Extrêmes-droites: deepfakes, harcèlement, menace pour le climat, noyautage…


Sur TikTok, des deepfakes de Marion Maréchal et Marine Le Pen font la promotion de l’extrême-droite


À deux mois des élections européennes, des faux comptes politiques émergent sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de l’extrême droite. Deux d’entre eux concernent Marine Le Pen et sa nièce, Marion Maréchal.



La maire de Besançon harcelée après avoir dénoncé des propos anti-migrants


La maire de Besançon, dans l’est de la France, Anne Vignot, a annoncé avoir porté plainte pour harcèlement. Elle avait dénoncé la présence de pancartes anti-migrants brandies par un groupuscule d’extrême droite lors du Carnaval de la ville, le week-end dernier.

C’est une pratique habituelle de l’extrême droite française. Lorsqu’une personnalité politique s’oppose publiquement à la haine anti-migrants, elle est violemment attaquée en retour, notamment sur les réseaux sociaux.

C’est ce qu’a vécu la maire de Besançon (est de la France), Anne Vignot, ces derniers jours, après avoir dénoncé la présence de pancartes faisant l’amalgame entre migrants et violeurs, brandies il y a une semaine lors du carnaval de sa ville par des membres du collectif « féministe identitaire » Nemesis.

« Un harcèlement ciblé et coordonné d’une extrême violence »


Élections européennes : «L’écologie positive» du RN, une menace pour le climat et la justice sociale


Coudées rances. Le parti de Marine Le Pen a fait de l’écologie l’un de ses axes de campagne pour les élections européennes. Favori des sondages avec sa vision «positive», le Rassemblement national a pourtant un triste bilan au Parlement européen où il a toujours défendu des positions anti-climat et anti-sociales.



Une militante néofasciste chargée de communication de la Garde Nationale

Après un passage par l’Armée de l’Air, Shauna M. est aujourd’hui chargée de communication pour la Garde Nationale. Elle est surtout l’une des militantes du collectif Némésis et fréquente des néofascistes aux évènements d’Academia Christiana.

Un employeur auprès duquel Shauna M. s’est bien gardée de révéler ses accointances politiques radicales.

Une rentrée sous tension

Par Patrick Baudoin, président de la Ligue des droits de l’homme


Le meurtre du jeune Nahel tué par un policier, suivi des révoltes dans les quartiers populaires et aussi d’autres victimes de violences policières, a mis en exergue l’impérieuse nécessité d’agir à la fois contre les méthodes répressives du pouvoir et pour la prise en compte effective des légitimes revendications sociales.

C’est le droit de manifester qui se trouve entravé par un usage disproportionné et indiscriminé de la force publique, voire par la multiplication des mesures d’interdiction.

C’est la liberté d’association qui connaît une remise en cause sans précédent au travers de la suppression des subventions ou de la prise de mesures de dissolutions administratives. C’est la persistance de comportements racistes dans l’institution policière et de multiples discriminations.

C’est la progression de la précarité et des inégalités, la régression des services publics, l’aggravation des fractures territoriales, et le sentiment d’exclusion de beaucoup avec toutes les frustrations qui en résultent.

Pourtant, en présence de toutes ces réalités incontestables et explosives, le pouvoir paraît demeurer sourd et aveugle, s’abstenant de mettre en œuvre les remèdes nécessaires. Pire, au lieu de jouer la carte de l’apaisement, il continue de faire le choix de l’escalade comme cela peut être illustré par plusieurs exemples récents.

Ainsi en va-t-il de sa soumission à la corporation policière, y compris lors de la menace de sédition agitée après le placement en détention provisoire de policiers impliqués dans des violences. De même, la lourde répression judiciaire exigée par le ministre de la Justice a accentué l’injustice sociale ressentie dans les quartiers populaires. Tel est le cas aussi de l’interdiction du port de l’abaya dans les établissements scolaires, décidée surtout pour de médiocres considérations politiciennes, générant d’inutiles crispations identitaires en stigmatisant une catégorie déterminée de la population. On citera encore le projet de loi sur l’immigration qui, dans un climat de surenchère avec la droite et l’extrême-droite, vise à restreindre les droits, d’asile et de séjour des étrangers, et à faciliter leur expulsion du territoire français.

