La LDH appelle à manifester le 10 novembre contre l’Islamophobie et contre tous les racismes

La section de Nantes et du pays nantais souhaite mettre plus particulièrement l’accent sur  le communiqué national ci-dessous

Depuis plusieurs dizaines d’années, les musulmans vivant en France sont victimes de manifestations de racisme, qu’elles concernent la pratique de leur foi, leur apparence ou leur origine.

Assimilés au terrorisme, suspectés de ne pas adhérer aux principes de la République, les musulmans font l’objet de discriminations et de stigmatisations constantes.

Les discours de haine se répandent partout y compris au sein des responsables politiques de toute obédience qui n’hésitent plus à les attiser en instrumentalisant les principes de la République.

Ce qui s’est produit à Bayonne en est la conséquence et doit être dénoncé pour ce qu’il est : un acte raciste commis contre un édifice du culte et deux personnes parce que musulmans.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) appelle à rejeter cette haine et à manifester une solidarité sans réserve à l’égard de celles et ceux qui en sont les victimes.

Elle appelle à inscrire la lutte contre l’islamophobie dans la lutte contre toutes les formes de racisme.

Paris, le 4 novembre 2019

Télécharger le communiqué en format PDF

Prochain cercle de silence Place Royale mardi 29 octobre de 18h30 à 19h30.

Annonce du collectif « Le cercle de silence », Nantes le 27/10/19

« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne »

art. 3 DUDH

Dans les cercles de silence, des  personnes se retrouvent en silence pour dénoncer la situation faite aux étrangers et plus particulièrement les violences dans les centres de rétention (CRA) et sensibiliser les passants à cette situation.

Vous pouvez participer, même un court instant, pour soutenir cette action de défense des libertés.

Le prochain cercle de silence se réunira

PLACE ROYALE le mardi 29 octobre de 18h30 à 19h30.

Si vous le pouvez, rendez-vous à 18h15 au CCFD-Terre Solidaire, 17 rue du Moulin, pour aider à porter les pancartes.

Suite au cercle de septembre, une douzaine de personnes se sont réunies et ont décidé de continuer la mobilisation, tous les derniers mardis du mois.

Pour que le cercle se tienne, nous avons jugé que la présence d’une dizaine de personnes est un minimum.

Aussi nous vous proposons, si vous décidez de venir, de vous inscrire au plus vite. Si 8 personnes au moins sont inscrites,  le cercle est assuré de se tenir.

Le tableau d’inscription est là : https://lite.framacalc.org/cercle-de-silence-nantes

lettre ouverte envoyée au Préfet par l’Inter Collectif « PERSONNE À LA RUE! » :

Communiqué du collectif « Personne à la rue », Nantes le 21/10/19
Monsieur le Préfet de la Région Pays de la Loire, Préfet du département de Loire-Atlantique,

Nous voulons vous dire les choses suivantes :

Vous avez déclaré, il y a deux semaines, que ce sont les associations de soutien aux migrants « qui ont ouvert illégalement la porte du gymnase et ont mis les migrants dans cette situation ». Vous avez ajouté que « quelques collectifs instrumentalisent la question migratoire en violant la propriété privée ».

M. le Préfet, chacune et chacun savent parfaitement qu’environ soixante migrants sans abri sont allés en octobre 2018, sans aucune violence, dans ce gymnase désaffecté après avoir été expulsés de sous le toit du jardin des Fonderies puis de sous le pont du square Vertais. Ces migrants, rejoints par d’autres ensuite, ont été conduits à se mettre dans la situation indigne du gymnase Jeanne Bernard parce que l’État n’a pas rempli à leur égard sa mission, inscrite dans la loi, de fournir un hébergement d’urgence à toute personne sans abri en situation de détresse.

Les personnes sans abri existent, dans l’agglomération nantaise comme ailleurs. C’est une évidence. Elles ne sont pas ici, à la rue, sous les ponts, dans des squats, des bidonvilles ou dans leurs voitures, parce que les associations sont allées les chercher. Elles ne sont pas dans des squats parce que les associations les y ont mises. Elles sont ici, sans toit, au seul motif que l’État n’a pas rempli son obligation à Nantes ou ailleurs de leur fournir un abri.

