Une manifestation en soutien à l’Ukraine, le 24 février 2022, à Nantes. Crédit : Reuters
En France, où « moins d’une centaine » d’Ukrainiens sont arrivés ces derniers jours après avoir fui l’invasion russe, « des dispositifs d’accueil » dans les aéroports et dans les communes se mettent en place pour aider cette population.
Et si la philosophie russe nous aidait à comprendre la stratégie de Vladimir Poutine ? Cette idée n’a rien d’absurde, tant les prophètes du conservatisme, de « la voie russe » et de « l’empire eurasiatique » ont le vent en poupe au Kremlin et le soutien de toutes les extrêmes droites européennes, le Front national en tête. Le philosophe Michel Eltchaninoff est venu à la Fondation Jean-Jaurès discuter de ce qui se passe « dans la tête de Vladimir Poutine ».
Quelques jours avant l’invasion en Ukraine, des soldats russes ont dragué des Ukrainiennes sur Tinder, révélant ainsi leur position. Ce qui a mis la puce à l’oreille des forces militaires ukrainiennes quant à une possible attaque.
Les poutiniens Le Pen et Zemmour tentent de se rhabiller en non-alignés. Du côté de l’extrême droite extra-parlementaire, les positions sont plus contrastées, pour ne pas dire franchement opposées.
Russie: l’étau se resserre encore sur les médias et la liberté d’expression
Kiosque à journaux, Moscou (novembre 2020): à la faveur de la guerre en Ukraine, le Kremlin contrôle plus étroitement encore les médias, y compris les rares journaux encore indépendants comme Novaya Gazeta. AFP – ALEXANDER NEMENOV
Au 6ème jour de la guerre, Moscou rassemble ses troupes et la bataille pour Kiev se profile. En Russie, l’étau sur une liberté d’expression déjà minimale se resserre. Haro sur les « traîtres » qui critiquent la guerre et les dispositions légales de plus en plus étouffantes.
Guerre en Ukraine : le régulateur russe des médias censure les journalistes, sommés de suivre la ligne du Kremlin
Crédit : AFP
Une chape de plomb s’abat sur les journalistes et médias indépendants en Russie. La guerre menée par les autorités sur le territoire ukrainien rend leur travail, auparavant déjà entravé, de plus en plus difficile. Reporters sans frontières (RSF) soutient leurs efforts pour relayer une information fiable dans ce contexte dramatique.
« Dans la nuit du 24 février, je me trouvais avec un collègue à Rava-Ruska, un point de passage frontalier entre l’Ukraine et la Pologne ; en début de journée, Vladimir Poutine avait annoncé le lancement d’une invasion russe à grande échelle de l’Ukraine. À Rava-Ruska, il était peu après 22 heures, et le temps était glacial.«
Guerre en Ukraine : « J’espère que nous pourrons bientôt rentrer chez nous », témoignent des réfugiés
Près de 500 000 Ukrainiens ont fuit le conflit depuis le 24 février et se sont réfugiés dans les pays voisins. / AFP
A la frontière entre la Pologne et l’Ukraine, c’est un flot incessant de réfugiés qui fuient les zones de combat. Reportage à Hrebenne, un des principaux points de passage de ces milliers de déplacés.
Exode à la frontière Ukraine-Pologne : « Ils nous refoulent juste parce qu’on est Noirs ! »
Moustapha Bagui Sylla vivait depuis un an à Kharkiv (Ukraine), où il étudie la médecine à l’université. Crédit : Mehdi Chebil
De nombreux Africains fuyant la guerre en Ukraine ont affirmé sur les réseaux sociaux avoir été recalés à la frontière polonaise en raison de leur couleur de peau. À la gare de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, France 24 a rencontré plusieurs étudiants africains ayant été refoulés sans raison au poste-frontière de Medyka. Des discriminations démenties par Kiev et Varsovie.
La guerre dure depuis maintenant cinq jours en Ukraine suite à l’offensive lancée par la Russie. Salomé Zourabichvili, Présidente de la République de Géorgie est l’invitée du Grand entretien. Son pays a lui même été en guerre contre la Russie, en 2008.
