifiés par les pays d’origine.
    – La persistance du recours aux tests osseux dénoncés de longue date.

Ces pratiques ne respectent pas les garanties prévues par la CIDE, comme notamment :
    – Le droit de l’enfant à la préservation de son identité.
    – Le droit d’avoir un représentant légal dès l’ouverture de la procédure.
    – Le droit à la présomption de minorité.

Le Conseil d’État, en jugeant le 01/07/2025 que les constatations du CDE n’avaient pas un caractère contraignant (en les privant de toute effectivité), a exposé la France (pourtant signataire de la CIDE) à cette nouvelle condamnation.

À Nantes ont déjà été dénoncés la longueur non raisonnable des décisions judiciaires, le recours au test osseux, la conduite d’entretiens d’évaluation par une seule personne, le taux anormalement bas du taux de reconnaissance de la minorité.

Les associations ci-dessous appellent les autorités, dont le Conseil Départemental 44, à se conformer sans délai aux garanties prévues par la Convention des Droits de l’enfant et rappelées par le Comité.

Signataires :
ASCOF 44 (Accompagnement à la scolarité des jeunes migrants isolés),

Collectif Enfants, Étrangers Citoyens Solidaires / Réseau Éducation Sans Frontières (CEECS / RESF),

Cimade Nantes,

Du Monde Dans la Classe,

Égide Solidarité,

GASPROM,

Hébergeurs Solidaires,

LDH section de Nantes et du pays nantais,

Médecins du monde Pays de Loire,

MRAP Nantes,

SAF Nantes

Intercollectif ‘Personne à la rue!’ : appel aux candidats aux élections municipales – 25 février 2026

L’intercollectif « Personne à la rue ! » qui regroupe plus de 40 associations et syndicats, et dont notre association est membre actif, interpelle les candidats aux élections municipales de la métropole nantaise sur la question du « sans-abrisme » et du mal-logement.

Les candidat.es sont invité.es à participer à un 

débat public le mercredi 25 février à 18h30 à la Manufacture des tabacs (tram L1, arrêt Manufacture)
L’intercollectif leur demande de se positionner sur un certain nombre de leviers pour lutter contre le mal-logement et le « sans-abrisme ». Un courrier et un document leur sont adressés.

Merci de venir nombreuses et nombreux.

Mobilisation 11 février – 11h – Nort-sur-Erdre – Contre la loi Duplomb 2 et pour préserver l’eau potable

La LDH, section de Nantes et du pays nantais, appelle à la

Mobilisation pour la mise en place de pratiques agricoles respectueuses du vivant,

contre la ré-autorisation de pesticides interdits et pour l’interdiction de l’usage des pesticides dans les aires de captage d’eau potable

Mercredi 11 février à Nort-sur-Erdre à 11h devant l’usine de traitement d’eau Plessis Pas Brunet (parking Cap Nort à 1km)

Le 11 février, est le jour où l’Assemblée nationale doit débattre de la pétition citoyenne (plus de 2 millons de signataires) contre la première loi “Duplomb” déjà adoptée en majeure partie.

Le sénateur Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi, dite Loi Duplomb 2, visant à réautoriser deux pesticides qui avaient été interdits et retirés de la première loi par le Conseil d’Etat.

Cette mobilisation à Nort-sur-Erdre participe de la mobilisation nationale des 7 et 8 février et près de l’Assemblée nationale le 11 février.

En outre, le 12 février, sera examinée par l’Assemblée, une proposition de loi visant l’interdiction des pesticides dans les aires de captage d’eau potable, texte déposé par le député local de Loire-Atlantique.

Pour plus d’information :

Mobilisation nationale intitulée Rassemblons-nous pour protéger notre santé, l’environnement et les paysans ! qui prolonge la mobilisation contre la loi Duplomb initiale : https://linktr.ee/mobilisation_agri_alim

Invitation journée de réflexion « Du bidonville aux lieux de vie dans la ville » – mercredi 11 février – 9h/17h – Maison des Haubans – par Collectif Romeurope

Vous êtes invités à une journée de réflexion « Du bidonville aux lieux de vie dans la ville« 

organisée par le Collectif Romeurope Nantes

le mercredi 11 février de 9h à 17h à la Maison des Haubans, 1bis boulevard de Berlin.
Vous trouverez ici le flyer avec le programme de la journée ainsi que ci-dessous.

Intercollectif « Personne à la rue » : Vigie le samedi 17 janvier, 15h-17h Place du Change à Nantes

L’inter collectif « Personne à la rue! » dont notre association est membre organise une vigie le samedi 17 janvier, place du change à Nantes de 15h à 17h afin d’alerter le public sur la situation scandaleuse des personnes à la rue. 

             Des enfants scolarisé-es dorment à la rue avec leur famille.

             Des femmes seules, à la rue, sont en danger de viol, de prostitution forcée

             2 hommes sont morts de la rue à Nantes les 21 et 25 décembre.

             Des femmes enceintes ou juste accouchées dorment à la rue.

Le 115 ne répond pas, les places de mise à l’abri sont insuffisantes.

Merci de venir nombreuses et nombreux soutenir cette action!

Ci-dessous le tract que nous distribuerons.

