Global Sumud Flotila : la France est elle vraiment la patrie des Droits de l’Homme ?




La question n’est pas nouvelle et opposait déjà les historiens un siècle avant le bicentenaire de l’adoption de la Déclaration des Droits de l’homme, célébré en grande pompe le 26 août 1989, au pied de l’Arche de la Défense.



Il y a 20 ans, la question se posait toujours mais de façon plus précise encore, la France semblant dénoncée cette fois par le Conseil de l’Europe et Amnesty international pour des atteintes aux droits de l’homme qui porteraient sur le fonctionnement de la justice et du système pénitentiaire.



Le Free Gaza Movement, créé en 2006 lors du début du blocus israélien sur Gaza, avait lancé, en 2010, 15 flotilles depuis août 2008, dont 5 ont réussi à atteindre Gaza. Après l’opération « Plomb durci », l’armée israélienne a attaqué les embarcations à diverses reprises.

Quinze flottilles ou vagues ont été lancées depuis août 2008, dont cinq ont réussi à atteindre Gaza. Après l’opération « Plomb durci », l’armée israélienne a attaqué nos embarcations à trois reprises. Lors de notre attaque en juillet 2009, Free Gaza a décidé d’organiser une flottille beaucoup plus importante avec l’aide de l’IHH, de la Campagne européenne pour la fin du siège et de trois autres initiatives de moindre envergure. Nous avons appareillé en mai 2010, sous le nom de Flottille de la Liberté I. Il s’agissait de notre neuvième voyage. L’attaque meurtrière d’Israël contre les six embarcations a fait dix morts et plus de soixante blessés  (…) » – sur le navire turc Mavi Marmara. (International Solidarity Movement – ISM-France)

Depuis, cela n’a jamais cessé.

Lancée mi-2025, la nouvelle initiative maritime internationale Global Sumud Flotilla, menée par des organisations non gouvernementales, vise à forcer le blocus israélien de la bande de Gaza considéré comme illégal par de très nombreux observateurs internationaux neutres ainsi que de nombreux juristes.

Dix bateaux partent d’Italie et d’Espagne entre le 25 et le 27 septembre 2025, dans le cadre d’une nouvelle vague organisée par la Freedom Flotilla Coalition (FFC) et l’association locale Thousand Madleens to Gaza (TMTG).

La flotte devient un effort combiné de la Freedom Flotilla Coalition, du Mouvement libre de Gaza, de la Flottille Sumud du Maghreb – un convoi dirigé par les peuples des comtés nord-africains – et de Sumud Nusantara, qui est organisée par la Malaisie et neuf autres pays.

La Global Sumud Flotilla est la 38e flotte à mettre le cap vers Gaza dans le but de briser le blocus maritime, qui précède depuis longtemps la guerre actuelle à Gaza. C’est la plus grande tentative dans tous les efforts qui ont commencé, rappelons le, en 2008.

Dès septembre 2025, la flottille est attaquée par des drones notamment, porteurs d’armes chimiques. L’armée israélienne ne répond pas aux questions concernant cette attaque contre la flottille, mais le responsable du ministère israélien des Affaires étrangères, Eden Bar Tal, déclare qu’« Israël ne permettra à aucun navire d’entrer dans la zone de combat active ». Des gouvernements européens, l’Italie et l’Espagne envoient des navires de guerre pour aider la flottille d’aide internationale en route vers Gaza.



Cela n’empêche que des bateaux soient arrêtés par la marine israélienne dans les eaux internationales et leurs occupants détenus en Israël où ils sont victimes de traitements indignes d’un Etat dit démocratique.



De nombreux pays réagissent mais la France demeure peu mobilisée contre ce déni de démocratie et de liberté d’apporter une assistance humanitaire aux populations gazaouies. Elle se contente de rappeler que « se rendre à Gaza est dangereux », que les participants à cette initiative « ont été informés des risques encourus ».  « Se rendre à Gaza est dangereux et strictement déconseillé que ce soit par voie terrestre ou maritime. Les conseils aux voyageurs s’appliquent à tous y compris aux parlementaires et aux journalistes. » Le ministère, qui rappelle que « la sécurité de nos compatriotes est une priorité », ajoute que ses services « suivent attentivement la situation de nos ressortissants et assureront leur mission de protection consulaire, pour gérer au mieux les conséquences de cette initiative ».



L’inaction de la diplomatie française est sérieusement mise en cause.


La troisième tentative en un an de briser le blocus israélien imposé à la bande de Gaza, ravagée par la guerre et confrontée à de graves pénuries depuis octobre 2023 est interrompue le 18 mai dernier par l’interception de la « nouvelle flottille pour Gaza » au large de Chypre par la marine militaire israélienne.

Face aux premiers arraisonnements de bateaux et aux menaces ouvertement annoncées par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, la Global Sumud Flotilla, épaulée par la LDH engage une procédure en référé-liberté auprès du tribunal administratif de Paris.

La LDH déclare: La #LDH agit en justice pour soutenir les navigants de la Global Sumud Flotilla en intervenant au soutien d’un référé-liberté : la diplomatie française se doit d’agir en protection des personnes, dont certaines viennent d’être arrêtées encore aujourd’hui, et notamment ses ressortissants. Avec cette nouvelle interception illégale, #Israël viole une fois encore le droit international : l’impunité doit cesser !

Les avocates ne manquent pourtant pas d’arguments.



Hélas, le tribunal se déclare incompétent pour assurer la protection de ces militants qui consiste à mettre en œuvre un corridor humanitaire vers Gaza; il s’estime en revanche compétent à l’égard de la demande de mise en œuvre de la protection consulaire pour permettre leur retour en sécurité sur le territoire français, mais relève que cette protection est «  déjà en cours de déploiement sans défaillance« .



La France, suivant l’Espagne, l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas, annonce convoquer les représentants israéliens après l’arraisonnement illégal de l’ensemble de la Global Sumud Flotilla dans les eaux internationales et la capture au large de Chypre, tout aussi illégale sur le plan du droit international, des 428 membres de la flottille, venus d’une quarantaine de pays différents. Ceux-ci, transférés en Israël sont emprisonnés et livrés à des traitements humiliants, violents et dégradants, allant des sévices psychologiques aux violences physiques et sexuelles. Les images en sont diffusées largement et avec délectation par le ministre israélien d’extrême droite ultranationaliste Ben Gvir.



De retour à Paris, les militants peuvent ouvertement témoigner des violences.


Une forte réaction européenne est attendue de la part de la Global Sumud Flotilla.


Cette demande est inégalement entendue de la part des dirigeants de l’Europe et d’au delà.


