Jeudi et vendredi à Budapest, un parterre de représentants politiques et de militants, parmi lesquels Marion Maréchal Le Pen et Éric Zemmour, a chanté les louanges de la famille traditionnelle et de la procréation, et fustigé l’immigration.
Dimanche dans un marché aux puces dans le quartier de Khari Khana à Kaboul: cet Afghan Cherche à vendre un matelas et de la literie. WAKIL KOHSAR / AFP
Dans la capitale, bon nombre d’habitants vendent leurs biens les plus essentiels pour se nourrir, un stigmate qui témoigne du drame humain et économique vécu en Afghanistan.
S’il est un endroit où se font sentir les dégâts économiques causés par la montée au pouvoir des talibans , c’est bien le marché de l’occasion qui a vu le jour à côté du pont Khishti dans le quartier Chaman-e Hozori de Kaboul. On y trouve des ustensiles de cuisine, des fers à repasser, de vieilles télévisions et surtout des tapis ; de nombreux tapis et grands coussins qui sont des articles essentiels dans toute maison afghane, où il est courant de s’asseoir par terre. Le fait que de nombreuses familles soient obligées de mettre leurs biens en vente de cette manière souligne la grave crise humaine à laquelle l’Afghanistan est confronté .
Assis sur un grand tapis rouge et bleu, Ahmad Khalid attend un acheteur. « Je vends le tapis et les coussins parce que depuis la chute du gouvernement précédent, je n’ai pas reçu mon salaire et chez nous, nous n’avons pas de nourriture », dit-il en baissant les yeux. Sa famille ne fait pas partie des milliers d’échappés des combats entre les talibans et les forces de sécurité qui se sont réfugiés dans les parcs de la capitale . Il y a un mois et demi, Khalid, 20 ans, était dans l’armée. Son salaire et la retraite de son père, ancien militaire, faisaient vivre toute la famille. Il est l’aîné de neuf frères et sœurs. Ils vivaient sans excès, mais sans besoins.
« Lorsque les talibans sont entrés à Kaboul, tout le monde dans la caserne est rentré chez lui », explique-t-il. Deux semaines plus tard, la famille n’avait plus de revenus et l’argent commençait à manquer. « Chaque jour, je vends quelque chose et avec ce que j’obtiens, j’achète de la nourriture », dit-il. Il espère aujourd’hui toucher 3 000 Afghans (environ 30 euros) pour le tapis qui lui a coûté le double. « Je travaillerais n’importe quoi, mais il n’y a pas de travail », ajoute-t-il avec résignation.
Environ 30 % de la main-d’œuvre afghane travaillait dans le secteur public et le principal employeur était les forces de sécurité (armée, police et services de renseignement). L’interruption de l’aide internationale a laissé l’État sans ressources pour faire face aux salaires et autres dépenses courantes. 40 % de leurs revenus provenaient de donateurs. Le secteur privé est très faible et la plupart des emplois sont informels et à faible productivité, principalement dans l’agriculture.
Le marché aux puces de Chaman-e Hozori a vu le jour au cours des trois dernières semaines, sur une terre aride à côté de la rivière Kaboul. C’est un bazar informel où particuliers et brocantes posent leurs étals. Certains juste un chiffon sur le sol ou un petit tabouret. D’autres, plus professionnels, installent des comptoirs de fortune sur des tréteaux. Il y a ceux qui classent les produits et ceux qui les proposent dans un méli-mélo.
La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté publie, ce mardi, au Journal officiel, six recommandations adressées au gouvernement, afin de revoir l’état des cellules de garde à vue. Dominique Simonnot dénonce, dans son rapport, « la totale indignité » des conditions d’accueil des gardés à vue.
Claire Hédon craint que le déremboursement des tests Covid ne devienne un obstacle à l’accès aux soins. (Lucile Boiron/Libération)
La défenseure des droits alerte sur la fermeture accélérée des services de proximité et dénonce la dématérialisation qui empêche de nombreux usagers moins connectés d’en bénéficier.
Alors que nos enfants rejoignaient les bancs de l’école il y a quelques semaines, nous tenions à partager cette triste réalité : deux tiers des jeunes réfugiés risquent de ne jamais connaître le lycée et seulement 5% accèderont à l’enseignement supérieur. Nous publions notre rapport « Garder le cap – Les défis de l’éducation des réfugiés ». Découvrez, entre autres, les témoignages de Maria, écolière vénézuélienne qui rêve de devenir neurochirurgienne ou encore d’Ibrahim, professeur syrien, qui s’improvise cinéaste après la fermeture des classes à cause de la pandémie.
Malgré des chiffres encourageants sur la scolarisation des jeunes réfugiés en primaire (68%), l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur reste très difficile. Les statistiques révèlent également que la situation des jeunes filles est encore plus précaire. Or, nous savons que l’éducation est essentielle pour accéder à un avenir meilleur.Sans éducation, les jeunes réfugiés verront leur avenir compromis. L’éducation reste essentielle pour l’humanité.
Djawahir, jeune mère de famille réfugiée au Tchad :
« C’est l’ignorance qui a conduit à la guerre du Darfour. Nous devons étudier pour ne pas reproduire les erreurs du passé. »
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Des personnes protestent contre le viol et le meurtre présumés d’une fillette de neuf ans à Delhi, le 4 août 2021. (Sanjeev Verma/Hindustan Times/Sh/SIPA / Sanjeev Verma/Hindustan Times/Sh)
Ce blanchisseur de 20 ans devra acheter les détergents et tout le matériel nécessaires pour s’occuper des vêtements des habitantes de Majhor, un village situé au nord-est de l’Inde.
