Claire Hédon craint que le déremboursement des tests Covid ne devienne un obstacle à l’accès aux soins. (Lucile Boiron/Libération)
La défenseure des droits alerte sur la fermeture accélérée des services de proximité et dénonce la dématérialisation qui empêche de nombreux usagers moins connectés d’en bénéficier.
Les principales associations de l’économie sociale et solidaire (Emmaus, Coorace, etc.) qui ont créé 40 000 emplois non délocalisables sur le marché de la seconde main, demandent, dans une tribune au « Monde » à l’Etat, de ne pas abandonner la gestion des déchets, au secteur privé et commercial.
La presse locale faisait état il y a quelques jours (L’Est-Eclair/Libération-Champagne du 16/09/2021) de la situation désespérée d’un nombre croissant de jeunes réfugiés qui montrent pourtant par leur comportement exemplaire et leurs succès scolaires ou d’apprentissage leur véritable volonté de s’intégrer en France, pays des Droits de l’Homme.
Dès leur majorité, ils reçoivent un courrier de la préfecture (OQTF) les obligeant à quitter le territoire français et à retourner dans leurs pays d’origine (Guinée, Mali, Côte d’Ivoire…), pays souvent instables, qu’ils ont quittés dans des conditions difficiles.
Les nouvelles directives gouvernementales ne cessent de se durcir depuis quelques mois (avec suspicion quasi systématique de l’authenticité des documents d’état civil). La crise sanitaire ne peut pas justifier cet état de fait, d’autant que nombre de ces jeunes gens se trouvaient alors en première ligne dans les entreprises d’alimentation (boucheries et boulangeries) notamment.
Le 13 septembre, le boulanger troyen Frédéric Bouchery a lancé une pétition sur change.org, qui a reçu à ce jour près de 23000 signatures.
Un reportage a été diffusé sur France 3, le 21 septembre, montrant combien les décisions de l’administration française peuvent bouleverser le destin d’un apprenti.
Pour ne citer que quelques exemples, comment comprendre que Mohamed Kanga (boucherie), Oumar Konaté (boulangerie), Abou Karaboue (maçonnerie) et tant d’autres jeunes apprentis se retrouvent brutalement dans l’obligation de mettre fin à des années d’efforts, justement récompensés, quand le contexte le permet, par les promesses d’embauche en CDI de leurs patrons formateurs ?
Ces jeunes sont autant abattus que leurs employeurs qui croyaient en eux et se réjouissaient d’avoir trouvé, parfois après plusieurs années de recherche, des apprentis à la hauteur des exigences de ces métiers indispensables à notre société.
L’État finance la formation de ces milliers de jeunes pour les renvoyer à 18 ans vers la précarité, voire la mort.
C’est intolérable et la LDH, que viennent consulter en désespoir de cause ces victimes de la machine à broyer administrative, est fermement décidée à ce que cesse ce massacre.
Associations, employeurs, formateurs, enseignants, éducateurs et citoyens engagés ne laisseront pas perdurer cette situation intolérable.
La mobilisation est en cours.
Partager la publication "Jeunes majeurs, la situation ne cesse d’empirer"
Quelques jours seulement après son retour en Méditerranée centrale, l’Océan Viking de l’ONG SOS Méditerranée a porté secours à 129 personnes, dont une dizaine de femmes et une quinzaine d’enfants, au cours de quatre opérations de sauvetage menées durant le week-end des 18 et 19 septembre.
Plus de 1 000 décès en Méditerranée depuis le début de l’année
Les navires humanitaires (Ocean Viking, Sea Watch, Mare Jonio….) sillonnent une partie très limitée de la mer Méditerranée. La présence de ces ONG est loin d’être une garantie de secours pour les migrants qui veulent tenter la traversée depuis les côtes africaines. Beaucoup d’embarcations passent inaperçues dans l’immensité de la mer. Beaucoup de canots sombrent aussi sans avoir été repérés. La Méditerranée reste aujourd’hui la route maritime la plus meurtrière au monde.
Des migrants sur un canot pneumatique traversent illégalement la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne, le 11 septembre 2020. Crédit : AFP
Le gouvernement britannique, qui a fait de la lutte contre l’immigration une priorité depuis le Brexit, entend faire pression sur la France pour qu’elle laisse passer moins de migrants. De son côté, Paris a prévenu qu’aucun chantage du gouvernement britannique ne serait accepté.
Une famille afghane réunie en France après les évacuations de civils afghans de Kaboul, le 27 août 2021. Crédit : Reuters
Le Conseil d’État a estimé mercredi que des mesures supplémentaires pour la réunification familiale des Afghans n’étaient pas nécessaires, compte tenu des mesures annoncées par les autorités. Certaines familles attendent depuis plusieurs années de faire venir un proche en France.
