Les violences sexuelles et sexistes (notamment les violences domestiques, l’exploitation sexuelle, le mariage forcé, les mutilations génitales, la traite, les législations discriminatoires, la répudiation, la privation de leurs enfants) poussent de nombreuses femmes, filles et personnes LGBTIQA+ à fuir leur pays et à demander l’asile en Europe.
Des migrants se rassemblent près d’une clôture en fil de fer barbelé pour tenter de traverser la frontière avec la Pologne dans la région de Grodno, en Biélorussie, le 8 novembre 2021. Crédit : Reuters
Une porte-parole du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a déclaré, mardi, que les équipes de l’organisation internationale n’ont pas eu le droit d’accéder à la zone frontalière polono-biélorusse. Des milliers de migrants y sont toujours bloqués dans des conditions dramatiques.
Suite au décès d’au moins 27 migrants au large de Calais le 24 novembre dernier, l’association Utopia 56 a déposé une plainte devant le tribunal judiciaire de Paris vendredi 17 décembre 2021 pour homicide involontaire et omission de porter secours. Sont notamment visés le préfet maritime, le CROSS Gris Nez et les garde-côtes britanniques.
Au départ de la manifestation parisienne contre le racisme et en soutien aux sans-papiers, place de Clichy, samedi 18 décembre 2021. Crédit : InfoMigrants
Des centaines de personnes ont pris part, samedi, à la manifestation organisée, à Paris, contre le racisme, à l’occasion de la Journée internationale des migrants. Ce mouvement entend contrer les discours xénophobes et racistes durant la campagne présidentielle.
Retour sur le rassemblement du samedi 18 décembre à Troyes
Distribution de tracts et dialogue avec les passants.
Parmi les nombreuses organisations présentes, la LDH était représentée par 10 ligueuses et ligueurs.
Dans la presse
19/12/2021 SOLIDARITÉ
Rassemblés pour alerter sur le sort des jeunes migrants
Le collectif alerte sur la situation des jeunes migrants, mineurs ou majeurs, non accompagnés.
Ils étaient près de 80 militants rassemblés, hier matin, place de l’hôtel de ville à Troyes, pour alerter et sensibiliser la population à la situation des migrants mineurs ou jeunes majeurs, non accompagnés. Un rassemblement dans le cadre de la Journée internationale des migrants le 18 décembre et à l’appel d’un collectif aubois réunissant la Cimade, la Ligue des droits de l’Homme, le MRAP, Indigne Toit, la CVT, la FCPE, la FSU, Solidaires, Génération.s, La France Insoumise, le Parti communiste et de nombreux citoyens.
Des jeunes scolarisés ou en pleine réalisation d’un projet professionnel qui ont été accueillis, mineurs, sur le territoire français mais se retrouvent du jour au lendemain, dès leur majorité, exclus de leur hébergement, obligés d’arrêter leur apprentissage ou de travailler et sont ainsi plongés dans la précarité. Une situation intenable due au refus du préfet de leur délivrer un titre de séjour. « C’est jeunes ne sont pas des délinquants, ils ne sont pas un danger pour la société. En revanche, ils sont en danger ! Seuls, sans famille, sans attache parfois, ils se retrouvent dans des situations particulièrement vulnérables » , ont ainsi dénoncé les membres du collectif lors de la prise de parole.
STÉPHANIE MUNIER
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MARIZA BURON-RUIZ Quand t’es mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti.
« Noël, c’est les cadeaux, c’est aussi aider, c’est aussi aimer, c’est aussi réaliser la chance qu’on a au sein de nos foyers », raconte cette maman de deux enfants.
Le soleil se lève timidement derrière la brume qui recouvre les montagnes entourant la ville de Briançon, dans les Hautes-Alpes. Pour beaucoup, la nuit a été blanche dans le centre d’accueil d’urgence de réfugiés et de migrants, une grande tente installée par Médecins Sans Frontières (MSF) à côté de l’église sur un terrain prêté par la paroisse et géré par des associations. Les bénévoles ont préparé le thé et le café. Un feu crépite à côté de la tente, pour permettre aux personnes de se réchauffer au petit matin.