20 novembre Anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant

Pour des politiques publiques garantes des droits de l’enfantIl y a 36 ans, le 20 novembre 1989, l’ONU rédigeait la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) que la France ratifiait en 1990.La CIDE définit des valeurs fondamentales à vocation universelle relatives au développement et à la protection des enfants, au-delà des différences sociales, culturelles, ethniques ou religieuses. Alors que, pour la première fois, la CIDE fait de l’enfant un sujet de droits, force est de constater que les principes énoncés ne sont pas toujours appliqués.  En France, ils doivent, toujours et sans cesse, être réaffirmés et défendus. 


La LDH, membre du Réseau Education Sans Frontières (RESF) relaie cet appel local à rendre effectifs les droits énoncés dans cette Convention.

Convention Internationale des Droits de l’Enfant

1989-2025 : La Convention Internationale des Droits de l’Enfant aura 36 ans le 20 novembre 2025. Cette convention est contraignante pour l’État Français, mais pour autant, l’État est hors la loi (enfants à la rue, enfants non scolarisés, enfants privés de soins…).

Nous, signataires (membres du RESF)  exigeons que les droits des enfants portés par la CIDE et ratifiée par la France soient effectifs.

Un État de droit doit loger ses enfants dignement, leur assurer une bonne santé, les éduquer dignement, les accompagner dans tous leurs besoins pour leur permettre de s’émanciper. Il faut permettre aux enfants d’accéder à ces droits fondamentaux pour nous assurer collectivement de vivre libres égaux et solidaires.

NON aux inégalités qui frappent les enfants de plein fouet.

NON aux injustices et aux discriminations qui font des enfants des victimes.

OUI aux droits inconditionnels pour chacune et chacun de tous les enfants.

OUI la France doit rendre effectifs les droits énoncés dans la CIDE.

 Un contexte particulièrement alarmant en Loire Atlantique ; 

Il y a d’abord eu des expulsions du territoire national de parents avec leurs enfants scolarisés, en avril 2025, en catimini, pendant les vacances scolaires. Et on note, par ailleurs, une explosion du nombre de familles mises à la rue.

Beaucoup de ces familles ont des enfants scolarisés dans nos établissements scolaires. Cette situation est intolérable et plusieurs collectifs prennent de l’ampleur pour affirmer leur solidarité citoyenne.

Ces collectifs s’appuient sur l’intersyndicale des personnels de l’Education Nationale (CGT Educaction 44, FSU,  SUD Education  mais aussi sur le réseau associatif (RESF, CEECS, FCPE, LDH, 100 pour 1, MRAP, Libre Pensée, GASPROM, CUS…) et proposent d’organiser ce 20 novembre 2025 des Goûters de la Solidarité  devant ou dans les établissements solidaires. Ces goûters ont pour objectif de rendre visible le désir de voir la solidarité s’exprimer et s’affirmer plus largement autour de l’école et dans la société au sens large. Ils peuvent être organisés par des personnels, des parents d’élèves ou des lycéen·nes.

Si vous voulez vous joindre aux goûters sur l’agglomération nantaise, contactez RESF pour  être informé des horaires. (contact.resf44@gmail.com)

Vous pouvez également de signer la pétition nationale du Réseau Education Sans Frontières : https://reseau-resf.fr/APPEL-NATIONAL-UNITAIRE-JEUNES-SCOLARISES-EN-DANGER

Mobilisations de la section LDH Nantes et pays nantais ce week-end : rejoignez-nous !

– Ce samedi 15 novembre à Nantes, la LDH, membre de l’intercollectif Personne à la rue, appelle à rejoindre, entre 15h et 17h, le lieu de Vigie Place du Change de 15h à 17h pour alerter le public sur la situation, échanger, interpeller

– Ce même samedi, Inauguration de la 28e édition de Festisol de 15h30 à 22h à la manufacture des Tabacs (10bis Bd de Stalingrad, 44000 Nantes). Le thème pluriannuel du Festisol : « Environnement et droits des peuples »

– En outre, a LDH, partie prenante du Collectif unitaire nantais pour les droits et les libertés contre les idées des extrêmes droites, relaie l’appel de celui-ci à être présent.es :

       – à Abbaretz, samedi 15 novembre 11h, à la marche contre un projet d’implantation d’une école hors contrat intégriste « sédévacantiste »

       – à Donges, dimanche 16 novembre 14h30, à un rendez-vous face au souhait du RN de prendre la mairie lors des municipales.

Dans les deux cas, départs collectifs possibles depuis Nantes, envoyer un mail à nantes@ldh-france.org

Chronique JetFM de novembre : le droit au logement

Vous trouverez sous ce lien notre chronique JetFM de novembre, diffusée la semaine dernière.

Malgré la trêve hivernale qui démarre le 1er novembre, de nombreuses personnes resteront à la rue cet hiver. 

Pourtant l’accès à un logement décent est un droit. 

La section nantaise de la LDH invite l’inter-collectif « Personne à la rue! », qui rassemble une quarantaine d’organisations locales, dont la LDH, à nous parler de la situation à Nantes et de la législation nationale. Nos invitées aborderont les combats qu’elles mènent pour obtenir des autorités qu’elles remplissent leurs obligations en matière de logement et que la situation s’améliore.

Bonne écoute !