Partager la publication "Guerre en Ukraine : les soldats russes envoyés au front viennent en majorité de milieux défavorisés ou de minorités ethniques"
Image tirée d’une vidéo postée par des médias ukrainiens sur Twitter. On y voit un soldat affamé, en larmes alors qu’il peut parler à sa mère au téléphone. (Capture d’écran)
Moscou a annoncé concentrer ses forces vers le Donbass ce vendredi 25 mars. Ce changement de tactique russe peut laisser entrevoir un aveu de faiblesse de l’armée russe, voire une fatigue des soldats. Qu’en est il du moral des troupes ? Décryptage avec Carole Grimaud Potter, professeure de géopolitique de la Russie à l’université Montpellier et à l’Institut Diplomatique de Paris.
Un groupe de migrants, notamment d’Afghanistan et d’Irak, interpellés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, en août 2021. Crédit : East News/Imago Images
Mohsen* est né et a grandi à Téhéran. À la fois étudiant à l’université et professeur d’anglais, l’idée de quitter l’Iran a traversé son esprit il y a un an. Mais ce n’est qu’en janvier dernier, après avoir récolté la somme d’argent suffisante, que le jeune homme de 25 ans a pris la route, seul. Son objectif ? Atteindre le Royaume-Uni. Aujourd’hui, Mohsen patiente à Calais, en attendant de traverser la Manche. Pour InfoMigrants, il revient avec amertume sur les quelques jours passés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie.
Enlevé par des troupes russes le 5 mars, Nikita (son prénom est modifié pour sa sécurité) a été détenu pendant 9 jours. Mitraillage, chocs électriques, coups de barre de fer, simulacre d’exécution : Reporters sans frontières (RSF) a recueilli et vérifié son récit.
Après cinq ans d’instruction, trois jours d’audience hallucinants (selon notre correspondant) où les langues se sont enfin déliées sur les violences, le néonazisme, le racisme décomplexé, l’alcool en service, la complaisance syndicale et une hiérarchie en partie complice des pratiques de la brigade anti criminalité de la ville. Séisme au commissariat.
Besançon, Montpellier, Albi, Rennes, Strasbourg : des groupes d’ultra droite, soutiens, de l’ancien journaliste, multiplient exactions et intimidations depuis le début de l’année, et singulièrement depuis un mois. Leur cible : des militants d’extrême gauche ou antifascistes.
Les facs ont longtemps été les bastions réputés imprenables de la gauche. Depuis plusieurs mois, l’extrême droite lui dispute ce terrain à coup de poings. StreetPress a recensé plusieurs dizaines d’agressions. Enquête.
À Irpin, les secours profitent d’un moment de répit pour évacuer les civils, et en particulier les hôpitaux et maisons de retraite. (LAURENT MACCHIETTI / RADIO FRANCE)
En Ukraine face aux bombardements de l’armée russe, la Cour Pénale Internationale a décidé d’ouvrir une enquête sur les exactions russes. En parallèle des citoyens, des ONG, des enquêteurs indépendants se sont lancés dans la chasse aux preuves sur les crimes de guerre. Photos, vidéos ou carte satellite à l’appui.
En voulant « dénazifier » l’Ukraine, Vladimir Poutine évoque dans le sous-texte les combattants néo-nazis ukrainiens à l’œuvre dans le pays. Mais depuis le début du conflit qui oppose Kiev aux séparatistes russophones en 2014, les affrontements ont engagé des extrémistes des deux camps. Des néo-nazis ukrainiens et ultranationalistes russes sont rejoints par des combattants venus de l’étrangers, bénéficiant même du soutien de leurs gouvernements.
La Russie a refusé de comparaître lundi lors de l’ouverture des audiences devant la Cour internationale de justice (CIJ) dans une procédure initiée par l’Ukraine, qui demande au plus haut tribunal de l’ONU d’ordonner à Moscou d’arrêter son invasion.
Selon Philippe Cori, directeur adjoint d’Unicef en Europe et Asie centrale, « cinq millions d’enfants sont traumatisés par ce conflit en Ukraine ». En plus de l’exode massif des Ukrainiens, beaucoup d’enfants ont été blessés ou tués depuis le début de la guerre. « 91 000 enfants sont institutionnalisés en Ukraine, c’est à dire avec un handicap », poursuit-il. Philippe Cori dénonce également les bombardements russes sur les écoles, les orphelinats ou les maternités.
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Escalade dans la violence, attaques aveugles, utilisation d’armes non discriminantes, augmentation des pertes civiles… Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, nous documentons les violations des droits humains et du droit international humanitaire dans le pays. L’armée russe fait fi de traités internationaux protégeant les civils dans le cadre des conflits armés.
ELLE EST QUALIFIÉE DE SINGE ET COMPARÉE À UNE ESCLAVE
Pendant des mois, Aïssata est harcelée, moquée et insultée par une collègue qui la traite de singe ou la compare à une esclave. Son supérieur, alerté, n’aurait rien fait. Un soir la jeune femme tente de mettre fin à ses jours.
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Des réfugiés dans le camp de Moria en Grèce (archives). Crédit : Getty images
Filippo Grandi, le Haut-commissaire de l’ONU aux réfugiés, s’est dit préoccupé, lundi, par « le nombre croissant d’incidents de violence et de graves violations des droits de l’Homme à diverses frontières européennes ». Il craint que les refoulements et les violences physiques ne « deviennent la règle » en Europe et se banalisent.
Des civils déplacés de la ville de Kobo sont vus dans un camp de fortune scolaire pour les personnes déplacées en raison des combats entre la Force de défense nationale éthiopienne (ENDF) et les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), dans la ville de Dessie, région d’Amhara, Éthiopie, le 9 octobre 2021. Crédit : Tiksa Negeri/REUTERS.
En Éthiopie, depuis novembre 2020, un conflit armé oppose les forces du gouvernement fédéral d’Addis-Abeba au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF selon le sigle en anglais). Viols, exécutions sommaires, pillages généralisés… Notre dernier rapport montre que les forces tigréennes se sont rendues coupables de crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité.
Aux USA, les 3% sont organisés en milices. En France, une poignée de leurs disciples organise des stages d’autodéfense d’inspiration paramilitaire et des voyages à l’Est pour tirer à l’arme de guerre. Enquête sur une petite mouvance surveillée.
Au Soudan, deux manifestants tués dans des défilés contre le pouvoir militaire
Manifestation appelant à un gouvernement civil et dénonçant l’administration militaire, à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, la capitale du Soudan, le 14 février 2022. AFP
La 81e victime a été tuée lundi 14 février à Khartoum d’une « balle réelle dans la poitrine » tirée par « les forces de sécurité soudanaises ».
Il y a un an, le Sénégal traversait la pire crise de son histoire récente. Suite à l’arrestation de l’opposant politique Ousmane Sonko, la jeunesse sénégalaise est descendue dans la rue : jour après jour, les manifestations ont gagné plusieurs villes du pays. Les autorités les ont réprimées dans la violence : usage excessif de la force, tirs de grenades lacrymogènes, tirs à balles réelles. 14 personnes ont été tuées. Un an après, ces crimes restent impunis. Les familles des victimes attendent justice et vous pouvez agir !