Des migrants installés dans un tunnel reliant Paris au Pré-Saint-Gervais, le 29 novembre. (Nathalie Bardou/Nathalie Bardou)
Plusieurs collectifs d’aides aux personnes exilées demandent à la mairie de Paris de mettre de toute urgence à l’abri cette population contrainte de survivre dans des conditions indignes et de grande vulnérabilité.
Des migrants quittent leur camp de Calais où ils séjournent depuis des semaines dans l’espoir d’atteindre l’Angleterre. Crédit : Reuters
La semaine dernière, l’association l’Auberge des migrants a acheminé à Calais près de 20 tonnes de bûches, offertes par la propriétaire d’un bois des Vosges, dans l’Est de la France. Un don qui arrive à point nommé dans les campements de fortune du Calaisis, où les conditions de vie pour les exilés sont très difficiles.
Réclamée par les oppositions au nom de la « justice sociale », la mesure a été repoussée par la majorité, qui a évoqué des visées électoralistes.
L’Assemblée nationale a de nouveau dit non, jeudi 2 décembre dans la soirée, à une individualisation de l’allocation adultes handicapés (AAH), réclamée par les oppositions au nom de la « justice sociale », mais repoussée par la majorité, qui a évoqué des visées électoralistes.
Des habitants polonais de la zone frontalière près de la Biélorussie éclairent leur logement en vert pour venir en aide aux migrants. Crédit : Instagram
Depuis plusieurs semaines, des Polonais allument des lumières vertes à leurs fenêtres pour prévenir les migrants qu’ils sont les bienvenus et qu’ils peuvent recevoir de l’aide. Cette initiative, lancée par un habitant de la région frontalière de la Biélorussie, permet aux exilés de bénéficier de vivres, de vêtements chauds ou d’un abri pour la nuit.
Marlene Schiappa lors d’un déplacement à Calais (Pas-de-Calais), le 1er décembre 2021. FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Documentées depuis plusieurs années lors des évacuations de camps, les dégradations ne résulteraient pas d’une « commande de l’État », selon Gérald Darmanin, qui a demandé qu’il y soit mis fin.
Le camp de migrants à Grande-Synthe, près du canal de Bourbourg, le jeudi 25 novembre. Crédit : Dana Alboz / InfoMigrants
Ce mardi 30 novembre, un énième camp de migrants a été évacué par les forces de l’ordre à Grande-Synthe, dans le nord de la France. Dans la ville, ces évacuations ont lieu « une fois par semaine, minimum », assurent les associations. Un « harcèlement » policier qui pousse toujours plus d’exilés à prendre la mer, au péril de leur vie.
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Nous pourrions l’ignorer. Mais on ne combat pas les ennemis de la démocratie, de la tolérance, de la citoyenneté sociale, d’une démocratie forte et vivante, de la laïcité, des libertés, de l’égalité des droits et de la fraternité comme fondement d’une société fraternelle et, donc, solidaire, en ne condamnant pas les instrumentalisations xénophobes et en se taisant…
Que s’est-il vraiment passé lors du naufrage à Calais qui a coûté la vie à 27 migrants ? Pour la première fois, un homme, qui se présente comme l’un des deux rescapés, témoigne. Il affirme que malgré plusieurs appels aux autorités françaises et britanniques, personne n’est venu les secourir dans un premier temps.
Alors que la crise ouverte ces derniers jours inquiète le pouvoir à Paris, le dossier de l’eau est le révélateur de la situation explosive dans l’île. Il pointe les abandons multiples et répétés à l’origine du chaos et de l’effondrement d’un pacte social désormais à terre. Second volet de notre enquête sur un scandale de la République.
Pour que les «biens communs» (eau, terres, infrastructures…) cessent d’être accaparés par quelques-uns, il faut une loi pour les protéger. Les auteurs de cette tribune en exposent les contours.
Une quarantaine de migrants se préparent à traverser la Manche vers le Royaume-Uni à bord d’une embarcation de fortune près de Wimereux dans le Nord de la France le 16 octobre 2021 (Photo d’illustration). (MARC SANYE / AFP)
Malgré la multiplication des noyades de migrants en mer, comme celle qui a coûté la vie à 27 personnes au large de Calais mercredi 24 novembre, les candidats à l’exil continuent de vouloir tenter la traversée vers le Royaume-Uni.
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