Lutter pour le droit d’informer


Manifestation en hommage à la journaliste d’investigation Daphné Caruana Galizia, tuée dans l’explosion criminelle de sa voiture en 2017 à Malte. © STRINGER AFP/File


Les journalistes sont régulièrement attaqués à travers l’Europe. Accents d’Europe revient aujourd’hui sur deux affaires en cours. (Rediffusion)


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Séparatisme : le Conseil constitutionnel valide l’essentiel du projet de loi


Le Conseil constitutionnel à Paris le 20 décembre 2018 à Paris. (MAXPPP)


Les Sages n’ont censuré que deux mesures sur les dissolutions d’associations et les retraits de titres de séjour accordés aux étrangers.


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Les médias libres existent, voici leur carte


Médias libres, indépendants, alternatifs… Le mensuel «L’Âge de faire» a réalisé une carte de la «presse pas pareille», lancée par le journal «Le Ravi», basé à Marseille, pour définir des journaux non inféodés aux pouvoirs politiques et économiques.


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« Tous ceux qui ont les moyens fuient le pays » : les autorités afghanes demandent à nouveau à l’UE de stopper les expulsions


Des Afghans fuient par milliers les combats entre l’armée et les Taliban. Beaucoup, comme ceux de cette photo, se réfugient à Kaboul et dorment dans les parcs. Photo prise le 10 août 2021. Crédit : Reuters


A l’heure où quatre pays membres de l’UE demandent à la Commission européenne de continuer à renvoyer les Afghans vers leur pays d’origine, le chef du bureau du gouvernement afghan pour les réfugiés, Mher Khuda Sabar, plaide pour l’inverse. Contacté par InfoMigrants, il insiste auprès de l’UE pour suspendre les expulsions. « La situation n’est pas bonne en Afghanistan », déplore-t-il.


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RUSSIE. LA FIN DU CHEMIN POUR CELLES ET CEUX QUI VEULENT EXERCER LEUR DROIT DE MANIFESTER


AFP via Getty Images

Les autorités en Russie ont sapé le droit à la liberté de réunion pacifique en utilisant des lois de plus en plus restrictives, des stratégies policières brutales et des poursuites pénales pour réduire au silence les dissident·e·s pacifiques, à tel point qu’il est devenu presque impossible pour les Russes de manifester de façon significative, souligne Amnesty International dans un nouveau document en date du 12 août.  


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En Pologne, le Parlement adopte une loi sur les médias qui menace la liberté d’expression



La loi dont le projet a vivement été critiqué par Washington interdirait à un média polonais d’avoir un propriétaire non européen.


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COMITÉS CITOYENS SUR LA VACCINATION

Un simulacre de démocratie sanitaire



Si l’épidémie de Covid-19 a engendré la création de collectifs de citoyens, les ambitions politiques en font des gadgets sans réelles capacités de décision. Un constat qui appelle à repenser leur intégration parmi les instances démocratiques existantes.


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Calais ou l’escalade répressive

Par Maël Galisson (Gisti)


La frontière entre la France et le Royaume-Uni est le résultat d’un long processus politique et administratif. Trente-cinq années de négociations et pas moins de vingt et un traités, accords et arrangements entre les deux pays ont été consacrés à la mise en place et au développement de mesures de contrôle et de surveillance toujours plus sophistiquées. Vidéosurveillance, barbelés coupants, drones, caméras thermiques et même déforestation et inondation de certaines zones, autant de techniques destinées à rendre la route migratoire « impraticable ». Pour quel bilan ? Un marché juteux pour les multinationales de l’armement et de la sécurité ; un coût humain considérable ; des passeurs de plus en plus indispensables.


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LES POPULATIONS AUTOCHTONES DU NÉPAL EXPULSÉES AU NOM DE LA « PRÉSERVATION DE LA NATURE »


REUTERS


Les populations népalaises autochtones subissent depuis près de 50 ans de nombreuses violations de leurs droits. Les autorités se justifient en brandissant leurs politiques de « préservation de la nature ».


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CONTRIBUTION portant sur certaines dispositions du projet de loi confortant le respect des principes de la République

En Tunisie, « la joie d’un peuple qui n’en pouvait plus de suffoquer »


Des Tunisiens expriment leur joie devant le Parlement, le 26 juillet 2021 à Tunis, après que le président Kaïs Saïed a limogé le premier ministre et suspendu l’Assemblée. YASSINE MAHJOUB / AFP


Pour l’écrivaine Emna Belhaj Yahia, l’accueil réservé au coup de force du président Kaïs Saïed témoigne d’un « profond ras-le-bol à l’égard de l’islam politique qui a gouverné pendant dix ans ».


