Défendons nos libertés

Communiqué du Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence

Le 5 avril, le Sénat procédera au vote sur le projet de loi « Urvoas » après des débats expédiés.

Mobilisés depuis plusieurs mois contre l’état d’urgence et les dérives sécuritaires, plus de 150 organisations, rassemblées, au plan national, dans les Collectifs « Nous ne céderons pas » et Stop état d’urgence » appellent à la mobilisation devant le Sénat le mardi 5 avril de 13 heures à 15 heures, pour porter les revendications suivantes :

  • NON À L’ETAT D’EXCEPTION PERMANENT
  • REJET DU PROJET DE LOI URVOAS
  • LEVEE DE L’ETAT D’URGENCE

Après l’obtention de l’abandon de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité, poursuivons notre mobilisation contre l’état d’urgence et contre le projet de loi « renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale ».

S’il est voté, ce texte donnera au ministre de l’intérieur et à la police des pouvoirs directement inspirés de l’état d’urgence (assignations à résidence, retenue administrative de 4 heures) mais aussi des pouvoirs exorbitants de fouilles dans l’espace public et de surveillance (poses de micros, IMSI catcher, captation de données informatiques archivées…) avec des garanties affaiblies.

La fuite en avant sécuritaire est massive : en modifiant le droit sur la légitime défense, le texte du Sénat élargit dangereusement les conditions dans lesquelles les policiers ont le droit de tirer. Le gouvernement cède au populisme pénal en reprenant à son compte la « perpétuité réelle », marotte de  la droite décomplexée.

Nos collectifs ne peuvent accepter que ces mesures soient votées sans réaction !

  • REFUSONS LA BANALISATION SECURITAIRE !
  • NON À L’ETAT D’URGENCE !
  • NON À L’ETAT D’URGENCE PERMANENT DE LA LOI URVOAS !

Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence

composé de : Association Républicaine des Anciens Combattants (Arac), Attac, Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Ceméa), Confédération Générale du Travail (Cgt), Droit au logement (Dal), Fédération Syndicale Unitaire (Fsu), France Palestine Solidarité (Afps), Les Amoureux au ban public, Ligue de l’Enseignement-Fédération des Amicales Laïques (Fal), Ligue des droits de l’Homme (Ldh), Maison des Citoyens du Monde (Mcm), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (Mrap), Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (Mnle), Syndicat de la Médecine Générale (Smg), Syndicat des Avocats de France (Saf), Tissé Métisse, Union syndicale Solidaires, …

avec le soutien de : Association « Place au Peuple-Front de Gauche », Bouguenais Agir Solidaire, Ensemble, Europe Écologie Les Verts, Mouvement des Jeunes Communistes de France, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Rezé à gauche toute…

Défendons nos libertés ! Samedi 12 mars

Le collectif nantais « Sortir de l’État d’urgence », dans lequel est impliqué la section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme, relaie le communiqué du collectif national « Nous ne céderons pas » dont la Ligue des droits de l’Homme est aussi partie prenante et propose deux actions contre l’État d’urgence.

Journée nationale d’action
Samedi 12 mars
Nantes : Rassemblement
de 15h à 17h
à la rencontre des passant.e.s
Place Royale

Le Président de la République et le gouvernement demandent aux députés et sénateurs d’introduire l’état d’urgence et la déchéance de nationalité dans la Constitution.

Non à l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution

En quoi, l’état d’urgence a-t-il servi à s’attaquer au terrorisme ? 5 poursuites judiciaires pour terrorisme à l’issue des 3397 perquisitions administratives menées. Ces inculpations nécessitaient-elles un état d’urgence qui élimine le contrôle du juge sur la procédure ?

Et, on ne peut que constater les dérives d’un pouvoir donné à l’administration sans contrôle réel et immédiat. Combien d’assignations à résidence ne reposant sur aucun fait, mais sur des rumeurs et des dénonciations, qui se révèlent sans preuve au point que l’administration les lève à la veille des procédures d’appel formulées par les assignés à résidence ? Inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, donc dans la loi fondamentale, donnerait une légitimité à un système dont on voit combien il repose sur l’arbitraire et l’absence de contrôle et de garantie normaux dans un état de droit. Refuser l’inscription dans la Constitution, c’est maintenir le principe de la séparation des pouvoirs – exécutif, législatif, judiciaire – fondement de notre démocratie.

Non à l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution

Au-delà de formulations en trompe-œil (le projet ne parle plus directement des bi nationaux), la déchéance de nationalité proposée créerait deux types de citoyens français, remettant en cause le fondement d’égalité inscrit dans la Constitution depuis la Révolution française.

