En chiffres, les dernières évolutions de l’immigration en France en 2021

En 2021, la France a expulsé davantage de migrants qu’en 2020. Crédit : Studio graphique FMM


Selon les chiffres délivrés par le ministère de l’Intérieur, la France a expulsé davantage de migrants qu’en 2020. Paris a dans le même temps accordé l’asile à de nombreux demandeurs (+70 %). InfoMigrants fait le point sur les données de l’immigration en 2021.

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À Grande-Synthe, un camp d’au moins 150 exilés « ratissé » à coups de tractopelles

Une fois les abris des exilés détruits, de grands tractopelles ramassent leurs affaires avant de les jeter, à Grande-Synthe, le 13 janvier 2021. Crédit : Capture d’écran / Human Rights Observers


Au moins 150 personnes, dont des familles avec enfants, ont été expulsées jeudi de leur lieu de vie informel situé à Grande-Synthe. D’après les associations, les autorités n’avaient ce matin-là qu’un objectif : « la destruction totale du lieu de vie », à grands renforts de bennes et de pelleteuses. Des expulsions « violentes » qui poussent les exilés à fuir par la mer, au péril de leur vie.

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La France a procédé au « retour volontaire » de 5 000 migrants en 2021


Un passager à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Crédit : Reuters


En 2021, quelque 5 000 étrangers en situation irrégulière ont bénéficié d’un « retour volontaire » vers leur pays d’origine, a annoncé mercredi le patron de l’Ofii, en dépit de la crise sanitaire qui complique ces départs. Ils étaient 8 000 en 2019.

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Un proprio met illégalement une famille à la rue puis la police la place en garde à vue

PAS DE TRÊVE HIVERNALE POUR EUX

Diawo, Inaya et leurs deux enfants ont été expulsés illégalement du squat qu’ils occupaient. Pour les aider, un voisin appelle la police… qui les a placés en garde à vue.

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Ensemble, protégeons nos élèves et nos collègues menacés d’expulsion!


RESF ARDENNES a lancé cette pétition adressée à Monsieur Alain BUCQUET (Préfet des Ardennes)


Nous sommes désormais de plus en plus nombreux, ces derniers mois dans les Ardennes à avoir vu avec effroi nos élèves, les amis de nos enfants, nos voisins ou nos camarades de classe menacés d’expulsion par l’application aveugle de procédures administratives. Nous sollicitons Monsieur Alain BUCQUET, Préfet des Ardennes pour la levée des expulsions et pour la régularisation des migrants concernés.

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Communiqués de la LDH

Un test ou la prison

Depuis octobre, des étrangers maintenus dans des centres de rétention administrative (CRA) ont été envoyés en prison pour avoir refusé un test PCR. Une pratique jugée « illégale » par les avocats en droit des étrangers qui dénoncent une violation « des droits fondamentaux ».

La cour du centre rétention du Mesnil Amelot, à proximité de l'aéroport de Roissy Charles-De-Gaulle en mai 2019. Crédit : InfoMigrants

« Cette mesure relève d’un détournement de la procédure pour permettre un enfermement sans fin ». « On fait comprendre aux étrangers que leur corps ne leur appartient plus. On espère les faire craquer en bafouant leurs droits fondamentaux ».

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Les transporteurs doivent payer des amendes s’ils refusent d’expulser des étrangers


(Illustration François Destoc)


Le Conseil constitutionnel a confirmé la validité des amendes infligées aux compagnies de transport aérien et maritime qui refusent d’embarquer des étrangers en situation irrégulière pour les expulser du territoire.

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La France expulse quatre Afghans vers la Bulgarie, des avocats craignent un renvoi en l’Afghanistan

Les Afghans expulsés en Bulgarie risquent un renvoi vers leur pays d’origine. Crédit : Pixabay


Quatre Afghans ont été renvoyés lundi par la France vers la Bulgarie, dans le cadre du règlement Dublin qui permet de reconduire vers le premier pays d’arrivée en Europe les demandeurs d’asile. Des avocats redoutent que ces Afghans soient expulsés dans leur pays d’origine, la Bulgarie n’ayant pas suspendu ses renvois vers l’Afghanistan malgré la prise de pouvoir des Taliban.

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Jeunes majeurs, la situation ne cesse d’empirer

par Maryvonne Blum et Rémy Dufaut



La presse locale faisait état il y a quelques jours (L’Est-Eclair/Libération-Champagne du 16/09/2021) de la situation désespérée d’un nombre croissant de jeunes réfugiés qui montrent pourtant par leur comportement exemplaire et leurs succès scolaires ou d’apprentissage leur véritable volonté de s’intégrer en France, pays des Droits de l’Homme.

Dès leur majorité, ils reçoivent un courrier de la préfecture (OQTF) les obligeant à quitter le territoire français et à retourner dans leurs pays d’origine (Guinée, Mali, Côte d’Ivoire…), pays souvent instables, qu’ils ont quittés dans des conditions difficiles.

