UE : Guide des droits humains pour les élections européennes de 2024


Du 6 au 9 juin 2024, les électeurs des 27 États membres de l’UE se rendront aux urnes pour élire 720 membres du Parlement européen. Il s’agira des premières élections européennes depuis le Brexit, la pandémie de Covid-19 et les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient qui polarisent l’Europe.

Quels sont les enjeux en matière de droits humains, lors de ces élections européennes ?

Nous sommes confrontés à des défis complexes à venir : des guerres en Europe et non loin du continent, un autoritarisme croissant et enraciné, l’érosion de la démocratie et de l’État de droit sur le plan intérieur et à l’étranger, la pauvreté et les inégalités, des attaques contre les droits de humains dans l’UE et dans le monde, et le changement climatique.

Alors que les candidats sollicitent votre vote, nous invitons les électeurs à réfléchir à la manière dont les politiques qu’ils proposent protégeront et feront progresser l’agenda des droits humains en Europe et à l’étranger. Voici quelques-unes de ces questions qui méritent d’être examinées .



Aux urnes citoyens, oui mais…

À quelques semaines de l’élection des députés au Parlement de l’Union européenne, peut-on encore dire quelque chose d’original sur les impasses de la construction néolibérale de cette Union ? Les évènements de ces derniers mois, hélas, répondent à cette question car on croit toucher le fond, non, il y a plus profond que le fond.



Loi sur « l’influence étrangère » en Géorgie : « Le gouvernement veut empêcher le pays d’intégrer l’UE »


Le Parlement géorgien a adopté en début de semaine un projet de loi controversé sur « l’influence étrangère », dont les opposants redoutent qu’il ne fasse basculer le pays un peu plus dans le giron russe. Auprès du « Nouvel Obs », l’ancien ministre géorgien Thorniké Gordadzé, assure que la crise politique va durer.

Action collective

14 mai 2024

Atteintes aux droits des mineurs isolés en France : 27 associations saisissent le Conseil d’État 

Vingt-sept organisations saisissent le Conseil d’État pour contraindre les autorités françaises à mettre le dispositif de mise à l’abri et d’évaluation des mineurs isolés en conformité avec les exigences posées par la Convention internationale des droits de l’enfant.

Dans une décision du 25 janvier 2023, le Comité des Nations Unies pour les Droits de l’Enfant, composé de dix-huit experts indépendants chargés de surveiller la mise en œuvre de la Convention internationale des droits de l’enfant, a conclu que la France avait violé plusieurs dispositions de ce texte. Après avoir constaté que l’âge d’un mineur isolé avait été évalué de façon trop sommaire et qu’il avait été laissé sans protection durant toute la procédure, le Comité a demandé à la France de prendre, dans un délai de 180 jours, les mesures nécessaires pour que ces violations ne se reproduisent plus.

Malgré les demandes formulées par l’ONU et relayées à de nombreuses reprises par nos organisations, aucune mesure n’a été prise par le gouvernement pour remédier à ces violations. Au contraire, nous constatons qu’elles perdurent, s’amplifient et s’aggravent sur l’ensemble du territoire.

Dans les derniers mois, plusieurs conseils départementaux ont ainsi décidé, en toute illégalité, de suspendre l’accueil et la prise en charge de nouveaux mineurs non accompagnés arrivés sur leur territoire ou qui leur sont confiés par le juge des enfants. Les documents d’état civil présentés par les enfants pour attester de leur minorité sont souvent écartés ou jugés insuffisants, sans pour autant que leur soit proposée une aide pour récupérer des actes valides auprès des autorités de leur pays. Contrairement aux exigences des textes internationaux, la France persiste à ne pas désigner de représentant légal chargé de les assister durant toute la procédure. Cette situation est source de grande insécurité pour ces enfants qui sont souvent victimes d’erreurs d’appréciation. Elle conduit à les écarter des dispositifs de protection.

Enfin, des centaines d’enfants et adolescents continuent d’être laissés à la rue pendant plusieurs mois entre la décision de refus de protection des départements et celle du juge des enfants qui reconnaît finalement leur minorité et leur isolement. Une enquête menée en mars 2024 comptabilise à cette date au moins 3 477 mineurs isolés à la rue en France hexagonale.