Chacune et chacun savent parfaitement qu’il arrive que même le personnel du 115 oriente des personnes vers des squats – dont le gymnase Jeanne Bernard – car il n’y a pas suffisamment de places d’hébergements d’urgence à proposer, y compris pour les femmes et les enfants. 

Après l’opération de recensement de ce mardi 8 octobre, vous avez dit que « des individus ou des collectifs ont incité ces personnes fragiles à venir dans un lieu parfaitement insalubre et inadapté à leur situation. Ce type d’attitude qui consiste à manipuler des personnes migrantes, des femmes et des enfants, à les mettre dans des lieux qui ne sont pas faits pour eux, à les mettre en danger… ».

C’est précisément l’inverse. Chacune et chacun savent parfaitement que les membres de l’Inter-collectif Personne à la rue n’ont eu de cesse que de faire sortir de l’enfer du gymnase en priorité les femmes et les enfants en les invitant à appeler le 115, en signalant leur situation de détresse à l’OFII et à la DDCS, et à défaut de réponse, en leur proposant de rejoindre des squats avec de moins mauvaises conditions que celles du gymnase. C’est ainsi que des familles sont allées dans une maison dite justement « des familles » rue de l’Amiral Courbet, dont elles ont malheureusement été expulsées depuis. C’est ainsi également que des femmes et des enfants sont allés dans une maison dite « du peuple » dans le quartier Doulon, elle-même expulsée par les autorités.

Chacune et chacun savent parfaitement que les associations nantaises ne font rien d’autre que d’exercer un devoir qui peut être appelé humanité, solidarité ou encore fraternité à l’égard de personnes qui souffrent. Les associations ne font pas autre chose que d’aider ces personnes à accéder à leurs droits fondamentaux : un hébergement d’urgence, la nourriture, la santé, l’éducation. Et vous ne pouvez pas ignorer tout le travail qu’ont fait au quotidien ces bénévoles, ces voisins du gymnase et les associations de l’Inter-collectif, pour veiller à la survie des occupants. Ainsi, ces bénévoles ont ressenti comme un terrible échec la mort d’un homme au gymnase.

M. le Préfet, vous dites vous-même que ce lieu est insalubre au point d’ailleurs que tous les policiers sont entrés le mardi 8 octobre dans le gymnase avec des masques sanitaires. Chacune et chacun savent parfaitement depuis octobre dernier que ce lieu n’est pas approprié à l’hébergement de plusieurs centaines de personnes avec toutes les difficultés découlant des conditions d’hygiène et de promiscuité. Pourquoi alors avoir attendu près d’un an et une assignation au tribunal administratif pour agir ?

Dans ce contexte, nous vous demandons de revenir sur vos propos mettant en cause nos associations et collectifs.

Nous demandons aussi de mettre à l’abri de façon durable :

–  les personnes que nous avons sorties du gymnase et qui se sont installées dans des squats faute de prise en charge par l’OFII ou le 115 ;

– celles aussi qui dormaient habituellement au gymnase mais n’étaient pas sur place au départ du recensement ;

– enfin, celles qui vont continuer à arriver à Nantes pour déposer leur demande d’asile.

Par ailleurs, nous vous demandons également la possibilité pour les associations de récupérer le matériel leur appartenant qu’elles avaient pu amener au gymnase pour améliorer la vie des personnes présentes.

Le gymnase Jeanne Bernard semble être transformé en centre d’hébergement provisoire. Nous vous demandons de mettre à l’abri sans attendre dans d’autres lieux et des conditions dignes toutes les personnes qui étaient dans le gymnase Jeanne Bernard.

Dans l’agglomération nantaise, cet été :

– un bébé est mort dans un bidonville, brûlé vif dans l’incendie d’une caravane sur un terrain surchargé ;

– un homme sans domicile fixe est mort sous une aubette ;

– un homme est mort au gymnase dans des conditions indignes.

Ces situations ne sont pas tolérables. Il faut en finir avec ces évènements honteux.