Les nouvelles directives gouvernementales ne cessent de se durcir depuis quelques mois (avec suspicion quasi systématique de l’authenticité des documents d’état civil). La crise sanitaire ne peut pas justifier cet état de fait, d’autant que nombre de ces jeunes gens se trouvaient alors en première ligne dans les entreprises d’alimentation (boucheries et boulangeries) notamment.

Le 13 septembre, le boulanger troyen Frédéric Bouchery a lancé une pétition sur change.org, qui a reçu à ce jour près de 23000 signatures.



Un reportage a été diffusé sur France 3, le 21 septembre, montrant combien les décisions de l’administration française peuvent bouleverser le destin d’un apprenti.

Pour ne citer que quelques exemples, comment comprendre que Mohamed Kanga (boucherie), Oumar Konaté (boulangerie), Abou Karaboue (maçonnerie) et tant d’autres jeunes apprentis se retrouvent brutalement dans l’obligation de mettre fin à des années d’efforts, justement récompensés, quand le contexte le permet, par les promesses d’embauche en CDI de leurs patrons formateurs ?

Ces jeunes sont autant abattus que leurs employeurs qui croyaient en eux et se réjouissaient d’avoir trouvé, parfois après plusieurs années de recherche, des apprentis à la hauteur des exigences de ces métiers indispensables à notre société.

L’État finance la formation de ces milliers de jeunes pour les renvoyer à 18 ans vers la précarité, voire la mort.

C’est intolérable et la LDH, que viennent consulter en désespoir de cause ces victimes de la machine à broyer administrative, est fermement décidée à ce que cesse ce massacre.

Associations, employeurs, formateurs, enseignants, éducateurs et citoyens engagés ne laisseront pas perdurer cette situation intolérable.

La mobilisation est en cours.

Les expulsions “indirectes” vers l’Afghanistan inquiètent les défenseurs des droits des exilés

La France n’expulse pas directement vers l’Afghanistan, mais renvoie en Croatie, en Autriche… des pays qui eux vont exécuter les mesures d’éloignement et où il n’y a aucune garantie sur l’examen des demandes d’asile. Hypocrisie…

Un Taliban armé surveille des personnes faisant la queue devant une banque de Kaboul, le 4 septembre 2021. Crédit : Reuters
Car si la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède ou la Finlande ont indiqué clairement qu’ils cessaient ces expulsions, nombre d’autres membres des 27 ne se sont pas positionnés officiellement, entretenant une zone d’ombre sur l’avenir de ces migrants.

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Un porte-parole taliban affirme que les Afghans expulsés d’Europe seront « traduits en justice »


Les Taliban affirment qu’ils respecteront les droits de l’homme. Crédit : kyodo/picture-alliance


Dans une déclaration au journal autrichien Kronen Zeitung, Zabihullah Mujahid, l’une des plus importantes voix des Taliban à Kaboul, a déclaré que les Afghans déboutés du droit d’asile en Europe et expulsés vers l’Afghanistan seraient traduits en justice.

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Un jeune Afghan expulsé vers l’Autriche, malgré les risques de renvoi en Afghanistan


Des manifestants dénoncent les expulsions vers l’Afghanistan devant le ministère autrichien des Affaires étrangères. Crédit : DW/K. Trail


Un jeune homme afghan a été expulsé, mardi, vers l’Autriche, au titre du règlement Dublin, malgré le risque que Vienne le renvoie ensuite en Afghanistan. Contrairement à d’autres pays européens, l’Autriche n’a pas suspendu les renvois d’Afghans vers Kaboul. La Cimade dénonce une attitude « particulièrement cynique ».

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Changement de programme : les Pays-Bas et l’Allemagne annoncent le gel des expulsions vers l’Afghanistan

(Combattants talibans en 2012©MAXPPP)



AMSTERDAM, 11 août (Reuters) – Les Pays-Bas et l’Allemagne ont brutalement changé de cap mercredi et ont déclaré qu’ils n’expulseraient pas pour le moment les citoyens afghans qui demandent l’asile, compte tenu de l’escalade rapide du conflit dans leur pays d’origine.

Les décisions de La Haye et de Berlin contredisent une lettre qu’ils avaient signée à la Commission européenne la semaine dernière, insistant sur leur droit d’expulser de force les demandeurs d’asile afghans dont le dossier avait été rejeté. lire la suite .

Le porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur, Steve Alter, a annoncé la nouvelle décision sur Twitter « à la lumière de la situation sécuritaire actuelle » en Afghanistan, quelques heures après que les journalistes ont appris lors d’une conférence de presse du gouvernement que les expulsions se poursuivraient malgré les avancées majeures des insurgés talibans. Lire la suite

Dans une lettre au Parlement, la vice-ministre néerlandaise de la Justice Ankie Broekers-Knol a déclaré que les Pays-Bas avaient prévu de mettre à jour leur politique sur l’Afghanistan en octobre mais avaient pris la décision maintenant « à la lumière de la situation qui se détériore rapidement » là-bas.

