Rapport Alloncle: l’idée de la privatisation de l’audiovisuel public fait son chemin



Le rapport de la commission d’enquête parlementaire « sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » a été publié ce mardi matin par l’Assemblée nationale. Un document de plus de 550 pages, avec les recommandations du rapporteur Charles Alloncle, mais aussi un long avant-propos de son président, Jérémie Patrier-Leitus. 



La réponse de Delphine Ernotte au rapport Alloncle rendu public : « tout ça pour en arriver là ? »

La réponse de la présidente de France Télévisions ne s’est pas fait attendre sur ce sujet brûlant. Delphine Ernotte Cunci a dénoncé ce mardi 5 mai sur X le rapport du député UDR Charles Alloncle sur l’audiovisuel public, « à charge » et visant un « affaiblissement historique », selon elle.



Audiovisuel public : qui raconte le pays ? 

Le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public illustre une dérive bien connue : réduire le service public à une querelle sur sa neutralité politique et le prétendre obèse financièrement. Ici se joue une part du récit collectif de notre démocratie.



Comment l’extrême droite veut discipliner l’audiovisuel public avant de le privatiser.

Derrière les discours de rigueur et de neutralité, le rapport porté par Charles Alloncle esquisse bien davantage qu’une réforme technique : une remise en cause profonde du pluralisme médiatique.



Désarmer la France : ce que cache vraiment le rapport Alloncle.

Désarmer un pays ne se fait pas seulement avec des armes. Cela se fait aussi en démantelant ses infrastructures démocratiques. Le service public de l’audiovisuel est l’une de ces infrastructures essentielles. L’affaiblir, dans le contexte actuel, est une faute stratégique majeure.



Rapport Alloncle : un projet de démantèlement de l’audiovisuel public.

La SACD dénonce le rapport Alloncle sur l’audiovisuel public : un projet de démantèlement qui menace la création française et l’indépendance du service public.



Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public n’a aucune chance de s’appliquer. Mais il inscrit le sujet dans la prochaine présidentielle.

La cérémonie des Molières, ce 4 mai sur France 2, était de bout en bout une spéciale dédicace adressée au député Charles Alloncle, le rapporteur ciottiste de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Ouverture avec les travestis de la comédie musicale « la Cage aux folles » ; long dégagement de Paloma, la drag queen gagnante de « Drag Race » – émission honnie par Alloncle ; morceau d’humour de Merwane Benlazar – sa chronique dans l’émission « C à vous » sur France 5 il y a quelques mois avait fait polémique car certains l’avaient imaginé en tenue salafiste, la ministre de la Culture d’alors Rachida Dati avait même été interpellée – cette fois vêtu d’une… marinière. Et même une parodie des auditions de la commission avec Laurent Stocker de la Comédie-Française en Charles Alloncle ! Bref, un festival juste avant la publication, le lendemain, ce 5 mai, du rapport issu des 67 auditions menées du 25 novembre au 8 avril.

Le pavé – 560 pages – qui inclut les contributions, en réplique, d’autres parlementaires, est à l’image des auditions. Il aboutit à 69 recommandations qui partent dans tous les sens, chiffrant même les dépenses autorisées au Festival de Cannes ou le sort des voitures de fonction. Objectif affiché : économiser un milliard d’euros sur les quatre que coûte l’audiovisuel public à l’Etat. « Ce que propose ce rapport, c’est le plus grand plan social de l’histoire culturelle française », dénonce Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions dans un communiqué.

Charles Alloncle joue au grand architecte : il fusionne (France 2 et France 5, mesure la plus incompréhensible ; la chaîne Franceinfo et France 24 ; France 3 Régions et ICI), il stoppe (France 4 ; l’offre numérique France.tv Slash à cause de ses « contenus militants »), il rabote le budget des sports (alors que la diffusion en direct des compétitions reste le monopole des télévisions, comparées aux plateformes de streaming). Mais les choses ne sont pas si simples : supprimer France 4 par exemple, c’est affaiblir drastiquement le secteur de l’animation qui est une filière d’excellence de la France !

Pis, pour Charles Alloncle, les dirigeants de l’audiovisuel public ne doivent plus être élus par le gendarme de l’audiovisuel, l’Arcom, mais désignés directement par… le président de la République, après avis des commissions des affaires culturelles du Parlement et de l’Arcom. Indépendance garantie !