C’est pourquoi la poursuite de la mobilisation entamée s’impose pour continuer à faire valoir des revendications essentielles telles qu’exprimées immédiatement après le décès de Nahel : une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ; l’abrogation de la loi de 2017 et des instructions consécutives facilitant l’usage des armes à feu par les forces de police ; le remplacement de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ; la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse sous l’égide du Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme ; et, plus largement, des investissements et la mise en place d’une politique de lutte contre la pauvreté, de réduction des inégalités, de rétablissement des services publics, de protection de l’environnement et d’accueil des étrangers.

La LDH a, dans ce contexte, appelé à participer aux manifestations du 23 septembre 2023 dans plusieurs villes de France contre les politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit, et particulièrement les personnes racisées et précarisées.

Elle entend désormais poursuivre avec détermination son plein engagement afin de favoriser un vaste rassemblement de l’ensemble des organisations qui entendent combattre les atteintes portées aux droits sociaux et humains, et défendre les libertés individuelles et collectives conquises de haute lutte et jamais définitivement acquises. Il s’agit tout simplement de défendre une démocratie aujourd’hui menacée en France comme dans de nombreux autres pays en Europe et ailleurs.

La LDH prévoit ainsi de réunir à nouveau, et si possible en élargissant le cercle des participants, les organisations syndicales et associatives regroupées à son initiative au moment de la préparation de la loi dite séparatisme pour définir une stratégie d’actions à entreprendre sur la thématique « Droits, Libertés, Démocratie ».

L’objectif doit être au-delà des nécessaires démarches contestataires de formuler des propositions concrètes et constructives de nature à constituer une alternative crédible aux actuelles politiques régressives. Ce n’est que sur présentation d’un projet convaincant et attrayant, basé sur les valeurs de liberté, égalité, justice sociale, que pourra être enrayée la marche inéluctable de l’extrême-droite vers la prise du pouvoir.

Patrick Baudouin, président de la LDH

Source Le club de Médiapart

Pourquoi les allocataires des minima sociaux ne sont-ils pas des « inactifs » ?



Dans son projet de loi pour le « plein emploi », le gouvernement veut conditionner le RSA à plusieurs heures d’activité par semaine. Mais les personnes sans emploi sont loin d’être « inactives », défend Marion Ducasse, de l’association Aequitaz.

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Trop d’argent public dans les banlieues ? « Un vaste mensonge à des fins racistes et anti-pauvres »


Après les révoltes urbaines, des commentateurs ont accusé les banlieues d’engloutir les fonds publics. La réalité ce sont plutôt des services publics moins bien dotés qu’ailleurs, et des travailleurs essentiels plus nombreux dans ces quartiers.

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Les livreurs à vélo en France obtiennent un revenu minimal horaire


Qualifiés « d’historiques » par la Fédération nationale des autoentrepreneurs, les accords signés, jeudi 20 avril, visent à protéger les livreurs indépendants à deux roues des grandes plateformes de livraison.

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Le sociologue Michel Pinçon, observateur de la grande bourgeoisie, est mort à l’âge de 80 ans

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon à la Fête de « L’Humanité », à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le 17 septembre 2011. JACQUES DEMARTHON / AFP


Ancien directeur de recherche au CNRS, il avait commencé comme sociologue des ouvriers, avant de se tourner vers la transmission de la richesse dans la noblesse et la haute bourgeoisie.

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« Je stresse pour les acquis sociaux » : cinq manifestants nous racontent pourquoi ils ont défilé pour le 1er-Mai à Paris

Cinq manifestants racontent pourquoi ils sont descendus dans la rue, le 1er mai 2022 à Paris. (PIERRE-LOUIS CARON / FRANCEINFO)


Résignées, inquiètes ou en colère, plus de 20 000 personnes ont défilé dimanche après-midi à Paris, dont certaines pour la première fois. Franceinfo leur donne la parole.