Des militaires ukrainiens après un combat avec un groupe de raids russe dans la capitale ukrainienne de Kiev dans la matinée du 26 février 2022. AFP – SERGEI SUPINSKY
Pour faire face à la propagande russe qui ne diffuse que très peu d’informations à ses citoyens sur l’offensive militaire qui a lieu en Ukraine, les autorités ukrainiennes ont lancé un site recensant les soldats russes présumés tués ou capturés dans leur pays pour aider les Russes à identifier leurs soldats.
Depuis 15 ans, les autorités russes utilisent des lois de plus en plus restrictives et des stratégies policières brutales pour réduire au silence toute dissidence. La stratégie : saper le droit de manifester.
Après un voyage épuisant de trois jours en voiture, Olga et ses enfants font partie des centaines de milliers de personnes qui ont fui l’Ukraine en quête de sécurité dans les pays voisins.
Guerre en Ukraine : une nuit aux côtés des civils sur la route de l’exode. Crédit : Mehdi Chebil
Des milliers de civils ukrainiens fuient depuis jeudi l’invasion russe et tentent de rejoindre la Pologne voisine. Une évacuation chaotique, avec des dizaines de kilomètres d’embouteillages côté ukrainien, qui préfigure une crise humanitaire de grande ampleur. Reportage de notre envoyé spécial.
La première phase de l’offensive russe a donné lieu à des bombardements ciblant les bases etaéroports ukrainiens. De nombreuses vidéos de combats aériens circulent donc sur la toile. (Illustration) AFP/SERGEI SUPINSKY
Au premier jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, des dizaines d’images de combats antérieures au conflit ou issues de jeux vidéo ont été massivement partagées sur les réseaux sociaux.
Des personnes venues d’Ukraine attendent de pouvoir passer en Pologne, près de la ville de Medyka, jeudi 24 février. Crédit : Reuters
Face à l’invasion russe en Ukraine, des habitants en proie au doute et à la panique indiquent à InfoMigrants chercher désespérément des moyens de quitter le pays. Mais la fuite vers les frontières est semée d’embûches.
Guerre en Ukraine : la résistance de Kiev et des Ukrainiens aux assauts militaires de la Russie
LAURENT VAN DER STOCKT POUR « LE MONDE »
Les soldats russes se rapprochent de la capitale ukrainienne tandis qu’ailleurs, des fronts militaires se multiplient, des villes sont encerclées et des réfugiés fuient les combats. La situation militaire n’est pas encore désespérée, mais une partie du pays se projette déjà dans une logique de guerre de résistance.
Nicolas Gosset, chercheur au Centre d’études de sécurité et défense (IRSD), et Sébastien Gobert, responsable du service international de La Libre Belgique, débriefent la deuxième nuit de combats en Ukraine.
Guerre en Ukraine : bataille au nord de Kiev, des dizaines de blindés russes détruits depuis jeudi
Des chars ukrainiens se dirigent vers le front dans la région de Lugansk, à l’est, le 25 février 2022. – AFP
Des combats intenses ont été signalés entre les forces russes et ukrainiennes autour de la ville de Tchernihiv, à une centaine de kilomètres au nord de Kiev.
DIRECT. Guerre en Ukraine: la résistance s’organise, «faites des cocktails Molotov!»
Le président Volodymyr Zelensky a décrété jeudi soir la mobilisation générale et le rappel des réservistes de 18 à 60 ans sous 90 jours dans toutes les régions ukrainiennes, soit environ 900 000 personnes. PHOTO AFP – AFP
« Nous demandons aux citoyens de nous informer des mouvements ennemis, faites des cocktails Molotov, neutralisez l’occupant ! », a appelé le ministère ukrainien de la Défense sur sa page Facebook. « Si la Russie veut complètement prendre le contrôle de toute l’Ukraine, ça va être très compliqué. C’est un pays de 40 millions d’habitants. Il y aura une résistance de la population », prédit Alexandra Goujon.
