À Calais, le 11 octobre 2021, un prêtre et deux militants ont entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions de vie des migrants. Crédit : Capture d’écran Youtube
Depuis le 11 octobre, ils ne mangent ni n’avalent rien, à part de l’eau. Le prêtre jésuite Philippe Demeestère et deux autres militants associatifs ont entamé une grève de la faim pour réclamer l’arrêt des maltraitances des migrants de Calais. Onze jours plus tard, les récentes annonces du préfet n’ont pas suffi à mettre fin à leur grève.
A Notre-Dame-de-l’Osier, le 15 octobre. (Antoine Merlet/Hans Lucas pour Libération)
Les élus, associations et habitants qui ont décidé d’accueillir des exilés dans leur village ont compris qu’il s’agissait d’une chance et non pas d’une menace.
C’est le récit de quatre villages de la Nièvre, de l’Isère, d’Alsace et du Puy-de-Dôme qui ont accueilli des réfugiés ou des demandeurs d’asile. Cela aurait pu être ailleurs. Ces quatre histoires de village racontent une France à contre-courant des obsessions identitaires de l’ancien journaliste d’extrême droite Eric Zemmour, loin des peurs de l’étranger et du repli sur soi qu’il cultive. Les armes des élus, des associations, des habitants qui ont décidé d’accueillir ces migrants ? La première est cette part d’humanité qui les habite, cette émotion devant la détresse de ces Afghans, Nigérians ou Congolais qui leur a d’abord tordu le ventre, puis fait réfléchir. Et si on les accueillait ?
Les agences de l’ONU et les gouvernements devraient renforcer leur assistance aux Afghans en danger.
(New York, le 21 octobre 2021) – Les Afghans en danger qui ont fui ou cherchent à fuir l’Afghanistan ont besoin d’un soutien international plus vigoureux, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch dans un nouveau document d’information politique. Les Nations Unies et les gouvernements concernés devraient renforcer l’assistance fournie aux réfugiés et demandeurs d’asile afghans, y compris ceux des pays voisins de l’Afghanistan, des pays de transit et des pays de réinstallation.
Les AESH avait déjà manifesté en avril 2021 pour une meilleure reconnaissance de leur métier, comme ici à Avignon (Vaucluse). (ISABELLE GAUDIN / FRANCE-BLEU VAUCLUSE)
Ils réclament des hausses de salaire et un vrai statut de fonctionnaire.
Un garde-frontière polonais face à des migrants du côté de la Biélorussie, le 29 septembre 2021. (VIKTOR TOLOCHKO / SPUTNIK / AFP)
Depuis le mois d’août, des milliers de migrants, originaires pour la plupart du Moyen-Orient et d’Afrique, tentent de franchir la frontière polonaise depuis la Biélorussie. Ils sont reconduits manu militari.
Collège du bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, l’établissement où enseignait Samuel Paty, le 30 octobre 2020. (ALICE KACHANER / FRANCE-INFO)
Plusieurs hommages sont rendus ce vendredi, à la veille du premier anniversaire de l’assassinat du professeur d’histoire-géographie.
« Chaque hommage, c’est se lever contre l’islamisme radical », a affirmé ce vendredi 15 octobre sur franceinfo maître Virginie Leroy, avocate de la famille de Samuel Paty, alors que plusieurs hommages seront rendus dans les établissements scolaires à la veille du premier anniversaire de l’assassinat du professeur d’histoire-géographie. Selon elle, « il n’y a pas de colère » chez la famille de Samuel Paty, mais « un grand sentiment d’injustice » et de la « peine ».
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Piège pour M. François Ruffin? S’il obtient la direction d’une mission parlementaire «sur les métiers du lien», le député insoumis est affublé, pour la mener à bien, de M. Bruno Bonnell, un des députés les plus caricaturaux du parti présidentiel. S’il refuse, c’en est fini de sa proposition de loi sur ce secteur pesant près de 2,5 millions d’emplois, occupés à 90% par des femmes, la plupart à temps partiel et payées largement au-dessous du salaire minimum (auxiliaires de vie sociale, accompagnatrices d’enfants en situation de handicap, agentes d’entretien). Dans ce «road-movie parlementaire», il paie une fois de plus de sa personne et fait «ami-ami» avec un député de la majorité, quitte à ce que certains les taxent de connivence. Entre Dieppe et Amiens, en plein confinement, ils écoutent et suivent ces femmes dans leurs tâches auprès de personnes âgées isolées pour qui elles représentent le dernier lien social. Ces travailleuses témoignent d’une grande humanité, malgré d’éprouvantes conditions de travail, tant dans le secteur public que privé. Il n’y aura pas de loi Ruffin. Mais elles auront pu ici se faire entendre, et même s’exprimer en chanson…
Danish est transgenre, Khalid est gay. Craignant pour leur vie sous le régime des talibans, les deux Afghans viennent d’être évacués vers le Pakistan. Voici leur histoire.
