« La moitié des Ukrainiens qui ont traversé les frontières sont des enfants », alerte la directrice générale de l’Unicef

Une enfant ukrainienne dans un convoi d’évacuation de Marioupol vers Zaporijjia, le 1er avril 2022. (EMRE CAYLAK / AFP)


« C’est presque un enfant chaque seconde qui, depuis deux mois, a franchi les frontières de son pays », selon Ann Avril.

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Fuite des Ukrainiens : l’UE s’inquiète du risque de trafic d’enfants

Des femmes et des enfants constituent dans la ville frontalière polonaise de Medyka, le 7 mars 2022. Crédit : Reuters


La commissaire européenne aux Affaires intérieures a alerté lundi sur le risque pour les enfants ukrainiens d’être victimes de trafic humain alors qu’ils fuient leur pays. Environ la moitié des 3,3 millions d’Ukrainiens qui ont fui vers les pays de l’Union européenne depuis le début de la guerre sont des enfants.

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Ukraine : « Dans ce conflit, les enfants sont les premières victimes », déplore l’Unicef

Vidéo par :Philomé ROBERT


Selon Philippe Cori, directeur adjoint d’Unicef en Europe et Asie centrale, « cinq millions d’enfants sont traumatisés par ce conflit en Ukraine ». En plus de l’exode massif des Ukrainiens, beaucoup d’enfants ont été blessés ou tués depuis le début de la guerre. « 91 000 enfants sont institutionnalisés en Ukraine, c’est à dire avec un handicap », poursuit-il. Philippe Cori dénonce également les bombardements russes sur les écoles, les orphelinats ou les maternités.


EN SYRIE, UN ENFANT TUÉ PAR BALLE DANS LE CAMP D’AL-HOL

Des femmes et des enfants syriens attendent leur départ du camp d’Al-Hol, géré par les Kurdes, où sont détenus des proches présumés de combattants du groupe État islamique (EI), le 18 mars 2021 © DELIL SOULEIMAN / AFP


Le 7 février 2022, les forces kurdes de l’Asayesh ont fait feu dans le camp d’Al-Hol. Au moins un enfant aurait été tué et trois autres blessés. Cet événement rappelle les conditions épouvantables dans lesquelles vivent des milliers d’enfants.

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Protégeons les orphelins de féminicides !

En 2020, 90 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. (Gent Shkullaku/AFP)


Il est nécessaire de garantir un accompagnement médical et psychologique à long terme pour les enfants dont la mère a été tuée par son conjoint, selon un collectif de députés.


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Le syndrome de résignation

Cette pathologie a été observée en Suède depuis le début des années 2000. Il est évident que le phénomène ne se manifeste pas que là-bas. De nombreux réfugiés parlent, lisent et écrivent mal, voire pas du tout, la langue du pays d’accueil. Leurs enfants jouent souvent le rôle d’interprètes et d’intermédiaires auprès des interlocuteurs administratifs ou associatifs. Comment vivre une vie normale quand on est confronté dès le plus jeune âge à de telles responsabilités et à une telle angoisse ?

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Des enfants et adolescents dans le coma pendant des semaines, des mois voire des années. C’est le syndrome de résignation, une maladie psychique qui touche les enfants de réfugiés dont la demande d’asile n’est pas encore accordée ou sur le point d’être refusée.

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Pour son documentaire « Réveil sur mars », la réalisatrice Dea Gjinovci a rencontré plusieurs familles dont certains enfants sont atteints du syndrome de résignation.

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RETOUR À L’ÉCOLE : N’OUBLIONS PAS LES ENFANTS LES PLUS VULNÉRABLES !

Retour à l’école : n’oublions pas les enfants les plus vulnérables !

ONU : les enfants ne doivent pas être les victimes cachées de la pandémie de COVID-19

 

Alors que nos principales préoccupations en cette période de confinement portent sur la préservation de notre santé et de celle nos proches, nous devons également penser aux millions d’enfants qui courent le risque de devenir les victimes oubliées de cette pandémie. De quoi leurs lendemains – et, à terme, leur avenir – seront faits relève de notre responsabilité aujourd’hui.

Valentina Otmacic, Directrice adjointe en charge du plaidoyer dans le Département de la communication à l’UNICEF explique pourquoi il est important de protéger ces enfants durant cette pandémie.