Le gouvernement français, pour signifier son grand courroux, interdit l’accès du territoire français au ministre israélien Itamar Ben Gvir pour s’être mis en scène devant des militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés et mains liées, annonce le chef de la diplomatie, Jean-Noël Barrot, samedi 23 mai, « désapprouvant » toutefois l’action des militants propalestiniens, « qui ne produit aucun effet utile et surcharge les services diplomatiques et consulaires ».


Des tortures dont ces militants pour la paix ont été victimes, « peau de balle » (et balai de crin), hormis ce semblant d’indignation, nécessairement édulcorée par le souvenir de la citation maladroite par Jean-Noël Barrot, en avril dernier, à propos de la loi israélienne instaurant la pendaison pour des « terroristes »  palestiniens, votée par la Knesset le 30 mars, d’une phrase attribuée à la première ministre israélienne Golda Meir (1969-1974) : « Nous pouvons pardonner à nos ennemis d’avoir tué nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. »

Ce qui ne manque pas de susciter certaines réactions parfaitement compréhensibles au sein même de l’assemblée nationale…



A Troyes



A Troyes, le Collectif aubois pour la Paix en Palestine s’est rassemblé ce vendredi 22 mai pour dénoncer la criminalisation des militants.e.s pro-palestinien.ne.s, les difficultés croissantes d’accueil des universitaires et artistes palestinien.ne.s, le refus par la France des visas, le gel des évacuations en dehors de Gaza, la suspension des programmes d’accueil, le concours de la France à la disparition de la culture palestinienne, qui est une composante du génocide. Il salue les Flottilles de la Liberté, dénonce leur arraisonnement par Israël dans les eaux internationales, exige du gouvernement français qu’il dénonce ces actes de barbarie et agisse pour la libération immédiate de toute personne détenue. Il exige l’ouverture complète et sans restriction de la bande de Gaza à l’aide humanitaire et à toutes les personnes qui veulent témoigner de leur solidarité.

Il invite à signer les pétitions qu’il fait circuler, qui seront déposées en préfecture pour montrer au gouvernement qu’ici, à Troyes et partout en France, nous voyons ce qui se passe en Palestine, nous voyons les agissements de l’Etat français et que nous ne les laisserons jamais agir impunément.

La LDH, pour sa part, et avec tous ses partenaires, ne compte pas en rester là.

RD

Calais : les chasseurs mis à contribution pour traquer les migrants

aubergedesmigrants



Nous évoquions récemment ici même le règlement européen « retour » adopté le 26 mars 2026 grâce au lobbying des extrêmes droites au Parlement européen et qui porte un coup sans précédent au droit international, entérinant le remodelage du droit de l’Union en vue de l’adapter à l’idéologie raciste, anti migratoire et anti-démocratique qui prévaut à l’échelle européenne et bien au-delà.



L’accord « One in, One out » entre la France et le Royaume-Uni que le Conseil d’Etat ne rejetait pas fin 2025 contre l’avis de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’Homme) enfonçait encore davantage le clou.


Non content de ces dispositions qui favorisent des traitements cruels, inhumains ou dégradants, exposant les deux gouvernements à des violations de la Convention des Nations unies contre la torture et de la Convention relative au statut des réfugiés, le ministre de l’Intérieur français recrute à présent des chasseurs pour assister la police dans ses activités de harcèlement des personnes en exil.

Ça n’est pas une pratique vraiment nouvelle puisque, avant même les passages remarqués de Darmanin et de Retaillau, leur prédécesseur Castaner sollicitait la population pour l' »aider à sauver des vies ».



On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre cette campagne censée faire appel à la générosité des chasseurs, pour soi-disant sauver des vies, et les sombres périodes qu’a connues la France au cours desquelles l’occupant nazi récompensa la collaboration, la dénonciation et la délation pour emmener à la mort 6 millions de vieillards, de femmes, d’hommes, d’enfants et qui font encore rêver les nostalgiques.




Nous vous proposons la lecture de ce bref ouvrage salutaire que notre amie Agnès nous recommande.


RD

Troyes: mobilisations







Lu, arrivé de Chine à New York avec le rêve d’ouvrir son restaurant, voit rapidement ses espoirs s’effondrer, le laissant enlisé dans les dettes et les petits boulots invisibles. Sa femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis des années, viennent enfin le rejoindre, avec le désir de reconstruire une vie à ses côtés. Alors, le temps de quelques jours, Lu s’efforce de leur offrir un moment de bonheur et de raviver les lumières d’un avenir possible.

 1h 43min | Drame

De Lloyd Lee Choi | 

Par Lloyd Lee Choi

Avec Fala ChenPerry YungLaith Nakli

Titre original Lucky Lu

Troyes: luttons pour la paix !



Contre les guerres, le racisme, l’impérialisme et l’oppression, pour le respect du droit international, luttons pour la Paix !



L’Iran enregistre 100 exécutions en une semaine et 241 en trois semaines.



Des navires de guerre américains à Port-au-Prince.



Mobilisation internationale au secours de Cuba : “une tentative désespérée d’éviter un génocide”.



Le nombre de tués à Gaza : comment en est-on arrivé là ?



En visite au Venezuela, un ministre de Trump prône une hausse « spectaculaire » de la production de pétrole.



Soudan: crimes de guerre et possibles crimes contre l’humanité lors de la prise d’El-Facher.



Kanaky-Nouvelle-Calédonie : « La puissance coloniale ne voit que des ressources à exploiter ».



Colombie : l’enrôlement d’enfants par des groupes armés a quadruplé en cinq ans.



RD Congo: nouveau cessez-le-feu proposé par l’Angola.



Pérou : 300 organisations s’unissent contre la corruption à l’approche des élections.



Ukraine : les frappes russes plongent la population dans le noir et le froid.




RD

Stop au massacre en Palestine !

Manifestation ce matin à Troyes à l’appel du collectif aubois pour la Paix

MBK



Depuis pratiquement 2 ans et demi des Palestiniennes et Palestiniens meurent sous les bombes.

En janvier 2026, le ministère de la Santé de Gaza estime qu’au moins 71395 personnes ont perdu la vie dans la bande de Gaza, soit une personne sur 31. Ces chiffres rapportés et sont tenus pour sûrspar les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et différentes organisations internationales. La grande majorité des victimes sont des civils et comparé à ceux d’autres conflits mondiaux récents, le nombre de décès de journalistes, de travailleurs humanitaires et de santé, ainsi que d’enfants, est parmi les plus élevé. Selon les Nations Unies, la bande de Gaza compte le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, dès décembre 2024. On estime que des milliers d’autres corps restent très probablement ensevelis sous les décombres des bâtiments détruits.

À ces morts viennent s’additionner des dizaines de milliers de victimes de l’insoutenable situation sanitaire et alimentaire de Gaza. Plus de 85 % de la population de Gaza a été victime de déplacements forcés.

Depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 10 octobre entre Israël et le Hamas, le plan Trump se met en marche, les otages israéliens ont été libérés. Mais comme il fallait s’y attendre, le cessez le feu n’est pas effectif. Israël ne cesse de le violer. “Dès que le Hamas aura libéré les otages, la guerre s’arrêtera” nous a-t-on répété inlassablement dans les médias. Aujourd’hui, toute la fausseté de cet argument éclate au grand jour.

Aujourd’hui encore, la propagande israélo-trumpienne ne doit pas nous leurrer. La situation à Gaza reste celle d’un génocide fait de la combinaison du blocus, du refus d’entrée des biens essentiels et d’une malnutrition orchestrée. Nous assistons à un étranglement du peuple palestinien, un génocide organisé froidement et méthodiquement sur fond de l’annonce d’un cessez-le-feu qui n’est en aucune manière effectif.

MBK



En seulement 3 mois, le nombre total de morts sous la mitraille s’élève à plus de 529 dont plus de cent enfants selon l’UNICEF. A ces morts directes, il faut additionner tous ces malades, qui ne sont pas soignés, en raison de la destruction des infrastructures de soin ; pas soignés parce qu’Israël empêche leur exfiltration de l’enclave.

Les médicaments ne rentrent toujours pas, laissant à l’abandon, entre autres, des centaines de milliers de malades chroniques. Nous assistons à une politique délibérée d’organisation de la famine : seule une centaine de camions pénètrent dans l’enclave, là où il en faudrait 600 pour respecter le prétendu plan de paix trumpien.

En janvier 2026, l’UNICEF rapportait que le froid hivernal causait des décès par hypothermie chez les enfants déplacés.

Les faits sont là : la « pax americana » n’est que la couverture de la poursuite méthodique, froide et implacable de l’extermination du peuple palestinien et de l’expulsion de ses terres.

Les images de tentes noyées sous la pluie, sous la boue ne cessent de nous parvenir.

Il faut se rendre à l’évidence : le génocide est toujours en cours avec son cortège de souffrances et de morts.

À ce constat sur la situation à Gaza, nous ajoutons la situation en Cisjordanie. C’est par dizaines qu’on compte les Palestinien nes tués sous les raids israéliens et sous les tirs des colons juifs israéliens. Sur la seule journée du 3 février, 30 civils palestiniens ont été interpellés. Ils rejoignent ainsi les plus de 210 000 cas d’arrestations enregistrés depuis octobre 2023. S’y ajoute une politique systématique de destruction des terres agricoles ainsi que des maisons des familles palestiniennes. Les déplacements forcés de la population se poursuivent.

Le plan américain n’attaque en rien la racine du problème : l’expulsion des Palestinien nes de leur terre. Il ne s’attaque en rien à la cause profonde de la violence : le siège, l’occupation et le nettoyage ethnique perpétrés par Israël.

Le plan de Trump, Netanyaou et de leur complices n’a que pour objectif l’accaparement des ressources vitales (eau, terres agricoles) et d’intérêts énergétiques et financiers.

Son plan de mise sous tutelle de la bande de Gaza et de ses habitants, empreint d’une logique coloniale, piétine le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

MBK



Nous lançons un cri d’alarme : le génocide est toujours en cours. Ce qui est en jeu, c’est l’extermination d’un peuple massacré et expulsé de ses terres. D’ores et déjà, c’est par dizaines de milliers que nous comptons les morts. Le plan Trump ne fait qu’organiser la poursuite du génocide et s’il n’y est pas mis obstacle, c’est en centaines de milliers que le sinistre décompte devra se faire.

Chaque silence, chaque renoncement contribue à l’affaiblissement du droit et ouvre plus grande la porte à la barbarie.

En n’appliquant pas fermement le droit international et en ne sanctionnant pas ses violations, la communauté internationale cède à la loi du plus fort et entérine la barbarie qui s’exerce depuis plus de deux ans à Gaza et dans un certain nombre de pays dans le monde.

Nous affirmons qu’une paix durable ne pourra se réaliser qu’en garantissant le droit au retour des Palestiniens et la reconnaissance effective de leur droit à l’autodétermination.

Nous affirmons que l’avenir des Palestiniens doit être décidé et construit par eux même, que seules l’égalité des droits et la justice apporteront une paix juste et durable.

Nous affirmons que le plan Trump n’ayant qu’une perspective pro-israélienne ne fournit rien d’autre qu’un horizon de guerre permanente à tous les peuples de la région.

Nous affirmons que l’urgence de l’heure est de faire cesser le massacre !

Pour ces raisons, nous appelons à rejeter ce plan et nous exigeons :

  • un cessez-le-feu total et définitif et la fin du génocide,
  • l’entrée sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza
  • la reconstruction sous direction palestinienne
  • l’entière auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin
  •  le droit au retour des réfugiés palestiniens et la fin de l’occupation et de l’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU.

Nous exigeons de notre propre gouvernement qu’il engage des actions concrètes pour forcer Israël à arrêter son offensive génocidaire :

L’interpellation sur notre territoire de tout génocidaire y compris lorsqu’il le survole.

L’arrêt de toute livraison d’armes ou de composants utilisés pour le montage d’armes

L’interdiction de tout transit d’armes via nos ports et aéroports

L’arrêt des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.

La suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.


La LDH de l’Aube tient à préciser qu’elle reste fidèle à ses engagements pour défendre le peuple palestinien au sein du collectif, ainsi qu’à sa volonté de dénoncer toutes les violations des droits humains et des crimes contre l’humanité. La LDH ne tient pas à remettre en cause le collectif. Etant en relation avec des réfugiés d’Iran, elle sait combien ceux-ci ont besoin de soutien. Elle s’associe au MRAP pour déclarer:


Soutenons le courage du peuple iranien à se libérer et à choisir son avenir !

Soutenons tous les peuples victimes de la guerre et de l’arbitraire !

Le 28 décembre 2025, les Iraniennes et les Iraniens sont descendus dans la rue, d’abord pour dénoncer le coût de la vie et rapidement pour se libérer du joug de la dictature criminelle, théocratique, militarisée et patriarcale de Khamenei.

À Téhéran, à Chiraz, à Yazd, dans de grandes villes et de petits villages, des centaines de milliers de personnes manifestent et crient leur aspiration collective à la liberté, la démocratie et la dignité.

Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur.

Depuis le 9 janvier, face à la détermination des manifestants qui résistent malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le régime a imposé la coupure d’internet, du téléphone et des messageries dans tout le pays afin de pouvoir massacrer son peuple à huis clos.

La répression aurait fait plus de 30 000 morts.

Face au régime sanguinaire au pouvoir, les Iraniennes et Iraniens opposent le courage et la détermination d’un peuple à manifester et à s’exprimer pacifiquement ainsi qu’ils l’avaient fait en 1979 pour renverser la dictature du Shah.

