Au moment où le livre « Le cours de Monsieur Paty » de Mickaëlle Paty, sœur de Samuel Paty, et le film « L’abandon » de Vincent Garenq, présenté au festival de Cannes, ravivent le sort tragique de ce professeur assassiné en octobre 2020, deux positionnements s’opposent au sujet de son éventuelle panthéonisation.
D’une part, un comité, composé d’enseignants, d’universitaires, d’historiens, de journalistes, de personnalités politiques, et de membres de sa famille, a lancé une requête pour demander l’entrée au Panthéon de Samuel Paty. Projet qui a l’appui du « Conseil des sages de la laïcité et des valeurs de la République », et de l’ »Association des professeurs d’Histoire-Géographie-EMC ».
L’argumentation : « Panthéoniser Samuel Paty serait bien plus qu’un hommage à un homme. Ce serait reconnaître le courage discret des professeurs qui, chaque jour et sans protection, font tenir la promesse républicaine dont la laïcité est l’un des ciments ».
Adressée au Président de la République, cette demande vise à honorer celui que Robert Badinter avait qualifié, au lendemain de l’assassinat, de « héros de la laïcité ».
Un héros du quotidien, un héros discret de la nation.
Un héros ordinaire, un héros malgré lui.
Victime de la barbarie, Samuel Paty a exercé au péril de sa vie. Malgré les menaces, il a choisi de défendre et d’expliquer à de jeunes élèves le droit à la critique et à la liberté d’expression. Former à l’esprit critique, c’est une des missions du programme d’enseignement moral et civique.
L’entrée de Samuel Paty au Panthéon serait une manière pour l’État français d’affirmer son attachement à la liberté d’expression et à la laïcité.
Une entrée non pas à cause de ce qu’il a subi, mais à cause des valeurs qu’il incarnait et qu’il avait à cœur de transmettre.
Un geste fort pour rappeler à ceux qui sont encore tentés de dire « il n’aurait pas dû » que le blasphème n’existe pas en France, pays laïque (la loi concernant le délit de blasphème a été abolie en 1791) et pour répéter aussi, inlassablement, pas seulement aux jeunes, que dans l’école de la République, c’est la loi de la République qui s’applique, et non pas celle d’une religion quelle qu’elle soit, principe essentiel de la laïcité !
« Il faut réfléchir à la question », a prudemment répondu Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale.
Certains espèrent, le cas échéant, que la panthéonisation de Samuel Paty se tienne dans l’établissement où il enseignait, le collège du Bois-d’Aulne rebaptisé « collège Samuel-Paty ». « Car il a beau avoir été un homme comme un autre, c’est bien d’un professeur qu’il s’agit et, à travers lui, d’une certaine idée de la France, menacée car profondément laïque et républicaine. »
D’autres historiens et professeurs d’histoire en désaccord avec ce projet estiment qu’il faudrait, dans ce cas, proposer la même chose pour les professeurs Agnès Lasalle et Dominique Bernard, assassinés eux aussi lors de leur mission d’enseignement, même si les circonstances sont différentes. Ils éprouvent un certain malaise face à « l’héroïsation » et préféreraient une prise de distance avec l’émotion suscitée par l’assassinat de leur collègue, en octobre 2020.
Plutôt que de faire du Panthéon un lieu d’hommage à Samuel Paty, ils attendent plutôt un signal clair de la République quant à la place d’une profession « de plus en plus maltraitée » par l’institution scolaire, notamment à travers les atteintes à la liberté pédagogique.
La pétition déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale et ouverte le 21 mai 2026 comptait alors 28 signatures (plus de 59000 à ce jour), avec un seuil de 100 000 signatures requis pour être mise en ligne sur le site de l’Assemblée. Mais elle est pour eux porteuse d’ambiguïté, lui reprochant notamment de « faire remonter dans la liste des signataires de la pétition des noms qui ne se sont jamais illustrés dans la défense d’une école émancipatrice ni même plus banalement des libertés publiques (Chevènement, E. Badinter, E. Philippe, A. Genetet, toute une brochette de « Sages » de la laïcité, etc). »
Ils font remarquer le risque de récupération politique de l’image de Samuel Paty par l’extrême droite notamment. Idée mise en avant par l’autre sœur de Samuel Paty, Gaëlle Paty, libraire à Marciac, qui refuse de vendre le livre « Le cours de Monsieur Paty » et est résolument contre la médiatisation de cet évènement si douloureux.