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Démocratie sanitaire

Reporterre

La crise du Covid-19 nous confirme que la poussée autoritaire n’est pas le seul fait de l’extrême droite — au pouvoir ou à ses portes dans de nombreux pays d’Europe (Italie, Pologne, Hongrie, Espagne…). Elle atteint aussi les «démocraties» dites libérales, dont la plupart des décisions sanitaires se sont systématiquement accomplies dans un flou d’autoritarisme bravache et de communication à la fois martiale et tâtonnante. Politiquement, c’est l’espoir même d’une démocratie sanitaire qui est abîmé, l’idée d’un débat public nourri d’informations claires et partagées, y compris bien sûr scientifiques.

Il ne s’agit donc pas de défendre ici les mesures sanitaires prises par le gouvernement, les préfets, les maires et jusqu’à chaque institution. Ni les mesures à l’efficacité plus que douteuse au regard d’un état des savoirs sur les contaminations largement établi à la fin du printemps 2020 (par exemple, le port du masque même dans une rue vide ou sur une plage déserte); ni les mesures autoritaires et infantilisantes (rappelons-nous le cirque des diverses attestations) qui nous ont jugé·es a priori incapables d’adapter nos comportements aux contraintes sanitaires; ni les mesures inéquitables et la répression à deux vitesses qui ont été imposées avec plus de violence sur les classes pauvres que sur les classes aisées (de l’impossibilité du télétravail pour les derniers de cordée aux contrôles tatillons du couvre-feu dans les «quartiers»).

L’État ne fait que remplir son rôle au sein du capitalisme : nous faire travailler

Mais pour autant, nul besoin de crier à la dictature ou à l’apartheid pour s’en indigner : l’État français n’est pas un régime totalitaire, c’est juste un État moderne, c’est-à-dire un État qui met son institution au fidèle service de la production économique, du capitalisme, de l’impératif de la croissance. C’est ainsi que le «retour à la normale», qui sert toujours d’horizon à toutes les mesures décidées (des confinements au passe sanitaire) n’est en réalité que le retour à la santé pour la remise au travail généralisée. À ne pas comprendre cela, on en vient à s’étonner que la question des retraites puisse aujourd’hui resurgir.

Une fois ce constat posé, nous devons aussi nous interroger fortement sur la manière dont nous appréhendons la vie en société, et tout particulièrement jusque dans nos petits milieux écologistes, altermondialistes, alternatifs… En leur sein, en effet, des discours s’installent à propos de la crise sanitaire qui nous rappellent la rhétorique climato-négationniste. Les 100 000 morts françaises des douze premiers mois de la pandémie sont niées ou jugées insignifiantes .

Refuser de prendre soin de la santé de tous, quelle liberté est-ce là?

Au nom des libertés individuelles réduites à leur seule définition libérale, celle du laisser-faire, c’est l’idée même de mesures collectives destinées à prendre soin de la santé de tous et toutes qui est jugée en soi inacceptable — parfois au motif que les ambulances n’ont pas fait la queue devant nos hôpitaux comme ce fut le cas dans des pays aux services de santé plus fragiles (Russie, Inde et même Angleterre…), ou que les morts n’étaient pas jetés dans la rue comme en Équateur ou en Bolivie, parce qu’en France, justement, des mesures ont été prises pour l’éviter.161 000 personnes se sont réunies samedi 24 juillet dans toute la France pour s’opposer au passe sanitaire

Nous ne savons pas combien de personnes seraient mortes ou éprouvées sans l’action publique, et cette ignorance alimente la critique, par un scepticisme caricatural et paresseux. C’est là tout le paradoxe de la «catastrophe» : les mesures qui réussissent à la réduire ou à s’y opposer produisent des effets bénéfiques, qui peuvent aussi fournir aux sceptiques la «preuve» que l’annonce de la catastrophe n’était qu’un mensonge.

Malheureusement, ces raisonnements, jadis tenus dans des milieux libertariens — c’est-dire ces ultralibéraux hyperindividualistes pour lesquels le moins d’État possible ne sert qu’à protéger les propriétés privées, et qui sont fermement opposés à toute justice sociale et environnementale — ont trouvé des relais chez celles et ceux avec qui nous avions, il y a encore peu, tant d’affinités politiques.