Liberté, démocratie, dignité sont l’avenir que les Iraniennes et Iraniens sont en train d’écrire eux-mêmes, sans sauveur suprême, ni libérateur étranger.

Les Iraniens et les Iraniennes sont seul-es maîtres de leur destin qu’ils choisiront aux termes d’élections libres.

Nous appelons les autorités françaises et les institutions européennes à exiger du régime iranien qu’il respecte le droit de manifester et d’exprimer ses opinions et cesse immédiatement la répression à l’encontre des manifestant-es.

Nous exprimons notre entière solidarité avec la lutte des Iraniennes et Iraniens contre l’oppression et la tyrannie.

Solidarité avec les Iranien-ne-s en lutte pour la démocratie et la liberté.

Solidarité avec tous les peuples victimes de la guerre, de la tyrannie, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, partout dans le monde.

Nous dénonçons toutes les atteintes aux droits humains et aux violations du droit international.

À bas les dictateurs !

Femmes, vie, liberté vit et vaincra !



Prochaine manifestation à Troyes pour la Paix partout dans le monde vendredi 20 février.


Pétrole et pouvoir : « Trump et Rubio veulent s’immiscer dans toute l’Amérique latine 



Dans les colonnes du média brésilien Agência Pública, l’économiste Mark Weisbrot analyse le rôle du pétrole dans l’attaque de Donald Trump au Venezuela et les risques qui pèsent sur le reste de l’Amérique latine. Nous en publions la traduction.



Opération américaine au Vénézuéla : que dit le droit international ?

Le 3 janvier 2026, les forces américaines ont capturé le chef de l’État du Venezuela, Nicolás Maduro, avant de l’exfiltrer vers les États-Unis. La légalité de cette opération au regard des principes du droit international fait depuis l’objet de vives interrogations. Qu’en est-il ?



Le Venezuela étend la leçon de Gaza à l’hémisphère occidental.

Le monde entier peut désormais constater la vacuité de l’universalisme occidental, du libéralisme et de la mondialisation. L’enlèvement par les États-Unis ce week-end du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse ne représente pas qu’une simple escalade dans un conflit déjà ancien.




Troyes: la LDH appelle à se joindre au rassemblement de demain samedi 10 janvier devant la préfecture de l’Aube à 10h30.



Trump menace le monde



En kidnappant le président vénézuélien, Donald Trump ne défend ni la démocratie ni le droit, mais impose la loi brutale des intérêts américains. Sa puissance s’affiche sans masque et menace le monde entier.



Économie : comprendre l’intervention américaine au Venezuela.

Par Gabriel Zucman



La légalité de la capture de Nicolas Maduro débattue par le Conseil de sécurité de l’ONU.

À la demande du Venezuela, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni lundi pour débattre de la légalité de la capture du président déchu Nicolas Maduro par les États-Unis. Le secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres, a appelé au respect de l' »indépendance politique » des États.



Donald Trump réaffirme son souhait d’un Groenland américain.

Le locataire de la Maison Blanche a répété dimanche 4 janvier sa volonté d’annexer ce territoire riche en minéraux, après que la Première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis de «cesser leurs menaces».



« Le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper » : Trump menace à nouveau le Groenland d’annexion.

Dans la foulée de l’intervention au Venezuela, le président américain continue de revendiquer le Groenland, alors que la Première ministre danoise, excédée par les menaces, réitère que l’île arctique n’est « pas à vendre ».



« Avec son entrée dans le nucléaire, Trump se livre à un conflit d’intérêts monumental ».

La holding Trump Media et la société spécialisée dans la fusion nucléaire TAE Technologies viennent d’annoncer leur mariage. Une situation qui risque de fragiliser la sécurité nucléaire, explique dans sa chronique Pascal Riché.



On a aussi un problème avec l’Europe.

L’atonie des dirigeants européens conforte la puissance de Trump. Ils faillissent et nous trahissent.


Trump/Maduro : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage 




« Quant au monde selon Trump, il porte à son paroxysme la montée d’une insensibilité corrélée à la fois à l’hystérie émotionnelle, à la confusion mentale et à la déroute du jugement. Il est l’exemple abouti de la défaite de la raison publique conjuguée au chaos des sentiments. »
Myriam Revault d’Allonnes in « Une éclipse de cœur menace les démocraties. » Le Nouvel Obs 3 janvier 2026



Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026, Washington a mené une opération militaire d’ampleur au Venezuela, résultant sur l’arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse. Dominique Simonnet, journaliste et essayiste français, auteur de nombreux travaux sur la politique américaine, décrypte les objectifs et les risques de ce coup de force majeur de Donald Trump.



Capture de Maduro au Venezuela : la communauté internationale entre larges inquiétudes et lourdes condamnations, Macron et des Européens détonnent.

Surtout appels à la «retenue» et au «respect» du droit et des conventions internationales : l’intervention militaire américaine au Venezuela et la capture de Nicolás Maduro ont suscité de vives réactions à travers le monde.



Nicolas Maduro écroué, intérim par la vice-présidente… Le point sur le flou politique après l’attaque américaine au Venezuela.

Après l’opération militaire américaine menée au Venezuela dans la nuit de vendredi à samedi, le président Nicolas Maduro et son épouse ont été incarcérés à New York. L’intérim du pays a été confié à la vice-présidente vénézuélienne, avant un processus de transition que les Etats-Unis ont l’intention de gérer.



France :  un président en décalage


Venezuela : Emmanuel Macron « prend acte » de la fin de la « dictature » et ulcère la gauche.

La position du président français, qui n’a pas condamné l’opération américaine, a été qualifiée de « honte » par la gauche qui accuse le président français de piétiner le droit international et de complaisance envers les États-Unis.



Après l’opération de Trump au Venezuela, la France réagit pour la première fois avec embarras.

C’est en pesant soigneusement ses mots que Jean-Noël Barrot a été le premier membre de l’exécutif à réagir à l’opération menée au Venezuela. Emmanuel Macron demeure silencieux.



RD


Pascal nous envoie ses voeux. Nous y sommes très sensibles et nous l’en remercions.

30 ans après l’assassinat d’Yitzhak Rabin, où est le camp de la paix ?



Le 4 novembre 1995, le Premier ministre israélien est assassiné par un extrémiste ultranationaliste religieux juif à Tel-Aviv. Le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, auquel Yitzhak Rabin a largement participé, meurt avec lui et engloutit l’espoir d’un État palestinien, gage et condition de paix. Trente ans plus tard, la fin du conflit semble toujours lointaine.



Dimanche 2 novembre des dizaines de milliers d’habitants ont rendu hommage à Yitzhak Rabin à Tel-Aviv. Un rassemblement symbolique après deux ans de conflit, un accord de paix qui patauge entre Israël et la Palestine. Mais point noir au tableau, le Premier ministre actuel, Benjamin Netanyahu ne s’y est pas rendu.