Alloncle n’en reste pas là, il se prend aussi pour le directeur des programmes, ce qui excède ses attributions. Il entend sucrer les trois quarts du budget des jeux, il y en a trop ! Chaque fois, il se justifie ainsi : « On attend autre chose d’une chaîne du service public ». Qui est « on » ? Ses électeurs, dont certains figurent sûrement parmi les 2,5 millions de fans de « N’oubliez pas les paroles », ce karaoké animé, en fin d’après-midi, par Nagui ? Le rapporteur veut faire des économies. Or, les jeux génèrent de la publicité… Charles Alloncle trouve aussi que l’éditorialiste Patrick Cohen, le matin sur France-Inter, le soir sur France 5 dans « C à vous », c’est deux fois trop. Aussi suggère-t-il de « remplacer l’édito “made in service public” par une diversité de courants d’opinion issus de la presse écrite ».

En réalité, s’il est intéressant de voir jusqu’où vont ses obsessions (et donc celles de l’extrême droite), expertiser ce rapport n’a guère de sens car la probabilité qu’il s’applique tend vers zéro. Le vote – houleux – des membres de la commission la semaine dernière qui a conduit à la publication de ce pavé ne préjuge en rien de la suite. Une chose est sûre : il est impossible qu’une loi sur l’audiovisuel public soit mise dans les tuyaux d’ici le printemps 2027. Charles Alloncle va juste profiter, le 25 juin, d’une niche parlementaire réservée à son parti, l’UDR, pour y glisser une proposition de loi sur la prévention des conflits d’intérêts entre France Télévisions et les sociétés de production.

Le président Horizons de la commission Jérémie Patrier-Leitus, qui propose lui-même 40 contre-propositions, est réaliste : « Ce que le rapporteur pense ou ce que je pense… à la fin, ce sont les candidats qui compteront. » Le rapport n’était même pas publié que, la semaine dernière, le Rassemblement national (RN) et ses leaders, le balayaient sans le moindre égard. Ils vont beaucoup plus loin. Le 29 avril, sur X (ex-Twitter), le RN lançait le chantier : « Privatisons l’audiovisuel public ! Signez la pétition. »

Le même jour, sur BFM TV, Jordan Bardella, président du RN, a été très clair : « On a là 4 milliards d’euros, je ne crois pas qu’en 2026 il y ait encore un sens à ce que l’Etat français soit propriétaire de chaînes de télé. (…) Demain à la tête du pays, nous engagerons la privatisation de l’audiovisuel public. (…) L’Etat français en 2026 peut parfaitement se passer d’un audiovisuel public pléthorique qui utilise l’argent de tous les Français pour faire du militantisme politique et pour assumer une idéologie politique. » Charles Alloncle se pose en sauveur de l’audiovisuel public mais le président de son propre parti, Eric Ciotti, dans un courrier au Premier ministre le 18 septembre dernier, proposait lui aussi d’économiser quatre milliards d’euros en le privatisant.

Pour résumer la situation, Jérémie Patrier-Leitus a repris cette phrase de Laurent Fabius : « La différence entre l’extrême droite et la droite, c’est la différence entre une arrière-pensée et une pensée. » Sous-entendu : il n’a jamais été question, en réalité, de réformer. Juste de discréditer l’audiovisuel public auprès de l’opinion publique. Ça marche. Déjà, l’essayiste Laetitia Strauch-Bonart s’interroge : « Une question fondamentale n’a pas été posée : “avons-nous réellement besoin d’un service public de l’information ?” » Et le rapport fragilise France Télévisions et Radio France qui ignorent à quelle sauce, in fine, elles seront accommodées. Elles, et tout leur environnement : le cinéma, la production audiovisuelle… Pourtant, « aucune des 234 personnes auditionnées n’a appelé à la privatisation » rappelle Jérémie Patrier-Leitus.



RD

Haro sur la culture : le terrorisme d’extrême droite



Le 7 décembre 2021, un groupe de catholiques intégristes empêchait la tenue d’un concert jugé « sataniste » de l’artiste suédoise Anna von Hausswolff, organisé par le centre culturel Le Lieu unique à Nantes puis à Paris 2 jours plus tard en l’église Saint-Eustache. Le concert a finalement pu avoir lieu à Paris dans un lieu tenu secret.



A Nantes, un militant de Civitas, groupe catholique proche de l’extrême droite, détruisait un compteur électrique pendant un spectacle destiné aux enfants sur la question du genre et était interpellé le 6 avril 2023.