Charlie Hebdo caricature Rokhaya Diallo en Joséphine Baker avec sa ceinture de bananes, l’essayiste dénonce un dessin « raciste ».
« Ce dessin hideux vise à me rappeler ma place dans la hiérarchie raciale et sexiste » et s’inscrit « dans le droit fil de l’imagerie coloniale », a-t-elle dénoncé sur les réseaux sociaux, en vilipendant une caricature « raciste ».
L’hebdomadaire satirique se défend et a fait valoir que ce dessin, signé de son directeur Riss, illustrait un article d’un hors-série « sur les fossoyeurs de la laïcité », intitulé « Rokhaya Diallo, la petite fiancée de l’Amérique ».
La machine est lancée. Les réseaux sociaux résonnent de toutes parts.
« Chacun pourra ainsi lire que nous y dénonçons les positions de l’essayiste contre la loi de 1905, qu’elle a toujours condamnée en lui préférant la culture communautariste américaine. C’est elle qui assigne chacun à son origine ethnique et religieuse, contre l’universalisme républicain. » Charlie Hebdo
« Au lieu de présenter des excuses, Charlie Hebdo noie le poisson et m’incrimine en prétendant que j’ai «toujours condamné » la loi de 1905. Mensonge évidemment. Voici quelques extraits du livre « comment parler de la laïcité aux enfants » que j’ai publié en 2015 avec Jean Baubérot. » Rokhaya Diallo
Sur Instagram, Charlie répond dans la foulée être « un journal anti-raciste, féministe et universaliste – ce que nous reproche Rokhaya Diallo – qui combat l’essentialisation et l’assignation identitaire des personnes en fonction de leur couleur de peau ou de leur religion. »
Mediapart défend naturellement son éditorialiste : « Que la justice se saisisse de l’outrage raciste de Rokhaya Diallo par Charlie Hebdo ».
« L’histoire nous a tellement habitués à des images outrageantes instrumentalisant des femmes noires pour servir de prétendues guerres idéologiques, qu’on pourrait se dire que finalement rien de nouveau dans l’ignoble caricature que Charlie Hebdo dessinant Rokhaya Diallo sous les traits de Joséphine Baker.«
Pascal Blanchard, pourtant pas en manque d’exposition médiatique, y va de son chapitre sans omettre de faire valoir ses travaux précédents et plus récents…« Un dessin dans Charlie Hebdo qui réduit une femme noire (Rokhaya Diallo) à une série de stéréotypes et au temps des colonies. Violent… terrible… stéréotypé… Sous prétexte de référence à la « grande Joséphine Baker » c’est clairement une manière de la fixer dans les préjugés visuels et colonialistes : danse « sauvage », un rappel à la Revue nègre, accessoires, régime de bananes … réduire une femme à sa corporalité, réduire un individu dans sa pensée en l’associant à la sauvagerie, réduire un personnage noir à un régime de banane donc à une forme d’animalité simiesque… c’est cela les stéréotypes… des images qui vont perpétuer le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes d’exclusion de « l’autre » à travers le temps… »
Les claviers se déchaînent et la question du colonialisme prend toute sa place dans le débat: « Ce que révèle cette affaire, c’est moins un affrontement entre liberté d’expression et antiracisme qu’une incapacité persistante à penser ensemble les deux. La satire ne s’appauvrit pas lorsqu’elle est interrogée ; elle s’appauvrit lorsqu’elle refuse toute réflexivité. »
Médiapart se déchaîne et monte au front contre les « relents colonialistes » de Charlie Hebdo.
« Face à la caricature de sa collaboratrice parue dans Charlie Hebdo, la rédaction dénonce une attaque « haineuse ». Rejetant la défense de l’hebdomadaire satirique, le site d’Edwy Plenel rappelle que le racisme n’est pas une opinion, mais un délit. »
Rokhaya Diallo caricaturée : ce que Charlie Hebdo recycle.