Israël et la négation constante du droit international.

En janvier 2024, Patrick Baudoin, alors président de la LDH dénonçait l’enchaînement depuis des décennies de violences de plus en plus insoutenables. »



TROYES: manifestation pour la paix

Faute d’effectifs suffisants pour assurer le maintien de l’ordre en raison du match ESTAC/ SAINT-ETIENNE, le samedi 8 novembre à 17h30, les forces de l’ordre ont demandé au Collectif aubois pour la paix de décaler la manifestation prévue à 10h30 à la semaine suivante.

Le collectif a décidé de l’avancer d’une journée. La manifestation aura donc lieu le vendredi 7 novembre à 17h30, place Jean-Jaurès.

Troyes: malgré le gros temps, la flotille troyenne tient la mer



Notre envoyée spéciale a compté environ 80 téméraires ayant affronté la tempête qui s’est abattue sur Troyes ce matin.

Malgré l’arrrêté municipal qui mélangeait les termes « espace public  » et « domaine public », ce qui pouvait pour le moins prêter à confusion, en y interdisant « la pose et l’affichage de drapeaux palestiniens et toute manifestation politique relative à un Etat étranger », on a pu voir, dans la ville et, pour finir, sur le parvis de l’hôtel de ville de Troyes, le drapeau palestinien et les banderoles exigeant l’arrêt des massacres en Palestine et faisant le décompte des victimes gazaouies (67000 morts, dont 18000 enfants, 54000 blessés, dont 45000 enfants). On a pu y entendre les slogans demandant, parmi d’autres, l’incarcération du criminel Netanyahu et la libération de la flotille.

Préambule à la déclaration du collectif aubois pour la paix.

Avant de commencer la prise de parole, nous tenons à exprimer notre étonnement et notre réprobation concernant l’arrêté que Monsieur Baroin a pris le 19 septembre interdisant la pose et l’affichage de drapeaux palestiniens et de toute manifestation politique relative à un Etat étranger sur le domaine public et les bâtiments publics de la commune de Troyes.

Déjà, nous pouvons affirmer que cet arrêté, même si l’ambigüité de sa rédaction pourrait susciter le doute, ne vise pas à nous interdire de manifester puisqu’il ne concerne pas l’espace public mais est limité au domaine public, c‘est à dire aux bâtiments publics de la ville de Troyes.

Nous rappelons que la liberté de manifester est un droit fondamental et incontournable.

Alors pourquoi avoir pris un tel arrêté ?

Serait-il fait pour semer le doute dans les esprits et entretenir la confusion afin de discréditer notre action en faveur de la paix et de la solidarité avec le peuple palestinien ?

Serait-il fait pour nous faire de nouveau un procès d’intention et nous accuser implicitement d’antisémitisme ? Pour nous reprocher de vouloir porter atteinte à la liberté de culte, en profitant impunément du calendrier des fêtes religieuses juives ?

Serait-il fait pour nous suspecter de remettre en cause la tranquillité et la sécurité dans les rues de Troyes, alors que notre collectif pour la paix de l’Aube a toujours engagé des actions pacifiques et n’a jamais porté atteinte à l’ordre public ? Alors que nous avons toujours évité de tomber dans la provocation et que nous n’avons jamais manifesté devant des lieux de cultes ?

L’interdit portant uniquement sur l’affichage sur les bâtiments publics, personne ne peut nous assimiler à des bâtiments publics.


Nous pouvons donc arborer en toute légalité tous les signes et tous les slogans pour exprimer nos opinions, pour exprimer notre solidarité avec le peuple palestinien.

Pourquoi avoir pris une telle décision qui apparaît particulièrement disproportionné eu égard à l’ampleur d’un drame que vit le peuple palestinien ? Pourquoi ce petit coup de menton si ce n’est pour souscrire aux ordres de monsieur le ministre démissionnaire de l’Intérieur ?

Sur la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 1er octobre, nous tenons à dire que le tribunal administratif à botté en touche pour ne pas répondre à la question et qu’il s’est trompé.

Nous considérons que la CGT était bien en droit à agir et de contester l’arrêté du Maire de Troyes. Nous disons que la décision du tribunal administratif n’est pas acceptable puisqu’elle porte atteinte à la légitimité de l’action syndicale. Et nous n’en resterons pas là.

Samedi 4 octobre 2025 Collectif pour la paix de l’Aube



COLLECTIF AUBOIS POUR LA PAIX

PRISE DE PAROLE

Après la reconnaissance de l’État de Palestine, l’urgence demeure : stop au génocide, stop à la colonisation, à l’occupation, à l’apartheid. Sanctions contre Israël !

La reconnaissance par la France et par neuf autres pays de l’État de Palestine, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’ONU du 22 septembre 2025, marque une avancée, mais elle arrive bien tardivement et dans une situation d’extrême danger pour le peuple palestinien.

Face à cette urgence extrême, il faut des mesures concrètes pour mettre fin à l’occupation, à la colonisation et à l’apartheid. À Gaza l’État d’Israël mène depuis deux ans, sous les yeux du monde entier, une guerre génocidaire. Le gouvernement israélien, malgré les mises en garde de l’ONU et de la plupart des États, met à exécution son plan pour s’emparer de la ville de Gaza, en déplacer la population déjà bombardée et épuisée, et raser entièrement cette grande ville palestinienne. La famine s’ajoute aux bombardements incessants qui visent délibérément la population civile et à la destruction totale de toutes les infrastructures vitales. Ne nous laissons pas tromper sur les buts de guerre d’Israël : il s’agit de détruire totalement la bande de Gaza pour la rendre invivable et en expulser la population.


En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la population est assiégée, déplacée de force, menacée par les colons et l’armée israélienne, et l’expansion des colonies se poursuit sans relâche. La fermeture de plus en plus fréquente du passage vers la Jordanie enferme la population palestinienne. Le parlement israélien a voté l’annexion de la Cisjordanie, et le plan de colonisation du secteur « E1 », qui coupe la Cisjordanie et rend impossible

la création d’un État palestinien, est maintenant engagé. C’est un nettoyage ethnique qui est déjà en cours.

Entièrement dans sa logique guerrière, l’État d’Israël continue à bombarder en toute impunité le Liban et la Syrie, prétendant « redessiner » l’ensemble du Moyen-Orient.

Le Collectif Aubois pour la Paix dénonce depuis des mois la guerre génocidaire menée par l’État israélien contre le peuple palestinien. Dans une impunité totale, avec l’appui actif des Etats-Unis et en l’absence de sanctions de l’Union européenne, l’État d’Israël viole en permanence le droit international, et ne fait pas mystère de son projet de déporter ou d’éliminer la population palestinienne. C’est une honte pour l’humanité, qui va durablement marquer notre siècle.


