Depuis octobre, des étrangers maintenus dans des centres de rétention administrative (CRA) ont été envoyés en prison pour avoir refusé un test PCR. Une pratique jugée « illégale » par les avocats en droit des étrangers qui dénoncent une violation « des droits fondamentaux ».
« Cette mesure relève d’un détournement de la procédure pour permettre un enfermement sans fin ». « On fait comprendre aux étrangers que leur corps ne leur appartient plus. On espère les faire craquer en bafouant leurs droits fondamentaux ».
« C’est aux frontières que les dysfonctionnements sont les plus visibles, les plus exacerbés. À Calais, on a l’impression que c’est une battue de sangliers, quand on va évacuer les campements ».
Le droit d’être soigné, titre de séjour ou pas: un rapport extrêmement sévère sur la politique française en matière migratoire. Le constat est « dramatique et alarmant ».
En dépit de la dangerosité des routes d’exil, un nombre croissant de femmes, fuyant des violences souvent fondées sur leur genre, cherchent protection en France. Leurs conditions d’intégration les confrontent souvent à de nouvelles épreuves pouvant les fragiliser.
La prise de conscience de l’existence de besoins spécifiques aux femmes migrantes progresse néanmoins et a permis, ces dernières années, le développement de mesures gouvernementales ciblées et d’initiatives citoyennes bienvenues. Mais les besoins sont importants, et la marche à franchir reste haute.
Les femmes rencontrent de nombreuses difficultés, notamment dans l’accès à une prise en charge et à un hébergement adéquat quand elles sont seules, avec ou sans enfants, dans l’apprentissage de la langue et pour leur insertion professionnelle, mais aussi dans l’accès aux soins, tout particulièrement concernant la santé sexuelle. Leur parcours et leurs batailles démontrent la force et la résilience dont elles font preuve.
Partager la publication "Le parcours des combattantes"
C’est le premier jugement rendu suite aux vingt-trois recours intentés en 2021 par nos organisations contre des préfectures, dans l’hexagone et dans les Outre-mer : une nouvelle fois et à l’encontre de la politique du ministère de l’intérieur, la justice ordonne à l’administration de permettre aux personnes qui demandent un titre de séjour de le faire de façon non dématérialisée.
Le gouvernement continue d’encourager la dématérialisation progressive et exclusive des démarches administratives, notamment pour l’accès aux titres de séjour. Derrière une modernisation de façade, l’accueil et l’accompagnement humain dans les services étrangers des préfectures se fait de plus en plus rare et minimal.
De nombreuses personnes restent ou deviennent sans-papiers à cause de l’impossibilité de formuler leur demande de titre de séjour.
Partager la publication "Dématérialisation imposée pour les titres de séjour : en Guyane, la justice oblige la préfecture à rendre le numérique facultatif"
La création du « référent égalité » était l’une des 10 mesures « phares » du gouvernement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Mais rares sont les lycées à avoir suivi la consigne.
La généralisation des référents égalité a été officialisée le 8 mars 2018. La mesure apparaît en premier dans la liste des “10 mesures phares” élaborées par le Comité interministériel chargé de travail sur l’égalité femmes-hommes. En novembre 2019, le dispositif a même été élargi aux administrations du service public.
Objectif du gouvernement: “assurer la transmission de la culture de l’égalité”. Réalité: trois ans après, moins d’un lycée sur trois a réellement un poste dédié à cette “grande cause” du quinquennat, selon l’enquête de l’organisation “#NousToutes” publiée lundi 8 novembre.
Pour avoir révélé la vérité sur la gestion du Covid-19 en Chine, cette journaliste a été emprisonnée et torturée. Son état de santé est désormais critique.
Elle a été reconnue coupable, en Chine, » d’avoir cherché à provoquer des conflits et troubles de l’ordre public »
A l’approche de l’hiver, la situation s’aggrave encore à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, où des milliers de migrants tentent d’entrer.
Les tensions sont très vives entre les deux pays et la frontière est en voie de militarisation avancée.
Des centaines de tentes formant un vaste camp de fortune, plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants entassés, et des tentatives de plus en plus violentes de forcer les barrières et les rouleaux de fils barbelés de la frontière est de l’Union européenne (UE) : la tension à la frontière polono-biélorusse n’a cessé de croître, tout au long de la journée du lundi 8 novembre.
