Des migrants sur un canot pneumatique traversent illégalement la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne, le 11 septembre 2020. Crédit : AFP
Le gouvernement britannique, qui a fait de la lutte contre l’immigration une priorité depuis le Brexit, entend faire pression sur la France pour qu’elle laisse passer moins de migrants. De son côté, Paris a prévenu qu’aucun chantage du gouvernement britannique ne serait accepté.
Pressée de venir en aide à une trentaine de migrants coincés à sa frontière avec la Biélorussie, la Pologne a refusé et annoncé l’installation d’une « solide clôture ». (Jaap Arriens/AFP)
Plusieurs pays, dont la Turquie, la Grèce et la Pologne, ont annoncé un renforcement de leurs frontières pour prévenir les flux de migrants en provenance d’Afghanistan. Les Européens peinent à apporter une autre réponse que sécuritaire aux questions migratoires.
Des membres de la border force britannique aident des migrants à débarquer d’un navire, dans le port de Douvres, le 5 août 2021. Crédit : Reuters.
Les autorités britanniques ont porté secours à 828 migrants, répartis sur 30 bateaux samedi, a annoncé le Home office. Il s’agit du plus grand nombre d’arrivées sur les côtes britanniques en une seule journée. De leurs côtés, les autorités françaises ont annoncé avoir empêché près de 200 personnes de rejoindre l’Angleterre.
En Ile-de-France, les activités de MSF ont été menées à proximité des distributions alimentaires, dans des foyers de travailleurs et des hébergements d’urgence. Crédit : Agnes Varraine-Leca/MSF
Alors que le passe sanitaire s’impose déjà au quotidien, les demandes de vaccination de la part des migrants et/ou en situation de grande précarité se multiplient. Médecins sans frontières, en charge d’une grande campagne de vaccination en Ile-de-France, alerte sur la nécessité de déployer des moyens supplémentaires.
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Un canot pneumatique chargé de migrants intercepté par des garde-côtes libyens en Méditerranée, le 15 janvier 2018. Crédit : Reuters
Près de 60 personnes sont mortes noyées, lundi, dans le naufrage d’une embarcation qui cherchait à rejoindre l’Europe, a rapporté l’Organisation internationale des migrations. Vingt femmes et deux enfants figurent parmi les victimes.
Plus de 300 migrants secourus en une semaine en Méditerranée
Des migrants en provenance du Maroc traversent le détroit de Gibraltar vers Tarifa en Espagne, en juillet 2018. Image d’illustration. Crédit : Reuters
Plus de 300 migrants, majoritairement originaires d’Afrique subsaharienne, ont été secourus par la Marine royale marocaine la semaine dernière, entre mardi et vendredi. Les exilés se trouvaient à bords de plusieurs canots pneumatiques, kayaks et autres embarcations.
Au printemps 2021, France 24 était à bord de l’Ocean Viking, le navire de sauvetage de SOS Méditerranée qui vient en aide aux migrants. Au large des côtes libyennes, nous avons suivi des missions de sauvetage heureuses et d’autres tragiques, tout en observant les interactions entre les autorités et l’ONG.
La Première ministre lituanienne Ingrida Simonyte . REUTERS/Ints Kalnins
VILNIUS, 7 juillet (Reuters) – La Lituanie construira une barrière à sa frontière avec la Biélorussie et fera appel à l’armée pour la patrouiller afin de dissuader les migrants, a déclaré mercredi la Première ministre, après que la Biélorussie a décidé d’autoriser les passages en Lituanie en réponse aux sanctions de l’Union européenne .
« Nous allons commencer à construire une barrière physique supplémentaire, qui divise la Lituanie et la Biélorussie, ce qui serait un signe certain et un effet dissuasif certain pour les organisateurs des flux migratoires illégaux », a déclaré Ingrida Simonyte lors d’une conférence de presse.