Nous soutenons le peuple palestinien dans sa résilience et sa résistance au génocide, à la colonisation et à l’apartheid.

Nous saluons les initiatives des organisations de la société civile israélienne qui refusent clairement le génocide en cours. Nous saluons les initiatives des syndicats qui ont bloqué l’envoi de matériel militaire en Israël et appelons à leur extension. 

Nous apportons notre plein soutien aux flottilles vers Gaza et appelons les États à les protéger. La « flottille pour la liberté » est un mouvement international humanitaire non violent de soutien aux Palestiniens. Elle est partie le 31 août dans le but de créer un corridor humanitaire pour aider les populations de Gaza. Jeudi 2 octobre la flottille a été interceptée par des militaires israéliens au mépris total du droit international alors qu’ils allaient accoster à Gaza. Le ministre de la Sécurité israélien, Itamar Ben Gvi s’est illustré dans la soirée en traitant de « terroristes » les participants de la Flottille pour la liberté, tous assis sur le sol, dans une vidéo filmée au sein de leur centre de détention. « Regardez-les, partisans des meurtriers », a-t-il poursuivi, alors que les prisonniers face à lui ont répondu avec des « Free Palestine ».


La France doit intervenir d’urgence pour garantir la sécurité de ces 500 participants de la Flottille pour Gaza, pour garantir le respect du droit international et imposer un cessez-le-feu immédiat. L’aide humanitaire que transporte la flottille doit être distribuée. Une vague de soutien mondiale s’est traduit par des manifestations dans de nombreuses villes jeudi soir, et se poursuit aujourd’hui. Hier encore, plus d’un million d’italiens ont bloqué leur pays et manifesté en soutien à la flottille.

Avec eux, nous exigeons la libération immédiate des participants à la flottille parmi lesquels il y a 40 ressortissants français dont des députés.


Macron et son ministre doivent immédiatement entamer des mesures de rétorsion à l’encontre de l’État génocidaire israélien afin d’obtenir leur libération et :

  • l’arrêt immédiat des bombardements et le retrait des troupes terrestres israéliennes de la bande de Gaza, et la libération de toutes les personnes détenues, dans le cadre d’un cessez-le-feu immédiat et durable.
  • La réouverture immédiate de tous les points de passage, et la reprise massive de l’aide humanitaire à Gaza sous le contrôle de l’ONU et des ONG internationales, et l’accès de Gaza aux soignants et journalistes internationaux.
  • L’arrêt par la France de toute coopération militaire et de toute livraison d’armes, de munitions et d’équipements militaires à Israël, et l’interdiction de leur transit sur son territoire.
  • Que la France engage des sanctions contre Israël, sur le plan diplomatique et par la remise en cause des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.
  • La suspension de l’Accord d’Association entre l’Union européenne et Israël.


C’est le monde entier qui se mobilise aujourd’hui. Nous sommes fiers d’y participer au travers de cette manifestation et rappelons haut et fort notre soutien à la Palestine et à la Flottille.


DERNIERES NOUVELLES DE LA FLOTILLE DE LA LIBERTE

Les 42 bateaux de la mission historique de la flottille mondiale Soumoud ont été interceptés illégalement par l’armée israélienne entre le 1er et le 3 octobre, alors qu’ils tentaient de briser le siège d’Israël sur Gaza. 462 personnes ont été kidnappées dans les eaux internationales. Certains d’entre eux ont déjà été refoulés dans leur pays (164). D’autres se trouvent encore emprisonnés (328) dans la prison de Ketziot à la sinistre réputation et ont, pour certain(e)s, entamé une grève de la faim.

L’engagement mondial à se tenir aux côtés de la Palestine se poursuit. La Coalition de la Flottille de la Liberté, en partenariat avec Thousand Madleens et la Conscience, a d’autres bateaux en route. Suivez leur progression sur le tracker : https://globalsumudflotilla.org/tracker/

 

Dossier : À Gaza, l’impuissance du droit, l’impunité des acteurs



Gaza, enclave dévastée et symbole du droit international en péril. Plus de 600 jours après le début du conflit, la justice internationale reste impuissante face aux atrocités largement documentées et malgré des décisions appelant à la protection de la population civile. Une impuissance due à l’inaction politique, selon l’ancienne présidente de la Cour internationale de Justice. D’où la nécessité de revisiter ce droit bafoué, porteur d’un possible sursaut.



Crimes de guerre à Gaza: la justice française mise au défi face à l’impunité israélienne


Un dépôt de deux plaintes contre deux soldats franco-israéliens a été déposé ce 1ᵉʳ juillet à Paris par plusieurs ONG auprès du Pôle crimes contre l’humanité du Tribunal judiciaire de Paris. Elles accusent ces deux snipers d’« exécutions sommaires » de civils dans la bande de Gaza. Cette démarche pourrait représenter un virage dans le traitement judiciaire du massacre en cours dans l’enclave palestinienne. 



Visite de Benyamin Netanyahu à Washington: Trump veut à Gaza ce qu’il n’a pas obtenu en Ukraine


Le Premier ministre Benyamin Netanyahu est en visite aux Etats-Unis où il va rencontrer ce lundi après-midi Donald Trump à la Maison Blanche. Avec un sujet majeur sur la table : la fin des attaques israéliennes contre Gaza tandis que des négociations pour un cessez-le-feu avec le Hamas ont repris dans la nuit à Doha. Une nouvelle séquence diplomatique dont compte bien profiter le président américain.



« Tout ce qui se passe à Gaza et en Cisjordanie, c’est du business »

Par Rami Abou Jamous


Le 2 juillet, la coalition actuellement au pouvoir en Israël a refusé une proposition de loi désignant la bande de Gaza comme « zone hostile pour le commerce ». Alors que cette même coalition ne cesse de dire que Gaza est une zone hostile, dangereuse, qu’il ne faut pas arrêter la guerre, qu’il faut tout détruire, éradiquer le Hamas, et finalement expulser toute la population de Gaza. Mais quand il s’agit de business, c’est différent. C’est une parfaite illustration de l’esprit colonial, mais l’occupation israélienne a quelque chose de particulier.



Ligne rouge pour Gaza



Depuis octobre 2023, la population de la bande de Gaza subit des bombardements incessants de la part de l’armée israélienne. Le droit international est piétiné. Plus de deux millions de personnes sont actuellement au bord de la famine. En cause, l’entrave à l’acheminement de l’aide aggravant ainsi la crise humanitaire, dans le cadre d’une stratégie calculée visant à la destruction physique des Palestiniennes et Palestiniens à Gaza. Le déchaînement de violence et de destruction envers la population palestinienne semble sans fin. Gaza n’a plus le temps d’attendre. L’inaction de nos gouvernements tue.

Face à cette situation, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) se joint à la mobilisation mondiale « ligne rouge pour Gaza ».

