Le traitement subi par des militants de Greenpeace pour une action à la centrale de Gravelines jugé « profondément préoccupant » par l’ONU.
Dans son courrier, Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, alerte sur l’arrestation, le traitement abusif présumé en garde à vue et la condamnation pénale de l’ONG et des militants, ainsi que des « demandes d’importants dommages-intérêts ».
« On relève un certain nombre de nullités » : condamnés dans l’affaire Lafarge, ces Normands se pourvoient en cassation.
Lundi 24 août 2026, la cour d’appel de Rouen a condamné quatre militants à des peines de prison avec sursis pour des faits commis en décembre 2023 sur un site du cimentier Lafarge. Trois Ornais comptent parmi les prévenus. Tous ont décidé de se pourvoir en cassation.
« Faire la peau aux écolos » : le patron de la Coordination rurale devant la justice.
« Débat d’idées » ou « discours de haine » ? Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, un syndicat agricole, avait appelé lors d’un congrès à « faire la peau aux écolos ». Jeudi 3 septembre 2026, il a dû se défendre devant un tribunal.
Pourquoi la victoire de l’AfD lors des élections en Saxe-Anhalt est un séisme politique en Allemagne.
Le parti d’extrême droite, qui s’est radicalisé ces dernières années, a récolté près de 44% des voix dans le petit Land de l’est de l’Allemagne. De quoi inquiéter les autres formations politiques.
44 % des voix pour l’AfD en Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne. Ce séisme électoral raconte plus que la progression de l’extrême droite : immigration, séquelles de la réunification et désir de changement se mêlent dans un Land vieillissant qui doit se transformer à nouveau. Mais vouloir une alternative ne signifie pas qu’on en ait une.
Victoire de l’AFD : quand BFMTV fait mine de s’étonner.
Après des années de dédiabolisation de l’extrême droite en France, les médias s’emparent du « séisme » de la victoire allemande, semblant oublier le principe des conséquences de tout acte.
En France, la Justice républicaine parviendra-t-elle à résister longtempsà la vague ?
Meurtre de Federico Aramburú : deux militants d’ultradroite jugés, quatre ans après la mort de l’ex-rugbyman.
Loïk Le Priol et Romain Bouvier, deux anciens militants du GUD, sont jugés à partir de lundi. Le premier est poursuivi pour avoir assassiné l’ancien rugbyman Federico Aramburú, le deuxième est jugé pour tentative d’assassinat.
Extrême droite : une violence de plus en plus décomplexée.
Les agressions de la part de groupuscules identitaires et néofascistes augmentent en France. Touchant des militants ou des citoyens ordinaires, elles sont le reflet d’une idéologie radicale et mortifère qui gagne en visibilité. Inquiétant.
Toute mort due à une agression, et quels qu’en soient les motifs, est un drame humain et une défaite démocratique. Lorsque la violence se déchaîne, lorsqu’elle entend se faire loi, elle humilie l’intelligence collective, piétine le débat, nie la part d’humanité commune sans laquelle la démocratie n’est plus que la caricature mortifère des valeurs qu’elle porte. La mort de Quentin Deranque, quels qu’aient été ses engagements, ne fait pas exception et doit à ce titre être fermement condamnée, moralement, politiquement et juridiquement. Elle doit d’autant plus l’être qu’elle s’inscrit dans un cadre de dégradation démocratique marqué depuis maintenant plusieurs années par un regain des violences. L’appauvrissement du débat public, le recours de plus en plus fréquent, de la part de responsables politiques à des anathèmes, à des rhétoriques vengeresses, un vaste ressentiment social, ont contribué à cette montée en puissance du recours à la violence comme argument ultime. Ils y contribuent hélas, encore et toujours. L’urgence commune devrait être aujourd’hui à la sérénité des débats, à l’apaisement plutôt qu’à la confrontation, à un retour à une norme démocratique privilégiant la confrontation des idées et non la désignation d’ennemis. Au lieu de cela, les calculs politiciens dominent la scène politique, des médias attisent les flammes de futurs drames et les pouvoirs publics, au lieu d’en appeler au respect de la loi, désignent des coupables à tout-va. Pire encore : par une sordide aberration, certains s’acharnent à faire du terme antifasciste le contraire même de ce qu’il a porté dans l’histoire et de ce qu’il porte encore. Oui, le fascisme existe aujourd’hui. Il se revendique parfois et trop souvent comme tel. Il lui arrive aussi d’endosser des habits neufs. Cela fait partie de la réalité politique de notre pays et de bien d’autres. C’est une réalité qui mérite d’être nommée et combattue. Mais jamais avec des moyens qui, insidieusement, alignent ce combat sur les