En poste en Europe de 1989 à 2015, l’ancienne représentante de la Palestine en France et en Europe avait consacré sa vie à la cause palestinienne. Elle est morte mercredi à 76 ans.
« Où sont-ils ? » Alors que le nombre de morts, victimes de la répression de janvier 2026, est aujourd’hui estimé par certaines ONG à plus de 30 000, de nombreux Iraniens continuent de chercher leurs proches arrêtés et/ou disparus et s’inquiètent de leur sort. Outil de répression de la République islamique, le recours à la disparition forcée, reconnu comme un crime contre l’humanité par l’ONU, rappelle la répression massive des années 1980.
« Nous parlons d’une tuerie de masse sans équivalent » : en Iran, la répression des manifestants aurait fait plus de 30 000 morts, selon certaines ONG.
Malgré la coupure internet imposée par le régime, des témoignages se multiplient sur le nombre de victimes de la répression depuis début janvier.
Internet en grande partie rétabli après près d’un mois de coupure.
Est-ce la fin d’un interminable silence ? Un mois jour pour jour après le début de la contestation en Iran et la coupure générale d’internet imposée depuis le 8 janvier sur fond de répression meurtrière, le black-out pourrait toucher à sa fin. Ce mercredi 28 janvier, la connexion internet semble rétablie dans le pays, alors que le bilan de la répression pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers de morts.
Téhéran a maté le soulèvement, mais le risque de désintégration économique demeure.
Alors que la crise monétaire a atteint son paroxysme fin décembre, la suspension des communications et d’Internet pour mater la révolte de début janvier a porté un coup supplémentaire à une économie iranienne déjà aux abois. Résultat : le pays est quasiment à l’arrêt, tandis que l’inflation poursuit son envolée sans aucune solution à l’horizon, explique cette journaliste dans “Iran International”, un média d’opposition en exil.
Longtemps, Téhéran a été le grand allié de Tel-Aviv dans la région. Avec les crises à répétition qui fragilisent le régime d’Ali Khamenei, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou oscille entre « changement de régime » et tentation du chaos, sous l’œil attentif de Washington qui dépêche une armada dans la région. Et il mise – sans trop d’illusions – sur Reza Pahlavi, le fils du dernier Chah.
Washington accroît la pression sur l’Iran en annonçant un exercice militaire au Moyen-Orient.
Les États-Unis ont de nouveau laissé planer mardi la menace d’une action militaire contre l’Iran en affirmant qu’ils allaient mener un exercice aérien de plusieurs jours dans la région. Dans le même temps, les efforts diplomatiques “s’intensifient pour parvenir à un accord qui empêcherait un embrasement régional”, rapporte la presse internationale.
« S’il y a une guerre, ce sera encore pire » : à Téhéran, des Iraniens redoutent les conséquences d’une intervention américaine.
Les États-Unis enchaînent les manœuvres militaires au large de l’Iran, ce qui fait craindre une possible intervention dans les prochains jours ou les prochaines semaines, alors que de nombreux Iraniens déplorent leurs conditions de vie.
La lettre du prisonnier politique iranien Saeed Masouri au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
Le prisonnier politique iranien Saeed Masouri écrivait dès décembre 2025 à la session actuelle du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève pour dénoncer de nouvelles agressions du régime des mollahs contre les prisonniers politiques en Iran, un message qui fait suite à la publication d’une lettre conjointe de prisonniers politiques insistant pour que le Conseil prolonge la mission de ses enquêteurs sur les violations des droits de l’homme en Iran.
En Iran, la répression continue face à la mobilisation qui prend de l’ampleur. Plusieurs organisations humanitaires dénoncent un massacre contre le peuple iranien et font état de centaines de morts. Le régime se dit prêt à négocier après les menaces de Donald Trump.
Iran : l’avocate Chirinne Ardakani dénonce des « scènes de massacre » et appelle la communauté internationale à qualifier « les crimes contre l’humanité qui sont en cours ».
Manifestations en Iran : les images d’une morgue débordée par l’afflux de cadavres.
Des vidéos, vérifiées par « Le Monde », montrent des dizaines de corps acheminés dans le centre médico-légal de Kahrizak. Plusieurs témoignages, recueillis par « Le Monde » corroborent ces images.
Diplomates allemand, britannique, italien et français convoqués par Téhéran.
Des ambassadeurs ou chargés d’affaires d’Allemagne, de France, d’Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, ont été convoqués lundi par les autorités iraniennes qui déplorent le soutien exprimé par ces pays aux manifestants iraniens, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères.