Nous vous demandons l’application effective de la loi qui prévoit que « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». Cette loi s’applique à toute personne présente sur le territoire quel que soit son statut.

Qui peut croire qu’il ne serait pas possible de mettre à l’abri les quelque 3500 personnes, hommes, femmes, familles, femmes enceintes seules avec enfants, mineurs non accompagnés qui vivent chaque jour dans l’agglomération dans l’incertitude sur l’endroit où ils dormiront le soir ?

C’est pourquoi, nous continuons à vous demander un recensement des bâtiments vides publics et privés permettant de fournir des lieux d’abri.

C’est pourquoi également, nous continuons à vous demander un lieu d’échanges – que nous avons appelé table ronde – avec tous les acteurs : associations et collectifs, collectivités territoriales et État.  

Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, à nos salutations respectueuses et à notre attachement à la valeur de la fraternité.

L’Inter-collectif Personne à la rue !       

ATD Quart Monde, ATTAC, Afrique Loire, Asamla, CIMADE, Collectif des Hébergeurs solidaires de Nantes et alentours, Collectif des Sans-Papiers de Nantes, Collectif Refus de la Misère, Collectif Solidarité Indrais, Collectif Soutien migrants Nantes, Collectif Urgence jeunes migrants 44, CSF, DAL, Du Monde dans la classe, Emmaüs 44, GASPROM, GREF, Habitat & Humanisme, JRS Loire-Atlantique, L’Autre Cantine, L’Autre Classe, La Maison, LDH, Le Logis Saint Jean, Les Bienveilleurs 44, Ligue de l’enseignement – FAL 44, Médecins du Monde, MRAP, RESF, Prépa Solidaire, Romeurope,

 L’Intersyndicale 44 (UD CGT – CFDT – FSU – UNSA – SOLIDAIRES 44)   

Journée du Refus de la misère – 19/10/19

Communiqué de la section, Nantes le 17/10/19

La section de Nantes et du pays nantais de la LdH soutient les initiatives prises notamment samedi 19 octobre à l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère.

Journée du Refus de la misère (télécharger le tract )
Samedi 19 octobre place du Bouffay à partir de 11h
repas partagé, ouvreurs de paroles, interventions artistiques, débats populaires

Rappel des dates d’actions des prochaines semaines :
  • Mardi 22 octobre à 11h : conférence de presse pour manifestation du 26 octobre
    Inter collectif « Personne à la rue » – Salle A du Bâtiment central de la Maison des Syndicats (présence souhaitée d’une personne (max) par asso ou collectif)
  • Manifestation PERSONNE A LA RUE
    Samedi 26 octobre départ 15H Square Daviais
  • les 10 ans du DAL : samedi 2 novembre – à partir de 14h à Pol’n
  • Rassemblement Mensuel « Personne à la Rue » – mercredi 6 novembre de 17h à 19h – centre ville
  • 1eres Assises de l’Hébergement pour Toutes et Tous – samedi 23 novembre de 9H30 à 17h – Maison des Syndicats – avec Forum des associations (besoin d’une équipe logistique)

Halte à l’impunité des multinationales – Signez la pétition

Lettre ouverte collective, Nantes le 16/10/19

L’économie de marché, en faisant disparaître les entreprises les moins performantes, a conduit naturellement à la formation d’oligopoles qui dominent la plupart des marchés mondiaux.

Les décisions prises par les dirigeants de ces groupes de taille mondiale ont un impact de plus en plus considérable. Elles concernent souvent des millions de personnes et peuvent avoir des conséquences majeures sur l’environnement. Dans certains cas même, c’est l’ensemble de la planète et de ses habitants qui pourraient subir les conséquences de leurs choix, s’ils impliquent un risque de catastrophe écologique majeure par exemple.

Ces décisions sont prises par des représentants d’intérêts privés, avec un critère principal : la rentabilité des capitaux investis.

Or, à ce jour, aucune loi internationale ne s’impose à ces entreprises, et aucune sanction ne peut leur être infligée en cas de violation des droits sociaux et environnementaux à l’échelle de la planète. A l’inverse des tribunaux d’arbitrage ont été mis en place pour les protéger de mesures prises par les États qui seraient contraires à leurs intérêts !

