L’embarcation des Rohingyas, surchargée et en panne de moteur, avait été découverte le 25 décembre par des pêcheurs. AFP
L’Indonésie avait annoncé mercredi qu’elle acceptait d’accueillir un bateau de réfugiés Rohingyas pour des raisons humanitaires, après l’avoir d’abord refusé la veille.
Face à la politique migratoire restrictive mise en place par le gouvernement grec, les migrants se replient sur des routes alternatives. (Image d’illustration). Crédit : AP
Face à la politique migratoire restrictive mise en place par le gouvernement conservateur grec, les migrants et les passeurs cherchent d’autres routes pour entrer en Europe. Un phénomène qui s’observe particulièrement à travers les accidents.
Au terme d’une visite de trois jours en République islamique d’Iran, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a exhorté la communauté internationale à renforcer son soutien au gouvernement et au peuple iraniens, qui accueillent des Afghans ayant fui pour échapper à la détérioration de la situation dans leur pays.
Malgré le froid, les évacuations de campements ont continué sans proposition de mises à l’abri, selon les associations. Crédit : Utopia 56
Malgré des températures négatives la nuit dans le nord de la France, la préfecture n’a pas activé ces derniers jours le plan Grand froid, qui permet d’ouvrir des hébergements d’urgence à Calais pour y loger les migrants vivants dans des campements. Les associations s’insurgent et déplorent des évacuations de camps sans proposition de mise à l’abri.
Les violences sexuelles et sexistes (notamment les violences domestiques, l’exploitation sexuelle, le mariage forcé, les mutilations génitales, la traite, les législations discriminatoires, la répudiation, la privation de leurs enfants) poussent de nombreuses femmes, filles et personnes LGBTIQA+ à fuir leur pays et à demander l’asile en Europe.
Pour affronter le froid, les demandeurs d’asile et sans-papiers allument dans leurs camps de misère des feux de fortune. Ceux-ci dégagent des fumées toxiques créant de fréquentes maladies.
Au départ de la manifestation parisienne contre le racisme et en soutien aux sans-papiers, place de Clichy, samedi 18 décembre 2021. Crédit : InfoMigrants
Des centaines de personnes ont pris part, samedi, à la manifestation organisée, à Paris, contre le racisme, à l’occasion de la Journée internationale des migrants. Ce mouvement entend contrer les discours xénophobes et racistes durant la campagne présidentielle.
Retour sur le rassemblement du samedi 18 décembre à Troyes
Distribution de tracts et dialogue avec les passants.
Parmi les nombreuses organisations présentes, la LDH était représentée par 10 ligueuses et ligueurs.
Dans la presse
19/12/2021 SOLIDARITÉ
Rassemblés pour alerter sur le sort des jeunes migrants
Le collectif alerte sur la situation des jeunes migrants, mineurs ou majeurs, non accompagnés.
Ils étaient près de 80 militants rassemblés, hier matin, place de l’hôtel de ville à Troyes, pour alerter et sensibiliser la population à la situation des migrants mineurs ou jeunes majeurs, non accompagnés. Un rassemblement dans le cadre de la Journée internationale des migrants le 18 décembre et à l’appel d’un collectif aubois réunissant la Cimade, la Ligue des droits de l’Homme, le MRAP, Indigne Toit, la CVT, la FCPE, la FSU, Solidaires, Génération.s, La France Insoumise, le Parti communiste et de nombreux citoyens.
Des jeunes scolarisés ou en pleine réalisation d’un projet professionnel qui ont été accueillis, mineurs, sur le territoire français mais se retrouvent du jour au lendemain, dès leur majorité, exclus de leur hébergement, obligés d’arrêter leur apprentissage ou de travailler et sont ainsi plongés dans la précarité. Une situation intenable due au refus du préfet de leur délivrer un titre de séjour. « C’est jeunes ne sont pas des délinquants, ils ne sont pas un danger pour la société. En revanche, ils sont en danger ! Seuls, sans famille, sans attache parfois, ils se retrouvent dans des situations particulièrement vulnérables » , ont ainsi dénoncé les membres du collectif lors de la prise de parole.