Même le gouvernement ne croit pas à l’efficacité d’une telle mesure pour lutter contre le terrorisme puisqu’il parle de « mesure symbolique ». C’est bien une telle stigmatisation qu’entendent les millions de jeunes « issus de l’immigration ». C’est cette idée même de mesure symbolique discriminatoire qui n’a pas sa place dans une Constitution.

Parlementaires qui faites la loi de révision constitutionnelle, rejetez ces mesures

Le 16 mars, le Sénat entame la discussion sur la révision constitutionnelle qu’a adopté l’Assemblée Nationale. Le 12 mars, par nos mobilisations, demandons à nos élus de la rejeter.

Il est possible et il est nécessaire de protéger du terrorisme sans remettre en cause les droits et les libertés, en redonnant toute sa place la justice. Seul ce modèle de société répond au fond au défi qui est posé.

Non à l’état d’exception permanent
Levée de l’état d’urgence
Non à la déchéance de nationalité

Collectif national « Nous ne céderons pas »
www.etatdurgence.fr & www.nousnecederonspas.org

Nous invitons à signer, faire signer et diffuser la pétition nationale initiée par le Collectif regroupant plus d’une centaine d’associations et syndicats : « Pour nous, c’est définitivement non ! » : http://www.nousnecederonspas.org/petition/

Le Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence a mis en place un Observatoire nantais des libertés dans l’état d’urgence composé d’associations, syndicats et citoyen-ne-s – destiné à recueillir plaintes, témoignages et faits relatifs aux atteintes aux libertés et aux droits : observatoirelibertesnantes@rezocitoyen.net

Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence
composé de : Association Républicaine des Anciens Combattants (Arac), Attac, Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Ceméa), Confédération Générale du Travail (Cgt), Droit au logement (Dal), Fédération Syndicale Unitaire (Fsu), France Palestine Solidarité (Afps), Les Amoureux au ban public, Libre Pensée, Ligue de l’Enseignement-Fédération des Amicales Laïques (Fal), Ligue des droits de l’Homme (Ldh), Maison des Citoyens du Monde (Mcm), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (Mrap), Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (Mnle), Syndicat de la Médecine Générale (Smg), Syndicat des Avocats de France (Saf), Tissé Métisse, Union syndicale Solidaires, …
avec le soutien de : Association « Place au Peuple-Front de Gauche », Bouguenais Agir Solidaire, Ensemble, Europe Écologie Les Verts, Mouvement des Jeunes Communistes de France, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Rezé à gauche toute…

Défendons nos libertés ! Rassemblement le 12 mars, à Nantes

Communiqué du Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence du 26 févier 2016

Alors que le Sénat s’apprête à examiner le projet de réforme constitutionnelle concernant l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, plus de 150 organisations, rassemblées dans les collectifs « Nous ne céderons pas ! » et « Stop état d’urgence », appellent à une journée nationale de mobilisation (manifestations, rassemblements, réunions…) le samedi 12 mars, partout en France, pour porter les revendications suivantes :

Défendons nos libertés !

Non à l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution

Non à l’inscription de la déchéance de nationalité dans la constitution

Parlementaires, rejetez ces mesures

À Nantes, Samedi 12 mars, rassemblement place Royale à 15h, à la rencontre des passants.

www.etatdurgence.fr
www.nousnecederonspas.org
www.stopetatdurgence.org

Chronique Jet FM de février

Notre chronique mensuelle le 16 février sur Jet FM. Nos deux militantes ont rappelé les fondements de l’éxistence et des actions de la Ligue des droits de l’Homme et ont fait le point sur l’actualité de la Ligue avec notamment l’accueil des migrants, le combat contre le projet de modification constitutionnelles sur l’état d’urgence et la déchéance de la nationalité.
http://urlz.fr/3bny

Sortons de l’’état d’urgence

Communiqué de presse du Collectif nantais « Sortons de l’état d’urgence » – Le 3 février 2016

En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis prolongé pour une durée de trois mois. Le gouvernement veut de nouveau le reconduire. Un projet de loi constitutionnelle prévoit l’inscription, dans la Constitution, non seulement de l’état d’urgence mais aussi de la déchéance de la nationalité pour les auteurs de « crime ou délit constituant une atteinte grave à la vie de la nation ».

L’état d’urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires. L’état d’urgence dont l’efficacité n’est pas démontrée, met à mal la séparation des pouvoirs, fondement de la démocratie : l’exécutif relègue le pouvoir judiciaire hors de son rôle de gardien des libertés. Inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, c’est graver dans le marbre ce régime d’exception qui permet l’action des forces de sécurité sans contrôle du juge.

Inscrire le retrait de la nationalité française dans la Constitution, c’est porter atteinte au principe d’égalité des citoyens, inscrit à l’article 2 de cette même Constitution. C’est inscrire dans la loi fondamentale qu’il peut y avoir plusieurs catégories de citoyens, boîte de Pandore à un élargissent du champ des actes conduisant à la déchéance de nationalité.

Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’Etat protège les habitants face au terrorisme sans remettre en cause les droits et les libertés.

C’est pourquoi, nous demandons la levée de l’état d’urgence et pensons qu’il faut refuser la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité. Nous demandons au Président de la République et au Premier ministre de renoncer à ce projet.

Afin de déposer une demande dans ce sens, le Collectif nantais « Sortons de l’état d’urgence » a demandé à M. le Préfet qu’une délégation soit reçue en audience ce vendredi 5 février à 18h, à l’occasion des premiers débats à l’Assemblée nationale sur la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de la nationalité.

Des représentant(e)s des différentes organisations partie prenante du Collectif nantais « Sortons de l’état d’urgence » seront présents devant la Préfecture afin d’appuyer cette délégation.

Comprendre les dangers de l’état d’urgence pour nos libertés

Communiqué du collectif nantais « Sortons de l’état d’ugence » – le 29 janvier 2016

Le collectif nantais « Sortons de l’état d’ugence » organisait hier soir, jeudi 28 janvier 2016, une réunion-débat publique sur le thème « Pourquoi faut-il refuser la réforme constitutionnelle et exiger la levée de l’état d’urgence ? ». 300 personnes ont participé à ce débat introduit par Maître Anne Bouillon, Avocate au Bareau de Nantes, Membre du Syndicat des Avocats de Nantes et avec la participation de :

Serge Portelli, Magistrat, Membre du Syndicat de la Magistrature
Maître Henri Leclerc, Avocat, Président d’Honneur de la Ligue des Droits de l’Homme.

Vous pourrez retrouver leurs analyses dans cette vidéo réalisée par François Nicolas qu’il a mis à notre et à votre disposition en suivant ce lien :

Enfin comprendre ce qu\’est l\’état d\’urgence

<br />de gauche à droite Ph. Legrand, Collectif nantais, Me H. Leclerc, S. Portelli, Me Anne Bouillon

de gauche à droite Ph. Legrand, Collectif nantais, Me H. Leclerc, S. Portelli, Me Anne Bouillon

<br /> Une salle nombreuse et attentive qui a intensément participé au débat

Une salle nombreuse et attentive qui a intensément participé au débat

Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence

Communiqué de presse du Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence – Le 27 janvier 2016

Le Collectif nantais Sortir de l’état d’urgence invite à :

  • participer à une Réunion-Débat jeudi 28 janvier 20h30 Manufacture des tabacs 10bis bd de Stalingrad avec Henri LECLERC, Avocat, Président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme et Serge PORTELLI, Magistrat, membre du Syndicat de la Magistrature ;
  • manifester samedi 30 janvier 14h30 quai F. Mitterrand du Palais de justice (puisqu’avec l’état d’urgence, l’exécutif s’accapare le pouvoir et relègue le pouvoir judiciaire gardien des libertés) à la Préfecture (pour interpeller le Président de la République et le gouvernement), en passant par la passerelle Victor Schoelcher, la place de la Petite Hollande, l’allée Brancas et le Cours des Cinquante Otages.

Sortons de l’état d’urgence !

JEUDI 2 AVRIL À 18h30 : projection débat au Pôle Etudiant du documentaire, « Caricaturistes Fantassins de la Démocratie »

JEUDI 2 AVRIL À 18h30 : projection débat au Pôle Etudiant

L’AEPE (Associations des Etudiants du Parcours Europe) organise une projection débat du documentaire, « Caricaturistes Fantassins de la Démocratie » le  2 avril à 18h30 en présence du caricaturiste nantais FRAP, au Pôle  Etudiant – Université de Nantes, chemin de la Censive du Tertre. L’AEPE invite la section de Nantes et du pays nantais de la LDH à cette projection et souhaite la participation d’un/une ligueur(se) lors de la discussion citoyenne, suite à la projection.

Synopsis et détails

12 fous formidables, drôles et tragiques, des quatre coins du monde, des caricaturistes qui défendent la démocratie en s’amusant, avec comme seule arme, un crayon, au risque de leurs vies. Ils sont: français, tunisiens, russes, mexicains, américains, burkinabés, chinois, algériens, ivoiriens, vénézuéliens, israéliens et palestiniens.

Caricaturistes, fantassins de la démocratie est un film documentaire français réalisé par Stéphanie Valloatto, sorti en 2014. Produit par Radu Mihaileanu, il est présenté hors compétition au Festival de Cannes 2014.

Première sortie : 28 mai 2014 (France) RéalisatriceStéphanie Valloatto

Durée : 106 minutes – Bande originaleArmand Amar – ScénarioRadu

MihaileanuStéphanie Valloatto