Embrayant le pas à deux de ses ministres, Benyamin Netanyahu a également rejeté jeudi soir toute reconnaissance internationale d’un Etat palestinien hors du cadre d’une reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes, affirmant qu’une telle initiative « offrirait une énorme récompense au terrorisme ».
La ville de Rafah, où se sont réfugiés plus d’un million de Palestiniens menacés par la guerre à Gaza, est le théâtre samedi d’intenses frappes israéliennes à l’heure où la diplomatie tente d’imposer une nouvelle trêve sur fond d’embrasement régional.
« À travers les activités artistiques et les institutions culturelles, l’existence même du peuple est visée. » Après le saccage du célèbre « Théâtre de la Liberté » le 13 décembre dernier par l’armée israélienne, un ensemble d’artistes et de personnalités dénonce cette stratégie d’effacement. « Massacrer l’enfance et la jeunesse, détruire les installations éducatives, abattre les porteurs de sa culture, c’est assassiner un peuple. »
Quelques milliers d’Israéliens favorables à la réinstallation de colonies dans la bande de Gaza se sont réunis dimanche 28 janvier à Jérusalem, exhortant le Premier ministre à faire aboutir le projet. Dans l’assemblée, plusieurs ministres, dont certains ont enchaîné des pas de danse sur une musique au rythme enjoué. Une scène qui n’est pas passée inaperçue alors que la guerre en cours entre Israël et le Hamas a fait 1 140 morts dans l’Etat hébreu et 26 422 à Gaza.
Le sort des civils à Gaza reste, ce samedi, au cœur de vives préoccupations au lendemain d’une décision de la plus haute juridiction de l’ONU appelant Israël à empêcher tout acte éventuel de « génocide » dans le territoire palestinien.
La plus haute juridiction de l’ONU demande également à l’État hébreu de permettre l’accès à l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, mais n’ordonne pas de cessez-le-feu.
Mardi 23 janvier à 18 h 30 à l’auditorium de St-Julien-les-Villas
En 1990, le GIEC rendait son premier rapport. En 1992, les Nations Unies signent à Rio de Janeiro la Convention Climat par laquelle elles s’engagent à éviter un changement climatique « dangereux ». Aujourd’hui, ce changement est déjà là et s’accentue. Pourquoi ce paradoxe ? Que dit le dernier rapport du GIEC publié en 2023 ?
Conférence débat avec Sylvestre Huet, auteur de « Le Giec, urgence climat » (Tallandier, 2023).
Sylvestre Huet est journaliste indépendant, spécialisé en sciences et technologies, il a travaillé pour Libération, Le Monde, L’Humanité et publié plusieurs livres sur le changement climatique.
Mercredi 24 janvier à 18 h 00 aux archives départementales de l’Aube
Les mouvements d’extrême-droite sont aujourd’hui des acteurs incontournables des scènes politiques françaises, européennes et internationales. Omniprésents dans les discours des médias, ils n’y sont cependant traités que de manière sommaire et superficielle, méconnaissant souvent leurs diversités, leurs évolutions et leurs permanences. Afin de comprendre ce phénomène politique complexe, cette conférence proposera de définir l’extrême-droite au regard de son histoire et de ses enjeux politiques, sociaux et culturels. Sera également abordée la méthodologie de recherches inhérente à ce sujet, encore peu étudié en France, et notamment le travail dans les fonds d’archives.
Jonathan Preda est professeur agrégé d’histoire-géographie, enseignant en collège et doctorant en histoire contemporaine. Il est également professeur-relais, mis à disposition par le ministère de l’Éducation nationale, aux Archives départementales de l’Aube.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles
Samedi 27 janvier à 20 h 30 à l’espace Didier-Bienaimé de La Chapelle-St-Luc
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L’armée israélienne bombarde intensément ce vendredi 19 janvier la bande de Gaza, et particulièrement le sud, sur fond d’important différend entre Israël et Washington à propos d’un éventuel État palestinien et d’une régionalisation croissante du conflit au large du Yémen. Le bilan des morts continue de grimper.
En décembre, l’Afrique du Sud a déposé une requête auprès de la Cour internationale de justice (CIJ). Elle accuse l’Etat hébreu d' »actes de génocide contre le peuple palestinien à Gaza ».
L’aviation israélienne bombarde lourdement ce jeudi le sud de la bande de Gaza alors que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken poursuit en Égypte sa tournée au Moyen-Orient dans l’espoir d’endiguer une plus vaste propagation du conflit Israël-Hamas. En parallèle de ces affrontements sur le terrain et de la diplomatie régionale, Israël fait face devant la Cour internationale de justice à des accusations « d’actes génocidaires » pour son offensive à Gaza.
Les cas de diarrhée chez les enfants ont augmenté de 50 % en une semaine seulement, et 90 % des enfants de moins de deux ans sont désormais en situation de « pauvreté alimentaire sévère ».
La République séparatiste autoproclamée du Haut-Karabakh a annoncé, jeudi 28 septembre, qu’elle allait dissoudre toutes ses institutions à partir du 1er janvier 2024, une semaine après une offensive victorieuse de l’Azerbaïdjan. Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, dénonce un « nettoyage ethnique ».
Hasmik Tolmajian, ambassadrice de la République d’Arménie en France est ce lundi 25 septembre, l’Invitée du matin de RFI. Conflit dans le Haut-Karabakh… Elle répond aux questions de Frédéric Rivière.
Les douze ans de guerre et les sévères sanctions internationales ont détruit l’économie, les infrastructures syriennes et mis à genoux la population. Ce sont 90% des Syriens qui vivent sous le seuil de pauvreté dans un pays qui compte six millions de déplacés internes et autant de réfugiés dans les États voisins ; soit la moitié de la population syrienne. L’une des manifestations de la crise en Syrie est la dissolution des liens sociaux et familiaux traditionnels. Les abandons d’enfants à la naissance sont de plus en plus nombreux.
Kidnappings, viols, meurtres, tirs au milieu des habitations, etc, les Haïtiens font face à « une violence cauchemardesque » de la part de gangs armés qui contrôlent quasiment la totalité de Port-au-Prince, selon le Haut Commissaire des Nations unies aux droits humains, Volker Türk. Au moins 60 personnes ont été tuées la semaine dernière dans des affrontements entre des gangs rivaux dans la capitale, selon le Réseau national de défense des droits humains, une ONG haïtienne. Il faut éviter « un massacre à la Rwanda(ise) », a déclaré en début de semaine le Dr Jean William Pape, membre du comité scientifique de l’OMS, professeur de médecine à l’université Cornell à New York, directeur et fondateur des centres GHESKIO en Haïti.