En 2023 toujours, le concert de l’artiste Bilal Hassan, prévu le 5 avril dans une ancienne église désacralisée de Metz, était annulé par les organisateurs à la suite des pressions de catholiques identitaires.


En Loire-Atlantique, deux paroisses, à Saint-Nazaire et à Nantes, renonçaient à accueillir deux concerts prévus en mai et en juin 2024 suite aux intimidations du groupe catholique traditionaliste, Riposte Catholique.

Plusieurs ensembles musicaux – la Schola Cantorum de Nantes, les Chœurs de Saint-Brévin, le Symphonique des bords de Loire et l’orchestre symphonique de Saint-Nazaire – devaient interpréter L’Homme armé : une messe pour la paix de Karl Jenkins, une œuvre composée en 1998 et dédiée aux victimes de la guerre au Kosovo.


Un concert de Keiji Haino prévu le 14 mars à la cathédrale de Metz était délocalisé au centre Pompidou sous la pression de paroissiens qui considéraient la performance comme «la plus sordide des profanations».


A propos de ces annulations de spectacles, la filière culturelle parle de « terrorisme d’extrême droite ».


En raison de la programmation du groupe Sniper, la Région Grand Est avait décidé, à la demande notamment de Laurent Jacobelli et des élus du Rassemblement national, de suspendre provisoirement la subvention accordée au festival Le Jardin du Michel qui aura lieu du 22 au 24 mai 2026 à Toul (Meurthe-et-Moselle). En cause, des paroles du groupe de rap, datant parfois de plus de 20 ans, décrites comme potentiellement « racistes, antisémites et incitant à la haine raciale. » Après vérifications auprès du ministère de l’Intérieur au sujet de ces paroles du groupe qui a bien été poursuivi une seule fois, en 2003, mais n’a jamais fait l’objet de condamnation, la Région a finalement décidé le jeudi 9 avril d’accorder cette subvention d’un montant de 94 000 euros au festival. 



Forte de son relatif succès aux élections municipales, l’extrême droite utilise désormais les mandats de ses élus communaux pour poursuivre son travail de sape.

Nicolas Meizonnet, tout nouveau maire RN de Vauvert, dans le Gard, et député de la 2e circonscription du département, après avoir annulé une expo photo au début du mois, vient de liquider, avec l’assentiment de son conseil municipal, la prochaine édition du festival Jazz à Vauvert, prévue les 26 et 27 juin



Dans le Vaucluse, la culture meurt à petit feu dans les petites villes gérées par l’extrême droite. A Bédarrides, Camaret-sur-Aigues et Morières-les-Avignons, les maires Rassemblement national ou élus avec son soutien délaissent la culture. Mais derrière ce désintérêt pointe une politique brutale contre acteurs et associations.



Dans les villes qu’il dirige, le RN sabote la culture discrètement mais sûrement. Les municipalités d’extrême droite ont mené ces dernières années un travail de sape dissimulé contre les acteurs culturels. Une situation d’autant plus inquiétante que les communes sont aujourd’hui leur principal financeur.



« La culture est le champ où l’“union des droites” fonctionne le mieux, contre une création subventionnée et jugée gauchiste ». Le Rassemblement national entend sabrer l’argent de la création et le reverser au patrimoine, observe dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) cède à l’extrême droite en suspendant le 8 avril son fonds d’aide à la création sur les plateformes en ligne. Un collectif de créateurs de contenus, d’auteurs, de techniciens et de producteurs alerte sur la possible disparition de l’économie culturelle d’internet.


Il y a mille manières d’affaiblir le secteur, et sans doute une seule façon de le sauver : répéter inlassablement qu’une culture libre et ouverte est un service public, un cadeau pour les générations futures, et la seule garantie de la pérennité de la fameuse exception culturelle française.


Face à des politiques culturelles qui conduiraient à un démantèlement, il se trouve 3 pistes pour réagir : financière, mais aussi associative et territoriale.



Finalement, pour ne pas tomber dans les pièges tendus par l’extrême droite, c’est sans doute à la culture elle-même et à ses acteurs qu’il appartient de se réinventer pour résister.