« Ce dessin est le frottement de trop. Il réveille les blessures de l’enfance, de la télé des années 80 au zoo humain de Nantes. L’humour ne peut être une « lessive symbolique » effaçant l’archive coloniale. Je dénonce ici une « paresse graphique » qui réduit la pensée au corps. Pour Rokhaya et pour nous toutes : la mémoire des images ne s’efface pas d’un trait de crayon. »
« Quand Charlie-Hebdo se dévoile en caricaturant Rokhaya Diallo « L’universalisme républicain », voilà le maître mot de l’article accompagnant la caricature et attaquant Rokhaya Diallo. Mais ce dessin constitue précisément l’exemple type de ce racisme se cachant sous le masque de « l’universalisme » et d’une « laïcité » totalement dévoyée. »
Des politiques s’empressent d’apporter leur soutien à l’essayiste, semblant avoir oublié que Rokhaya Diallo et Charlie Hebdo, en la personne de Riss ont ouvert les hostilités il y a déjà fort longtemps.
Dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 novembre 2011, un incendie criminel, provoqué par le jet de cocktails Molotov, ravage les locaux de Charlie Hebdo qui doit publier le mercredi un numéro surtitré « Charia hebdo » avec une caricature de « Mahomet, rédacteur en chef ».
Le 5 novembre, les Indigènes de la République, parmi lesquels Rokhaya Diallo, publient une pétition:
« La liberté d’expression n’est pas à défendre, elle est à conquérir.Pour la défense de la liberté d’expression, contre le soutien à Charlie Hebdo ! » affirmant » qu’un cocktail molotov lancé la nuit dans des locaux vides et n’occasionnant que des dégâts matériels ne mérite pas une mobilisation médiatique et politique supérieure à celle, pour le moins discrète, qu’occasionne l’incendie ou la mise à sac d’une mosquée ou d’un cimetiere musulman. »
Les 7,8 et 9 janvier 2015, une série d’attentats a lieu à Paris et en périphérie:
Le 7 janvier, 12 morts à Charlie Hebdo, 11 blessés dont 4 grièvement.
Le 8 janvier, une policière abattue à Montrouge.
Le 9 janvier, quatre morts dans l’Hypercacher de la porte de Vincennes.
Les 10 et 11 janvier, quatre millions de personnes dans la rue en France.
Le 8 janvier, sur la radio RTL, Yvan Roufiol, « plus stupide que jamais » selon Politis, demande à Rokhaya Diallo de se désolidariser de l’attentat, en tant que musulmane. Celle-ci fond en larmes.
Le vendredi 13 Novembre 2015, une nouvelle série d’attentats à Paris et dans sa périphérie terrifient la France . Aux abords du Stade de France à Saint-Denis, sur des terrasses de café et de restaurants des 10e et 11e arrondissements, dans la salle de spectacle du Bataclan… ces attaques terroristes provoquent la mort de 130 personnes et font 413 blessés.
Le 21 octobre 2020, sur le plateau de 28 minutes sur Arte, Pascal Bruckner accuse Rokhaya Diallo « d’avoir entraîné la mort des douze de Charlie, d’avoir armé le bras des tueurs ». Personne ne viendra sur le plateau à l’aide de Rokhaya Diallo qui devra se débrouiller seule.
Pascal Boniface, venant à la défense des militants antiracistes sur qui on fait peser des accusations de connivence avec l’islamisme, considère qu’ « Il ne faudrait surtout pas que ce terrorisme physique suscite une autre forme de terrorisme, le terrorisme intellectuel.«
Le 30 novembre 2021, avec l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker, Rokhaya Diallo dénonce « les ambiguïtés d’une panthéonisation » : « Admirative de la résistante héroïque, la femme noire que je suis a toujours été embarrassée par l’image de son corps présenté comme exotique. Et ces bananes qui ornaient ses hanches me rappellent celles jetées à la figure des footballeurs ou à celle de Christiane Taubira – tous assignés, à travers ce fruit, à une humanité inexorablement primitive. »
« À mes yeux, la reconnaissance élogieuse de son patriotisme va de pair avec les soupçons qui pèsent aujourd’hui sur tout.e Français.e non blanc.he osant se montrer un tant soit peu critique vis-à-vis de notre sacro-sainte République. » ajoute-t-elle.
On en arrive à se demander qui, de Rokhaya Diallo ou de Riss, prend le plus de plaisir à tendre le bâton pour se faire battre.
La LDH prend naturellement position dans cette guerre pourtant pichrocoline et considère qu’il s’agit ici d’une caricature qui n’illustre que des préjugés coloniaux.
