Un campement de jeunes migrants à Paris, le 30 juin 2020 (photo d’illustration). Crédit : Reuters
Près de 300 migrants, à la rue depuis un mois, ont été évacués de leur campement parisien du XIIe arrondissement mercredi matin. Cette opération de mise à l’abri, conduite la veille de la « nuit de la solidarité », est taxée d’hypocrisie par l’association Utopia 56.
La Zambie est le pays ayant suscité le moins d’articles. – Flickr/CC BY-NC-ND 2.0/WorldFish
Sécheresse, inondations, famine… les crises humanitaires et climatiques ont largement été absentes dans les médias en 2021. La Zambie, l’Ukraine et le Malawi sont les trois pays à avoir suscité le moins d’articles, détaille l’ONG Care dans ce rapport.
Une fois les abris des exilés détruits, de grands tractopelles ramassent leurs affaires avant de les jeter, à Grande-Synthe, le 13 janvier 2021. Crédit : Capture d’écran / Human Rights Observers
Au moins 150 personnes, dont des familles avec enfants, ont été expulsées jeudi de leur lieu de vie informel situé à Grande-Synthe. D’après les associations, les autorités n’avaient ce matin-là qu’un objectif : « la destruction totale du lieu de vie », à grands renforts de bennes et de pelleteuses. Des expulsions « violentes » qui poussent les exilés à fuir par la mer, au péril de leur vie.
Après plus de 900 jours passés en prison, sans procès, le militant égypto-palestinien Ramy Shaath est enfin libre. Il est arrivé en France et a retrouvé sa famille. Nous étions à l’aéroport pour l’accueillir. Joie intense et soulagement immense après 2 ans et demi de mobilisation !
A la suite de propos tenus par Eric Zemmour remettant en cause l’innocence du capitaine Dreyfus, le collectif « Mulhouse accuse » appelle à la vigilance républicaine et à la réflexion. Une lettre adressée à tous les Mulhousiens sera lue le jeudi 13 janvier au pied de la maison natale d’Alfred Dreyfus à Mulhouse.
Un passager à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Crédit : Reuters
En 2021, quelque 5 000 étrangers en situation irrégulière ont bénéficié d’un « retour volontaire » vers leur pays d’origine, a annoncé mercredi le patron de l’Ofii, en dépit de la crise sanitaire qui complique ces départs. Ils étaient 8 000 en 2019.
Le Samusocial de Paris vaccine les migrants deux fois par semaine dans le nord de Paris. Crédit : Reuters
Depuis octobre, le Samusocial de Paris a pris le relais de Médecins sans frontières (MSF) et vaccine deux fois par semaine les personnes à la rue, principalement des migrants, à porte de la Villette, dans le nord de Paris. Un défi pour l’organisation qui doit composer avec une population en mouvement, qui n’a pas ou peu accès à Internet et qui ne maîtrise pas toujours le français. Entretien avec Maëlle Prioux, responsable des projets santé du Samusocial et Samy Rasli, coordinateur des actions de santé publique du Samusocial.
Imran Malakhail a reçu sa première dose de vaccin anti-Covid dans les locaux de l’Ofii, le 5 janvier 2022. Crédit : InfoMigrants
Dans ses locaux du boulevard Ney, dans le nord de Paris, l’Ofii propose aux personnes venant déposer leur dossier d’asile de se faire vacciner contre le Covid-19. Pour cette population en mouvement, c’est aussi l’occasion de faire un point sur leur santé en général.
Nous sommes plus que jamais mobilisés pour que les jeunes étrangers, arrivés mineurs dans l’Aube, ne voient pas leur parcours d’intégration s’interrompre au moment de leur majorité. Une délégation réduite du collectif de veille va être reçue par le préfet, une signature massive de la pétition dont vous trouverez le lien ci-dessous donnera davantage de poids à cette mobilisation.
La file d’attente des migrants pour l’enregistrement de leur demande d’asile devant le centre d’arrivée de l’agence belge pour l’accueil des demandeurs d’asile (Fédasil) à Bruxelles, le 29 décembre 2021. COLIN DELFOSSE POUR » LE MONDE »
Le réseau d’accueil des demandeurs d’asile belge est plein à craquer. Pendant deux mois, des exilés ont été contraints de dormir à la rue. L’ouverture de centres d’urgence offre une accalmie. Celle-ci sera temporaire, craignent les professionnels du secteur.