Les principales associations de l’économie sociale et solidaire (Emmaus, Coorace, etc.) qui ont créé 40 000 emplois non délocalisables sur le marché de la seconde main, demandent, dans une tribune au « Monde » à l’Etat, de ne pas abandonner la gestion des déchets, au secteur privé et commercial.
La presse locale faisait état il y a quelques jours (L’Est-Eclair/Libération-Champagne du 16/09/2021) de la situation désespérée d’un nombre croissant de jeunes réfugiés qui montrent pourtant par leur comportement exemplaire et leurs succès scolaires ou d’apprentissage leur véritable volonté de s’intégrer en France, pays des Droits de l’Homme.
Dès leur majorité, ils reçoivent un courrier de la préfecture (OQTF) les obligeant à quitter le territoire français et à retourner dans leurs pays d’origine (Guinée, Mali, Côte d’Ivoire…), pays souvent instables, qu’ils ont quittés dans des conditions difficiles.
Les nouvelles directives gouvernementales ne cessent de se durcir depuis quelques mois (avec suspicion quasi systématique de l’authenticité des documents d’état civil). La crise sanitaire ne peut pas justifier cet état de fait, d’autant que nombre de ces jeunes gens se trouvaient alors en première ligne dans les entreprises d’alimentation (boucheries et boulangeries) notamment.
Le 13 septembre, le boulanger troyen Frédéric Bouchery a lancé une pétition sur change.org, qui a reçu à ce jour près de 23000 signatures.
Un reportage a été diffusé sur France 3, le 21 septembre, montrant combien les décisions de l’administration française peuvent bouleverser le destin d’un apprenti.
Pour ne citer que quelques exemples, comment comprendre que Mohamed Kanga (boucherie), Oumar Konaté (boulangerie), Abou Karaboue (maçonnerie) et tant d’autres jeunes apprentis se retrouvent brutalement dans l’obligation de mettre fin à des années d’efforts, justement récompensés, quand le contexte le permet, par les promesses d’embauche en CDI de leurs patrons formateurs ?
Ces jeunes sont autant abattus que leurs employeurs qui croyaient en eux et se réjouissaient d’avoir trouvé, parfois après plusieurs années de recherche, des apprentis à la hauteur des exigences de ces métiers indispensables à notre société.
L’État finance la formation de ces milliers de jeunes pour les renvoyer à 18 ans vers la précarité, voire la mort.
C’est intolérable et la LDH, que viennent consulter en désespoir de cause ces victimes de la machine à broyer administrative, est fermement décidée à ce que cesse ce massacre.
Associations, employeurs, formateurs, enseignants, éducateurs et citoyens engagés ne laisseront pas perdurer cette situation intolérable.
La mobilisation est en cours.
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Des migrants sur un canot pneumatique traversent illégalement la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne, le 11 septembre 2020. Crédit : AFP
Le gouvernement britannique, qui a fait de la lutte contre l’immigration une priorité depuis le Brexit, entend faire pression sur la France pour qu’elle laisse passer moins de migrants. De son côté, Paris a prévenu qu’aucun chantage du gouvernement britannique ne serait accepté.
Pendant quatre jours à partir de vendredi, victimes et témoins des persécutions des Ouïghours sont entendues par le Tribunal Ouïghour de Londres. (Alberto Pezzali/AP)
Le Tribunal d’opinion Ouïghour entame ce vendredi une seconde série d’audiences pour enquêter sur «les atrocités en cours et un éventuel génocide». Une démarche citoyenne qui pourrait être le point de départ d’une réelle poursuite des responsables.
Le ministre de la justice, Merrick Garland, lors d’une conférence de presse, à Washington, aux Etats-Unis, annonçant la plainte de l’administration Biden contre le Texas pour sa loi contre l’avortement, le 9 septembre 2021. ALEX WONG / AFP
La législation entrée en vigueur le 1er septembre interdit l’IVG dès que les battements de cœur de l’embryon sont détectés, soit à environ six semaines de grossesse. Une mesure « clairement inconstitutionnelle », a déclaré le ministre de la justice.
Une famille afghane réunie en France après les évacuations de civils afghans de Kaboul, le 27 août 2021. Crédit : Reuters
Le Conseil d’État a estimé mercredi que des mesures supplémentaires pour la réunification familiale des Afghans n’étaient pas nécessaires, compte tenu des mesures annoncées par les autorités. Certaines familles attendent depuis plusieurs années de faire venir un proche en France.
Invité sur le plateau de France 2 ce jeudi matin, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a fait savoir que la contraception deviendrait gratuite pour toutes les femmes jusqu’à l’âge de 25 ans, dès le début de l’année prochaine.
Le gouvernement de Bachar al-Assad s’efforce de dépeindre la Syrie comme un pays en reconstruction. Pour celles et ceux qui y retournent, la réalité est tout autre.
La cour d’appel de Paris a relaxé ce mercredi le polémiste, poursuivi pour «injure» et «provocation à la haine» après une diatribe islamophobe prononcée lors d’un rassemblement politique en 2019.
La mise en œuvre de programmes sécuritaires ou de développement échoue le plus souvent car ces derniers favorisent l’instauration d’institutions inspirées du « modèle légal rationnel occidental », explique la politiste Niagalé Bagayoko dans une tribune au « Monde ».
ILLUSTRATIONS YANN LE BEC POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Le site Internet « Tu ne marcheras pas seule » publie les témoignages de jeunes femmes qui ne veulent plus porter le voile et aspirent à s’émanciper de leur milieu conservateur. Quatre d’entre elles racontent.
Certains sont éduqués à domicile sans que cela ne pose problème. Mais d’autres sont sous l’emprise de sites salafistes, lorsqu’ils n’intègrent pas des écoles aux croyances douteuses.