Jeune écrivain sénégalais de 31 ans, vivant en France, Mohamed Mbougar Sarr a décroché mercredi 3 novembre avec son quatrième roman, « La Plus Secrète Mémoire des hommes », la plus prestigieuse récompense littéraire française, le prix Goncourt 2021. Mais si l’annone de cette consécration a d’abord recueilli des réactions enthousiastes, particulièrement de la part du président sénégalais Macky Sall, qui a félicité son compatriote, sur les réseaux sociaux sénégalais, Mbougar Sarr se fait depuis lyncher pour son précédent roman, « De purs hommes », consacré à l’homosexualité au Sénégal.
Portée par des médias complaisants, « l’irruption de Z. dans le jeu politique a sidéré le pays par sa brutalité autant que par sa fulgurance : prospérant sur un climat social anxiogène, il répand ouvertement le poison de ses idées, abaissant la conversation démocratique à un niveau inégalé depuis les années sombres d’avant-guerre ».
Un multi-condamné pour provocation à la discrimination ou à la haine raciale qui prône « le retour d’une société où l’homme blanc dominerait, où les frontières seraient étanches et les femmes aux fourneaux, tandis que les contre-pouvoirs seraient réduits au silence ».
En 2020, on n’a pas pu manifester. En 2021, on sera là.
RDV samedi 20 novembre pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles.
NousToutes est un collectif féministe ouvert à toutes et tous, constitué d’activistes dont l’objectif est d’en finir avec les violences sexistes et sexuelles dont sont massivement victimes les femmes et les enfants en France.
30 % des femmes sont victimes de harcèlement sexuel au travail. Une femme meurt tous les 2 jours assassinée par son compagnon ou son ex-compagnon. Qu’elles aient lieu à la maison, au travail ou dans la rue, les violences ne sont pas une fatalité. Jamais.
Avec cette manifestation, nous dirons notre exigence d’un monde dans lequel les violences n’ont pas leur place. Les femmes et les enfants, aujourd’hui victimes de violences, peuvent être protégé·e·s. Les femmes et les enfants en danger doivent être mis·es en sécurité. Les criminels doivent être condamnés, l’impunité doit cesser. L’éducation à l’égalité doit devenir une priorité.
Avec cette manifestation, nous rappellerons que c’est notre droit fondamental de vivre à l’abri des violences. Ce droit est chaque jour bafoué dans une indifférence qui nous sidère.
Avec cette manifestation, nous ferons entendre nos voix dans chaque famille, entreprise, administration, quartier, établissement scolaire et d’enseignement supérieur, établissement de santé et association. Dans tous les espaces de vie, la question des violences sexistes et sexuelles doit être posée. Et traitée.
Avec cette manifestation, nous porterons la voix de toutes celles qui, parmi nous, cumulent les violences en raison de leur situation de handicap, de vulnérabilité, de leur âge, de leur origine sociale, de leur statut de migrantes, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou parce qu’elles sont racisées
Partager la publication "Marche « NousToutes » 2021"
EuroMed Droits, anciennement le Réseau Euro-Méditerranéen pour les Droits Humains, est une organisation non-gouvernementale dédiée à la coopération et au dialogue entre et au sein des pays des deux rives de la Méditerranée.
EuroMed Droits est un réseau représentant 68 organisations des droits humains actives dans 30 pays. Le réseau a été fondé en 1997 à la suite de la Déclaration de Barcelone de 1995 par des organisations de la société civile qui souhaitaient s’investir dans la promotion des droits humains et de la démocratie dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen.
La mission d’EuroMed Droits est de développer et de renforcer des partenariats entre des organisations de la société civile, afin qu’elles coopèrent sur un pied d’égalité aux niveaux régional et national. En créant des opportunités de mise en réseau et en encourageant une telle coopération au sein de la société civile, EuroMed Droits vise à aider ces organisations à définir des stratégies communes, à promouvoir leurs messages et visions conjointes auprès des décideurs politiques et d’un public plus large, en vue de renforcer leur influence dans leur propre pays et au niveau international.