valeurs et les méthodes auxquelles il s’oppose. La lutte antifasciste est née de la défense des libertés publiques et de la démocratie. Elle a, sur ces bases, rassemblé largement, bien au-delà des clivages politiques. La LDH (Ligue des droits de l’Homme), qui s’honore d’avoir pris sa part dans ce combat, quelles que soient les vicissitudes qu’elle a dû affronter, est toujours restée fidèle aux valeurs de cet engagement citoyen, puissant parce que collectif et démocratique. Elle ne laissera pas, pour de basses raisons politiciennes, placer sur un même plan cet engagement humaniste avec ceux qui fédèrent des droites extrêmes racistes, antisémites, xénophobes et haineuses de la diversité de l’humanité. C’est dans ce cadre de défense des droits fondamentaux que la LDH saisit avec ténacité la justice et se porte en soutien des victimes de l’extrême droite, de celles et ceux que visent ses injures, ses menaces, ses passages à l’acte violents, projets terroristes ou meurtres à caractères raciste et antisémite, homophobe… Autant de motifs malheureusement trop souvent ignorés, minimisés, écartés comme mineurs du débat public. La LDH n’aura de cesse de rappeler que c’est la justice, indépendante et impartiale, qui doit déterminer les responsabilités des violences, et en assurer la sanction. Ni le gouvernement et son administration, ni les groupes politiques, ni les médias, ni les appels à la vindicte populaire ne sauraient exercer cette fonction. C’est, il faut le rappeler encore et toujours, ce qu’on appelle l’Etat de droit. La démocratie est aujourd’hui prise à partie par ses ennemis historiques et par d’autres, qui rêvent à sa transformation en régime autoritaire. Il en va de la responsabilité commune de tous les démocrates de faire échec à ce cauchemar. Cela passe par la condamnation ferme et entière des violences commises à Lyon et de l’homicide de Quentin Deranque. Cela passe tout autant par la défense de la primauté de l’Etat de droit, par la mise en échec des instrumentalisations sordides qui visent à affaiblir le débat démocratique dont notre pays a plus que jamais besoin.
L’ICE poursuit ses arrestations alors que Trump tente de calmer le jeu.
Les deux agents qui ont tué Alex Pretti à Minneapolis le 25 janvier 2026 ont été suspendus. Une annonce qui arrive alors que le gouvernement Trump voit la désapprobation de sa politique migratoire monter dans les sondages et qu’il semble chercher à désamorcer la situation de ces derniers jours. Mais sur place, plusieurs militants manifestant contre les agents fédéraux de l’immigration (ICE) constatent toujours la présence de ces agents et ne voient aucun changement.
«Profils de hooligans» et formation express: le recrutement des agents de l’ICE pointé du doigt aux États-Unis.
Après l’émotion suscitée par la mort d’Alex Pretti, le 24 janvier 2026, et celle de Renee Good quelques semaines plus tôt, deux citoyens américains abattus par des agents fédéraux, les interrogations émergent quant au profil des agents de la police de l’immigration (ICE), leur recrutement et leur formation.
Des vidéos montrent des actions violentes en série de l’ICE à Minneapolis depuis la mort de Renee Good. Suite à la mort de Renee Good, tuée par un agent de l’ICE, les services américains d’immigration ont continué voire amplifié leurs opérations dans le Minnesota, comme en témoignent de nombreuses vidéos diffusées par les médias anglo-saxons.
« Nous ne lâchons rien » : comment Minneapolis se mobilise contre l’ICE.
L’offensive de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis a suscité un flot d’images virales montrant des migrants menottés et embarqués de force. Sur place, des milliers d’habitants ont retourné les caméras contre l’agence, filmant systématiquement les agents masqués afin de montrer au monde les abus de la police aux ordres de Donald Trump.
Ces entreprises qui s’enrichissent grâce à la politique migratoire de Trump.
Palantir, Geogroup, Capgemini… depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s’appuie sur une foule d’entreprises privées pour sa politique migratoire répressive. Nombreuses sont celles qui ont grandement bénéficié de ces contrats passés avec le gouvernement des États-Unis. Plongée au cœur du business américain de la répression.
Où se trouve la sortie pour échapper à toute cette violence étatique aux États-Unis ?
Il est difficile de trouver dans l’histoire des États-Unis un effort comparable à celui qui a présidé à la création d’une agence nationale spécialisée dans la violence à l’échelle de l’ICE. Si ses conséquences politiques et psychologiques immédiates sont évidentes, ses effets durables sur l’avenir restent difficiles à cerner. Par Aziz Huq, professeur de droit à l’université de Chicago.
