Alors que les civils de la bande de Gaza font face à un risque d’épidémie et à la famine, les forces israéliennes bloquent les convois d’aide humanitaire, tirent sur les véhicules et arrêtent les employés.
La barre officielle des 30 000 morts va être franchie au cours des prochaines 24 heures dans la bande de Gaza. Environ 70% d’entre eux sont des femmes et des enfants. Dans ce contexte dans lequel rien ni personne ne semble être en mesure de mettre fin à cette tragédie, la question de la livraison d’armes à Israël est de plus en plus prégnante. Quid de la France ?
Le chef de l’ONU a mis en garde lundi contre la fin des programmes d’aide humanitaire pour la bande de Gaza si Israël lançait une offensive militaire majeure sur Rafah annoncée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
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Au moment où des pourparlers débutent au Caire pour une trêve à Gaza, Israël a lancé dans la nuit de mercredi à jeudi de nouvelles frappes aérienne sur Rafah faisant près de 100 morts, selon le Hamas. « La situation ne fait que s’aggraver », alerte Médecins sans frontières.
La conférence sur la sécurité a réuni durant les trois derniers jours de nombreux membres de gouvernement et experts du monde entier. Les deux crises les plus aigües du moment figuraient au centre de la rencontre, à savoir la guerre en Ukraine et la situation à Gaza et, au-delà, les perspectives pour le Moyen-Orient. Malgré de nombreuses rencontres et discussions, les perspectives restent après cette conférence tout aussi sombres.
Une centaine de médecins venus des quatre coins du globe, États-Unis, Australie, sultanat d’Oman ou Royaume-Unis, ont été invités en Jordanie pour réfléchir à des solutions sur la question sanitaire dans la bande de Gaza assiégée. Tous se sont rassemblés dans le cadre d’une conférence internationale à Amman pour exprimer leur solidarité envers leurs collègues actuellement présents dans l’enclave et réfléchir à l’après.
Guerre Ukraine-Russie : le Comité international de la Croix-Rouge enquête sur le sort d’au moins 23 000 disparus
Il ne s’agit sans doute que de « la partie émergée de l’iceberg », car l’institution humanitaire a reçu plus de 115 000 demandes de recherches de la part de familles.
Embrayant le pas à deux de ses ministres, Benyamin Netanyahu a également rejeté jeudi soir toute reconnaissance internationale d’un Etat palestinien hors du cadre d’une reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes, affirmant qu’une telle initiative « offrirait une énorme récompense au terrorisme ».
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a réitéré son intention de mener une opération militaire à Rafah, où plus d’un million de Palestiniens sont réfugiés. Aux États-Unis, le président, Joe Biden, a suspendu l’expulsion des Palestiniens du territoire américain.
L’Ukraine envoie des renforts dans «l’enfer d’Avdiïvka» face à une situation «extrêmement critique»
Ce jeudi 15 février, l’armée ukrainienne a déployé des renforts à Avdiïvka, actuel épicentre des combats à l’est du pays, pour contrer les assauts russes, alors que 26 missiles ont été tirés dans la nuit par la Russie.
Le président américain Joe Biden réclame une pause de six semaines des combats à Gaza, alors que se tiennent ce mardi en Égypte des négociations sur une trêve militaire et la libération des otages. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, lui, ne renonce pas à une offensive sur Rafah, où s’entassent 1,7 million de personnes désormais menacées par une crise humanitaire majeure. Entretien avec Fabrice Balanche, maître de conférences HDR en géographie à l’Université Lyon 2 et auteur de plusieurs ouvrages sur le Moyen-Orient.
Guerre en Ukraine: à Nikopol, le quotidien au rythme des bombardements
Alors qu’approche le deuxième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, le quotidien des Ukrainiens est toujours rythmé par les sirènes prévenant des raids aériens de l’armée russe. C’est particulièrement vrai dans la petite ville de Nikopol sur la ligne de front au sud-est du pays.
La perspective d’une trêve entre Israël et le Hamas s’éloigne. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a balayé mercredi d’un revers de la main les minces espoirs apparus ces derniers jours alors que les efforts diplomatiques semblaient tendre vers une désescalade. Décryptage.
L’armée israélienne a intensifié jeudi ses frappes sur Rafah, accentuant les craintes sur le sort de plus d’un million de Palestiniens coincés dans cette ville de la bande de Gaza, sur fond de nouvelles tractations pour parvenir à une trêve entre Israël et le Hamas.
Chacun ses morts, chacun sa douleur. Un conflit sanglant qui renvoie Palestiniens et Israéliens dos à dos. Depuis le 7 octobre, le dialogue semble impossible. La douleur de l’autre n’existe pas. Côté palestinien, on remet systématiquement en doute le massacre perpétré par le Hamas. Côté israélien, la société est persuadée que son armée est morale et exemplaire, et ne tue pas les civils gazaouis.
Pendant son séjour dans l’enclave palestinienne, l’urgentiste nous a envoyé des notes vocales pour témoigner de l’état désastreux dans lequel se trouve Gaza.
Israël a poursuivi ses frappes sur la bande de Gaza et tué plus de 120 Palestiniens en 24 heures, a indiqué dimanche le Hamas, avant une nouvelle mission du secrétaire d’Etat Antony Blinken au Moyen-Orient pour soutenir les tractations en vue d’une trêve.
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La ville de Rafah, où se sont réfugiés plus d’un million de Palestiniens menacés par la guerre à Gaza, est le théâtre samedi d’intenses frappes israéliennes à l’heure où la diplomatie tente d’imposer une nouvelle trêve sur fond d’embrasement régional.
La situation humanitaire est aggravée par la polémique visant l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, dont certains employés ont été accusés par Israël d’avoir été impliqués dans les attaques du 7 octobre.
Quelques milliers d’Israéliens favorables à la réinstallation de colonies dans la bande de Gaza se sont réunis dimanche 28 janvier à Jérusalem, exhortant le Premier ministre à faire aboutir le projet. Dans l’assemblée, plusieurs ministres, dont certains ont enchaîné des pas de danse sur une musique au rythme enjoué. Une scène qui n’est pas passée inaperçue alors que la guerre en cours entre Israël et le Hamas a fait 1 140 morts dans l’Etat hébreu et 26 422 à Gaza.