Les corps des migrants ont été déposés au port d’Arguineguin, avant d’être pris en charge par les services funéraires de l’île. Crédit : Reuters
Sept migrants ont été retrouvés morts samedi dans une embarcation faisant route vers l’archipel des Canaries. Un huitième est décédé à terre, ont indiqué les services de secours espagnols.
Nous vous invitons à consulter dans les mêmes pages ces TÉMOIGNAGES rendant compte de la réalité des conditions que connaissent les migrants dans leur lutte pour la survie,
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Si la France n’a pas de leçon à recevoir des Britanniques, Gérald Darmanin mérite de réviser son histoire de France et en particulier le chapitre sur l’immigration. Patrick Weil est l’auteur d’un texte sur la politique française d’immigrationde novembre 1988 dans la revue Pouvoirs, qu’il est utile à chacun de relire aujourd’hui pour bien comprendre le phénomène et pour constater combien est inquiétante l’évolution actuelle des esprits. Patrick Weil a d’ailleurs récemment rappelé que « L’immigration, c’est de l’addition, pas du remplacement ».
Les Britanniques « doivent arrêter de nous prendre pour des punching-balls de politique intérieure », a lancé Gérald Darmanin ce lundi matin sur CNews. (Ludovic Marin/Pool/EPA)
Gérald Darmanin est revenu ce lundi matin sur la crise entre la France et la Grande-Bretagne concernant les migrants qui tentent de traverser la Manche. Le ministre de l’Intérieur recevra dans la soirée son homologue britannique.
L’arrivée de plusieurs milliers de migrants à la frontière polonaise, orchestrée par le régime d’Alexandre Loukachenko, provoque une situation humanitaire dramatique et des tensions diplomatiques entre Minsk et l’Union européenne.
Retour en images en images sur une semaine de tensions.
Un film qui fait le point sur une réalité prégnante, mais méconnue : le mauvais accueil fait à ceux qui rentrent, soupçonnés d’avoir démérité et souvent mis au ban de la société.
La honte de l’échec forme ainsi comme une sorte de prison mentale pour les migrants, auxquels il faut un grand courage pour rentrer et affronter l’opprobre. Beaucoup n’y parviennent pas, préférant vivre une vie de misère dans un « eldorado » qui se referme sur eux comme un piège.
La réalisatrice camerounaise Mary-Noël Niba montre un aspect des migrations rarement pris en compte par les commentateurs en donnant la parole à ceux, plus nombreux qu’on le croit, qui reviennent au pays, laminés par leur expérience.
A Briançon (Hautes-Alpes), la situation est dramatique : le 24 octobre, le lieu d’accueil d’urgence des personnes en parcours d’exil a dû interrompre l’accueil pour faire face à des arrivées dépassant largement ses capacités d’accueil (= de 200 personnes présentes pour une capacité de 80).
Depuis 2015, citoyens Briançonnais et associations solidaires locales et nationales, se mobilisent pour accueillir les personnes en parcours d’exil et pour éviter des drames inhérents à la traversée périlleuse de la montagne. Particulièrement en période hivernale, ils s’inquiètent car de plus en plus de familles (afghanes, iraniennes…) avec de très jeunes enfants traversent les Alpes.
Le 4 novembre, alors que les premières neiges tombent à Briançon, 60 personnes ont dû être hébergées dans un centre paroissial et sous tentes. Malgré de très nombreuses demandes, les pouvoirs publics ne répondent pas au besoin de solutions d’hébergements d’urgence complémentaires dans les plus brefs délais.
En dépit de la dangerosité des routes d’exil, un nombre croissant de femmes, fuyant des violences souvent fondées sur leur genre, cherchent protection en France. Leurs conditions d’intégration les confrontent souvent à de nouvelles épreuves pouvant les fragiliser.
La prise de conscience de l’existence de besoins spécifiques aux femmes migrantes progresse néanmoins et a permis, ces dernières années, le développement de mesures gouvernementales ciblées et d’initiatives citoyennes bienvenues. Mais les besoins sont importants, et la marche à franchir reste haute.
Les femmes rencontrent de nombreuses difficultés, notamment dans l’accès à une prise en charge et à un hébergement adéquat quand elles sont seules, avec ou sans enfants, dans l’apprentissage de la langue et pour leur insertion professionnelle, mais aussi dans l’accès aux soins, tout particulièrement concernant la santé sexuelle. Leur parcours et leurs batailles démontrent la force et la résilience dont elles font preuve.
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C’est le premier jugement rendu suite aux vingt-trois recours intentés en 2021 par nos organisations contre des préfectures, dans l’hexagone et dans les Outre-mer : une nouvelle fois et à l’encontre de la politique du ministère de l’intérieur, la justice ordonne à l’administration de permettre aux personnes qui demandent un titre de séjour de le faire de façon non dématérialisée.
Le gouvernement continue d’encourager la dématérialisation progressive et exclusive des démarches administratives, notamment pour l’accès aux titres de séjour. Derrière une modernisation de façade, l’accueil et l’accompagnement humain dans les services étrangers des préfectures se fait de plus en plus rare et minimal.
De nombreuses personnes restent ou deviennent sans-papiers à cause de l’impossibilité de formuler leur demande de titre de séjour.