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Au Maroc, quatre ans de prison pour un militant et journaliste citoyen accusé d’avoir critiqué le roi


Journaliste citoyen, Rabie Al-Ablaq est poursuivi pour avoir publié « des vidéos critiquant les disparités sociales et la corruption ».

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Individualisation de l’allocation handicapés : nouveau rejet par les députés


Réclamée par les oppositions au nom de la « justice sociale », la mesure a été repoussée par la majorité, qui a évoqué des visées électoralistes.

L’Assemblée nationale a de nouveau dit non, jeudi 2 décembre dans la soirée, à une individualisation de l’allocation adultes handicapés (AAH), réclamée par les oppositions au nom de la « justice sociale », mais repoussée par la majorité, qui a évoqué des visées électoralistes.

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La taxation des transactions financières, un impératif pour combattre la spéculation et la domination de la finance mondiale

Et pour financer des biens communs de l’humanité, avec une priorité donnée aux impératifs sociaux, écologiques et alimentaires dans les pays du Sud et du Nord.

La taxe Tobin pour le bien de la planète - Energie positive
Si les gouvernants et les organisations internationales s’interrogent sur la possibilité de taxer les transactions financières, ce n’est pas pour mettre en échec le modèle néolibéral, qu’ils essayent au contraire de préserver contre vents et marées et, dans l’immédiat, de remettre sur ses rails. Malgré l’urgence, ils ne sont pas prêts à faire de la fiscalité globale un instrument de lutte contre la spéculation, les inégalités et la dégradation des écosystèmes.

Attac propose une répartition des recettes de la TTF en trois parts dont la discussion internationale devra déterminer la proportion de chacune : une part des recettes pour les budgets sociaux au Nord, une autre pour la lutte contre la pauvreté globale et la troisième pour financer la lutte contre le réchauffement climatique et pour l’adaptation des pays du Sud. Une fraction des recettes fiscales pourra donc être utilisée dans les pays les plus touchés par la crise, y compris les pays du Nord, afin de financer les dépenses nécessaires pour réduire le coût social de la crise, et en particulier pour préserver l’emploi et les systèmes de santé.

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Inégalités : un désastre social, une catastrophe écologique

Les brèves de Jean

L’actu à travers la loupe de Jean Camus


A quand la justice sociale ?


L’occasion est pourtant à portée de main.

Une enquête d’un consortium de médias a révélé les turpitudes  financières du Luxembourg, paradis fiscal niché au creux (cœur) de l’Europe. Pour mémoire, le Luxembourg fut un des principaux moteurs de la création de l’Europe.

Au premier plan, il faut décréter et mettre en œuvre la relance sociale, salariale et écologique.  15 % de hausse pour les bas et moyens salaires dans le médico-social, dans l’éducation, dans la santé et l’ensemble des secteurs à bas salaires.

Ensuite un effort de transparence financière est plus que nécessaire. Même sans nommer les propriétaires des fortunes, les statistiques peuvent faire apparaître les impôts payés par les  personnes de patrimoine de 1 à 10 millions d‘€ , de 10 à 100 millions d’€…

Le magazine Challenges révèle que les 500 premières fortunes de France sont passées entre 2010 et 2020 de 201 à 730 milliards d’€.  Comment  ont évolué  leurs impôts au cours de cette même période ? Si  l’on étend aux 500 000 plus hauts patrimoines (1 % de la population adulte), le total de leurs fortunes atteint 2500 milliards d’€  ou 120 % du PIB.

Si les gouvernements ont réalisé des progrès importants ces dernières années, il serait temps qu’ils en apportent la preuve en rendant public ce type d’informations.

Au sortir de la 2ème guerre mondiale, la plupart des pays eurent recours à des prélèvements exceptionnels sur les plus hauts revenus avec une réussite certaine.