Meeting d’Eric Zemmour : quelles suites judiciaires à l’agression des militants de SOS Racisme ?
Les militants de SOS Racisme agressés dimanche à Villepinte, pendant le meeting d’Eric Zemmour. (Jeanne Fourneau/Hans Lucas)
Le parquet de Bobigny indique qu’une enquête a été confiée à la sûreté territoriale 93 pour «analyser les images» et «enquêter sur l’ensemble de faits de violences qui pourraient être dénoncés».
L’incitation à la haine est un délit en France. Le racisme, l’antisémitisme et la discrimination n’ont pas de place dans la parole publique.
Nous déplorons tous les propos discriminatoires et racistes, de plus en plus violents et facteurs de division entre les personnes, ainsi que leur banalisation progressive, que ce soit sur les réseaux sociaux, dans les médias, ou dans l’expression d’une parole publique.
En s’abritant derrière la liberté d’expression, les auteurs de ces propos revendiquent de fait un privilège d’impunité.
Mais la loi justement encadre cette liberté d’expression et prévoit des sanctions pour ceux qui sortent du cadre. Ce cadre est important car il garantit le respect à l’égard de chaque personne.
Ce jeudi 2 décembre, une résolution sera soumise au vote des députés. Elle a pour but de demander l’application de la loi qui prévoit la possibilité de rendre inéligibles pour cinq ans les individus condamnés pour incitation à la haine. Cette peine d’inéligibilité pour propos haineux existe donc déjà mais elle est peu appliquée par les juges. Seuls deux élus ont été condamnés à ce jour.
Les lois anti-haine existent, c’est la volonté de les appliquer qui fait défaut.
Une pétition déjà signée que l’on peut encore signer demande à nos députés, nos élus, de voter en faveur de cette condamnation des propos incitant à la division, à la haine – et plus particulièrement quand ils émanent de personnes publiques qui postulent à une élection – pour retrouver un discours respectueux et digne des vraies valeurs de la France : liberté, égalité, fraternité pour tous, sans exception aucune.
Partager la publication "Pour l’inéligibilité des personnes incitant à la haine"
Nous pourrions l’ignorer. Mais on ne combat pas les ennemis de la démocratie, de la tolérance, de la citoyenneté sociale, d’une démocratie forte et vivante, de la laïcité, des libertés, de l’égalité des droits et de la fraternité comme fondement d’une société fraternelle et, donc, solidaire, en ne condamnant pas les instrumentalisations xénophobes et en se taisant…
L’alvarium, un groupuscule de la mouvance d’ultradroite avait été créé en janvier 2018 à Angers. Il a été dissous le 17 novembre 2021 par décret. (JOSSELIN CLAIR / MAXPPP)
Chez les « accélérationnistes, il y a l’idée qu’il faut provoquer le chaos de manière à survivre », développe Nicolas Lebourg, historien et spécialiste de l’extrême droite européenne.
Partager la publication "Ultradroite : le trait commun des militants est « qu’ils sont convaincus que la guerre raciale a commencé », selon un chercheur"
Le scénario gouvernemental de sortie de crise déraille. Adopté le 21 octobre à l’Assemblée nationale, le projet de loi « vigilance sanitaire » – qui prévoyait l’extension du passe jusqu’au 31 juillet 2022 – a rencontré l’opposition du Sénat ce jeudi, sur ses mesures phares. La navette législative repart donc, pour de nouvelles négociations. Pendant ce temps, la partie se joue aussi sur un autre front, en coulisses : le 24 octobre, le Conseil d’Etat a été saisi d’une plainte. Il lui est demandé de se prononcer sur les données sensibles contenues par le code généré sur les certificats de vaccination, de test ou de rétablissement. Des informations personnelles non protégées.
Des bénéficiaires de la « garantie jeunes » déchiffrent un rébus lors d’un atelier nutrition animé par une conseillère de la mission locale de Romilly-sur-Seine (Aube), le 14 octobre 2021. (YANN THOMPSON / FRANCEINFO)
Depuis sa généralisation en 2017, ce dispositif d’insertion professionnelle relance des jeunes en situation de précarité. L’exécutif entend le placer au cœur de son futur « contrat d’engagement », qui doit être présenté dans les prochains jours. A Romilly-sur-Seine, franceinfo a rencontré ceux qui bénéficient déjà de cette allocation.
Philippe Grand, ancien conservateur en chef des archives de Paris, est le premier à révéler les documents prouvant la mort de dizaines de Français musulmans d’Algérie lors d’une manifestation, le 17 octobre 1961, à Paris. Maurice Papon, alors préfet de Paris, dément le massacre jusqu’au jour où, trente-six ans plus tard, l’archiviste et sa collègue Brigitte Lainé mettent au jour les documents du palais de justice détaillant les noms des victimes et les circonstances de leur mort.
Des enseignants déplorent le manque de temps pour aborder les questions de laïcité et s’inquiètent d’un “mode d’emploi” imposé par le ministère.
ÉDUCATION – Un an après le choc de la mort de Samuel Paty, des enseignants déplorent le manque de temps pour aborder les questions de laïcité et s’inquiètent d’un “mode d’emploi” imposé par le ministère.
L’ancien maire de Riace a été condamné le 30 septembre à 13 ans de prison par un tribunal italien. Crédit : Ansa
La condamnation, jeudi, de l’ancien maire de Riace en Calabre (sud de l’Italie), Domenico Lucano, à plus de 13 ans de prison pour incitation à l’immigration clandestine a provoqué une onde de choc en Italie. L’ancien édile est une figure emblématique de l’accueil et de l’intégration des migrants en Italie. Une politique qui lui avait valu d’être nommé troisième « meilleur maire au monde » en 2010, et parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde dans le classement du magazine Fortune.
Partager la publication "Onde de choc en Italie après la condamnation d’un ancien maire à 13 ans de prison pour incitation à l’immigration clandestine"
En France, ces dernières années, la répression des manifestations est d’une ampleur inédite. De nombreux manifestants pacifiques se retrouvent dans le viseur des autorités.
Partager la publication "En France, des manifestants présumés coupables"
Le comité local de Troyes du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) est profondément choqué et indigné par les inscriptions antisémites retrouvées sur les murs du souterrain de la SNCF à Romilly sur Seine, le 27 septembre.
La « bête immonde » est toujours présente… Ces actes font explicitement référence aux pages sombres de l’histoire de l’Europe, celle où les juifs furent persécutés, déportés, exterminés, et témoignent du fait que l’idéologie nazie de cette époque n’est pas morte, que des racistes continuent à la porter et à la manifester.
Aucun acte raciste ne saurait être considéré comme « bénin » et nous devons continuer sans relâche à lutter contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme.
Nous soutenons l’appel de la FNDIRP (anciens Déportés) et de l’ANACR (anciens Résistants) au rassemblement de réprobation, jeudi 30 septembre, à 18 h, au square des Cités-Unies, devant les plaques scellées en hommage aux Déportés et Résistants.
Une décision susceptible d’avoir un impact glaçant sur la société civile en France et au-delà
Le 24 septembre, la plus haute instance administrative de France, le Conseil d’État, a validé la dissolution, décidée en décembre 2020 par les autorités françaises, du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), une importante organisation anti-discrimination. Cette décision du Conseil d’État endommage gravement la réputation auto-proclamée du pays de champion des libertés d’expression et de réunion.