Pour symboliser toutes les lignes rouges franchies à Gaza, formons une grande ligne rouge humaine. 

Informations pratiques
⏰ RDV : Mardi 8 juillet à 18h30
? Dress code : haut rouge
? Point de rendez-vous : métro Belleville à Paris
❗ Important : aucun drapeau d’organisation ou de partis politiques.

Quel pari fait Donald Trump en bombardant directement l’Iran ?



En donnant l’ordre de bombarder des sites nucléaires iraniens, Donald Trump a fait le pari de la force plutôt que celui de la diplomatie. Ce virage stratégique de Washington face à Téhéran a des conséquences difficiles à mesurer pour les experts.



Frappes américaines en Iran : Guterres tire la sonnette d’alarme et dénonce « un tournant périlleux »


« Le régime de non-prolifération nucléaire, qui sous-tend la sécurité internationale depuis plus d’un demi-siècle, est en jeu », met en garde le chef de l’AIEA.

Le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence dimanche à New York pour une session extraordinaire consacrée aux « menaces contre la paix et la sécurité internationales », alors que le Moyen-Orient sombre dans une escalade militaire sans précédent entre Israël, l’Iran et désormais les États-Unis.



De Gaza à l’Iran. Quand les démocraties poussent à la guerre


Le dernier round du prétendument inéluctable « choc des civilisations », entre la « civilisation judéo-chrétienne » et le monde islamique, se jouerait avec l’entrée en lice des États-Unis pour soutenir l’attaque israélienne contre l’Iran. Certes, nous explique-t-on, Tel-Aviv dispose également de la bombe atomique et d’un programme nucléaire qui n’a jamais été contrôlé par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Mais, voyez-vous, contrairement à la République islamique, Israël est une démocratie, qui plus est occidentale – que l’on excuse le pléonasme. 



Pourquoi tout ce que les Israéliens pensent savoir sur l’Iran est faux


Pour Lior Sternfeld, historien de l’Iran moderne, les fantasmes israéliens de changement de régime ignorent les réalités de la République islamique et risquent de répéter des erreurs historiques. L’entretien a été réalisé le 20 juin 2025 par Orly Noy, du magazine Local Call (dont la version en anglais est +972), deux jours avant l’attaque des États-Unis contre l’Iran.



La « rhinocérite », ou comment le pouvoir banalise l’inacceptable


En revenant sur une multitude de faits accumulés ces derniers mois, une logique se dégage : celle de l’abandon des principes fondamentaux de notre République, des droits humains, du droit international. Sans fracas, l’affreuse contagion gagne.

Mobilisation

La présidente de la LDH, Nathalie Tehio, appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités face à une politique israélienne qui tente d’imposer la loi du plus fort contre le droit & la justice. Aujourd’hui plus que jamais, il nous faut agir, nous mobiliser !

Blocus de l’aide humanitaire par Israël

Imaginez un navire humanitaire qui transporte à un peuple bombardé et affamé 600 couches, du lait infantile, des produits d’hygiène pour les femmes, des béquilles, des médicaments, 250 kilos de riz, 100 kilos de farine, avec à son bord des médecins, des journalistes, une élue, des bénévoles associatifs…

Imaginez maintenant que ce bateau soit intercepté dans les eaux internationales, en dépit du droit international, et qu’une partie de son équipage soit envoyé en prison…

Le voilier Madleen (en hommage à Madleen Kulab, une pêcheuse gazaouie), arraisonné dans la nuit de dimanche à lundi par des commandos israéliens, trône comme nouveau symbole du blocus de l’aide humanitaire par Israël, et de la transgression du droit international.

À bord, douze passagers : un médecin, Baptiste André, deux journalistes, Yanis Mhadi (Blast) et Omar Faid (Al Jazeera), une eurodéputée, Rima Hassan (LFI), la militante écologiste Greta Thunberg, un militant de la CGT, Pascal Maurieras, et plusieurs militants de longue date de la cause palestinienne.

« Jamais, dans aucun conflit, un couloir humanitaire n’a été interdit. » alertait Hala Abou-Hassira, ambassadrice de Palestine en France, que nous avions rencontrée il y a quelques semaines.

« L’État israélien utilise la famine comme arme de guerre. Après avoir assassiné nos enfants, nos profs, nos médecins, nos journalistes, les témoins, ils continuent à bombarder en ce moment même nos écoles, nos hôpitaux, nos maisons. Ce moment appelle à la conscience humaine. 2,3 millions de personnes font face à une mort imminente à Gaza. »

En descendant du Madleen, quatre des passagers ont été expulsés d’Israël, huit d’entre eux ont refusé de signer un papier reconnaissant que leur entrée sur le territoire israélien était illégale (ce qui est faux : l’interception du bateau par Israël a eu lieu dans des eaux ne relevant pas de sa juridiction, comme le montre un tracker qui suivait le navire).

Ils devraient être présentés à un juge israélien dans les prochains jours, et vont d’ici là attendre leur jugement dans la prison de Givon, dans le centre d’Israël. Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées en France ce lundi pour réclamer leur libération.

Alors que selon Reporters Sans Frontières l’armée israélienne a tué près de 200 journalistes palestiniens depuis le début de la guerre à Gaza, l’opération a la vertu de remettre les projecteurs sur le blocus qu’impose Israël à l’enclave assiégée, et qui interdit toute entrée de vivres.

« Le projet de Netanyahu, c’est de nous tuer, nous détruire, nous, le peuple palestinien, et nos camps de réfugiés, de sang-froid. Nous ne sommes pas des ennemis : nous appelons à la paix. Nous détestons la guerre. Nos droits sont volés. On cible nos enfants, nos hôpitaux, nos journalistes, nos associations, on cible tout le peuple palestinien », nous expliquait Afif El Ghatasha, président du comité populaire d’Al Fawar, village de 13 000 habitants et camp de réfugié palestinien situé dans la partie sud de la Cisjordanie.

Les bombes et la famine ont tué 54 607 personnes depuis le début du génocide à Gaza, dont 15 613 enfants, selon l’UNICEF.

Gaza: les secours annoncent au moins douze morts dans une nouvelle frappe israélienne dans le sud



La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé, mercredi 4 juin, la mort de douze personnes, dont des femmes et des enfants, dans une frappe israélienne dans l’ouest de Khan Younès, ville du sud du territoire palestinien en guerre. «Au moins douze personnes parmi lesquelles plusieurs enfants et femmes ont été tuées lors d’une frappe d’un drone israélien ce matin sur une tente pour personnes déplacées près de l’école Al-Hinnawi, qui accueille des familles déplacées», a déclaré à l’AFP le porte-parole de cette organisation de premiers secours, Mahmoud Bassal.