Mourir sous les balles d’un fonctionnaire fasciste.
Une issue de plus en plus plausible. Si la logique actuellement en cours se poursuit, la création d’une milice équivalente à ICE en France n’est qu’une question de temps, avec ses rafles et ses exécutions sommaires. « Il faut organiser des grandes rafles un peu partout », dixit Arno Klarsfeld : c’est ce qu’ils veulent, ce qu’ils feront.
Des mots déchirants répétés inlassablement par Meraj Tehrani d‘une voix emplie de larmes. Cet artiste iranien, rappeur entre autres, a publié sur ses réseaux sociaux, ce mercredi 14 janvier, une vidéo pour raconter l’horreur de ce qu’il a vu.
Internet est coupé depuis une semaine en Iran.
«Il y a exactement une semaine, l’Iran a sombré dans l’obscurité numérique quand ses autorités ont bloqué internet dans tout le pays», a écrit l’ONG Netblocks sur ses réseaux sociaux. Selon les groupes de défense de droits humains, la coupure d’internet vise à cacher l’ampleur réelle de la répression. Malgré ce blocus total, quelques informations filtrent grâce au peu de contacts que réussissent à maintenir les Iraniennes et Iraniens exilé(e)s et surtout aux témoignages de celles et ceux qui ont réussi à fuir par la Turquie, notamment. C’est pourquoi nous nous efforçons de partager tous ces témoignages qui nous parviennent pour que la vérité sorte de l’ombre dans laquelle les mollahs plongent l’Iran depuis 47 ans. Cette vérité est crue mais elle doit être sue. C’est la seule chose que nous puissions faire aujourd’hui.
« Ils tiraient directement dans les yeux des gens » : le récit glaçant d’Iraniens qui fuient les violences du régime des mollahs après les manifestations.
Face à la violente répression du mouvement de contestation, l’un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979, ils sont nombreux à passer par le poste frontière avec la Turquie.
« J’ai vu les forces de sécurité tirer », raconte un manifestant.
Un manifestant iranien, aujourd’hui réfugié en Europe, livre à France 24 un témoignage exclusif sur la répression à Téhéran et la mort de plusieurs protestataires. Ce ressortissant iranien, qui préfère garder l’anonymat, est arrivé en Europe après avoir participé à des manifestations. Il affirme avoir vu des manifestants se faire tuer par les « forces de sécurité ». Après 24 heures d’attente à l’aéroport de Téhéran, il a pu quitter le pays. Voici l’intégralité de ce témoignage exclusif.
Un rescapé de Téhéran, témoin direct des exactions, brise le silence.
Les voix qui nous parviennent d’Iran aujourd’hui sont très rares. Les autorités privent depuis plusieurs jours la population d’accès à Internet. Les ONG dénoncent un « massacre à huis clos » et dénombrent déjà plusieurs milliers de morts parmi les manifestants, tués par les forces armées. C’est donc un témoignage précieux que nous vous proposons, celui d’un Iranien qui a réussi à fuir le pays avant-hier soir, témoin direct de la répression sanglante du régime.
« Il est au pied de la potence » : en Iran, le manifestant Erfan Soltani échappe (pour l’instant) à l’exécution.
L’Iranien Erfan Soltani, arrêté lors d’une manifestation contre le régime, devait être exécuté mercredi. La mise à mort de cet homme de 26 ans, devenu un symbole de résistance, a finalement été repoussée, mais son sort reste encore incertain.
Après dislocation de la manifestation qui s’est déroulée sans incident, dans le calme et la dignité, quelques jeunes nervis, déjà connus comme militant pour le couronnement prochain de Bardella, ont tenté une provocation dont ils sont coutumiers. Ils n’ont pas fait le poids.
Agnès témoigne :
« En fait, un mini-service d’ordre s’était organisé, suite à une manif précédente où les ED s’en étaient pris, en marge, à une personne porteuse d’un drapeau palestinien.
Parce que ces nervis, c’est leur technique. Ils sont groupusculaires, donc ne font pas le poids. Par contre, s’ils peuvent choper un manifestant isolé (par exemple, en fin de manif, ou bien au bord du peloton, ou carrément sur le chemin de son retour chez lui), ça leur va. De vrais braves, mais pas téméraires non plus = à un contre 5, dans un coin discret… c’est mieux que de se faire lyncher par la foule (entre nous, c’est pas le genre de notre public !)
…/..
