À Calais, le 11 octobre 2021, un prêtre et deux militants ont entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions de vie des migrants. Crédit : Capture d’écran Youtube
Depuis le 11 octobre, ils ne mangent ni n’avalent rien, à part de l’eau. Le prêtre jésuite Philippe Demeestère et deux autres militants associatifs ont entamé une grève de la faim pour réclamer l’arrêt des maltraitances des migrants de Calais. Onze jours plus tard, les récentes annonces du préfet n’ont pas suffi à mettre fin à leur grève.
A Notre-Dame-de-l’Osier, le 15 octobre. (Antoine Merlet/Hans Lucas pour Libération)
Les élus, associations et habitants qui ont décidé d’accueillir des exilés dans leur village ont compris qu’il s’agissait d’une chance et non pas d’une menace.
C’est le récit de quatre villages de la Nièvre, de l’Isère, d’Alsace et du Puy-de-Dôme qui ont accueilli des réfugiés ou des demandeurs d’asile. Cela aurait pu être ailleurs. Ces quatre histoires de village racontent une France à contre-courant des obsessions identitaires de l’ancien journaliste d’extrême droite Eric Zemmour, loin des peurs de l’étranger et du repli sur soi qu’il cultive. Les armes des élus, des associations, des habitants qui ont décidé d’accueillir ces migrants ? La première est cette part d’humanité qui les habite, cette émotion devant la détresse de ces Afghans, Nigérians ou Congolais qui leur a d’abord tordu le ventre, puis fait réfléchir. Et si on les accueillait ?
Le camp de Grande-Synthe a subi de plein fouet le passage de la tempête Aurore. Crédit : Utopia 56
La tempête Aurore qui a frappé le nord de la France dans la nuit de mercredi à jeudi n’a pas épargné les camps de fortune, notamment à Grande-Synthe et Calais, où vivent presqu’un millier de migrants dans les bois. De nombreux exilés « en détresse » ont appelé toute la nuit les ONG pour obtenir de l’aide. Leurs abris ont été détruits par la force du vent et les tentes n’ont pas résisté aux fortes pluie.
La Pologne a envoyé des centaines de soldats supplémentaires à sa frontière avec la Biélorussie. Crédit : Picture alliance
Actuellement, près de 6 000 soldats polonais ont été appelés en renfort près de la Biélorussie, en plus des gardes qui surveillent déjà la zone. Une mesure qui renforce encore un peu plus l’ultra-militarisation de la frontière.
Un garde-frontière polonais face à des migrants du côté de la Biélorussie, le 29 septembre 2021. (VIKTOR TOLOCHKO / SPUTNIK / AFP)
Depuis le mois d’août, des milliers de migrants, originaires pour la plupart du Moyen-Orient et d’Afrique, tentent de franchir la frontière polonaise depuis la Biélorussie. Ils sont reconduits manu militari.
La marionnette Amal, 9 ans, jeune réfugiée syrienne, traverse 8000 km de Gaziantep à Manchester, pour changer la narration sur l’exil forcé. « The Walk » est un projet du Good Chance Theater, né dans la Jungle à Calais.
La hausse des salaires au Royaume-Uni, citée en exemple par la candidate du RN à la présidentielle, est une conséquence des crises du Covid-19 et du Brexit, par ailleurs à l’origine d’une grave pénurie de main-d’œuvre outre-Manche. Les études montrent que l’immigration a peu d’impact sur le chômage et les salaires. Sauf exceptions.
Des centaines de ressortissants étrangers en France se disent victimes d’une injustice : depuis mars dernier, impossible d’obtenir un visa dans le cadre du regroupement familial. Toutes ont pourtant reçu une réponse favorable en préfecture et n’ont reçu aucune explication à cette situation.
Le Conseil constitutionnel a confirmé la validité des amendes infligées aux compagnies de transport aérien et maritime qui refusent d’embarquer des étrangers en situation irrégulière pour les expulser du territoire.
Le gouvernement devrait renoncer à son approche inhumaine de la migration dans le nord de la France.