La LDH ne peut pas ne pas prendre position quand le sujet qui défraie l’actualité concerne à la fois la laïcité, le racisme et la liberté de création.
Toutefois, une caricature doit-elle répondre à un impératif de signification ? Une caricature illustre-t-elle quelque chose ?
La caricature n’est prévue par aucun texte général relatif à la protection des droits fondamentaux, bien qu’énoncée dans certaines dispositions législatives (par. ex., CPI, art. L. 122-5 et L. 211-3). Toutefois, lorsque les humoristes s’expriment, le droit veille à les protéger des actions intempestives, des dérives contentieuses qui menacent la démocratie. Tant à l’échelle nationale qu’européenne, la caricature est une liberté qui relève de la liberté d’expression, laquelle comporte une double dimension : la liberté d’opinion et la liberté d’information. Il est commun de considérer que la caricature joue le rôle d’un « bouffon » qui « remplit une fonction sociale éminente et salutaire et participe à sa manière à la défense des libertés » (TGI Paris, 16 févr. 1993).
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH 7 déc. 1976, Handyside c/Royaume Uni), quant à elle, considère que « la liberté journalistique comprend aussi le recours possible à une certaine dose d’exagération, voire même de provocation ». Une telle conception extensive permet d’envisager que la liberté de caricaturer, même si elle peut déranger voire choquer, soit incluse dans une conception aussi large de la notion de liberté d’expression.
Gardons-nous donc de tomber dans le panneau de la censure.
J’ai personnellement bien du mal à mettre en balance le combat pour la laïcité et celui contre le racisme, tels qu’ils sont ici opposés. Faut-il soutenir le combat contre le racisme avec Rokhaya Diallo ou bien la défense de la laïcité avec Riss ? Faut-il choisir entre l’une et l’autre ?
Bientôt viendra le moment de formuler des vœux. Alors, ne nous privons pas :
Ne gagneraient-elle et il pas, l’une comme l’autre (et nous aussi par la même occasion) à écrire ensemble un livre – ils en ont largement les moyens et la matière – dont les ventes pourraient dépasser les scores de ceux de Bardella (230 000 exemplaire pour « Ce que je cherche »), Sarkozy (92 000 pour « Journal d’un prisonnier »), De Villiers (230 000 pour « Mémoricide »), Zemmour (45 000 pour « La Messe n’est pas dite », 300 000 exemplaires pour « La France n’a pas dit son dernier mot » )... ?
RD
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Le suspect a « diffusé avant et après son passage à l’acte deux vidéos sur son compte d’un réseau social au contenu raciste et haineux », a déclaré dimanche le procureur de Draguignan, au lendemain du meurtre d’un Tunisien, Hichem Miraoui. « Il y a une dimension terroriste » dans ces actes, a déclaré le ministre de l’Intérieur.
C’était samedi dernier dans le centre-nord du Burkina Faso à Barsalogho, ville de 10.000 habitants, et le terrible bilan ne cesse de s’alourdir : plus de 300 personnes ont été abattues par un groupe terroriste, essentiellement des hommes.
Donald Trump nage en plein délire sur Kamala Harris «devenue noire»
Dans un entretien accordé à des journalistes afro-américaines, le candidat à la Maison Blanche a pointé du doigt mercredi 31 juillet le prétendu changement d’identité de sa rivale. Cette dernière lui a répondu avec calme quelques heures plus tard.
Cérémonie d’ouverture des JO : Louise Michel était-elle une terroriste, comme l’affirme le sénateur LR Stéphane Le Rudulier ?
La statue de Louise Michel, érigée sur la Seine lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, n’a pas manqué de faire réagir Stéphane Le Rudulier qui avance qu’elle était une «terroriste de la pire espèce». Un qualificatif à rebours de l’analyse des historiens et historiennes.
Méprise sur le dangereux saboteur
Le dangereux saboteur d’ultra-gauche en possession d’un livre émeutier était un étudiant qui voulait faire du graffiti.
«Attaques contre le réseau SNCF : un militant d’ultragauche arrêté sur un site ferroviaire en Normandie» ont titré les médias dominants à l’unisson il y a deux jours. Les autorités avait fait fuiter cette info sensationnaliste : la police tenait enfin un saboteur d’ultra-gauche, après les incendies de câbles de la SNCF le jour de la cérémonie d’ouverture des JO. Des actes largement instrumentalisés par le gouvernement.