Cette situation résulte de l’inertie du gouvernement et de son refus de prendre les dispositions nécessaires pour se conformer aux recommandations du Comité des droits de l’enfant. Il est urgent qu’il réforme le dispositif de mise à l’abri et d’évaluation des mineurs isolés dans ce sens. A défaut, nous attendons du Conseil d’État qu’il reconnaisse l’inconventionnalité du dispositif actuel et qu’il enjoigne l’État à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir pleinement l’intérêt supérieur de ces enfants et le respect de leurs droits fondamentaux.

http://www.gisti.org/

Signataires :

  • Aadjam
  • AADH
  • ADDE
  • ADMIE
  • ANAS
  • Apprentis d’Auteuil
  • Cimade
  • CNAPE
  • Cofrade
  • Comede
  • DEI-France
  • Droit à l’école
  • ECPAT France
  • Fasti
  • Fondation Abbé Pierre
  • Gisti
  • InfoMIE
  • Ligue des Droits de l’Homme
  • Médecins du Monde
  • Médecins Sans Frontières
  • Safe Passage International
  • Secours Catholique Caritas France
  • Syndicat de la Magistrature
  • UNICEF France
  • Uniopss
  • Utopia 56

Colère de la communauté ouïghoure française

La visite officielle du président chinois en France est critiquée par la communauté ouïghoure, victime d’un génocide dénoncé par plusieurs pays occidentaux

https://www.sudouest.fr/international/chine/visite-de-xi-jinping-c-est-une-gifle-qu-emmanuel-macron-nous-donne-les-ouighours-de-france-en-colere-19568508.php

La communauté ouïghoure française a fait part vendredi 3 mai de sa « colère » face à la visite d’État du président chinois Xi Jinping en France, estimant que cet accueil était « un encouragement pour que la Chine continue ses crimes ».

« Le Président français a décidé d’accueillir, non pas les victimes, comme elles le demandent, mais le bourreau, dans un pays qui se dit le pays des droits humains ».

Visite de Xi Jinping

Communiqué commun signé par la FIDH, la LDH et ICT

À l’occasion de la prochaine visite en France du Président chinois Xi Jinping, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et ses organisations membres International Campaign for Tibet (ICT) et la LDH (Ligue des droits de l’Homme) appellent le Président Macron à placer la question des droits humains – notamment au Tibet – au cœur de ses échanges avec son interlocuteur chinois.

Les 6 et 7 mai prochains, le président chinois Xi Jinping effectuera une visite officielle en France, marquant ainsi son premier déplacement en Europe depuis 2019. Cette visite qui fait suite à la visite du Président Macron en Chine en avril 2023, s’inscrit dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de l’établissement des relations franco-chinoises.

« Nous comprenons que l’agenda entre les deux présidents sera dense compte tenu des nombreuses crises internationales comme en Ukraine et au proche-orient mais cela ne doit pas se faire au détriment des échanges sur les droits humains, qui sont dans une situation déplorable dans tout le pays ainsi qu’à Hong Kong, au Xinjiang (région Ouïgoure) et au Tibet où un conflit latent perdure depuis plus de soixante ans et constitue une menace pour la sécurité régionale et internationale » indique Vincent Metten, directeur des Affaires européennes pour International Campaign for Tibet.

« Il est important de re-paramétrer les relations entre la France et la Chine afin de mettre les droits humains au cœur de la politique extérieure française. Le Président Macron doit dénoncer avec force, en privé mais aussi publiquement, la répression sur place mais aussi en France, ce qu’on dénomme la répression transnationale, qui touche les activistes et défenseur-es des droits de l’Homme chinois, les Hongkongais, les Ouïgours ou les Tibétains » insiste Patrick Baudouin, le président de la LDH.

En amont de la visite du président chinois, la LDH, la FIDH et International Campaign for Tibet ont adressé un courrier en janvier 2024 au ministre des Affaires étrangères français soulignant que cette visite représente une opportunité pour placer le respect des droits humains au centre des relations franco-chinoises.