Reconnaître notre interdépendance et sortir d’un débat faussé

Ensemble, nous reconnaissions l’interdépendance des individus, au sein de nos sociétés comme du monde vivant. Ensemble, nous défendions le principe de précaution contre les «risquophiles» des classes dominantes, qui ne subissent jamais les conséquences de leurs actions. Ensemble, nous faisions vivre l’attention à l’autre, la solidarité, l’idée de responsabilité collective. Pas question de se sauver soi-même devant la dégradation de notre milieu, c’était ensemble qu’il fallait lutter.

Il nous faut constater aujourd’hui que ces idées ne sont plus si communément partagées et que nous avons perdu des camarades, au motif de la liberté de refuser catégoriquement un bout de tissu sur le visage, quelles qu’en soient les conséquences possibles pour les autres, en particulier les «personnes fragiles».

Sortir du libéralisme autoritaire

Comment des écologistes conséquents ne voient-ils pas que cette «résistance» sous le seul cri de «liberté, liberté, liberté» reste prisonnière du cadre libéral-autoritaire qui nourrit le débat mortifère entre liberté et sécurité? Ce qui permet d’escamoter d’ores et déjà — et peut-être définitivement — le cadre démocratique dans lequel devrait se dérouler le débat essentiel : celui entre liberté et responsabilité. Car il ne s’agit pas de sécuriser collectivement la liberté individuelle de chacun à ne faire que ce qu’il entend, mais de construire démocratiquement l’articulation de nos libertés, individuelles comme collectives, avec un principe de responsabilité aussi bien vis-à-vis de l’avenir que des autres. C’est fondamental pour l’écologie, et pour son positionnement politique face aux épreuves collectives que le dérèglement climatique va multiplier. D’autant plus que tout le vice de l’autoritarisme de l’État libéral moderne est d’enfermer ses critiques dans des impasses — par effet de nasse — pour saper toute sortie, toute remise en cause, du capitalisme. Le discours de l’État sur le masque a plusieurs fois changé depuis le début de la pandémie.

Contre l’«autoritarisme sanitaire» dont nous faisons le constat depuis mars 2020, nous prônons donc une démocratie sanitaire, dont les débats contradictoires seront fondés sur des connaissances mieux diffusées, plutôt que sur des «certitudes» ânonnées sans relâche comme des dogmes (et qui d’ailleurs n’ont cessé de varier au gré de la communication officielle, des incertitudes sur la transmission du virus par les vaccinés à la dangerosité de tel vaccin), et surtout qui serait construite avec les personnes concernées, mieux à même d’arbitrer entre des contraintes aussi lourdes, scientifiques, personnel médical, association de patients, etc.

La voie démocratique pour échapper à l’étau

Ce que notre situation de crise révèle en effet, c’est qu’il est ardu d’échapper à l’étau tragique entre des scientifiques, dont l’expertise ne doit pas faire décision politique, et des politiques, dont le pouvoir n’a pas le monopole d’une compétence dont chacun·e est doté·e quand il s’agit de penser et d’agir réellement pour et avec les autres. Seule la voie démocratique peut permettre de déjouer cet écueil, lorsqu’elle est animée par une «population éclairée [capable de] se prendre concrètement en charge en résistant au pouvoir, qui infantilise à force de consignes obligatoires, comme aux médias, qui terrorisent à force d’informations ressassées et presque toujours contredites ».

Cette voie démocratique à laquelle nous tenons, nous devons la faire vivre dans les espaces collectifs et militants auxquels nous participons et que nous animons, mais c’est la société tout entière qui devrait s’en emparer, quelles que soient les difficultés, car il y va, fondamentalement, de nos valeurs politiques de liberté et d’humanité.

En Tunisie, une jeunesse contrainte à l’exil pour fuir la misère

En Tunisie, la question de l’immigration est toujours très présente à la faveur d’une crise économique et politique qui s’éternise. En juillet, environ 4 000 personnes ont rejoint l’Italie depuis la Tunisie. Près de 60% sont des Tunisiens, dont 20% de mineurs.