Les évêques gardiens de leurs bonnes mœurs
Philippe Katerine/Dionysos s’est fait crucifier par des évêques pourfendeurs de l’hédonisme, qui ont confondu bacchanale et eucharistie. Absence de culture ou volonté de se victimiser, l’un d’entre eux a même commandé à tous les prêtres de son diocèse la tenue de « messes de réparation ». Il pourra en ajouter 216 000 pour les victimes directes de ses collègues ecclésiastiques.
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Liliane Glock est avocate depuis 1980 à Nancy en Meurthe-et-Moselle. Elle est aussi l’avocate du Hamas. Après l’attaque du 7 octobre 2023, nous lui avons posé trois questions.
Un étranger, s’il est prouvé qu’il représente une menace grave pour la sécurité de l’État, en étant proche de terroristes ou en préparant un attentat, peut déjà être expulsé sous le droit actuel. Mais le terroriste d’Arras n’était en effet pas expulsable.
Un homme a été interpellé après avoir tué un enseignant et blessé grièvement deux personnes dans un lycée du nord de la France ce vendredi. Une attaque qui intervient dans un contexte de crainte d’importation du conflit entre Israël et le Hamas en France, et près de trois ans jour pour jour après l’assassinat de Samuel Paty.
Dans l’après-midi du 16 octobre 2020, Samuel Paty est assassiné par un islamiste tchétchène. Il venait d’avoir 47 ans. Il était père d’un petit garçon. Samuel Paty aimait la musique, le rock des années 80, surtout Sigur Rós, U2, Goran Bregovic, Pink Floyd et Apocalyptica. Il était passionné d’histoire, appréciait la poésie, lisait Baudelaire, Balzac, Maupassant, Zola, Flaubert et Julien Green. Il jouait souvent aux échecs. Au tennis et au ping-pong aussi. Dans la salle des professeurs, il déambulait avec sa tasse « Star Wars » à la main. Ses élèves l’appréciaient pour son enseignement… et pour ses blagues consignées dans un carnet jamais loin de son cahier de classe. Un jour, il avait dit à une ancienne élève : « Je voudrais que ma vie et ma mort servent à quelque chose ». Valérie Igounet est historienne, journaliste et directrice adjointe de l’Observatoire du conspirationnisme. Ses recherches se situent au croisement de l’histoire politique et de l’histoire des idées. Spécialiste du négationnisme, du complotisme et de l’extrême droite en France après 1945, elle a publié plusieurs ouvrages sur ces sujets. Guy Le Besnerais dessine depuis l’enfance, expérimente la BD aux Ateliers des Beaux-Arts de Paris et rejoint l’association BD54. Après une carrière d’ingénieur de recherches, il décide de se consacrer à l’illustration en 2021. Crayon noir est son premier roman graphique. Coloriste BD depuis plusieurs années, Mathilda a notamment réalisé la mise en couleurs des Algues vertes (Delcourt, 2019) et de Flic (Goutte d’Or, 2021).
L’attaque du Hamas organisée samedi 7 octobre dans plusieurs villes en Israël intervient après des décennies de politique répressives à l’encontre des populations palestiniennes colonisées. Si les crimes doivent être condamnés, des éléments de compréhension sont aussi nécessaires pour dépasser l’effroi, et éviter les réactions simplistes.
Face à un conflit israélo-palestinien délaissé par le reste du monde, le Hamas tente d’imposer les revendications palestiniennes aux acteurs du monde, au risque de déstabiliser encore davantage la région, explique la politologue Agnès Levallois.
L’agence Reuters a publié lundi 12 décembre un nouveau volet de son enquête détaillant la violence extrême dont l’armée nigériane a fait preuve vis-à-vis des civils. Ces derniers sont victimes collatérales de sa lutte contre le groupe terroriste Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria.
Une femme portant un enfant passe devant des tentes dans le camp de prisonniers jihadistes d’Al-Hol, situé dans le nord-est de la Syrie, le 11 mai 2021. (DELIL SOULEIMAN / AFP)
La procédure qui encadre le retour de ces ressortissants qui vivaient jusqu’ici dans des camps de prisonniers jihadistes est désormais rodée et commence dès la descente de l’avion.