Les talibans, qui se battent pour réimposer une loi islamique stricte après leur éviction du pouvoir en 2001, ont réalisé des gains soudains et importants dans leur campagne pour vaincre le gouvernement de Kaboul alors que les forces étrangères dirigées par les États-Unis se retirent après une présence de 20 ans. Lire la suite

« La situation subit de tels changements et développements et est si incertaine pour la période à venir, que j’ai décidé d’imposer un gel des décisions et des expulsions » dans les cas d’asile en cours, a écrit Broekers-Knol.

Cependant, la Grèce, qui a cosigné la semaine dernière la lettre avec cinq autres pays de l’Union européenne, a déclaré mercredi que mettre fin à ces expulsions « enverrait le mauvais message » et encouragerait davantage d’Afghans à tenter de rejoindre l’Europe. Lire la suite

Les autres signataires de la lettre de la semaine dernière à la Commission européenne étaient la Belgique, l’Autriche et le Danemark.


Reportage de Toby Sterling et Holger Hansen ; Montage par Nick Macfie et Mark Heinrich

Traduction automatique


Et la France ?

Emmanuel Macron demande à expulser davantage d’étrangers en situation irrégulière


JACK GUEZ / AFP


Où l’on se rend compte que la campagne électorale est bien engagée sur le seul thème de la sécurité globale…


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Pour le droit au logement, l’arrêt des expulsions et contre le logement cher

L’histoire se répète inlassablement

Par Fabien TARRIT, maître de conférence à l’université Reims Champagne Ardenne.

Il était six heures, en ce matin gris et pluvieux, première heure à laquelle les expulsions sont autorisées, lorsque huit cars de CRS et autant de voitures de police sont venus en force pour évacuer sans ménagement 43 personnes qui occupaient quatre maisons abandonnées de l’allée Bocquaine. Il ne leur a pas fallu longtemps pour défoncer à coups de pied les portes des chambres où se trouvent des familles, des enfants en bas âge, comme s’il s’agissait de criminels. Ils étaient avertis que cet événement était imminent, ils savaient que la police allait venir les déloger, mais cela n’a pas empêché le stress, la peur de la violence policière et aussi, peut-être surtout, la peur de l’incertitude pour leurs vies et celles de leurs enfants. Parmi eux figurent 19 enfants, y compris des tout-petits, à qui il a été signifié que leur entrée dans le monde ne se fait pas par la grande porte. Depuis le début de l’été ces personnes s’étaient réfugiées ici, comme des abris de fortune, tant l’État se moque de l’obligation qui lui est faite d’un hébergement inconditionnel pour les personnes en situation de détresse.

La plupart des personnes ont été dispersées dans des hôtels, à Reims et dans son agglomération de Reims mais aussi à Châlons. Peut-être la crainte que le froid reproduise le drame de Djemla, décédée voici à peine deux ans sur un camp près de la rue Henri Paris. Six ont été conduits au commissariat, dont 5 ont été envoyés au centre de rétention administrative à Metz en vue d’une expulsion. Cette évacuation se déroulait une dizaine de jours après la révoltante agression faite contre les exilés de la place de la République, comme un écho, moins spectaculaire mais tout aussi traumatisant pour les victimes.

Très vite, une poignée de personnes se regroupaient, non pas pour s’opposer tant la résistance est illusoire face à un tel déploiement de force, qui leur interdisait de s’approcher, les contraignant à observer, de loin, impuissants. Ils venaient pour se renseigner, pour témoigner, pour transmettre, surtout pour s’inquiéter de l’avenir de ces personnes. Des destins qui s’échouent contre le mur de l’intolérance construit depuis si longtemps par des pouvoirs qui croient certainement que certaines vies humaines valent moins que d’autres.

Une histoire qui se répète, parc Saint-John Perse, rue Henri Paris, rue de Cernay, boulevard Wilson, allée César Franck, et tant d’autres lieux où des exilés ont cherché à trouver un refuge que l’État leur refusait. Avoir fui le danger qui les guettait dans leur pays n’a pas suffi à ce que leur soit accordée la protection, tant les conditions d’accueil se sont durcies ces dernières années, sur fond de racisme institutionnel.

Reims, 3 décembre 2020

Plus de 1 000 expulsions de lieux de vie informels en France : « Expulser pérennise la précarité »

Démantèlement d’un camp de migrants à Nantes. (archives) Crédit : Reuters

Ces douze derniers mois, plus de 1 000 expulsions d’habitats de fortune ont été recensées sur le territoire hexagonal malgré la crise sanitaire, relève un consortium d’associations. Parmi elles, Médecins du Monde dénonce une précarité toujours plus forte de ces populations expulsées.

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448 personnes sont expulsées de lieux de vie informels tous les jours depuis le début de la crise sanitaire

Stop aux expulsions de campements, squats et bidonvilles