Pour Maryse Artiguelong, vice-présidente de la FIDH , « le conflit en Ukraine souligne la menace que représentent les régimes autoritaires comme la Russie ou la République populaire de Chine pour la sécurité et l’ordre international. Leurs politiques étrangères agressives et leurs politiques intérieures répressives sont indissociables : quiconque ne s’oppose pas aux violations des droits humains par la Chine risque un jour de faire face à sa politique étrangère agressive. »

Une manifestation pour le respect des droits humains en Chine se tiendra dimanche 5 mai à 15h Place de la République à Paris.

Paris, le 2 mai 2024

Puissances autoritaires et droits humains

Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : le nouveau pacte des autocrates ?

Si le respect des droits de l’homme constitue un pilier fondamental des démocraties libérales, il n’est ni une priorité ni une contrainte pour les dirigeants de ces pays autoritaires. En général, leurs dirigeants sont ouvertement opposés à « l’hégémonie occidentale ». De nombreux leaders des pays émergents affichent leur sympathie pour ces pays autoritaires ; à tout le moins, ils commercent sans problème avec eux.

Contrairement aux démocraties libérales, pour ces régimes autoritaires la croissance constitue un objectif en soi : en Chine, par exemple, son taux est souvent fixé par les autorités et c’est à la société de s’adapter, quels que soient les sacrifices que cela impose. La priorité des dirigeants est la suprématie en technologies civiles et militaires et le contrôle des ressources. Dans ce contexte, l’amélioration du niveau de vie des citoyens n’est qu’un bénéfice collatéral, subordonné au premier objectif et sacrifiable en cas de besoin.

Le modèle « démocratique libéral », combinant démocratie politique et économie de marché, n’a pas pu s’imposer à l’échelle mondiale. Dans certains pays, un régime de type hybride, qu’on pourrait définir comme « autocratique libéral », s’est imposé au cours du temps. Ce modèle repose sur un leadership peu ou pas démocratique qui s’appuie néanmoins sur un mix de dirigisme et d’économie de marché pour assurer la croissance économique.

Présidentielle au Sénégal : le candidat de l’opposition Bassirou Diomaye Faye donné largement en tête de l’élection, le camp d’Amadou Ba se dit « certain » d’un second tour


Le dépouillement toujours en cours donne un avantage à ce proche de l’opposant Ousmane Sonko, devant le candidat du pouvoir, tous deux très loin devant les quinze autres concurrents.

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AU SÉNÉGAL, « UNE DÉTÉRIORATION INQUIÉTANTE » DES DROITS HUMAINS

Devoir de vigilance européen : l’heure de vérité pour la France !


Fin 2023, les institutions européennes parvenaient à un accord historique pour établir un devoir de vigilance pour les entreprises en matière de droits humains, d’environnement et de climat. En mars 2024, l’adoption de cette directive par le Conseil de l’Union européenne (UE) est entravée par la volte-face de plusieurs États membres et l’absence de soutien clair de la France, en ce moment pourtant décisif.

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Justice pour les deux défenseures des droits humains palestiniennes assassinées à Gaza avec leurs familles


Les 20 et 24 février 2024, deux avocates du Centre Palestinien pour les droits humains (PCHR) ont été tuées ainsi que 46 membres de leurs familles dans des frappes israéliennes. La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) est en deuil et s’engage à prendre des mesures contre les responsables.

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La catastrophe environnementale, l’autre menace pour Gaza

La France livre-t-elle toujours des armes à Israël pour bombarder la bande de Gaza?


La barre officielle des 30 000 morts va être franchie au cours des prochaines 24 heures dans la bande de Gaza. Environ 70% d’entre eux sont des femmes et des enfants. Dans ce contexte dans lequel rien ni personne ne semble être en mesure de mettre fin à cette tragédie, la question de la livraison d’armes à Israël est de plus en plus prégnante. Quid de la France ?