RD

États-Unis : la grande purge de Donald Trump



Depuis son investiture le 20 janvier dernier, Donald Trump ébranle la démocratie américaine en gouvernant à coups de décrets présidentiels. Coupes drastiques dans les budgets, retrait d’accords internationaux, licenciements massifs d’employés fédéraux… Il va si vite que les tribunaux sont saturés par les procès en contestation, dont les décisions pourraient prendre des années à être rendues. L’objectif affiché de l’administration Trump est de tailler dans les dépenses publiques, mais il existe aussi une volonté sous-jacente de remodeler les institutions selon une idéologie de droite identitaire et religieuse. Reportage de notre correspondante aux États-Unis, Fanny Allard.



Trump a-t-il manipulé les marchés ? L’image qui alimente les soupçons


Après sa volte-face surprise sur les tarifs douaniers, le président américain est sous le feu des critiques.

Avec son revirement sur les droits de douane, Donald Trump s’est-il rendu coupable de manipulation boursière ? Ce sont les accusations portées par l’opposition en cette fin de folle semaine pour les marchés financiers.



L’administration Trump prive des milliers d’immigrés de la sécurité sociale en les déclarant morts


L’administration Trump a ajouté plus de 6 000 immigrés à une base de données de bénéficiaires de la sécurité sociale décédés, coupant de fait les prestations et leur capacité à travailler, ont rapporté, jeudi 10 avril, des médias américains.

A ne pas manquer



Dimanche 30 mars



Venez découvrir le premier événement de l’Association C qu’Ailes du trauma a l’envol 

Des échanges, des rencontres, des exposants et thérapeute bien être dans un cadre bienveillant et chaleureux.

Nous avons hâte de partager ce moment avec vous !

L’équipe C qu’Ailes .


 De 10h à 17 h Salle Ninet à Rosières-près-Troyes



Mardi 1er avril


Climat : le franc-parler de François Gemenne


Quels sont les impacts humains du réchauffement climatique ? Le chercheur François Gemenne apportera des réponses claires lors de conférences-débats MAIF. Avec un sens de la pédagogie et un franc-parler qui raviront son auditoire. 

Pour en savoir plus

S’inscrire à la conférence

18h30 à l’Art Déco de Sainte-Savine



Mercredi 2 avril


Le service Politique de la Ville organise un  petit-déjeuner solidaire ce  mercredi 2 avril, de 8h00 à 10h00, à la  Maison de l’Animation et de la Culture. Cet événement rencontré en lumière l’expression artistique des enfants en situation de handicap et l’importance de leur inclusion sociale, en partenariat avec l’association  Vice vers’ Amour.

Un engagement artistique et inclusif

Les associations « Vice vers’ Love », « Les Arts Confondus » et « Autisme SolidaruitéEt Cetera », sous la direction de l’artiste Yves Romao, ont uni leurs compétences pour créer « La Maison Gentilléenne » dans le Val-de- Marne, un centre dédié aux enfants autistes. Ce centre combine suivi thérapeutique, activités sportives et pratiques artistiques pour favoriser
leur épanouissement.
Depuis juillet 2022, une antenne de ce centre a été installée à la Maison de l’Animation et de la Culture de Pont-Sainte-Marie, grâce au soutien financier de l’ANCT et de la Ville. Cette antenne propose des ateliers artistiques permettant aux enfants en situation de handicap de s’exprimer, de développer leur créativité et de s’intégrer socialement.

DES ATELIERS POUR DÉVELOPPER TALENTS ET CONFIANCE EN SOI

Chaque semaine, un petit groupe d’enfants participent à des activités variées (musique, graff, danse, magie…), encadrés par des membres des associations et des professionnels. Ces ateliers les aident à affirmer leur personnalité, renforcer leur estime de soi et découvrir de nouveaux horizons en travaillant la concentration, l’écoute et l’imagination.

UN PETIT-DÉJEUNER ANIMÉ ET SOLIDAIRE

Lors de ce petit-déjeuner, préparé par les apprentis en cuisine du CFA Alméa, plusieurs animations seront proposées :
Le magicien Marco Niccolini effectuera des tours de close-up au sein du public. Une démonstration de graff sera réalisée par Rise up Paint

LA P’TITE BOÎTE BLEUE : UN GESTE SOLIDAIRE

La P’tite Boîte Bleue sera présente lors du petit-déjeuner et restera accessible tout au long du mois d’avril à la Maison de l’Animation et de
la Culture, à la Mairie et chez plusieurs commerçants partenaires dans l’Aube. Les dons collectés permettront de financer des ateliers
artistiques, culturels et sportifs pour les enfants en situation de handicap. Chacun peut y contribuer du 2 au 30 avril 2025 !
En 2024, l’association a organisé plus de 250 ateliers, initiations et prestations artistiques et culturelles, bénéficiant à plus de 550 personnes, incluant enfants en situation de handicap, aidants, jeunes issus de quartiers prioritaires et personnes vulnérables. Les initiatives Généros’idées et La P’tite Boîte Bleue contribuent à co-financer ces activités essentielles.