STÉPHANIE MUNIER
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La Commission européenne présentait ce mardi son projet de réforme de l’espace sans frontières Schengen, un dossier qu’Emmanuel Macron souhaite porter pendant la présidence française de l’UE lors du premier semestre 2022.
Quelque 3,5 millions d’Européens franchissent quotidiennement la frontière d’un pays membre. Et il faut donc tenter de préserver au maximum, selon Bruxelles, le principe de l’ouverture des frontières intérieures, sans contrôle permanent. Mais cette réforme de l’espace Schengen est-elle surtout une réforme pour tenter de mieux lutter contre les flux de migrants ? Éléments de réponse avec Jérôme Vignon, conseiller migrations à l’Institut Jacques Delors.
Dans le tunnel du XIXe arrondissement, environ 230 personnes sans abri s’étaient installées, dont des familles avec enfants. Crédit : InfoMigrants
Vendredi, dans la matinée, les 233 personnes qui occupaient un tunnel du XIXe arrondissement de Paris ont été évacuées par les forces de l’ordre et « mises à l’abri ». La plupart vivaient ici depuis un mois et demi, dans des conditions déplorables.
Le soleil se lève timidement derrière la brume qui recouvre les montagnes entourant la ville de Briançon, dans les Hautes-Alpes. Pour beaucoup, la nuit a été blanche dans le centre d’accueil d’urgence de réfugiés et de migrants, une grande tente installée par Médecins Sans Frontières (MSF) à côté de l’église sur un terrain prêté par la paroisse et géré par des associations. Les bénévoles ont préparé le thé et le café. Un feu crépite à côté de la tente, pour permettre aux personnes de se réchauffer au petit matin.
Des migrants installés dans un tunnel reliant Paris au Pré-Saint-Gervais, le 29 novembre. (Nathalie Bardou/Nathalie Bardou)
Plusieurs collectifs d’aides aux personnes exilées demandent à la mairie de Paris de mettre de toute urgence à l’abri cette population contrainte de survivre dans des conditions indignes et de grande vulnérabilité.
DES FAMILLES EXILÉES SURVIVENT SOUS UN TUNNEL/StreetPress
Une centaine de migrants en errance vivent depuis plus d’un mois sous un tunnel enclavé entre le 19e arrondissement de Paris et le 93. Parmi eux, Hawa et plusieurs autres jeunes enfants.
Des habitants polonais de la zone frontalière près de la Biélorussie éclairent leur logement en vert pour venir en aide aux migrants. Crédit : Instagram
Depuis plusieurs semaines, des Polonais allument des lumières vertes à leurs fenêtres pour prévenir les migrants qu’ils sont les bienvenus et qu’ils peuvent recevoir de l’aide. Cette initiative, lancée par un habitant de la région frontalière de la Biélorussie, permet aux exilés de bénéficier de vivres, de vêtements chauds ou d’un abri pour la nuit.
EN SYRIE, 27 000 ENFANTS SONT RETENUS PRISONNIERS DANS L’ENFER DU CAMP D’AL-HOL
Des dizaines de milliers d’enfants syriens, irakiens et ressortissants de près de 60 pays tiers sont piégés dans l’enfer du camp d’Al-Hol, le plus grand des deux principaux camps du nord-est de la Syrie, une zone contrôlée par l’administration autonome kurde. Après avoir survécu à la guerre en Syrie, ils sont abandonnés à la misère, l’insécurité et la violence.
Des migrants font la queue pour obtenir un repas chaud au centre de logistique du « checkpoint » Bruzgi à la frontière polono-biélorusse, près de Grodno en Biélorussie, le 1er décembre 2021. Crédit : AP
À la frontière biélorusse, des milliers de personnes sont toujours massées pour tenter d’entrer dans l’Union européenne. Les médias polonais estiment qu’au moins douze personnes sont mortes des deux côtés de la frontière. Le bilan pourrait être bien plus élevé. Témoignages.
Marlene Schiappa lors d’un déplacement à Calais (Pas-de-Calais), le 1er décembre 2021. FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Documentées depuis plusieurs années lors des évacuations de camps, les dégradations ne résulteraient pas d’une « commande de l’État », selon Gérald Darmanin, qui a demandé qu’il y soit mis fin.