Dans sa stratégie 2018-2021, EuroMed Droits a identifié quatre thématiques de travail clés, à côté de son travail régulier sur certains pays du sud de la Méditerranée.
Ancien président de la LDH de 2000 à 2005 après en avoir été son secrétaire général de 1984 à 1995, président d’honneur de la LDH et d’EuroMed Droits, ancien vice-président de la FIDH, avocat, militant infatigable de la défense des droits de l’Homme en France et dans le monde, il était un des maillons essentiels de la LDH.
La LDH lui a rendu un hommage public le vendredi 5 novembre, de 18h à 21h, à la Maison du Barreau à Paris.
Partager la publication "Cérémonie d’hommage à Michel Tubiana vendredi 5 novembre 2021"
L’incapacité des gouvernements à protéger la planète, et le soutien continu à des industries qui détruisent l’environnement, constituent une attaque contre les droits humains à grande échelle.
La résolution reconnaissant comme droit humain le fait de bénéficier d’un environnement sûr, propre et sain, adoptée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, est porteuse d’espoir.
Avec l’adoption de cette résolution, le Conseil des droits de l’homme a enfin reconnu que la jouissance des droits humains dépend de l’environnement dans lequel nous vivons.
Les victimes pourraient être des activistes des droits des femmes qui cherchaient à fuir le pays.
Un porte-parole taliban a confirmé samedi 6 novembre le meurtre de quatre Afghanes dont les cadavres ont été retrouvés à Mazar-i-Sharif (Nord), alors que plusieurs assassinats d’activistes ont été rapportés récemment.
Le Festival des Solidarités est un rendez-vous international pour promouvoir et célébrer une solidarité ouverte au monde et aux autres.
Chaque année en novembre, des associations, collectivités, établissements scolaires, structures socio-culturelles, acteurs d’économie sociale, groupes de citoyen.ne.s, etc. organisent plus de 4 400 animations conviviales et engagées pour donner aux citoyen.ne.s de tout âge l’envie d’agir pour un monde juste, solidaire et durable.
L’édition 2021 se déroulera du vendredi 12 au dimanche 28 novembre !
C’est sous le nom de La Semaine de la solidarité internationale que ce grand temps fort de mobilisation a été lancé en 1998.
En 2017, après deux ans de réflexion collective et de concertations, le nom de l’événement est devenu Festival des Solidarités. Cette évolution met en avant la nécessaire continuité entre les échelles locale et internationale, et la volonté de mettre en avant la dimension conviviale et festive des différentes formes de solidarité.
Un festival résolument pédagogique
Au cœur de notre action : l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI), une démarche pédagogique qui permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure, de prendre conscience des interdépendances, et de choisir d’agir pour faire évoluer les sociétés vers plus de solidarité, tout en protégeant l’environnement.
Madagascar est le premier pays confronté à une détresse alimentaire liée au réchauffement climatique. Et la crise de la faim qui sévit depuis plus d’un an dans le sud du pays pourrait s’aggraver dans les mois à venir, a averti mardi le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies.
ONU Info
Les personnes âgées et les enfants souffrant de malnutrition sont particulièrement vulnérables dans les régions du sud de Madagascar touchées par la sécheresse.
Les Ouïgours sont un peuple turcophone, majoritairement musulman qui habite pour la plupart le Xinjiang, une vaste région autonome située à l’extrême ouest de la Chine.
De temps à autre, on en entend parler dans les journaux à cause de la répression épouvantable conduite contre eux par le gouvernement central de Pékin. Selon diverses études, très documentées, et reconnues officiellement par les gouvernements occidentaux, un million de personnes serait actuellement détenues par les Chinois dans des camps de concentration.
Quelles sont les raisons historiques et politiques de ces persécutions contre les Ouïgours ? Pourquoi Xi Jinping, le maître de la Chine, mène-t-il une politique d’une telle brutalité à leur égard ? Pourquoi la plupart des pays musulmans refusent de leur venir en aide ? Que peuvent faire les Occidentaux pour mettre fin au calvaire de ce peuple ?
Partager la publication "Pourquoi la Chine persécute-t-elle les Ouïgours ?"