De 8h à 10h à la MAC de Pont-Sainte-Marie




Jeudi 3 avril



64 ANS, C’EST TOUJOURS NON !

Notre mobilisation empêche le gouvernement et le patronat d’enterrer la question des retraites ! À peine appliquée, la réforme des retraites fait déjà des ravages : chômage des seniors en hausse, départs retardés pour les femmes, absence de prise en compte de la pénibilité…
Le premier ministre a trahi ses engagements en affirmant que les « concertations » ne pourraient pas revenir sur les 64 ans ! La majorité de la population et des parlementaires exigent l’abrogation de la réforme des retraites : la démocratie doit parler ! La CGT appelle tous les salarié·es à rejoindre les fonctionnaires et les agent·es publics y compris par la grève, dans les rassemblements et les manifestations pour exiger l’abrogation de la réforme des retraites et l’augmentation des salaires.
Sous prétexte d’économie de guerre, ils veulent nous faire travailler toujours plus et envisagent de nouvelles régressions dans les écoles, les hôpitaux, les universités, la culture, les collectivités locales, les tribunaux. Au contraire, défendons la paix et la coopération entre les peuples, la justice sociale et environnementale : plus que jamais ces combats sont liés ! Pour se soigner, pour répondre aux besoins en matière de transports, de logement, d’éducation et de formation, de recherche, de culture, d’information, de sport pour toutes et tous, d’environnement, et pour lutter contre l’obscurantisme, le 3 avril mobilisons-nous aussi pour renforcer et développer les services publics !


14h Hôtel de Ville de Troyes


Etats-Unis : ceux qui résistent à la vague de censure et de licenciements dans les services publics



Les décrets signés par Trump et les actions de Musk mettent en danger la recherche et l’accès du public aux données. Différentes formes de résistance émergent face aux coupes budgétaires, aux licenciements massifs et à la disparition d’informations.

Le tourbillon d’annonces et de mesures prises par Donald Trump a de quoi étourdir. En quelques jours seulement, des vagues de décrets, de coupes budgétaires et de licenciements ont déferlé sur les États-Unis. Ces décisions successives, prises à un rythme effréné, peuvent avoir un effet paralysant. Pourtant, face aux attaques multiples portées à la fonction publique américaine, des formes de résistance s’organisent au pied levé.

Mayotte : la catastrophe qui détruit, les personnes, les biens et les droits


Les dévastations subies par Mayotte suite au passage du cyclone Chido sont une catastrophe totale. Ses effets sont aggravés par une situation d’exception discriminatoire permanente. Ce département français n’est pas régi par les lois communes de la République, mais par une dégradation des droits de populations qui n’ont qu’un seul défaut, exister sur place.

Les droits des usagers des services publics face aux algorithmes et aux systèmes d’IA : points de vigilance et recommandations de la Défenseure des droits



Face au nombre croissant de décisions administratives individuelles prises sur la base de résultats livrés par des algorithmes ou systèmes d’IA, la Défenseure des droits s’inquiète des risques qu’induit cette algorithmisation des services publics pour les droits des usagers. Elle présente plusieurs recommandations afin que les garanties prévues par la loi soient pleinement concrétisées.



Les algorithmes des systèmes de protection sociale ciblent les plus précaires


Pour « traquer » les fraudeurs aux prestations sociales, le Danemark utilise des algorithmes aux paramètres discriminatoires. Le fait d’avoir des liens avec un pays étranger fait notamment partie des critères de suspicion de fraude. C’est ce que nous révélons dans un nouveau rapport qui vient illustrer une tendance inquiétante observée en Europe. Amnesty International.

« J’ai hâte de partager des bonnes pratiques » : le ministre Guillaume Kasbarian félicite Elon Musk, chargé par Donald Trump de « démanteler la bureaucratie » américaine



Le ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique dit vouloir échanger avec le milliardaire pour « repenser les organisations publiques ».