RT a obtenu l’autorisation de diffusion en France en décembre 2017. (HUGO PASSARELLO LUNA / Hans Lucas via AFP)
La chaîne créée par Moscou se fait largement l’écho de la rhétorique du Kremlin. Mais pas seulement. Elle laisse aussi entendre des voix discordantes. Une propagande habile.
Faut-il interdire la diffusion de RT France, ce bras médiatique du Kremlin ? Depuis le début de la crise ukrainienne, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer la fermeture de la chaîne, considérée comme une pièce maîtresse du « soft power » russe. Au moins sa suspension.
Dans ce contexte de guerre, où l’information est évidemment stratégique, la question est brûlante. Le présentateur Frédéric Taddeï, qui avait rejoint la chaîne en 2018, vient d’ailleurs de décider d’arrêter son talk-show quotidien « Interdit d’interdire ». « Par loyauté envers la France, je ne peux pas continuer une émission de débat contradictoire à partir du moment où mon pays se retrouve en conflit ouvert avec la Russie », a-t-il expliqué dans l’émission « Buzz TV » sur le site du « Figaro ».
De son côté, Laurent Lafon, sénateur (UDI) du Val-de-Marne et président de la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication de la chambre haute du Parlement, écrivait jeudi 24 février au matin, alors que le Kremlin venait de déclencher son offensive contre l’Ukraine, à l’Autorité de Régulation de la Communication audiovisuelle et numérique (Arcom, ex-CSA) en lui demandant de suspendre « sans délai » l’autorisation d’émettre accordée à RT France, qualifiée d’« organisme officiel en France de propagande de régime russe ». L’Arcom a réagi dans la journée, indiquant veiller « avec une particulière vigilance au respect par la chaîne RT France de ses obligations légales et conventionnelles » et ne pas exclure, en cas de manquements, « à demander la suspension de sa diffusion ».
L’Arcom doit suspendre sans délai la diffusion de #Russia Today qui est l’organisme officiel en France de propagande du régime russe @UC_Senat
La France n’est pas la seule à s’inquiéter de l’influence de ce média, financé par Moscou et lancé en 2005 sous le nom de Russia Today, qui s’est développé un peu partout dans le monde, avec des sites en anglais, français, espagnol, allemand et arabe. En Grande-Bretagne, le Parlement a aussi saisi le régulateur. L’Allemagne, elle, a interdit la diffusion de RT-DE dès le 2 février, sur fond de tension entre les Occidentaux et Moscou. Officiellement pour d’obscures raisons juridiques.
Distorsion subtile de la réalité
En France, RT, accessible sur le câble, le satellite et le bouquet Free, est sous la loupe du régulateur de l’audiovisuel quasiment depuis qu’elle a obtenu l’autorisation de diffusion, en décembre 2017. En 2018, la chaîne a ainsi été mise en cause par le CSA pour des « manquements à l’honnêteté, à la rigueur de l’information et à la diversité des points de vue » pour son traitement de la guerre en Syrie, et notamment pour une traduction qui déformait les propos d’un témoin. En février, l’Arcom a lancé une enquête après la plainte d’une association, Médias Démocraties Europe, qui rassemble des citoyens inquiets « de l’honnêteté et de l’indépendance de l’information et des programmes de RT ». Sur Twitter, la chaîne est désormais affublée du bandeau « média affilié à un Etat ». « RT France n’a jamais été sanctionnée en quatre ans d’existence, a souligné un porte-parole de la chaîne. RT continue de couvrir l’actualité, notamment la Russie, de manière professionnelle et équilibrée. »
Vraiment ? Ce jeudi 24 février, quelques heures après la déclaration de guerre de Vladimir Poutine, « l’Obs » s’est plongé dans le traitement de l’offensive de Moscou sur la chaîne. Le résultat ? Ambigu. RT France accorde, c’est vrai, une place prépondérante au point de vue russe dans cette crise. Sur le plateau ou en duplex, des « experts » répètent en boucle les éléments de langage du Kremlin : « Tout est de la faute de l’Ukraine », « seules des cibles militaires ont été frappées, jamais les villes ni les populations civiles », « ce n’est pas une agression, la Russie n’a fait que se défendre », « les sanctions internationales ne changeront rien »,« les militaires russes seront accueillis avec des colliers de fleurs ».
