Vladimir Kara-Mourza est l’une des dernières figures emblématiques de l’opposition restée en Russie. Placé derrière les barreaux au printemps dernier après avoir été accusé de discréditer l’armée, il est selon plusieurs médias russes depuis ce jeudi 6 octobre accusé également de haute trahison et encourt vingt ans de prison supplémentaires.
Marina Ovsiannikova avait interrompu en direct le journal télévisé d’une des principales chaînes russes. (DR)
Connue pour avoir brandi une pancarte en défaveur de la guerre en Ukraine à la télévision russe qui l’employait au tout début du conflit, la journaliste Marina Ovsiannikova, 44 ans, a été placée sur la liste des personnes recherchées en Russie, selon une notice consultée ce lundi par l’Agence France-Presse. Le site du ministère russe de l’Intérieur indique que Mme Ovsiannikova est recherchée dans le cadre d’une affaire pénale. Elle avait été inculpée en août pour « diffusion de fausses informations » sur l’armée russe, un crime passible de dix ans d’incarcération, et était depuis lors assignée à résidence.
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Xavier Moreau, André Chanclu, Yvan Benedetti ou encore Arnaud Develay… Plusieurs figures de l’extrême droite radicale et du complotisme hexagonal ont fait le déplacement côté russe pour jouer le rôle d’«observateurs étrangers» des référendums d’annexion organisés par Moscou dans le Donbass.
Alors que la Russie poursuit sa guerre contre l’Ukraine, elle mène également une bataille sur le « front intérieur ». Les cibles : les étudiants, avocats, journalistes, artistes s’exprimant contre la guerre en Ukraine. Beaucoup sont aujourd’hui en prison. Analyse de l’arsenal législatif déployé par le Kremlin pour faire taire les voix critiques.
Ces dernières années, les insultes, menaces et campagnes de harcèlement se sont intensifiées contre les journalistes et les médias au Brésil, notamment de la part des autorités publiques, de la classe politique et de ses supporters. Les réseaux sociaux, utilisés comme caisse de résonance, sont devenus un terrain miné. Cette tendance a un impact négatif non seulement sur le travail et la vie personnelle des journalistes, mais aussi sur le débat public et la liberté de la presse dans le pays.
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Fiasco du Stade de France: quand l’extrême droite déverse sa haine raciste
Sur les grilles menant au Stade de France, samedi soir. (Christophe Ena/AP)
La fachosphère n’a pas tardé à instrumentaliser les incidents en marge de la finale de la Ligue des champions pour cibler immigrés et musulmans. A ce petit jeu, le théoricien du «grand remplacement» Renaud Camus et le youtubeur Papacito se sont particulièrement distingués.
En Ukraine, l’extrême droite française joue la carte de l’humanitaire
COM’ ET SOUTIEN TRÈS CIBLÉ
Depuis le début de l’invasion russe, une partie de l’extrême droite française met en scène son engagement humanitaire sur la zone. Mais que font-ils vraiment là-bas ?
Guerre en Ukraine : un rapport indépendant estime qu’il existe « un risque très sérieux de génocide » des Ukrainiens par la Russie
Une femme ukrainienne visite la tombe de son mari retrouvé dans une fosse commune, à Boutcha, le 12 mai 2022. (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI / AFP)
La rhétorique de Moscou incite à la destruction du groupe national ukrainien, et légitime les exactions (viols, meurtres de masse…) commises par les soldats russes, selon les experts interrogés.
Ukraine : la guerre d’agression du Kremlin est aussi une guerre contre l’information
Reporters sans frontières (RSF) a recensé plus de 50 attaques, qualifiables de crimes de guerre, visant les journalistes et les médias depuis le début du conflit en Ukraine. Des crimes qui démontrent que l’armée russe mène une véritable guerre contre l’information. RSF dépose une cinquième plainte auprès du procureur de la Cour pénale internationale et de la procureure générale d’Ukraine.
Notre reporter Natacha Tatu raconte son reportage en Russie. Derrière, la façade de l’opéra de Voronej, en Russie, est recouvert du signe « Z », symbole de soutien à la guerre en Ukraine. (Montage l’Obs/Patrick Wack/Inland)
Six ans après un premier reportage à Voronej, en Russie, notre journaliste Natacha Tatu est retournée dans cette ville d’un million d’habitants marquée par un fort soutien à Vladimir Poutine. Elle raconte face caméra les coulisses de son voyage et les difficultés à interroger des Russes muselés par la peur et manipulés par la propagande.
PHOTO : CCTV4 (Traduction du bandeau d’information : « Comment les États-Unis attisent pas à pas la crise ukrainienne »)
Reporters sans frontières (RSF) dénonce la reprise de la propagande russe par les médias d’État chinois et appelle le public à ne se fier qu’aux informations factuelles publiées par des médias indépendants reconnus.