Une manifestation de sages-femmes à Toulouse (Haute-Garonne), le 5 mai 2021. (PAUL ROQUECAVE / HANS LUCAS / AFP)
Elles dénoncent « le défaut d’information », le « manque de reconnaissance » et le « mépris » des pouvoirs publics.
« On est tout le temps oubliées ». Les sages-femmes descendent dans la rue pour la cinquième fois en cette année 2021, jeudi 7 octobre. Elles espérent notamment mettre à mal ce qu’elles considèrent comme un « défaut d’information », un « manque de reconnaissance » et un « mépris » des pouvoirs publics. Et les dernières revalorisations salariales (une prime de 100 euros net et une hausse de salaire d’environ 100 euros brut par mois) n’ont pas convaincu.
Employé d’EDF, Jean-Michel B est harcelé depuis plus de dix ans. Ce salarié a relayé sur son compte Facebook les enquêtes de Blast sur le management toxique chez l’électricien, pour interpeller les syndicats. La direction en a profité pour le traduire en conseil de discipline, devant lequel il passe demain, pour le licencier…
Les prix du gaz vont augmenter de 12% ce vendredi. (Riccardo Milani/Hans Lucas/AFP)
Alors que les tarifs de l’énergie vont encore augmenter, plusieurs ménages déjà touchés par la précarité évoquent les conséquences de ces factures sur leur quotidien.
Dimanche dans un marché aux puces dans le quartier de Khari Khana à Kaboul: cet Afghan Cherche à vendre un matelas et de la literie. WAKIL KOHSAR / AFP
Dans la capitale, bon nombre d’habitants vendent leurs biens les plus essentiels pour se nourrir, un stigmate qui témoigne du drame humain et économique vécu en Afghanistan.
S’il est un endroit où se font sentir les dégâts économiques causés par la montée au pouvoir des talibans , c’est bien le marché de l’occasion qui a vu le jour à côté du pont Khishti dans le quartier Chaman-e Hozori de Kaboul. On y trouve des ustensiles de cuisine, des fers à repasser, de vieilles télévisions et surtout des tapis ; de nombreux tapis et grands coussins qui sont des articles essentiels dans toute maison afghane, où il est courant de s’asseoir par terre. Le fait que de nombreuses familles soient obligées de mettre leurs biens en vente de cette manière souligne la grave crise humaine à laquelle l’Afghanistan est confronté .
Assis sur un grand tapis rouge et bleu, Ahmad Khalid attend un acheteur. « Je vends le tapis et les coussins parce que depuis la chute du gouvernement précédent, je n’ai pas reçu mon salaire et chez nous, nous n’avons pas de nourriture », dit-il en baissant les yeux. Sa famille ne fait pas partie des milliers d’échappés des combats entre les talibans et les forces de sécurité qui se sont réfugiés dans les parcs de la capitale . Il y a un mois et demi, Khalid, 20 ans, était dans l’armée. Son salaire et la retraite de son père, ancien militaire, faisaient vivre toute la famille. Il est l’aîné de neuf frères et sœurs. Ils vivaient sans excès, mais sans besoins.
« Lorsque les talibans sont entrés à Kaboul, tout le monde dans la caserne est rentré chez lui », explique-t-il. Deux semaines plus tard, la famille n’avait plus de revenus et l’argent commençait à manquer. « Chaque jour, je vends quelque chose et avec ce que j’obtiens, j’achète de la nourriture », dit-il. Il espère aujourd’hui toucher 3 000 Afghans (environ 30 euros) pour le tapis qui lui a coûté le double. « Je travaillerais n’importe quoi, mais il n’y a pas de travail », ajoute-t-il avec résignation.
Environ 30 % de la main-d’œuvre afghane travaillait dans le secteur public et le principal employeur était les forces de sécurité (armée, police et services de renseignement). L’interruption de l’aide internationale a laissé l’État sans ressources pour faire face aux salaires et autres dépenses courantes. 40 % de leurs revenus provenaient de donateurs. Le secteur privé est très faible et la plupart des emplois sont informels et à faible productivité, principalement dans l’agriculture.
Le marché aux puces de Chaman-e Hozori a vu le jour au cours des trois dernières semaines, sur une terre aride à côté de la rivière Kaboul. C’est un bazar informel où particuliers et brocantes posent leurs étals. Certains juste un chiffon sur le sol ou un petit tabouret. D’autres, plus professionnels, installent des comptoirs de fortune sur des tréteaux. Il y a ceux qui classent les produits et ceux qui les proposent dans un méli-mélo.
Les principales associations de l’économie sociale et solidaire (Emmaus, Coorace, etc.) qui ont créé 40 000 emplois non délocalisables sur le marché de la seconde main, demandent, dans une tribune au « Monde » à l’Etat, de ne pas abandonner la gestion des déchets, au secteur privé et commercial.