Parmi eux, Xavier Moreau, créateur du site d’information Stratpol.com, un ancien officier parachutiste reconverti dans le conseil en sûreté des affaires, proche de l’extrême droite et des milieux traditionalistes, selon le site Conspiracy Watch. Ou encore Morgan Palmer, un journaliste « consultant en intelligence stratégique », qui a touché à la politique au Cameroun et qui explique que « si les chars russes sont entrés en Ukraine, c’est à la demande des populations russophones du Donbass ». On a aussi droit à un micro-trottoir réalisé à Moscou qui donne sans réserve raison au maître du Kremlin.
Mais d’autres voix se font aussi entendre. Cet après-midi-là, Pierre Guerlain, professeur émérite d’études américaines, défend l’Ukraine et les positions du président américain Joe Biden. Gérard Vespierre, conférencier en géopolitique, dénonce sans ambages une agression inacceptable « vis-à-vis de l’ensemble de l’Ukraine par la Russie, dont les dirigeants n’ont pas compris que le monde de 2022 n’est pas celui des années 1930 ou 1940 ».
L’entretien avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui expose les positions françaises sur TF1, est largement rediffusé, tout comme l’intervention d’Emmanuel Macron. Sur le terrain, des journalistes donnent la parole à des Ukrainiens, qui protestent contre les manœuvres de Poutine et jurent qu’ils n’accepteront jamais de devenir russes. Mieux, la journaliste à Moscou évoque, brièvement c’est vrai, les manifestants qui se sont rassemblés dans la capitale russe pour protester contre l’invasion de l’Ukraine et leur dispersion par la police.
« RT France continue de couvrir l’actualité, les actualités internationales, notamment sur la Russie, de manière professionnelle et équilibrée et où tous les points de vue peuvent s’exprimer », a affirmé la direction de la chaîne dans un communiqué. Ce n’est pas totalement faux non plus. Dans ce un miroir légèrement biseauté, c’est une distorsion subtile, pas si évidente à démontrer, de la réalité.
Au service d’une « vérité alternative »
On est en tout cas loin de la propagande grossière de chaînes nationales russes comme « Pervii Kanal ». Pour cette « première chaîne » la plus regardée par les Russes, Kiev est carrément aux mains des fascistes. Le régime serait responsable d’un « génocide », des exactions insensées, jamais prouvées, sont évoquées, ainsi que des « purifications ethniques ». On y évoque des frappes chirurgicales, des combats dans le Donbass. Bref, un tissu de désinformations et de « fake news », répondant à une vieille vision fantasmatique russe, qui sont balancées sans preuves ni remise en question, dans une vision paranoïaque du monde.
Rien de tel sur RT. D’ailleurs, pour les dirigeants de la chaîne, oui, Moscou finance RT, tout comme Londres finance la BBC et Paris subventionne France 24. « Est-ce qu’on dit que France 24 est la voix de l’Elysée ? »,demandait ingénument Xenia Fedorova, qui dirige RT France, dans une interview au « Parisien » en 2019. La rhétorique est connue, elle est mise en avant par les dirigeants à chaque fois que la ligne éditoriale de la chaîne est questionnée.
Sur le papier, cela peut se défendre ; dans les faits, beaucoup moins. C’est vrai, France 24 a été conçue par Jacques Chirac pour « porter les valeurs de la France » dans le monde, contre la concurrence américaine… Mais sa ligne est beaucoup moins dans l’« éditorialisation » que celle de RT, délibérément créée comme un outil au service d’une « vérité alternative ». « Osez questionner » est le mot d’ordre de la chaîne. Convaincue que les « médias mainstream » ne prennent pas suffisamment en compte le point de vue russe, incompris et méconnu, RT France veut imposer une « autre vision du monde ». Hautement politique.