RESF ARDENNES a lancé cette pétition adressée à Monsieur Alain BUCQUET (Préfet des Ardennes)
Nous sommes désormais de plus en plus nombreux, ces derniers mois dans les Ardennes à avoir vu avec effroi nos élèves, les amis de nos enfants, nos voisins ou nos camarades de classemenacés d’expulsion par l’application aveugle de procédures administratives. Nous sollicitons Monsieur Alain BUCQUET, Préfet des Ardennes pour la levée des expulsions et pour la régularisation des migrants concernés.
InfoMigrants a également recensé tout au long de l’année des nouvelles positives. Crédit : DR
L’année 2021 fut une fois encore particulièrement terrible pour les exilés : les décès de migrants en mer n’ont pas baissé, des milliers d’exilés se sont retrouvés bloqués entre la Biélorussie et la Pologne, le retour des Taliban en Afghanistan a provoqué le départ désespéré de milliers d’Afghans… Mais InfoMigrants a également recensé tout au long de l’année des nouvelles positives : des lois protégeant les plus fragiles, des histoires de réussite, de lien social, d’intégration.
Malgré le froid, les évacuations de campements ont continué sans proposition de mises à l’abri, selon les associations. Crédit : Utopia 56
Malgré des températures négatives la nuit dans le nord de la France, la préfecture n’a pas activé ces derniers jours le plan Grand froid, qui permet d’ouvrir des hébergements d’urgence à Calais pour y loger les migrants vivants dans des campements. Les associations s’insurgent et déplorent des évacuations de camps sans proposition de mise à l’abri.
Suite au décès d’au moins 27 migrants au large de Calais le 24 novembre dernier, l’association Utopia 56 a déposé une plainte devant le tribunal judiciaire de Paris vendredi 17 décembre 2021 pour homicide involontaire et omission de porter secours. Sont notamment visés le préfet maritime, le CROSS Gris Nez et les garde-côtes britanniques.
Théâtre, concert, exposition d’artistes, danse, cinéma : un festival d’art organisé par l’association Musawa, qui regroupe des talents syriens, aura lieu à Troyes à partir de mardi.
La première édition du festival d’art syrien dédié aux femmes se déroulera à Troyes, de mardi à dimanche prochains, au centre d’art contemporain Passages.
FESTIVAL D’ART SYRIEN dédié aux femmes
du 14 au 19 décembre
au centre d’art contemporain/ Passages
9 rue Jeanne-d’Arc à Troyes.
MARDI 14 DÉCEMBRE
18 h : concert duo Catherine et Vincent ;
de 19 h à 20 h : cérémonie d’ouverture de l’exposition d’art.
MERCREDI 15 DÉCEMBRE
de 10 h à 17 h : exposition d’art et artisanat.
JEUDI 16 DÉCEMBRE
de 10 h à 16 h 30, exposition d’art et artisanat ;
de 16 h 30 à 17 h : vidéo sur le voyage de la poupée Amal.
VENDREDI 17 DÉCEMBRE
18 h : projection du film documentaire « Ibrahim, un destin à définir » ;
19 h 30 : projection du film documentaire « Cage de sucre » ;
de 20 h 30 à 21 h 30 : discussion autour des films en présence des réalisatrices.
SAMEDI 18 DÉCEMBRE
18 h : signature du livre « À vau-l’eau » ;
19 h 30 : pièce de théâtre « Cuisiner son âme ».
DIMANCHE 19 DÉCEMBRE
18 h : danse soufie ;
19 h 30 : concert « Shadi Ali et Maen Rajab ».
ENTRÉE GRATUITE et ouverte à tous, pass sanitaire et masques obligatoires
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Le soleil se lève timidement derrière la brume qui recouvre les montagnes entourant la ville de Briançon, dans les Hautes-Alpes. Pour beaucoup, la nuit a été blanche dans le centre d’accueil d’urgence de réfugiés et de migrants, une grande tente installée par Médecins Sans Frontières (MSF) à côté de l’église sur un terrain prêté par la paroisse et géré par des associations. Les bénévoles ont préparé le thé et le café. Un feu crépite à côté de la tente, pour permettre aux personnes de se réchauffer au petit matin.
Des migrants installés dans un tunnel reliant Paris au Pré-Saint-Gervais, le 29 novembre. (Nathalie Bardou/Nathalie Bardou)
Plusieurs collectifs d’aides aux personnes exilées demandent à la mairie de Paris de mettre de toute urgence à l’abri cette population contrainte de survivre dans des conditions indignes et de grande vulnérabilité.