Dans le quartier de Bab Souika, à Tunis, il n’y a pas besoin de chercher longtemps pour trouver des jeunes qui pensent à quitter le pays. Maher, 25 ans, habite ces faubourgs de la Medina et n’a que cette idée en tête : « Évidemment, j’aimerais bien immigrer pour améliorer ma situation, comme tout le monde ici. Les gens veulent partir, de n’importe quelle manière, même clandestinement. »

Maher n’a pas peur de prendre la mer, malgré les dangers. « C’est quoi le problème ? Si je meurs dans la mer, ça ne me dérange pas. De toute façon, c’est comme vivre ici. Ça ne ferait pas de différence. Si Dieu le décide ainsi, je mourrai. »

Un avenir pour sa fille

Ils sont très nombreux dans ce cas. Le phénomène s’amplifie selon les organisations locales des droits des migrants. La crise économique accentuée par la pandémie de Covid-19 n’a pas fait baisser les velléités de départ. « Les jeunes de mon quartier sont tous partis. Il y a ceux qui sont arrivés et d’autres qui sont morts », explique encore Maher.

Le jeune homme est grand, le teint sombre, des tatouages sur les jambes. Il n’a pas de diplôme et ne trouve pas de travail. Divorcé faute de pouvoir alimenter son foyer, il souhaite une vie meilleure pour sa fille.

« Moi-même si j’avais un garçon, je l’enverrais à l’étranger parce qu’ici c’est comme être en prison. Ma fille, si je vois qu’il n’y a pas d’avenir pour elle, je la ferai partir clandestinement. Et s’il le faut, je l’accompagnerai dans le bateau. »

En juillet, ce sont près de 4 000 migrants partis de Tunisie qui sont arrivés sur les côtes italiennes.

Infomigrants

Fracture sociale vaccinale

École, travail… Pourquoi le pass sanitaire risque de renforcer l’exclusion des plus pauvres

Représentants sociaux et institutions dénoncent le risque d’effets indésirables du pass sanitaire sur les inégalités

Le HuffPost

CORONAVIRUS – Responsable du Secours populaire dans le Puy-de-Dôme, Nicole Rouvert est déchirée lorsqu’elle repense à cette famille, refusée à l’entrée d’un parc animalier. “Ils n’avaient pas de pass sanitaire”, se remémore l’aidante. L’initiative de l’association caritative devait permettre aux plus précaires de profiter du lieu, une occasion rare. Résultat: certains n’ont même pas franchi les portes du bus qui les y conduisait.

Comme Nicole Rouvert, de nombreux acteurs sanitaires et sociaux craignent que l’extension du pass sanitaire n’exclue davantage les plus démunis, déjà moins vaccinés contre le Covid-19 que le reste de la population. “Il faut que tout le monde puisse se faire vacciner, mais il faut faire plus de pédagogie et ne pas infliger une double peine à des personnes qui déjà, se privent de tout”, confie-t-elle à l’AFP.

Face à la flambée de l’épidémie de Covid-19, le pass sanitaire, déjà obligatoire depuis le 21 juillet dans les lieux culturels et de loisirs, doit être étendu dès le 9 août aux cafés, restaurants, aux TGV et Intercités, vols intérieurs ainsi qu’aux patients non urgents et visiteurs dans les établissements de santé et maisons de retraite. Le périmètre est encore variable, il dépend de la décision du Conseil constitutionnel, saisi par le gouvernement et des députés de gauche. Elle devrait être rendue jeudi 5 août. La Suite Après Cette Publicité

Le pass va “accroître encore un peu plus les inégalités sociales”

En attendant, l’aile gauche de l’opposition conteste la généralisation “disproportionnée” du pass, marquant “plusieurs ruptures du principe d’égalité”, menaçant de se transformer en double peine pour les plus pauvres.

Pour le député communiste de Seine-Saint-Denis, Stéphane Peu, “le pass sanitaire risque d’exclure davantage”. Au sein des entreprises, d’abord. Selon lui, “la loi introduit également dans le Code du travail une différenciation entre les salariés en CDD ou intérimaires et les autres, avec une menace de perte sèche d’emploi” en cas de non-vaccination.

Autre sujet d’inquiétude, l’école. Le nouveau protocole sanitaire va “accroître encore un peu plus les inégalités sociales”, selon ce député. En effet, les collégiens, à partir de la 5e, et lycéens non vaccinés devront suivre les cours à distance si un cas de Covid était détecté dans leur classe.La Suite Après Cette Publicité

Dans un avis paru le 20 juillet, la Défenseur des droits alerte, elle aussi: “Les nouvelles mesures comportent le risque d’être à la fois plus dures pour les publics précaires et d’engendrer ou accroître de nouvelles inégalités”, écrit Claire Hédon.