« Le coût d’une interdiction supérieur aux bénéfices »
Faut-il pour autant bloquer la chaîne ? L’efficacité d’une telle mesure reste à prouver. En Allemagne, RT a rétorqué qu’elle n’avait que faire de la décision de la suspension par les autorités, facilement contournable grâce à une licence serbe. En revanche, les représailles de Moscou n’ont pas tardé. La Russie a immédiatement fermé Deutsche Welle, la radio-télévision internationale allemande, qui diffuse des émissions de radio par ondes courtes, internet et satellite en trente langues ainsi que des programmes de télévision en quatre langues.
« Le coût d’une interdiction me parait à ce stade supérieur aux bénéfices à court et moyen terme », résume Maxime Audinet, un des meilleurs connaisseurs du sujet, auteur de « Russia Today, (RT), un média d’influence au service de l’Etat russe » (INA, 2021). Pour le chercheur, « c’est sans doute donner trop d’importance à la chaîne que de la présenter comme une menace pour notre système démocratique, notamment au regard de ses faibles audiences ».
Fermer RT, en revanche, c’est priver, à coup sûr, les Russes de ces voix alternatives que sont RFI, qui diffuse des programmes en langue russe, et France 24. Et risquer de voir se développer un canal d’information direct depuis Moscou, soumis, cette fois, à aucune régulation et nettement plus débridé… Pas sûr que la démocratie y trouve son compte.
Invasion de l’Ukraine par la Russie, le rôle crucial de la désinformation russe
Alors que l’invasion russe se poursuit en Ukraine, la désinformation joue un rôle majeur dans le conflit. Moscou a utilisé cette arme de guerre hybride en amont de son offensive militaire. Une stratégie informationnelle mise en place par Vladimir Poutine pour appuyer son narratif et justifier cette entrée en guerre.
Invasion de l’Ukraine par la Russie : les journalistes ne sont pas des cibles
Crédit : ARIS MESSINIS / AFP – Bombardement près de Kharkiv, 24 février 2022
Alors que les chars russes sont entrés sur le territoire ukrainien, les journalistes, premiers témoins, risquent d’être pris pour cibles. Reporters sans frontières (RSF) appelle les belligérants et les organisations internationales à assurer la protection des journalistes.
« Elena Kovalskaya, directrice du théâtre et centre culturel Vsevolod Meyerhold de Moscou, a démissionné pour protester contre l’invasion russe en Ukraine……. Dans un message partagé sur Facebook, elle a écrit « Amis, pour protester contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie, je quitte mon poste de directrice du Théâtre d’État et du Centre culturel Vsevolod Meyerhold de Moscou. Il est impossible de travailler pour un meurtrier et de percevoir un salaire de lui. » »
Des dizaines de milliers d’Ukrainiens fuient leur foyer, des milliers passent à l’étranger
Une femme et son enfant attendent de pouvoir passer en Pologne depuis l’Ukraine, jeudi 24 février. Crédit : Reuters
Environ 100 000 personnes ont fui leur foyer en Ukraine et des milliers ont quitté le pays, a annoncé le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés, jeudi. En Hongrie, des files d’attente se sont formées aux poste-frontières. En Pologne, neuf centres d’accueil s’apprêtent à ouvrir en urgence.
Les gouvernements et l’ONU devraient faire davantage pour mettre fin aux abus, améliorer les protections et fournir de l’aide à ces personnes.
(New York) –Lors d’un conflit armé, les personnes âgées sont souvent exposées à un risque particulièrement élevé d’abus, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Toutes les parties à un conflit armé devraient mettre fin aux abus commis à l’encontre des personnes âgées et faciliter l’acheminement d’aide humanitaire à celles qui en ont besoin. Le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait faire en sorte que l’ONU tienne compte, dans toutes ses activités, de la nécessité d’une protection renforcée pour les civils âgés dans les conflits armés.