Le gouvernement français va-t-il s’inspirer de Donald Trump ? Le ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique, Guillaume Kasbarian, a adressé ses « félicitations » à Elon Musk, mercredi 13 novembre, après l’annonce de la nomination du milliardaire à la tête d’un nouveau ministère de l’Efficacité gouvernementale aux Etats-Unis. 



Kasbarian félicite Musk. Et les services publics payent la facture


En appelant à un « partage de bonnes pratiques » avec E. Musk contre la « bureaucratie », le ministre de la fonction publique G. Kasbarian sait que sa provocation conduira à une levée de boucliers. Cela a au moins le mérité d’être clair : notre ministre se bat contre ceux qui mettent en œuvre l’intérêt général. Et peut-être qu’il nous faut en tirer les conséquences politiques.

Troyes: manifestation demain 1er octobre



La LDH (Ligue des droits de l’Homme) était, il y a plus d’un an, aux côtés des syndicats contre une réforme des retraites que l’ensemble des organisations syndicales et l’immense majorité des Françaises et Français rejetaient.

Aujourd’hui, alors qu’inégalités et précarisation s’aggravent sans cesse, dans un contexte de détérioration continue des services publics, nous restons extrêmement inquiets et fermement mobilisés. Les perspectives actuelles ne doivent pas s’inscrire dans la continuité des réformes des retraites, du Code du travail ou de l’assurance chômage. Ces choix participent d’une remise en cause de l’Etat social qui aggrave les injustices sociales. D’autant que les salaires, pensions, bourses et minimas sociaux régressent face à l’inflation, plongent de plus en plus de personnes dans la précarité et accentuant les inégalités. 

Les politiques publiques dictées par l’agenda néolibéral conduisent à l’affaiblissement continu des services publics. L’hôpital, les soins, l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche, la justice sont à bout de souffle. Non seulement par un manque chronique et aigu de moyens, mais aussi parce que notre vision des services publics à vocation universelle est largement remise en cause. 

Conjuguées à des méthodes qui fragilisent la démocratie, cette situation et cette régression des droits sociaux accentuent la crise de confiance actuelle et favorisent les dérives vers l’extrême droite. 

Des mesures d’urgence sont aujourd’hui indispensables : augmentation des salaires, pensions, bourses, minimas sociaux ; abrogation des réformes des retraites ; financement ambitieux des services publics, pour des conditions de vie dignes dans les territoires ultra-marins. Ces mesures d’urgence sociale et de renfort des services publics sont à prendre sans délai. 

La mobilisation est indispensable pour faire obstacle à l’injustice sociale croissante et à la dégradation des écosystèmes, pour défendre notre projet d’une société qui garantisse l’accès effectif de toutes et tous à tous les droits. 

C’est pourquoi la LDH appelle à se mobiliser et à manifester aux côtés des organisations syndicales et de jeunesse  

le 1er octobre 2024 à Troyes à 13h30 place de la Libération.

La préférence française pour les inégalités. Repenser l’éducation prioritaire comme projet de société



L’éducation prioritaire, lancée par Alain Savary en 1981, matérialise une promesse forte de l’idéal républicain français : permettre à chacun de réussir selon ses capacités et non ses origines sociales. En l’état, cette promesse n’est pas tenue par l’école française et ce alors même que l’école est, dans certains territoires, le dernier service public sur lequel comptent les habitants. À partir d’un état des lieux précis des dispositifs relevant de l’éducation prioritaire, Timothée Berenguier, étudiant à l’IEP de Lille, propose des pistes pour donner pleinement à l’école sa vocation d’intégrateur social.

France: les médecins étrangers à l’hôpital public attendent toujours le décret censé régulariser leur situation



Alors que les tractations ont commencé en vue de la formation d’un gouvernement en France, les dossiers brûlants s’accumulent sur les bureaux des ministères. La situation de l’hôpital public est particulièrement préoccupante.

Début septembre, les hôpitaux publics ont alerté sur leur situation financière : d’après la Fédération hospitalière de France leur déficit continue de s’aggraver et devrait dépasser 2 milliards d’euros en 2024. Dans le même temps, le manque de personnel soignant continue de provoquer des fermetures de lits. D’après les dernières estimations, 15 000 postes de praticiens hospitaliers sont toujours vacants et autant d’infirmiers ou d’infirmières. Deux chiffres d’apparence sans rapport, mais qui pourraient expliquer l’incertitude dans laquelle sont abandonnés les médecins étrangers.