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À Gaza, la souffrance insurmontable d’un survivant des bombardements israéliens

Égypte : Un groupe de défense des droits humains et son directeur menacés et diffamés


Frigos et ordinateurs cassés : ces déchets qui empoisonnent la Cisjordanie

Guerre dans la bande de Gaza : quelle est la situation dans le nord de l’enclave, où l’aide alimentaire a dû être suspendue face au « chaos total » ?


Le Programme alimentaire mondial a été contraint de stopper ses livraisons d’aide après que des camions ont été pillés par des Gazaouis affamés.

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À Gaza, «nous vivons comme dans un film de la fin du monde», témoigne cette habitante


L’ONU dénonce dans un rapport annuel « les violations grossières » des droits humains à Gaza, en Israël et en Cisjordanie


Pourra-t-on encore vivre à Gaza après la guerre?


En Cisjordanie occupée, la mobilité sous apartheid

Le Venezuela expulse les personnels de l’ONU chargés des droits de l’homme


Jeudi 15 février, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien a annoncé la fin des activités du bureau des Nations unies pour les droits de l’homme au Venezuela, avec un délai de 72 heures donné aux fonctionnaires de l’institution pour quitter le pays. Le Haut-commissariat pour les Droits de l’homme avait installé un bureau dans le pays caribéen en 2019, et a depuis émis plusieurs rapports très critiques sur la situation dans le pays.

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République islamique d’Iran: 45 ans de violations des droits humains


L’histoire de la République islamique d’Iran, instaurée après la Révolution de 1979, est celle d’une violation continue des droits humains, avec plusieurs paroxysmes, dont le dernier accompagne le mouvement « Femme ! Vie ! Liberté ! » apparu en 2022, après le meurtre de la jeune Jina Mahsa Amini.

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Droits humains : la crise s’aggrave, les leaders mondiaux regardent ailleurs


Une « diplomatie de principes » est essentielle pour défendre le système mondial des droits humains.

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COP28 : le président du sommet pour le climat, Sultan al-Jaber, «frise le déni climatique»


Dans une vidéo datée du 21 novembre mise en ligne par le «Guardian», l’Emirati VRP du pétrole affirme qu’il n’existe pas de données scientifiques prouvant qu’arrêter d’utiliser des énergies fossiles permettrait de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

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Émirats arabes unis : Les combustibles fossiles empoisonnent l’air


Israël-Hamas : quand la guerre s’invite avec fracas à la COP28

Alors que s’ouvre la COP28, l’ONU devrait exhorter les EAU à respecter les droits


Le pays hôte devrait cesser de bafouer les droits humains et abandonner ses projets relatifs aux combustibles fossiles.

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D’ici et d’ailleurs

Les étonnantes subventions allouées aux chasseurs au nom de la biodiversité


« Ukraine-Israël : même combat » : misère de l’analogie


Russie: un sataniste cannibale gracié pour s’être engagé sur le front ukrainien


« Ils vont se retrouver seuls, sans protection » : en Italie, inquiétude autour du nouveau décret sur les mineurs isolés


L’escalade des attaques contre les droits humains au Royaume-Uni


Projet de loi immigration : au premier jour des débats, le Sénat vote l’instauration de « quotas » et durcit le regroupement familial


Les sénateurs se sont positionnés pour l’instauration de quotas migratoires déterminés annuellement par le Parlement, une vieille antienne de la droite.

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Immigration et travail : tour d’horizon dans l’Union européenne

Ouganda : Les protestations contre le projet d’oléoduc sont réprimées


Les défenseurs des droits environnementaux font face au harcèlement, aux menaces et aux arrestations arbitraires.

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Le prix Sakharov, du Parlement européen, attribué à Mahsa Amini et au mouvement des femmes en Iran


Le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit est décerné chaque année, depuis 1988, à des individus et à des organisations défendant les droits humains et les libertés fondamentales.

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Asile et immigration : l’attentat d’Arras fait avancer le projet de loi Darmanin


Le gouvernement se sert du cas Mogouchkov, du nom du suspect de l’assassinat du professeur Dominique Bernard, pour faire avancer son projet de loi sur l’asile et l’immigration. Au risque d’enchaîner les raccourcis et de se tromper de cible, alertent les associations de défense des migrants.

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