Reportage d’Andrius Sytas, écrit par Alan Charlish; Montage par Jon Boyle
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Selon Sea-Watch, les garde-côtes libyens ont tiré des coups de feu vers une embarcation de migrants, au large de Lampedusa. Crédit : Sea-Watch
L’Italie a ouvert une enquête pour « tentative de naufrage » après la publication d’une vidéo de l’ONG Sea-Watch montrant des garde-côtes libyens tirer des coups de feu en direction d’une embarcation de migrants, se dirigeant vers Lampedusa.
Des policiers lors d’une opérations d’évacuation d’un campement près de l’hôpital de Calais, le 2 septembre 2020. Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants. .
Utopia 56 a recueilli au cours de la semaine du 14 au 20 juin, plusieurs témoignages de migrants ayant été victimes de graves violences de la part des forces de l’ordre. L’association s’inquiète d’une forte hausse des violences policières depuis les affrontements du début du mois entre la communauté érythréenne et les forces de l’ordre.
Frank Agbontaen, 30 ans, originaire du Nigéria, met ses gants avant de nettoyer une place à Rome, en Italie, le 3 juin 2021. Crédit : Reuters
D’ici 2050, l’Europe comptera 95 millions de travailleurs en moins qu’en 2015. Pour combler ce vide, et endiguer un ralentissement économique certain, le Center for Global Development appelle le continent à accueillir davantage de migrants.
Un groupe de migrants se trouve à la frontière entre la Libye et la Tunisie, en août 2019. Image d’illustration. Crédit : FTDES
Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits humains, plusieurs tentatives de suicide de migrantes ont eu lieu dans le centre de détention de Sharah Zawiya, à Tripoli. Les femmes enfermées dans cette prison, décrite comme un « centre d’hébergement pour personnes vulnérables » par les autorités libyennes, y sont victimes de violences sexuelles commises par leurs gardiens.
Un campement le long du canal Saint-Denis au nord de Paris, en 2019. Image d’illustration. Crédit : Solidarité migrants Wilson
Dans un communiqué publié jeudi, la Défenseure des droits et le président du Comité consultatif national d’éthique alertent sur l’invisibilisation des personnes exilées en Ile-de-France. Malgré les récentes mises à l’abri, les atteintes aux droits fondamentaux persistent, selon eux.
Environ 300 migrants ont passé la nuit dans le jardin Villemin, à Paris. Crédit : Utopia 56
Environ 300 migrants ont dormi cette nuit dans le jardin Villemin, dans le 10e arrondissement de la capitale, pour réclamer leur prise en charge par les autorités. Le collectif Réquisitions, à l’origine de cette installation, a promis d’occuper les lieux « tant qu’aucune solution ne sera proposée » aux exilés vivant à la rue.
A Reims, le camp de migrants installé dans le parc Saint-John Perse a été démantelé deux fois. Objectif : ne pas laisser s’installer ces situations d’occupation illégale du territoire et mettre les gens à l’abri. La crise sanitaire rend plus difficile encore la situation des exilés.
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Ce sont de simples citoyens, de toutes conditions sociales et de toutes professions. En France, ils sont des milliers, organisés en association ou seuls. Ils ont en commun de vouloir aider les migrants venus d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe de l’Est, d’Asie centrale et d’ailleurs. Ceux qui veulent rester, ceux qui veulent traverser la Manche pour rejoindre l’Angleterre.
Des migrants dans le camp de Saint-Denis, dans le nord de Paris, en novembre 2020. Le campement a, depuis, été démantelé mais de nombreux exilés vivent toujours à la rue à Paris et en périphérie de la ville. Crédit : Mehdi Chebil
Des députés du groupe Libertés et Territoires (LT) ont demandé la création d’une commission d’enquête sur l’accueil des migrants en France. Ils déplorent une « crise » de l’accueil et de la « dignité humaine ».
Un petit bateau navigue sur la Manche. Au loin, on distingue les falaises blanches de la côte britannique. Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants
Plus de 9 500 passages ou tentatives de passage de la Manche par des migrants ont été recensés en 2020, a annoncé vendredi la préfecture maritime, soit quatre fois plus qu’en 2019. Ce phénomène s’expliquerait par « de très bonnes conditions météorologiques, l’augmentation du taux de réussite », ou encore par « l’amélioration des méthodes des passeurs », selon un expert.