Deux jours après la publication, le 7 octobre, d’un rapport de Human Rights Watch documentant le traitement dégradant infligés aux migrants par les autorités françaises dans et autour de Calais, Gérald Darmanin a publiquement réfuté les conclusions du rapport déclarant qu’il s’agissait « manifestement de mensonges ». « Pas un policier et pas un gendarme sur la côte littorale n’a été poursuivi par la justice », a-t-il affirmé, avant de louer « l’humanité » de la police envers les migrants.
Une campagne nationale exhorte les provinces à annuler des contrats ouvrant la voie aux abus.
(Ottawa) – Les gouvernements des provinces canadiennes devraient résilier les contrats permettant la détention de personnes migrantes dans des prisons provinciales dans des conditions parfois abusives, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Amnistie internationale lors du lancement d’une campagne nationale conjointe, #BienvenueAuCanada.
Photo d’archive, prise lors d’un reportage dans le squat de la « Zone Libre » à Cenon en banlieue de Bordeaux. Crédit : InfoMigrants
15 jeunes hébergés par le 115 après avoir été expulsés du squat Kabako, à Bordeaux, ont été remis à la rue mardi 12 octobre. Ce jour-là, la préfecture leur a proposé de se présenter à un rendez-vous pour entrer dans un dispositif d’aide au retour volontaire. Or, tous ces jeunes sont en recours auprès du juge des enfants. Les associations dénoncent une entrave à l’accès aux droits.
L’ancien commissaire européen, candidat à l’investiture du parti Les Républicains pour la présidentielle, souhaite instaurer un moratoire sur l’immigration, d’une durée de trois à cinq ans, quitte à contester la primauté du droit européen. Un moratoire sur lequel Michel Barnier reste flou et qui nécessiterait une réforme particulièrement lourde.
Le cimetière de migrants anonymes de Sidiro, à la frontière turque. Crédit : InfoMigrants
Depuis plusieurs années, les corps de migrants non-identifiés reposent à Sidiro, un petit village grec à quelques kilomètres de la frontière turque. Beaucoup sont morts noyés en tentant de traverser l’Evros, d’autres sont décédés d’hypothermie ou ont été victimes d’accidents de la route. Il y aurait 200 corps enterrés dans le village, sans nom et sans date.
Dans une directive mise à jour début octobre, le Home Office, l’équivalent du ministère de l’Intérieur, revoit sa position sur la demande d’asile des Afghans. La situation de violence dans le pays y est jugée restreinte, les ressortissants devront dès lors démontrer des « motifs spécifiques » de persécution pour demander une protection internationale. Pour les ONG et avocats spécialisés, la voie est ouverte à la reprise des retours forcés.
En 2020, les traversées et tentatives de traversées dans la Manche avaient concerné 9 500 personnes, contre 2 300 en 2019 et 600 en 2018. (Photo d’illustration). (Matt Dunham/AP)
Ils ont été sauvés au large du détroit du Pas-de-Calais ces trois derniers jours par les autorités françaises et britanniques, au cours de plusieurs dizaine d’opérations.
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À la frontière entre la Croatie et la Bosnie, des violences perpétrées sur des migrants sont dénoncées par des ONG. Une enquête est ouverte pour déterminer les responsables de ces actes.
Alors que les femmes ne représentaient que 8% des Ivoiriens ayant débarqué en 2015, elles représentent 46% du total en 2019. Crédit : Reuters
À partir de juin 2022, les ressortissants de Côte d’Ivoire ne pourront plus obtenir, sauf exception, le statut de réfugié. Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a acté officiellement, au motif d’une stabilité retrouvée dans le pays, cette recommandation. Un programme de retour volontaire est d’ores et déjà déployé au Libéria.
Nous ne pouvons qu’être dubitatifs devant cette « stabilité » retrouvée lorsque la seule section LDH de l’Aube a reçu, parmi les nouvelles et nouveaux demandeurs d’asile qui l’ont sollicitée, 31 personnes originaires de Côte d’Ivoire entre novembre 2020 et septembre 2021. Le nombre de ces demandes est loin d’être en réduction. Par comparaison, nous n’en comptons pour la même période que 10 venant d’Afghanistan…
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