Mais il y a en ce moment même, au sein de la commission pour les droits de l’homme des Nations Unies, un projet de texte qui propose une législation internationale qui s’imposerait à toute entreprise. Cette commission se réunit la semaine du 14 octobre à Genève pour valider ou non ce document. La plupart des pays occidentaux où siègent les multinationales font tout pour que cette démarche n’aboutisse pas.

Mais les nombreux pays qui subissent les dégâts provoqués par ces entreprises se battent pour que ce texte acquiert force de loi.

La pression des opinions publiques est essentielle pour aboutir. Nous, associations et syndicats de Loire-Atlantique, soutenons la proposition d’un traité international contraignant pour les multinationales, afin de faire respecter les droits des peuples et de l’environnement. Et nous exigeons que l’État français soutienne cette démarche et soit moteur sur le plan international afin que celle-ci aboutisse à un accord contraignant.

STOP A L’IMPUNITÉ DES MULTINATIONALES, SIGNEZ LA PÉTITION :

http://stopimpunite.fr/

Signataires en Loire-Atlantique : Alternatiba Nantes, Amis de la Terre 44, Artisan du Monde 44, Attac 44, CCFD-Terres Solidaires 44, UD CGT 44, DAL 44, GIGNV, LDH 44, Maison des Citoyens du Monde, OXFAM Nantes, UD Solidaires 44.

Soutien aux militants politiques algériens – Rassemblement

Communiqué de la section de Nantes et du pays nantais, Nantes le 24/09/19

Nous vous avions déjà informé du soutien de la Ligue des droits de l’Homme à la militante algérienne emprisonnée pour ses opinions Louisa Hanoune. Nous vous rappelons ci-dessous ce communiqué du 17 juin 2019.

A cette occasion nous vous avions invités à participer à un rassemblement organisé le 20 juin devant le consulat d’Algérie à Nantes.

Dans le contexte de répression qui s’installe de plus en plus en Algérie ces temps-ci, nous vous invitons à participer à

Un rassemblement pour la libération de Louisa Hanoune

et des prisonniers politiques

devant le consulat d’Algérie le 26 septembre à 18h

(57 Boulevard du Général Buat – 44000 Nantes)

Rappel du communiqué national du 17 mai 2019

voici le texte qui a été lu à cette occasion :

La LdH, section de Nantes et du Pays nantais, exige la libération immédiate et sans conditions des détenus d’opinion en Algérie.

 

En Algérie, malgré des interdictions de manifester, une bonne partie de la jeunesse (notamment) est dans la rue, réclamant l’éviction « de responsables politiques corrompus, corrupteurs et prédateurs  », « l’ouverture d’une société bloquée ».

Les manifestants et manifestantes revendiquent « le droit d’avoir un avenir » et « le droit d’avoir des droits ».

Ce sont des centaines de manifestant-e-s qui ont été arrêté-e-s ( certain-e-s relaché-e-s ) depuis le début des manifestations, ces mois derniers.

De nombreux militant-e-s sont emprisonné-e-s pour avoir exprimé, manifesté leurs opinions politiques.

Parmi ceux-ci, Louisa Hanoune, célèbre figure politique de l’opposition depuis des décennies, est emprisonnée depuis le 9 Mai.

Son expression, son action politiques sont criminalisées. En effet, elle vient d’être jugée et condamnée à 15 ans de prison pour « Atteinte à l’autorité militaire » et « Complot contre l’Etat » !

Elle fait appel de ce jugement.

Qui est Louisa Hanoune ?

. Elle est députée, d’ailleurs élue à 5 reprises.

. Elle a été 3 fois candidate aux élections présidentielles dès que  « l’ouverture au multipartisme » a rendue la chose possible.

. Elle dirige un parti politique trotskiste, le Parti des  Travailleurs (PT).

. Féministe, elle dénonce Le code de la famille.

Ses revendications capitales pour l’Algérie sont : les instaurations d’une Démocratie et du respect des Droits de l’Homme.

Par quels moyens parvenir à ces instaurations ?