Une fracture sociale vaccinale

Dans Le Monde du 25 juillet, le géographe de la santé Emmanuel Vigneron s’appuyait sur les dernières données de l’Assurance maladie pour mettre au jour les disparités vaccinales. La France est bien plus vaccinée dans l’Ouest et le Nord et en retard dans le Sud-Est, la couverture vaccinale est meilleure dans les villes qu’aux périphéries et est plus forte dans les communes les plus aisées que dans les plus défavorisées.

Un écart qui ne relève pas majoritairement de l’hésitation ou de l’opposition, selon Stéphane Peu: “La Seine-Saint-Denis est le département le plus contaminé et le moins vacciné, pas parce qu’il y a plus d’antivax. Dans ce département, 30% des habitants n’ont pas de médecin traitant”, insiste le député communiste. La Suite Après Cette Publicité

“La carte des plus faibles vaccinations recoupe celle de la pauvreté, de la fracture numérique, de l’accès aux services publics. Les nouvelles mesures comportent ainsi le risque d’être à la fois plus dures pour les publics précaires et d’engendrer ou accroître de nouvelles inégalités”, souligne la Défenseur des droits, Claire Hédon, qui s’interroge “sur les moyens supplémentaires qui seront mis en place pour toucher les personnes en situation de pauvreté”.

Lundi, l’Ordre des médecins s’est également “vivement” inquiété “des conditions de la mise en œuvre” du pass sanitaire dans les établissements de santé “qui ne doit pas priver des patients de soins”. Une étude de la Dress (le service statistique des ministères sanitaires et sociaux), parue en juillet, montre que les personnes pauvres ont trois fois plus de risques de renoncer à des soins que les autres.

“Il faut plus de moyens pour aller vers ces personnes et les convaincre”, insiste Franck Dubois, responsable des solidarités familiales au Secours catholique. “Le pass sanitaire enfante les inégalités: les pouvoirs publics, en voulant nous protéger, ne font que les accroître.”

L’essentiel de la nouvelle loi antiterroriste validé par le Conseil constitutionnel


Le siège du Conseil constitutionnel à Paris, le 15 octobre 2018. (BERTRAND GUAY/AFP)


Le Parlement avait définitivement adopté cette loi le 22 juillet dernier.


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Ukraine : un militant bélarusse retrouvé pendu, son organisation accuse Minsk


Ukraine : un militant bélarusse retrouvé pendu, son organisation accuse Minsk


Le directeur d’une ONG aidant des opposants au régime bélarusse a été retrouvé pendu mardi en Ukraine, selon la police ukrainienne en charge de l’enquête, l’organisation du militant dénonçant pour sa part un assassinat orchestré par Minsk.


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Révoltes dans les centres de rétention : le gouvernement jette de l’huile sur le feu

COLOMBIE : RETOUR À CALI, L’ÉPICENTRE D’UNE RÉPRESSION VIOLENTE

Des manifestants sont rassemblés la nuit dans l’un des « points de résistance » de la ville de Cali, 2021 / ©Amnesty International – Christian EscobarMora

D’importantes manifestations ont éclaté en Colombie depuis avril. Elles ont été réprimées violemment par les autorités. Retour dans la ville de Cali, épicentre de la contestation.


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Pologne: la chaîne d’information en continu TVN24 dans le viseur du gouvernement


Studio de la chaîne d’information en continu TVN24 à Varsovie, en Pologne. REUTERS – JAKUB STEZYCKI


En Pologne, près de 400 journalistes ont signé un appel pour défendre l’indépendance de la chaîne de télévision privée TVN24. La première chaîne d’information du pays, propriété du groupe américain Discovery, est menacée par le gouvernement conservateur. Le gouvernement est accusé de vouloir mettre la main sur les médias indépendants du pays, jugés trop critiques.


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« Il s’est suicidé juste pour ça ? »

Par Nicolas Richen

« L’isolement alimente la mort, la solidarité alimente la vie. » Kypseli (Athènes), juillet 2021.


Lundi 12 juillet 2021, nous avons appris le suicide de Sahil, dans son appartement de Patissia (Athènes). Sahil avait 24 ans et travaillait à Teleperformance. Du Jammu-et-Cachemire, en passant par l’Inde jusqu’en Europe, des politiques d’épuisement et d’asphyxie lui ont rendu la vie impossible. Sahil était un battant; il nous faisait tellement rire et prenait toujours soin des autres. Notre ami rêvait d’être un top modèle, de rencontrer l’amour. Sa mort n’est pas un accident. 


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