Accès aux soins pour tous et toutes partout

87 % du territoire français est considéré comme un désert médical et un tiers de la population n’a pas un accès suffisant aux soins. Il faut d’urgence endiguer cette situation alarmante et restaurer un service public de santé d’égale qualité pour toutes et tous partout.

Un collectif de soignants alerte, dans une tribune au « Monde », sur les inégalités dans l’accès au soin en France et leurs conséquences politiques dès lors qu’elles génèrent un « sentiment de déclassement » et « une immense et légitime rancœur ».


L’accès aux soins est une préoccupation majeure des Français, avant même le terrorisme, le contrôle des flux migratoires ou la lutte contre le réchauffement climatique, d’après les enquêtes d’opinion qui se succèdent (voir par exemple l’enquête Ipsos).

Les carences sont connues, documentées et vécues par tous au quotidien. Les urgences souffrent, craquent, ferment ou trient. L’accès à un spécialiste ou à un centre d’expertise peut prendre des mois.

« Lorsque la puissance publique ne parvient plus à offrir des soins, quel risque prend-on à renverser la table ? » (lemonde.fr)

Au programme du RN : xénophobie et affaiblissement des protections collectives



Une lecture économique des orientations du RN sur le social met en évidence deux angles : la réduction des financements (qui précède les coupes dans les droits sociaux), et les mesures xénophobes. Ces deux caractéristiques sont davantage un prolongement et une amplification de la politique menée depuis 2017, à savoir un affaiblissement des protections collectives, qu’un retour à une politique plus sociale. Face aux tromperies d’un discours attrape-tout, décryptage par cinq économistes. 



MULTIPLICATION DES VIOLENCES D’EXTRÊME DROITE


Les violences et campagnes d’intimidations perpétrées par des groupes d’extrême droite se multiplient. En Bretagne, des associations d’aide aux migrants ou LGBTQ, des lieux de cultes, des syndicats ou des partis de gauche sont ciblés. Cette situation risque de s’aggraver avec les succès électoraux du RN.



A Tulle, là où le RN voudrait gommer son passé



Au moment où l’extrême droite déferlait sur l’Europe pour virer en tête des élections européennes, les commémorations du 9 juin 1944 se tenaient en présence d’Emmanuel Macron à Tulle, ville martyre de Corrèze. Quatre-vingt ans après les exactions de la 2e division SS Das Reich, les vieux résistants n’ont pas oublié ce que les militants RN cherchent à effacer. Récit.



Nouvelle Internationale fasciste: état des lieux


Depuis des mois, Au Poste voulait convier le sociologue Ugo Palheta, un des meilleurs connaisseurs du fascisme (l’ancien, comme le néo).

On s’est dit qu’un bon moment pour le faire serait le surlendemain des élections européennes. On doit à Palheta notamment deux ouvrages remarqués La Nouvelle Internationale fasciste (Textuel) et La Possibilité du fascisme (La Découverte), comme l’excellent podcast Minuit dans le siècle, où il décortique les origines du fascisme et ses transformations.



JORDAN BARDELLA SOUHAITE SORTIR DU MARCHÉ EUROPÉEN DE L’ÉLECTRICITÉ

DIFFICILE


Le marché européen de l’énergie est régi par la législation européenne, qui ne prévoit pas qu’on puisse en sortir, sauf à s’exposer à de lourdes amendes. Deux solutions : négocier avec les autres États membres, ou sortir de l’UE.



JORDAN BARDELLA PROPOSE D’ABAISSER LA TVA SUR L’ÉLECTRICITÉ, LE GAZ ET LE CARBURANT DE 20% À 5,5%

ET LE DROIT EUROPÉEN ?


La France est libre de fixer ses taux de TVA, mais ceux-ci doivent respecter certains seuils fixés par une directive de l’Union européenne. Une baisse jusqu’à 5,5 % concernant les carburants contreviendrait donc au droit européen.

Le licenciement de Guillaume Meurice provoque des départs en série de France Inter



Les chroniqueurs du « Grand dimanche soir » annoncent un à un quitter l’émission. Charline Vanhoenacker rend hommage à son camarade et assure qu’elle va « s’adapter »

C’est un avenir qui s’annonce incertain pour l’émission « le Grand Dimanche soir » mais aussi pour l’humour sur France Inter. Le licenciement de Guillaume Meurice annoncé par Radio France mardi 11 juin pour « faute grave » continue de provoquer des départs à la chaîne au sein de la radio du service public.




