Un policier après le déterrement d’une fosse commune à Bucha, le 10 avril 2022. (Rafael Yaghobzadeh/Libération)
Pour l’ancien chef de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, le travail d’enquête sur les violences de la Russie envers l’Ukraine doit faire l’objet d’une coopération internationale.
Poutine désigne régulièrement ses ennemis comme des néonazis. (Montage L’Obs)
VIDÉO. A coups de lois mémorielles et de défilés militaires, Vladimir Poutine a façonné un mythe de la victoire soviétique sur les nazis en 1945. Un socle sur lequel il s’appuie désormais pour qualifier ses ennemis de néonazis – une vieille pirouette soviétique – pour justifier son expansionnisme en Ukraine.
Natalya, dont le mari a été tué, crie dans son jardin de Bucha en Ukraine, le 4 avril dernier. Dans les territoires occupés, les récits selon lesquels les Russes tuent les hommes et violent les femmes se multiplient. AP Photo/Vadim Ghirda
Les récits de viols d’Ukrainiennes par des soldats russes se multiplient à Irpin, Boutcha et Hostomel, villes de la banlieue de Kiev. Les violences sexuelles perpetrées par les soldats russes contre les populations civiles sont-elles systématiques en Ukraine ? Réponses de Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue et ethnologue française à l’EHESS, spécialiste des crimes de guerre et des conflits de ex-Yougoslavie (1990-1999) et de Tchétchénie (1994-1996; 1999-2000). Entretien.
TV5 Monde : Notre envoyé spécial Luc Oerthel continue de parcourir les zones reprises par l’armée ukrainienne. Il s’est rendu dans le village de Mriya, à 20 km de Boutcha. Et là aussi, les habitants racontent la terreur sous l’occupation militaire russe.
A Zaporojie se déverse toute la souffrance des territoires ukrainiens occupés
Des manifestants dénoncent les exactions dans la région éthiopienne du Tigré, le 29 mars 2022, à Washington (Etats-Unis). (BRYAN OLIN DOZIER / NURPHOTO / AFP)
Selon Human Rights Watch et Amnesty International, ces viols et meurtres ont été perpétrés « avec l’assentiment et la possible participation des forces fédérales éthiopiennes ».
Au cœur de l’hôpital pédiatrique de Zaporijia, où les blessés de guerre ont entre 2 et 17 ans
La salle dans laquelle sont hospitalisés Paulina et un petit garçon, à l’hôpital pédiatrique de Zaporijia (Ukraine), lundi 4 avril 2022. (MARIE-PIERRE VEROT / RADIO FRANCE)
Les enfants ne sont pas épargnés par les combats entre Russes et Ukrainiens. À l’hôpital de Zaporijia, où ils sont soignés, ce sont des patients « très courageux et très forts », soulignent les médecins.
Des étrangers maintenus en centre de rétention malgré les bombardements
La ville de Mykolaïv a été la cible de bombardements russes. Crédit : Reuters
Des dizaines de migrants enfermés en centre de rétention en Ukraine ne peuvent pas fuir la guerre, a affirmé Human Rights Watch dans un rapport publié lundi 4 avril. Plusieurs de ces structures se trouvent en pleine zone de conflit, alors que le pays tente de résister à l’invasion russe et que des milliers de civils ont péri dans les affrontements. L’ONG s’inquiète pour la sécurité des personnes retenues et demande leur libération.
Artem a fui la ville de Boutcha, dans la banlieue de Kiev, le 12 mars 2022. (THIBAULT LEFEVRE / BENJAMIN THUAU / RADIO FRANCE)
Des civils de Boutcha témoignent de l’horreur vécue dans cette ville de la banlieue de Kiev au moment de l’invasion russe, alors que la communauté internationale découvre les exactions des soldats de Vladimir Poutine.
Cinq journalistes tués : Pierre Zakrzewski, Olexandra Kouvchinova, Oksana Baoulina, Brent Renaud, Evgueni Sakoun
Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février, deux journalistes ukrainiens et trois journalistes étrangers ont trouvé la mort en Ukraine dans l’exercice de leur activité. Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités russes et ukrainiennes de garantir la sécurité des journalistes en Ukraine. S’attaquer aux journalistes est un crime de guerre.
Informer la population russe de la réalité de la guerre contre l’Ukraine est un enjeu majeur. Malgré la répression massive, les militants antiguerre multiplient les initiatives créatives pour lutter contre la propagande d’État.
Enlevé par des troupes russes le 5 mars, Nikita (son prénom est modifié pour sa sécurité) a été détenu pendant 9 jours. Mitraillage, chocs électriques, coups de barre de fer, simulacre d’exécution : Reporters sans frontières (RSF) a recueilli et vérifié son récit.