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A l’approche de l’hiver, la situation s’aggrave encore à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, où des milliers de migrants tentent d’entrer.
Les tensions sont très vives entre les deux pays et la frontière est en voie de militarisation avancée.
Des centaines de tentes formant un vaste camp de fortune, plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants entassés, et des tentatives de plus en plus violentes de forcer les barrières et les rouleaux de fils barbelés de la frontière est de l’Union européenne (UE) : la tension à la frontière polono-biélorusse n’a cessé de croître, tout au long de la journée du lundi 8 novembre.
Une assemblée générale est organisée par la CGT et les grévistes sans-papiers lundi 1er novembre 2021 à l’hôtel de ville de Bobigny. Crédit : InfoMigrants
Des travailleurs sans-papiers de l’entreprise de ramassage de déchets, Sépur, sont en grève depuis le 11 octobre. Ils réclament leur régularisation pour mettre fin, entre autres, à des pratiques de racket. Plusieurs d’entres eux se disent victimes d’extorsion par leurs chefs de dépôt. Ils prévoient de déposer plainte.
Le gouvernement s’est engagé mardi à proposer « systématiquement » un hébergement aux migrants délogés de leurs campements de fortune à Calais. Mais ces annonces n’ont pas convaincu les humanitaires, au 23e jour d’une grève de la faim initiée par trois militants associatifs.
En 2020, les traversées et tentatives de traversées avaient concerné quelque 9 500 personnes, contre 2 300 en 2019 et 600 en 2018 – ici, à Calais, le 14 octobre. CHRISTOPHE ENA / AP
Les opérations de secours, et de reconduction vers la côte française, ont eu lieu mardi. Depuis la fin de 2018, les traversées illégales se multiplient.
Le cimetière « Jardin d’Afrique » compte déjà environ 500 tombes, pour une capacité de 800 places. Crédit : Dana Alboz / InfoMigrants
La ville de Zarzis dans le sud de la Tunisie prend en charge l’immense majorité des corps de migrants rejetés par la mer sur les différentes plages du sud du pays. Un fardeau pour la petite municipalité qui dit manquer de moyens. Deux cimetières d’exilés sont aujourd’hui visibles à Zarzis. Ils comptent à eux deux près de 1 000 corps, et arrivent à saturation.
Le Parlement polonais a donné vendredi son feu vert définitif au projet gouvernemental de construction d’un mur à la frontière avec la Biélorussie pour empêcher les migrants et les réfugiés de passer en Pologne.
Les trois grévistes de la faim réclament l’arrêt définitif des démantèlements de campements. Crédit : capture d’écran Youtube
À l’issue de deux jours de discussions entre les trois grévistes de la faim à Calais et Didier Leschi, le directeur de l’Ofii, aucune solution n’a été trouvée. Les premiers réclament l’arrêt des expulsions des camps de migrants, le second propose de prévenir les exilés avant les démantèlements pour qu’ils aient le temps de rassembler leurs affaires. Le dialogue est dans l’impasse.
Alors que l’association d’aide aux migrants Utopia 56 a organisé une manifestation sur l’Esplanade de la Libération, afin de réclamer « un hébergement digne » pour plusieurs dizaines de personnes SDF, la préfecture de police de Paris est intervenue.
Le ministère de l’Economie, à Paris. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)
« La contribution des immigrés sous la forme d’impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation », conclut l’organisation dans son rapport.
Quel est « l’impact budgétaire » de l’immigration pour un État ? L’OCDE a publié, jeudi 28 octobre, une étude sur le sujet. En faisant le ratio entre les contributions versées par les immigrés et les dépenses publiques de l’État, elle conclut que le coût s’équilibre et qu’il peut même s’avérer positif.
Les deux militants et le prêtre en grève de la faim à Calais (Pas-de-Calais), le 18 octobre 2021. (MAXPPP)
Anaïs Vogel, Ludovic Holbein, Philippe Demeestère ont entamé une grève de la faim le 11 octobre dernier pour défendre le sort des migrants.
Le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), Didier Leschi, se rendra mercredi 27 octobre à Calais pour une mission de médiation, a annoncé mardi le ministère de l’Intérieur. Depuis 15 jours, Anaïs Vogel, Ludovic Holbein et le père Philippe Demeestère sont en grève de la faim dans l’église Saint-Pierre de Calais. Les grévistes réclament notamment l’arrêt des démantèlements des camps de migrants pendant la période hivernale.
D’importants moyens ont dû être déployés, samedi 23 octobre 2021, pour secourir 39 personnes dans la Manche. Crédit : @premar/Twitter
Plusieurs embarcations ont été secourues dans la nuit de lundi à mardi, dans la Manche, alors qu’elles tentaient de rejoindre les côtes britanniques. En tout, 71 personnes ont été ramenées à terre, saines et sauves. Côté britannique, un homme est toujours porté disparu après être tombé du bateau dans lequel il se trouvait.
La Pologne veut construire un mur 353 millions d’euros à la frontière avec la Biélorussie. Crédit : Reuters
Depuis Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Layen, a adressé à plusieurs pays de l’Union européenne une fin de non recevoir : l’Union européenne n’octroiera pas de financements pour la construction de murs et de barbelés à ses frontières. Récemment, la Pologne et la Lituanie avaient adressé à l’UE des factures pour l’érection de futures clôtures.