Guillaume Meurice interprète son licenciement comme une « victoire idéologique » de « l’extrême droite »


Plusieurs chroniqueurs de France Inter ont annoncé leur départ par solidarité avec l’humoriste licencié mardi 11 juin pour « faute grave ».

L’humoriste Guillaume Meurice juge que « l’extrême droite » a remporté une « victoire idéologique » après son licenciement par Radio France, mardi 11 juin, pour « faute grave ». La présidente de la maison ronde, Sibyle Veil, lui reproche sa « déloyauté répétée » pour avoir réitéré ses propos polémiques sur le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.




La lettre d’amour de Guillaume Meurice à France Inter : «Je suis triste de te laisser ainsi, dirigée par des âmes de si peu de scrupules»


Sur les réseaux sociaux, l’humoriste a publié ce mercredi 12 juin une lettre d’amour adressée à France Inter, dénonçant aussi une direction obsédée par les chiffres. Parallèlement, son collègue Thomas VDB a annoncé quitter la station, et Charline Van Hoenacker a déploré ce départ précipité.

Si écrire des lettres d’amour devient une pratique de plus en plus isolée, Guillaume Meurice n’a pas eu peur de prendre sa plume. Sur X, il a publié ce mercredi 12 juin, au lendemain de l’annonce de son licenciement, une missive adressée à France Inter, déclarant son amour de longue date pour la station, mais aussi sa désolation face à sa direction obsédée par les chiffres, et ses inquiétudes quant à son avenir



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Journée mondiale de la santé 


Ce dimanche 7 avril, soyons toutes et tous mobilisé-e-s !

Cette journée est l’occasion de rappeler les engagements de la LDH pour le droit à la santé et l’urgence absolue à restaurer un service public de santé d’égale qualité partout pour toutes et tous ! 

Lire le communiqué incluant des préconisations sur l’amont du soin, la santé environnementale et les inégalités sociales de santé. 

Télécharger la lettre du Groupe de Travail « Santé, bioéthique » n°37 (mars, avril, mai 2024)

La Défenseure des droits s’inquiète d’une « banalisation des atteintes aux droits » dans son rapport annuel


Le nombre de réclamations auprès de cette autorité indépendante est en hausse de 10% en 2023. Elles concernent principalement les relations avec les services publics.

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« Les atteintes aux droits de l’enfant se multiplient », s’inquiète la Défenseure des droits

Ces parents qui « portent l’école publique » et ne cèdent pas aux sirènes du privé


Alors que les gouvernements successifs rendent l’école publique de plus en plus exsangue, les établissements privés semblent gagner du terrain. Une minorité de parents pro-public ne désarment pas. Qui sont-ils et pourquoi bataillent-ils ?

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Villes : « Il y a un vrai problème d’ambition lié à l’orientation politique de ce gouvernement »


Gilles Leproust, maire d’Allonnes et président de l’association des maires Ville et Banlieue de France revient sur le comité interministériel des villes, tenu le 27 octobre. S’il reconnaît des avancées, il critique le manque d’ambition et le trop grand flou de certaines annonces.

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Services publics : pourquoi « ça craque » ?


Il y a quelques jours, le collectif Nos services publics publiait une somme de plus de 300 pages, retraçant l’évolution des services publics sur les 40 dernières années. Ce rapport vient d’un paradoxe : les tensions autour des services publics s’accroissent en France, au point qu’on dit parfois que « ça craque ». Sa nouveauté : comparer l’évolution des services publics à celle des besoins sociaux. 

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Le rapport sur l’état des services publics

Services publics: des relations qui se dégradent


Il est important de signaler qu’en 2022, les préfectures ont mis en application la dématérialisation des démarches administratives engagée depuis la fin des années 1990. Ainsi, il n’est plus possible de déposer un dossier (demande de titre de séjour, notamment) autrement que par la voie numérique sur le site service-public.fr du gouvernement.

Malgré l’encadrement par le Conseil d’Etat dès juin 2022 de cette dématérialisation et l’obligation des préfectures de garantir un accueil et un accompagnement non dématérialisé des usager.e.s, la situation ne cesse d’empirer au point d’en devenir kafkaienne, les services internet dysfonctionnant de façon telle qu’ il est impossible de mener à bien une démarche et que les dossiers non dématérialisés (sur papier) ne sont en réalité plus traités, l’administration n’étant plus en mesure de le faire, faute de moyens, de personnel et… de bonne volonté, voire d’instructions cohérentes.