Malgré la répression, les manifestations s’étendent en Iran. Mais les scénarios de sortie de crise restent incertains et multiples : une intervention militaire étasunienne, le retour du chah souhaité par Israël, l’effondrement interne qui déboucherait sur un chaos ou l’émergence d’un homme fort à l’intérieur du régime.
Depuis des années la guerre est partout et sert à nous mobiliser, nous faire peur ou nous discipliner de force. Guerre contre le terrorisme, bataille de l’emploi, guerre contre le Covid, guerre contre le narcotrafic, rien n’échappe à cette dérive langagière qui inquiète tant elle a déjà été surexploitée par le fascisme d’avant-guerre, de la « bataille du blé » à la « guerre au paludisme ». Cette rhétorique permet également au président de la République de se poser en chef de guerre.
Mercredi 19 novembre, devant le Congrès des maires de France, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, a estimé que la France était « en risque » face à la « Russie de Vladimir Poutine » si le pays n’avait pas la « force d’âme » d’accepter « de perdre ses enfants » à la guerre. Sans attendre, de nombreux médias se sont emparés de cette déclaration pour décréter la mobilisation générale.
La guerre, les guerres, ne se mènent pas que sur les champs de bataille. Elles se mènent aussi sur le front médiatique afin de mobiliser l’opinion. Car pendant qu’on envoie des armes, des soldats ou qu’on bombarde, il faut convaincre. L’opinion, ça se travaille, et les grands médias y contribuent quotidiennement. À chaque mobilisation sociale, à chaque conflit militaire, à chaque élection, le constat ne varie pas : les grands médias sont des médias de parti pris.
Le Financial Times avertit : l’alarmisme des dirigeants européens sur une guerre inévitable avec la Russie risque d’alimenter une prophétie autoréalisatrice.
Le continent européen doit se préparer selon ses dirigeants à une guerre inéluctable avec la Russie. Dans ce climat angoissant, l’engrenage n’est pas automatique. La diplomatie peut reprendre la main et déjouer la prophétie autoréalisatrice.
A écouter les propos de James David Vance et Steve Bannon, qui font le bonheur des médias réactionnaires et ultraconservateurs, on a la nette impression que les USA, soufflent sur les braises et aimeraient que la guerre s’étende à toute l’Europe, ce qui faciliterait cet « effacement civilisationnel », dont rêve Trump. Trouvant ses dirigeants « faibles », « stupides », « en déclin » il ne supporte pas leur incapacité à contrôler les flux migratoires et à mettre fin à la guerre en Ukraine.
Comment pourrait-il négocier des big deals avec un tel partenaire qui, comble de débilité, n’a pas même de pétrole à lui céder mais risquerait néanmoins de lui faire de l’ombre dans sa quête effrénée d’un impérialisme sans frontières ?
Frappes américaines en Iran : Guterres tire la sonnette d’alarme et dénonce « un tournant périlleux »
« Le régime de non-prolifération nucléaire, qui sous-tend la sécurité internationale depuis plus d’un demi-siècle, est en jeu », met en garde le chef de l’AIEA.
La « rhinocérite », ou comment le pouvoir banalise l’inacceptable
En revenant sur une multitude de faits accumulés ces derniers mois, une logique se dégage : celle de l’abandon des principes fondamentaux de notre République, des droits humains, du droit international. Sans fracas, l’affreuse contagion gagne.
Partager la publication "Quel pari fait Donald Trump en bombardant directement l’Iran ?"
Guerre à Gaza : Israël poursuit son offensive, des dizaines de Palestiniens tués
Au moins 44 personnes sont mortes dans la bande de Gaza après de nouveaux bombardements de l’armée israélienne, a annoncé, mardi, la Défense civile palestinienne. Selon cette dernière, les frappes ont notamment touché une école abritant des déplacés, plusieurs habitations ainsi qu’une station-service. Des responsables locaux font, eux, état de 60 morts.
Israël pilonne Gaza : le journaliste Rami Abou Jamous raconte
France. Dans les médias, la Palestine sans les Palestiniens
Si le génocide à Gaza a remis la Palestine en Une des médias français, il n’en est pas de même des chercheurs palestiniens qui se sont spécialisés dans l’étude de leur pays, et que l’on peut à juste titre considérer comme particulièrement légitimes sur le sujet. Est-ce faute de se faire inviter ? Ou sont-ils particulièrement réticents ? La réponse est complexe.
La guerre où les femmes ont perdu le droit à leur corps
Arrêter Netanyahou ou pas ? Valls, Glucksmann : le bal des hypocrites
Peut-on parler de double standard en matière de justice internationale, quand on compare le traitement dont font l’objet Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahou ? La CPI peut-elle encore faire face à la pression diplomatique ? Beligh Nabli décortique ces enjeux avec finesse et précision.