Un programme global de réinstallation des réfugié·e·s est nécessaire de toute urgence. Tous les gouvernements devraient veiller à ce que les Afghan·e·s menacé·e·s de persécution aient la possibilité de demander l’asile, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans un nouveau document « questions-réponses ».
Dans un centre d’accueil Emmaüs. (Cyril Zannettacci/Libération)
La ministre du Logement a annoncé un changement de logique dans l’accueil des SDF pour construire une politique de long terme. Aujourd’hui, ils sont plus de 200 000 à vivre en centre d’hébergement ou à l’hôtel.
Partager la publication "Le monde à l’envers : à peine les talibans ont-ils conquis l’Afghanistan que la Cour nationale du droit d’asile envisage de restreindre la protection des Afghan-es…"
Elle est arrivée à Tokyo samedi dernier après un périple de plusieurs jours pour fuir l’Afghanistan et le chaos de Kaboul. L’athlète de 22 ans concourra dans la nuit de mercredi 1er septembre à jeudi en para-taekwondo, catégorie -49kg.
Le député LR et candidat à la présidentielle, Éric Ciotti, interrogé sur franceinfo, a avancé plusieurs chiffres confus sur l’immigration. La cellule Vrai du Faux fait le point.
En pleine vague de Covid-19 qui fait plus de 200 victimes par jour, le pays de 21 millions d’habitants souffre de pénurie de denrées de première nécessité comme le riz, le sucre, le lait.
Pressés de quitter l’Afghanistan, les États-Unis ont fini par négocier avec les Taliban et marginaliser leurs alliés locaux. Pour beaucoup, considérer les Taliban comme un interlocuteur fiable ou dénigrer l’armée nationale afghane ressemble à un storytelling bien opportun à l’heure d’un départ précipité.
Entre Moscou et les talibans, un échange de bons intérêts
Des chefs talibans, à Moscou, le 9 juillet. (Dimitar Dilkoff/AFP)
Le Kremlin a assisté de loin à la débâcle du retrait américain après vingt ans de présence en Afghanistan, et tient sa ligne diplomatique habituelle : parler à toutes les parties et reconnaître la réalité du terrain.
Retrait d’Afghanistan : « La leçon, c’est qu’on ne combat pas le terrorisme en voulant recréer un État à partir de zéro », pour le politologue Olivier Roy
Evacuation d’Afghan à Kaboul (MICHAEL REYNOLDS / MAXPPP)
Olivier Roy estime que le retrait des troupes américaines d’Afghanistan montre qu' »on ne combat pas le terrorisme international en voulant recréer à partir de zéro un État moderne ».
Cette militante a choisi de rester en Afghanistan pour aider les femmes
Elle vit cachée depuis la conquête du pays par les talibans. Mais cette militante a choisi de rester en Afghanistan pour s’assurer que les femmes aient accès à l’éducation… Pashtana Durrani raconte.
Pressée de venir en aide à une trentaine de migrants coincés à sa frontière avec la Biélorussie, la Pologne a refusé et annoncé l’installation d’une « solide clôture ». (Jaap Arriens/AFP)
Plusieurs pays, dont la Turquie, la Grèce et la Pologne, ont annoncé un renforcement de leurs frontières pour prévenir les flux de migrants en provenance d’Afghanistan. Les Européens peinent à apporter une autre réponse que sécuritaire aux questions migratoires.
« Je vais frapper à chaque porte » : comment un étudiant franco-afghan installé à Paris aide ses compatriotes à fuir les talibans
Depuis l’épicerie d’un ami, dans le Xe arrondissement de Paris, Nassrola Youssfi remue ciel et terre pour aider des afghans à fuir leur pays, après la prise de pouvoir des talibans. (MATHILDE ANSQUER / RADIO FRANCE)
Depuis une épicerie du 10e arrondissement de Paris, Nassrola Youssfi reçoit des centaines de messages d’afghans, comptant sur cet étudiant en droit pour obtenir le statut de réfugié et fuir leur pays, avant l’ultimatum du 31 août.
Plus de 2 000 Afghans ont déjà été évacués vers la France
Des agents de l’Ofii accueillent des Afghans à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Crédit : Ofii
À l’heure où les opérations d’évacuation touchent à leur fin, environ 2 300 Afghans ont été exfiltrés vers la France depuis le 16 août, selon l’Ofii. Après une période de quarantaine, les ressortissants arrivés la semaine dernière, vont commencer les démarches de demande d’asile.
Le Conseil d’État juge inutile la prise de mesures urgentes pour les réunifications familiales
Dans une décision rendue ce jeudi 26 août, la plus haute juridiction administrative estime que pour les familles de réfugiés coincées à Kaboul, « la prise de nouvelles mesures pour faciliter l’obtention d’un visa serait sans conséquence » pour accélérer leurs procédures de réunification familiale.