Dans une directive mise à jour début octobre, le Home Office, l’équivalent du ministère de l’Intérieur, revoit sa position sur la demande d’asile des Afghans. La situation de violence dans le pays y est jugée restreinte, les ressortissants devront dès lors démontrer des « motifs spécifiques » de persécution pour demander une protection internationale. Pour les ONG et avocats spécialisés, la voie est ouverte à la reprise des retours forcés.
En 2020, les traversées et tentatives de traversées dans la Manche avaient concerné 9 500 personnes, contre 2 300 en 2019 et 600 en 2018. (Photo d’illustration). (Matt Dunham/AP)
Ils ont été sauvés au large du détroit du Pas-de-Calais ces trois derniers jours par les autorités françaises et britanniques, au cours de plusieurs dizaine d’opérations.
Le sujet avait déjà été abordé en juin dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. (JACQUES WITT/SIPA)
En juin, le gouvernement avait privilégié un abattement forfaitaire de 5 000 euros sur les revenus du conjoint, soit un gain moyen estimé à 110 euros mensuels à partir du 1er janvier 2022.
Entre accusations de « sectarisme », « froideur technocratique » ou « cynisme » électoraliste, l’Assemblée nationale a rejeté une nouvelle fois ce jeudi 7 octobre « l’individualisation » de l’allocation adultes handicapés (AAH) des personnes en couple, au terme d’un débat mouvementé.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le 22 septembre 2021 à New York (Etats-Unis). (JOHN ANGELILLO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Cette inégalité d’accès « est le meilleur allié de la pandémie de Covid-19 », a prévenu Antonio Guterres, à l’occasion d’une conférence de presse commune avec le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Il faut se souvenir qu’en mars 2020, les hôpitaux ont demandé aux familles de venir chercher leur parent pour libérer des lits. Les aidants ont alors agi comme des co-soignants. Ils ont soutenu le système de santé en accueillant leur proche chez eux, en effectuant eux-mêmes les gestes médicaux. Une tribune de Claudie Kulak qui participera au Forum Libé mercredi 13 octobre.
En 2017, près de la Loire dans le cadre d’une série sur un groupe d’adultes handicapés mentaux. (Lilian Cazabet/Hans Lucas)
Quelques jours avant la journée mondiale de la santé mentale et une semaine après les Assises de la santé mentale, l’Unafam publie une étude montrant les difficultés de proches des malades et surtout des dispositifs d’aide, certes utiles, mais non accessibles.
L’ancien maire de Riace a été condamné le 30 septembre à 13 ans de prison par un tribunal italien. Crédit : Ansa
La condamnation, jeudi, de l’ancien maire de Riace en Calabre (sud de l’Italie), Domenico Lucano, à plus de 13 ans de prison pour incitation à l’immigration clandestine a provoqué une onde de choc en Italie. L’ancien édile est une figure emblématique de l’accueil et de l’intégration des migrants en Italie. Une politique qui lui avait valu d’être nommé troisième « meilleur maire au monde » en 2010, et parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde dans le classement du magazine Fortune.
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Sylvie apprend aux jeunes à lire et écrire. Crédit : InfoMigrants
L’association Droit à l’école dispense chaque jour, du lundi au samedi matin, des cours à des mineurs isolés étrangers déboutés de leur minorité et en attente de leur recours auprès du juge des enfants. « L’école des sans école » est une bouffée d’oxygène pour ces jeunes qui ont passé des mois sur la route de l’exil, mais aussi un tremplin avant d’intégrer un cursus de l’Éducation nationale. Reportage.
Deux mineurs tchadiens vivant dans les rues de Paris (archives). Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants
Le secrétaire d’État à l’Enfance Adrien Taquet a annoncé mercredi la poursuite temporaire de l’accompagnement des mineurs devenus majeurs par l’Aide sociale à l’enfance. En raison de la crise sanitaire, des milliers de jeunes ont rencontré des difficultés pour obtenir stage ou emploi et risquaient de se retrouver à la rue au 1er octobre.