Source



Israël accélère la colonisation en Cisjordanie


Depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, les violences ont explosé en Cisjordanie. Israël a annoncé la semaine dernière la création de 22 nouvelles colonies, suscitant de vives condamnations à l’étranger. Le décryptage d’Anne Corpet, chroniqueuse internationale à France 24.



« L’Union européenne, c’est Madame Bovary »

Par Rami Abou Jamous


La semaine dernière, je devais aller vacciner Ramzi, mon fils de trois mois. J’ai commencé à chercher. On m’a dit qu’il n’y avait plus de vaccins dans ce qu’il reste du secteur public. Puis quelqu’un m’a dit : « Peut-être en ont-ils à l’UNRWA ? Ils ont un centre de vaccination dans une de leurs écoles. » J’ai beaucoup hésité avant de m’y rendre, car, comme tous les Gazaouis, je sais que les écoles, transformées en centre d’accueil pour les déplacés, sont des cibles pour l’armée d’occupation. Elles sont bombardées quotidiennement. Bien sûr, on peut se dire : « cette école-là, c’est une clinique où on vaccine les enfants, ils ne vont tout de même pas la bombarder. » Ce serait se faire beaucoup d’illusions.



« Tous ceux qui ont servi à Sde Teiman sont au courant » : témoignage d’un réserviste israélien


Nous relayons la publication de la traduction de ce rare témoignage d’un réserviste israélien, qui alerte sur les crimes commis par l’armée dans le centre de détention de Sde Teiman, confirmant leur caractère systémique.



L’Appel de Paris pour la protection du peuple palestinien


De nombreuses organisations, associations et personnalités publiques appellent à la protection du peuple palestinien et à la mise en œuvre du droit international.

La protection du peuple palestinien est devenue une urgence absolue. À Gaza, après quelques semaines de suspension, les massacres de masse ont repris, accompagnés d’un siège total et d’une famine généralisée ainsi que des déplacements forcés de populations ; au moins 53 000 Palestinien·es ont été tué·es suite aux opérations militaires israéliennes ; la bande de Gaza est dévastée et devenue inhabitable.



Non à la présence d’Israël au salon du Bourget 2025


Du 16 au 22 juin 2025 se tiendra la 55e édition du salon du Bourget, l’un des plus grands évènements mondiaux de l’industrie aéronautique et spatiale. Autoriser Israël à participer, « c’est continuer d’alimenter la machine de guerre, mais aussi légitimer et récompenser les exactions commises par l’armée israélienne à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et ailleurs » dénoncent plus de 145 organisations, collectifs, partis politiques et syndicats.



Palestine : « Des victimes sans visages, des crimes sans criminels »


Entretien avec Johann Soufi, avocat et procureur spécialisé en justice pénale internationale. Ancien conseiller juridique senior auprès des Nations Unies, il a mené des enquêtes sur des crimes internationaux au Rwanda, au Timor oriental, en Côte d’Ivoire, au Liban, en République centrafricaine, au Mali, en Ukraine et au Sri Lanka. Il a également participé aux procès de hauts responsables politiques et militaires devant plusieurs juridictions pénales internationales (Rwanda, Sierra Leone, Liban), avant de diriger le bureau juridique de l’UNRWA à Gaza entre 2020 et 2023. Chercheur au Centre Thucydide de l’Université Paris II – Panthéon-Assas, il est cofondateur et membre du conseil scientifique de JURDI, une association qui rassemble avocats, magistrats, professeurs, juristes et experts en droit international, pour promouvoir le respect et l’application du droit international dans le contexte du conflit qui oppose Israël aux Palestiniens.



La France s’apprête à livrer des équipements pour mitrailleuses vers Israël


Un cargo israélien va faire escale, jeudi 5 juin, à Fos-sur-Mer, près de Marseille. Le Contship Era doit embarquer le même jour, et en secret, 14 tonnes de pièces détachées pour fusils mitrailleurs. Fabriqué par la société française Eurolinks, ce matériel militaire doit être livré à l’entreprise d’armement Israel Military Industries, révèlent Disclose et le média irlandais The Ditch. 


Les 80 ans du 8 mai 1945 : la France et le monde vont-ils oublier les leçons de la Seconde Guerre mondiale ?





L’autre 8 mai 1945




Nous sommes en 2025, soit 80 ans après le 8 mai 1945, les âmes des victimes appellent à nous souvenir de cette date où eut lieu un crime d’Etat. Malika Fecih, autrice.

Situation des droits humains dans le monde 

2025, au bord du précipice



L’intensification de la répression, des pratiques autoritaires, des conflits et le piétinement du droit international par les pays les plus puissants menacent l’idéal des droits humains pour toutes et tous. Alors que le monde se trouve à un tournant historique, notre dernier rapport annuel pointe également des raisons d’espérer et des appels à l’action et à la résistance. (Amnesty International)

Rafah n’existe plus. C’est une partie du plan d’Israël pour occuper Gaza de manière permanente



Israël a complètement rasé Rafah, transformant un cinquième du territoire de Gaza en une zone tampon géante. Cela fait partie du plan d’Israël pour rester définitivement à Gaza et faciliter le nettoyage ethnique de sa population.

Au cours du mois dernier, l’armée israélienne a méthodiquement vidé Rafah de ses habitants et rasé ce qui restait de ses bâtiments. La ville de Rafah et les localités environnantes ont désormais pratiquement disparu, la plupart des habitants ayant été évacués vers le nord, à Khan Younis et sur la côte de Mawasi, sous les tirs d’artillerie et au son des chars et des bulldozers approchant.



Cisjordanie au jour le jour : Les colons et les forces israéliennes assassinent ensemble


Notre point sur la situation cette semaine en Cisjordanie, où l’armée israélienne poursuit sa brutale opération « mur de fer », assassinant au moins sept Palestinien·nes dont un enfant de 12 ans.

Entre le 15 et le 21 avril, les forces israéliennes ont tué six Palestiniens, dont un enfant, et blessé au moins 32 autres, dont 12 enfants, dans toute la Cisjordanie, selon le dernier rapport de l’OCHA. Au cours de la même période, deux Palestiniens de Cisjordanie sont morts en détention israélienne dans des circonstances peu claires.



Invisibiliser la Palestine. Avec François Ruffin


Dans quelle mesure la cause palestinienne se retrouve-t-elle invisibilisée sur la scène internationale ainsi que dans la sphère médiatique française ? Dans quelle mesure cette invisibilité s’accompagne-t-elle d’un recul du droit international ?





L’ONU sonne l’alarme face à «l’asphyxie» des droits de l’homme et du droit international



Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU est réuni à Genève depuis le 24 février pour six semaines. Cette 58ᵉ session est l’occasion pour le chef des Nations unies, Antonio Guterres, de mettre en garde contre un recul généralisé des droits fondamentaux et une mise en péril du droit international. Un processus dont l’accélération inquiète aujourd’hui au plus haut point les défenseurs des droits de l’homme.