Il s’agirait pour elle et pour bon nombre de militants à ses côtés, de mettre en place – d’élire – une Assemblée Constituante destinée à rédiger une Constitution nouvelle, visant donc, un changement de régime, de système et pas seulement un changement de responsables politiques, d’ailleurs perpétuellement puisés dans cette même oligarchie  militaire toute puissante.

Louisa Hanoune emprisonnée est mise hors course.

Toute expression et toute action politiques lui sont ainsi interdites y compris lors des relatives ouvertures à la parole que pourrait constituer  la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 14 décembre prochain.

Souvenons-nous : en 1987, déjà, la jeunesse était dans la rue. La répression fut mortelle.

Deux chefs historiques de la Guerre d’Algérie -Ahmed Ben Bella (MDA) et Hocine Aït Ahmed (FFS)- n’ont pu accepter que l’armée tire sur cette jeunesse. Ils ont réussi à faire taire leurs antagonismes pour s’allier et construire pour la première fois depuis 1962, une alternative démocratique au régime d’Alger. L’avocat Ali Mécili, cheville ouvrière de cette initiative, a été assassiné en Avril 1987, à Paris.

Et tant d’autres manifestations ont été violemment réprimées depuis…

Toute alternative démocratique serait-elle, hier comme aujourd’hui, interdite aux Algériens ?

La section de Nantes et du Pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme exige la libération immédiate et sans conditions des détenus d’opinion en Algérie.

Cercle de Silence Place Royale mardi 24 septembre de 18 h 30 à 19 h 30.

Communiqué du collectif Les Cercles de silence – Nantes le 23/09/19

La section LDH soutient le Cercle de Silence Place Royale mardi 24 septembre de 18 h 30 à 19 h 30.

Dans les cercles de silence, des  personnes se retrouvent en silence pour dénoncer la situation faite aux étrangers et plus particulièrement les violences dans les centres de rétention (CRA) et sensibiliser les passants à cette situation.

La participation, même un court instant, est la bienvenue pour soutenir cette action de défense des libertés.

Merci de lire ci-dessous si vous êtes motivés pour la poursuite de ces Cercles de silence nantais.

« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » art. 3 DUDH
Barbelés, présence policière, conditions matérielles déplorables, violences dans les centres de rétention administrative…

Aucun enfant n’y a sa place ! Et pourtant, chaque semaine, des enfants sont enfermés en rétention !  Qu’avons-nous fait des droits de l’enfant ?

Le prochain cercle de silence se réunira

PLACE ROYALE
le mardi 24 septembre de 18h30 à 19h30.
Si vous le pouvez, rendez-vous à 18h15 au CCFD-Terre Solidaire, 17 rue du Moulin, pour aider à porter les pancartes.

Après 11 ans de présence mensuelle place Royale, le petit noyau de participants réguliers s’essouffle et atteint un seuil critique pour maintenir le cercle, à savoir moins de dix personnes. Nous sommes convaincus de la pertinence de la démarche qui permet d’informer, interpeller, conscientiser les passants. Si vous souhaitez que cette démarche non-violente d’interpellation continue, alors venez le manifester !
Ce cercle sera suivi à 19h30 d’un temps d’échange, et de partage de repas.
Avec les personnes qui seront présentes (amenez votre repas), nous déciderons donc de la suite à donner à cette action :
Soit nous dire « au revoir »
Soit Continuer les cercles mensuels si un nombre suffisant de personnes s’y engagent.
Soit envisager une autre forme d’action, plus ponctuelle, associée à d’autres événements….

L’hébergement décent est un droit universel

Communiqué commun LdH – Mrap, Nantes le 20/09/19

Depuis bientôt une année, des centaines d’hommes, femmes et enfants vivent au gymnase Jeanne Bernard à Saint-Herblain dans des conditions indignes. Malgré une multitude de démarches, notamment de l’intercollectif « Personne à la rue », y compris durant tout l’été, la préfecture ne bouge pas et paraît vouloir jouer le pourrissement.