Ils ont donc été hués (et filmés, et identifiés), et pas seulement par des antifas. Ceci, juste à la sortie des élèves du collège Beurnonville, c’est tout de même pas le lieu ni le tempo pour venir chasser le gauchiste! Mais aussi, et justement, sans doute calculé pour que la police s’interpose = collégiens et parents d’élèves n’ont pas besoin de tomber sur ce genre d’échauffourée. »
Il est probable qu’ils s’en soient pris, car c’est ainsi qu’ils ont coutume de démontrer leur force, à un « papy » en fauteuil roulant, fidèle des manifestations troyennes, enveloppé d’un drapeau palestinien et qui, comme poursuit Agnès « a certes un peu perdu ses jambes, le vieux, mais pas ses cordes vocales ! »
La police s’est interposée et a évité l’incident. Mais on pourra remarquer l’audace et la pertinence des arguments desdits nervis d’extrême-droite qui ne font pas honneur à la ville de Troyes en arborant le tee-shirt floqué à son nom…
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Les secouristes de Gaza ont déclaré que des tirs israéliens ont tué au moins 31 Palestiniens et en ont blessé plus de 176 tôt dimanche, alors que des milliers de personnes se dirigeaient vers un site de distribution d’aide alimentaire géré par les États-Unis.
Guerre dans la bande de Gaza : qui utilise ou non le mot « génocide » pour décrire les opérations israéliennes, et pour quelles raisons ?
De plus en plus d’ONG, de chercheurs et de responsables politiques emploient ce terme lourd de sens pour qualifier la politique d’Israël vis-à-vis des Gazaouis.
« Nous avons ramassé des cadavres d’enfants » : dans la bande de Gaza, les bombardements israéliens provoquent « des scènes terrifiantes »
Israël a repris ses opérations militaires contre l’enclave palestinienne après deux mois de trêve. Les bombardements provoquent de lourds dégâts, notamment sur une population qui a été déplacée et vit sous des tentes.
Une visite rare pour un dirigeant européen. Emmanuel Macron se rend mardi 8 avril à al-Arich, un « avant-poste » égyptien du soutien humanitaire à Gaza, accompagné par son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, pour appeler à une reprise de l’aide bloquée par Israël, qui a repris ses opérations militaires contre l’enclave palestinienne après deux mois de trêve. Cette guerre est d’une violence inouïe avec des témoignages et des scènes filmées particulièrement difficiles à regarder.
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En Turquie, l’arrestation du maire d’Istanbul et principal leader de l’opposition a provoqué une vague de contestation dans tout le pays, suivie d’une violente répression. Arrestations massives, restrictions de l’accès aux réseaux sociaux, usage disproportionné de la force… les autorités cherchent à étouffer les voix dissidentes par tous les moyens.
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En ces premiers jours de 2025, je parcours les routes de Palestine au pas de charge. Enfin, certaines routes. À côté du réseau traditionnel aux tracés antiques, comme souvent au Proche-Orient, les routes réservées aux colons transpercent le paysage, surélevées, grillagées, vidéosurveillées. Menaçantes, nombreuses et rapides, ces voies prioritaires rendent l’apartheid pratique, comme une application de transport. Ce paysage palestinien fragmenté, gravement altéré par la colonisation, les blocs de béton, les tourbillons de poussière, les traces de destructions, je le connais, je l’ai parcouru maintes fois ces dernières années. Pourquoi la Palestine semble plus moche, sale, triste qu’au printemps dernier. L’injustice y crève les yeux, étouffe comme le souffle de l’enfer. Ces voies de la discrimination sont laides. Elles sont un des signes qu’en Palestine tout s’enfonce dans l’inacceptable. L’indifférence du monde devrait donner à pleurer, si cela servait à soulager ma colère.
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Environ 18 % du territoire ukrainien est actuellement occupé par la Russie. Il est cependant difficile d’obtenir des informations fiables sur la vie dans ces territoires, car les médias ukrainiens n’y ont plus accès. Néanmoins, diverses initiatives ukrainiennes visent à faire la lumière sur ce qui se passe dans les territoires occupés. Répression violente, propagande et russification forcée sont au rendez-vous. Reportage de Gulliver Cragg, correspondant de France 24.
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Une frappe de drone revendiquée par le Hezbollah fait plus de 60 blessés en Israël
Une frappe de drone du Hezbollah visant une position militaire dimanche près de Haïfa a blessé plus de 60 personnes. Plus tôt dans la journée, la Force intérimaire des Nations unies déployée dans le sud du Liban (Finul) a accusé l’armée israélienne d’avoir bloqué un de ses mouvements, réclamant « des explications » après « des violations choquantes ». Voici le fil du 13 octobre 2024.