Une femme dans un supermarché de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), le 5 novembre 2020 (photo d’illustration). (LEO PIERRE / HANS LUCAS / AFP)
Fin août, les prix à la consommation ont augmenté de 1,9%, en moyenne sur un an, selon l’Insee. Ce n’était pas arrivé depuis dix ans. La pénurie de matières premières et la forte hausse des tarifs de l’énergie sont deux des causes responsables de cette situation.
Comment les jeunes en situation de pauvreté peuvent-ils accéder à l’autonomie ?
Le « revenu d’engagement pour les jeunes », que le gouvernement doit annoncer dans les prochaines semaines, devrait bientôt rejoindre les dispositifs censés permettre l’autonomisation des jeunes. Mais les jeunes en situation de pauvreté accèdent-ils vraiment à l’autonomie grâce à ces politiques publiques ?
Communiqué et lettre ouverte dont la Ligue des Droits de l’Homme est signataire
Dans une lettre ouverte adressée à la Commission européenne et au gouvernement français, plusieurs dizaines d’organisations françaises appellent à ce que l’accord UE-Mercosur soit définitivement abandonné et à ce que la Commission et les Etats-membres mettent fin aux efforts actuellement entrepris pour tenter de le sauver.
Ce projet d’accord entre l’UE et les pays du Mercosur va conduire à aggraver la déforestation (Amazonie, Gran Chaco, Cerrado, etc) et les violations des droits humains, accélérer la destruction des emplois et moyens de subsistance de paysan-ne-s, indigènes ou salarié-e-s des deux côtés de l’Atlantique.
Vue générale montrant l’usine de Lafarge Cement Syria (LCS) à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, le 19 février 2018. AFP
La Cour de cassation française a cassé, mardi, une décision de justice invalidant la mise en examen du cimentier Lafarge pour « complicité de crimes contre l’humanité » dans le cadre de ses activités en Syrie en 2013 et 2014.
Le fisc s’allie au géant Google pour traquer les fraudeurs. Une opération très critiquée, car l’entreprise américaine est connue pour ses latitudes, elle aussi, avec les impôts.
Le 16 juillet 2021, l’autorité luxembourgeoise de protection des données personnelles s’est enfin prononcée sur notre plainte collective déposée par 10 000 personnes contre Amazon en mai 2018. Cette décision intervient après trois années de silence qui nous avaient fait craindre le pire (relire nos craintes qui, s’agissant du cas d’Amazon, sont donc aujourd’hui caduques).
« La ‘grande Sécu’ serait à la fois la solution la plus juste socialement, et un scénario générateur d’économies », affirme l’économiste Renaud Gay. Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Selon « Les Échos » du 28 juillet, le gouvernement a mis à l’étude plusieurs pistes de réforme de l’assurance maladie, parmi lesquelles figure la suppression des complémentaires santé au profit d’une Sécurité sociale élargie. Une telle réforme présenterait de multiples avantages, selon l’économiste Renaud Gay.
Le patrimoine immobilier publié pour la première fois montre qu’il possède 4 051 propriétés en Italie, 1 120 à l’étranger. La documentation a montré que le Vatican possède des propriétés en tant qu’investissements dans des quartiers haut de gamme de Londres, Genève, Lausanne et Paris.
WASHINGTON (Reuters) – Le président américain Joe Biden a autorisé le déblocage d’un fonds d’urgence de 100 millions de dollars (84.9 millions d’euros) pour répondre aux besoins des réfugiés afghans, a annoncé la Maison blanche.
Joe Biden a aussi autorisé l’utilisation de 200 millions de dollars de services et de biens provenant des stocks des agences gouvernementales américaines.
(Jonathan Landay; version française Camille Raynaud)
Bien avant la pandémie de Covid 19 et les risques multiples qu’elle entraîne, un auteur japonais tirait dès 2017 la sonnette d’alarme sur la folie que représente l’organisation des Jeux olympiques à Tokyo en plein été. Honma Ryu, ancien employé de l’agence de publicité japonaise Hakuhodo, intervient quotidiennement sur une chaîne YouTube, pour pointer du doigt les dangers que représentent ces Jeux olympiques. C’est au Japon un des détracteurs les plus clairvoyants (et virulents) de ce système, qui risque selon lui, de mettre à genoux non seulement le Japon mais aussi le reste de la planète. Pour Blast il fait le point sur la situation et révèle le dessous des cartes.
«Raréfaction qualitative», accaparement par des intérêts privés, pollution… La commission d’enquête sur l’eau sort un rapport alarmant sur l’état de cette ressource en France. Elle appelle le gouvernement à la considérer comme un bien commun.