C’est pourquoi, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) ont déposé ce jour une requête auprès du Tribunal administratif de Nantes, dans le prolongement de celle de la Cimade et du Secours catholique, pour que l’État qui a la responsabilité de fournir un hébergement à toute personne vulnérable respecte ses obligations.

Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut

Communiqué Commun des observatoires des libertés, Nantes le 19/09/19
L’Observatoire nantais des libertés nous demande de diffuser cet appel

Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut

Paris, le 12 septembre 2019

Cliquez ici pour signer la pétition à titre individuel

Comité de soutien à Camille Halut, poursuivie dans le cadre de ses missions d’observatrice LdH

Ce comité, à l’initiative de la LDH, réunit plus d’une quarantaine d’organisations.

Les observatoires des libertés publiques participent depuis plusieurs années au respect des droits fondamentaux. La Ligue des droits de l’Homme (LDH), depuis sa fondation en 1898, comme d’autres organisations, agit dans ce sens.

Camille Halut, membre d’un Observatoire des libertés publiques – la Legal Team de la LDH Montpellier – est aujourd’hui poursuivie pénalement pour son activité en matière de défense des droits fondamentaux.

Camille Halut a participé à l’observation des pratiques des forces de police et de gendarmerie en matière de maintien de l’ordre public, lors du mouvement des « gilets jaunes ». Ses observations ont ainsi permis la rédaction de plusieurs rapports, dont l’un a été produit devant le Conseil d’Etat dans le cadre du référé liberté tendant à l’interdiction de l’usage des LBD 40. Ses observations ont également servi de support à des saisines de l’IGPN et ont, notamment, participé à l’identification de l’auteur d’un tir de LBD 40 sur un manifestant pacifique, au cours d’une manifestation à Montpellier.

Dans le cadre de sa mission d’observatrice, elle a été victime d’insultes et de violences policières, comme d’autres observateurs.

Convoquée au commissariat pour une audition libre, Camille Halut a été immédiatement mise en garde à vue et renvoyée ensuite à l’audience du tribunal correctionnel de Montpellier du 1er octobre 2019 pour « entrave à la circulation », alors qu’elle accomplissait sa mission d’observatrice en suivant une manifestation de trois mille personnes qui s’était déplacée sur l’autoroute le 6 avril.

En poursuivant Camille Halut, parmi trois mille manifestants pour une violation du Code de la route, le parquet, qui n’ignorait rien du rôle de celle-ci, a-t-il l’intention d’interdire l’observation des actions de la police et de la gendarmerie en détournant la loi de son objet ?

Dans un Etat de droit, à l’instar des médias, les observateurs et défenseurs des droits (dont la protection est rappelée, notamment, par les « Lignes directrices » adoptées par la Commission pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe et par la Déclaration de l’ONU sur les défenseurs des droits de l’Homme), doivent être autorisés à opérer librement dans le cadre de leur mission d’observation de l’exercice de la liberté de réunion et de manifestation. Et cette activité ne peut légitimement constituer un délit.

Les membres du Comité soutiennent Camille Halut et demandent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles de respecter les normes internationales, européennes et internes (rappelées par le Défenseur des droits), en matière de liberté de réunion et de manifestation, et d’assurer la protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.

Organisations membres du Comité de soutien :

Action non-violente COP21 (ANV-COP21), Alterniba, Amis de la Terre, Amnesty international France, Anticor, Association des Tunisiens en France (ATF), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH), Attac, Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Comité Vérité pour Adama, Coordination nationale Pas sans nous, Délinquants solidaires, Droit au logement (Dal), Droits et solidarité, Emmaüs France, EuroMed Droits, Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s (Fasti), Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fédération française des motards en colère (FFMC), Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération syndicale unitaire (FSU), Femmes Egalité, Fondation Copernic, France nature environnement (FNE), Gilets jaunes de Commercy, Gilets jaunes signataires DECLA TA MANIF, Greenpeace, Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Médecins du monde, Mémorial 98, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Mouvement national lycéen (MNL), Oxfam France, Planning familial, Réseau Sortir du nucléaire, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat national des journalistes (SNJ), Syndicat national des personnels de l’éducation et du social-Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES PJJ), SOS Racisme, Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale Solidaires.

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